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GÉNOCIDE EN VENDÉE OU CRIMES DE GUERRE 📆 21 janvier 1794

Massacre des Lucs-sur-Boulogne

Le 21 janvier 1794, le général Turreau lance les colonnes infernales sur la Vendée, une opération militaire visant à écraser définitivement l’insurrection vendéenne.

Le plan de Turreau consiste à déployer douze colonnes incendiaires pour quadriller la Vendée militaire. Ces colonnes reçoivent l’ordre d’exterminer tous les insurgés, y compris les femmes et les enfants, d’évacuer les populations neutres ou patriotes, de saisir les récoltes et le bétail, et d’incendier les villages et les forêts. Turreau propose cette solution ultime après l’anéantissement de l’Armée catholique et royale fin 1793, dans le but d’éradiquer définitivement la rébellion. La responsabilité de ces actions s’étend à différents niveaux de la hiérarchie républicaine, incluant le Comité de Salut Public qui approuve le plan, la Convention nationale qui vote des lois majeures à l’origine de ces faits, et les représentants en mission qui supervisent l’exécution des ordres sur le terrain.

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Le bilan des colonnes infernales de Turreau est dévastateur. De janvier à mai 1794, elles ravagent les territoires insurgés, commettant des massacres, des viols, des pillages et des incendies. Les estimations du nombre de victimes varient entre 20 000 et 50 000 morts. Ces actions ont pour effet paradoxal de renforcer la résistance vendéenne plutôt que de l’écraser.

Louis Marie Turreau est un général français né en 1756. Républicain convaincu, il est chargé de pacifier la Vendée en janvier 1794. Malgré l’échec de sa stratégie, Turreau échappe à toute sanction significative. Après la Révolution, il poursuit sa carrière comme haut fonctionnaire, devenant notamment ambassadeur aux États-Unis et baron d’Empire.

Aujourd’hui, un débat persiste en Vendée sur la qualification des massacres de 1793-1794. Certains historiens et juristes, comme Jacques Villemain, soutiennent la thèse du génocide, s’appuyant sur l’existence d’un plan concerté visant à détruire la population vendéenne. D’autres considèrent qu’il s’agit de crimes de guerre ou de meurtres de masse, arguant de l’absence d’intention de détruire un groupe ethnique ou religieux spécifique et du contexte de guerre civile. Ce débat reste vif et controversé, avec des implications politiques et mémorielles importantes.


Illustration: Vitrail de l’église des Lucs-sur-Boulogne par Fournier. Le massacre commis à la chapelle du Petit-Luc est le plus célèbre et le plus important perpétré par les colonnes infernales. 564 victimes sont recensées par l’abbé Charles Vincent Barbedette, dont 109 enfants de moins de 7 ans. Wikipédia

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