Al Capone, dit “Scarface”, est condamné pour fraude fiscale le 17 octobre 1931, mettant fin à son règne sur le crime organisé à Chicago.
La condamnation d’Al Capone pour fraude fiscale est souvent considérée comme un pis-aller pour les autorités. Incapables de le faire tomber pour ses nombreux crimes violents, elles optent pour une approche fiscale brillamment exécutée. Une action clandestine menée par l’agent spécial Frank J. Wilson de l’IRS permet de constituer un dossier solide. Wilson retrace minutieusement les revenus non déclarés de Capone, provenant du jeu, de la prostitution et de la contrebande d’alcool. Cette stratégie s’avère efficace face à un Capone mal préparé en matière de défense fiscale.
Alphonse Gabriel Capone, né en 1899 à Brooklyn, s’impose comme une figure dominante du crime organisé à Chicago dans les années 1920. Il bâtit un empire criminel basé sur le trafic d’alcool pendant la Prohibition, les jeux d’argent et la prostitution. Sa notoriété et son influence s’étendent bien au-delà des cercles criminels, faisant de lui l’ennemi public numéro 1.
Bien qu’il soit impossible de déterminer avec précision le nombre de meurtres imputables à Al Capone, plusieurs crimes notoires lui sont attribués. Le plus célèbre est le Massacre de la Saint-Valentin en 1929, où 7 membres d’un gang rival sont assassinés. Capone aurait également personnellement tué deux de ses collègues siciliens qu’il soupçonnait de trahison. De nombreux autres assassinats lui sont officieusement attribués, directement ou indirectement, tout au long de sa carrière criminelle. De plus, Eliot Ness soumet 5 000 violations des lois au tribunal, témoignant de l’ampleur des activités criminelles de Capone.
Après sa libération en novembre 1939, Al Capone, gravement diminué par la neurosyphilis, se retire dans son manoir de Palm Island en Floride. Il vit ses dernières années loin des projecteurs, incapable de reprendre ses activités criminelles. Sa santé se détériore progressivement jusqu’à son décès le 27 janvier 1947, à l’âge de 48 ans, des suites d’un arrêt cardiaque après un accident vasculaire cérébral.
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