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« Cinquième colonne » ?

L’expression « cinquième colonne » désigne aujourd’hui des personnes qui, de l’intérieur, aident un ennemi ou cherchent à affaiblir leur propre camp. Elle naît pendant la guerre civile espagnole, en 1936.

Les troupes nationalistes avancent alors vers Madrid en quatre colonnes militaires. Dans une allocution attribuée au général Emilio Mola, une « cinquième colonne » est évoquée : des partisans nationalistes seraient déjà présents dans la capitale, prêts à agir depuis l’intérieur. L’objectif est de semer la panique et la méfiance chez les défenseurs républicains.

La formule se répand rapidement dans la presse et franchit les frontières. Avec le temps, elle prend un sens plus large : une cinquième colonne désigne des espions, des traîtres ou des sympathisants actifs qui favorisent, par la propagande, les intrigues ou le sabotage, les intérêts d’un adversaire.

L’expression reste très employée dans le débat public. Elle conserve toutefois une forte charge politique, car elle peut facilement servir à présenter des opposants, des minorités ou des groupes considérés comme étrangers à la nation comme des « ennemis intérieurs ».