Bonne fête aux Guillaume
Les nouveautés du jour
Les évènements notables
1991 – Promulgation de la loi Évin
Le 10 janvier 1991, la loi Évin est promulguée en France afin de lutter contre le tabagisme et l’alcoolisme. Elle encadre strictement la publicité, impose des messages sanitaires et renforce la protection des non-fumeurs. Texte fondateur de la politique de santé publique, elle modifie durablement les pratiques commerciales et les comportements sociaux liés à l’alcool et au tabac.
1975 – 1er numéro d’Apostrophes
Le 10 janvier 1975, Bernard Pivot présente le premier numéro d’Apostrophes sur Antenne 2. Cette émission littéraire télévisée devient une référence culturelle majeure, donnant la parole aux écrivains et intellectuels. Son succès contribue à populariser la lecture en France et à faire de la littérature un sujet de débat grand public.
1949 – Lancement des disques vinyles 45 tours
Le 10 janvier 1949, RCA Records lance les premiers disques vinyles microsillon à 45 tours. Plus compacts et résistants que les anciens supports, ils facilitent la diffusion de la musique populaire. Ce format devient emblématique de l’industrie musicale d’après-guerre et accompagne l’essor du rock et de la culture jeunesse.
1934 – Exécution de Marinus van der Lubbe
Le 10 janvier 1934, Marinus van der Lubbe est exécuté en Allemagne nazie pour l’incendie du Reichstag. Présenté comme le coupable idéal, il sert de prétexte à Hitler pour instaurer une répression massive contre les opposants. Son exécution symbolise l’instrumentalisation de la justice par le régime totalitaire.
1929 – Publication de Tintin au pays des Soviets
Le 10 janvier 1929, Hergé publie les premières planches de Tintin au pays des Soviets dans Le Petit Vingtième. Première aventure du célèbre reporter, l’album pose les bases d’une série appelée à un immense succès mondial. L’œuvre reflète le contexte politique de l’époque et marque la naissance d’un mythe de la bande dessinée.
1927 – Sortie de Metropolis de Fritz Lang
Le 10 janvier 1927 sort en Allemagne Metropolis, film de science-fiction de Fritz Lang. Fresque visionnaire sur la société industrielle et la lutte des classes, le film impressionne par ses décors et ses effets spéciaux. Longtemps incompris, il est aujourd’hui considéré comme un chef-d’œuvre majeur de l’histoire du cinéma.
1920 – 1ère réunion de la Société des Nations
Le 10 janvier 1920 se tient à Londres la première réunion de la Société des Nations. Créée pour maintenir la paix après la Première Guerre mondiale, elle ambitionne de favoriser la coopération internationale. Malgré ses limites et son échec final, la SDN pose les bases des futures organisations internationales.
1920 – Création de la Société des Nations
Le 10 janvier 1920, la Société des Nations est officiellement créée avec l’entrée en vigueur du traité de Versailles. Première organisation internationale visant à prévenir les conflits, elle incarne l’espoir d’un ordre mondial fondé sur le dialogue. Son action, entravée par l’absence de grandes puissances, restera néanmoins déterminante sur le plan institutionnel.
1917 – Début des actions des Silent Sentinels
Le 10 janvier 1917, les Silent Sentinels commencent leurs manifestations devant la Maison-Blanche pour réclamer le droit de vote des femmes aux États-Unis. Par des piquets silencieux et persistants, elles attirent l’attention de l’opinion. Leur mobilisation contribue à l’adoption du 19e amendement accordant le suffrage féminin.
1870 – Assassinat de Victor Noir
Le 10 janvier 1870, le journaliste Victor Noir est assassiné par Pierre-Napoléon Bonaparte. Sa mort provoque une immense émotion populaire et devient un symbole de l’opposition au Second Empire. Les funérailles de Victor Noir se transforment en manifestation politique, annonçant l’effondrement prochain du régime impérial.
1863 – Ouverture du premier métro à Londres
Le 10 janvier 1863, Londres inaugure le premier métro du monde. Cette ligne souterraine révolutionne les transports urbains en permettant de désengorger la ville industrielle. Le modèle londonien inspire rapidement d’autres capitales et marque une étape décisive dans l’histoire de l’urbanisme et de la mobilité moderne.
Les naissances et décès notables
1949 – Naissance de George Foreman, boxeur américain
1948 – Naissance de Bernard Thévenet, cycliste français deux fois vainqueur du Tour de France
1945 – Naissance de Roderick David « Rod » Stewart, chanteur britannique écossais
2021 – Décès de Hubert Auriol, pilote de rallye-raid moto et auto français
2021 – Décès de Georges Pernoud, journaliste français de télévision, créateur d’émissions sur la mer
2016 – Décès de David Bowie (David Robert Jones), musicien et acteur anglais
2005 – Décès du professeur Choron, écrivain, journaliste satirique, humoriste, patron de presse français
1971 – Décès de Coco Chanel (Gabrielle Chasnel), styliste française
1934 – Décès de Marinus van der Lubbe, bouc-émissaire exécuté pour l’incendie du Reichstag
1917 – Décès de Buffalo Bill (William Frederick Cody), chasseur et organisateur de spectacles américain
1862 – Décès de Samuel Colt, inventeur américain
Un peu de bonne humeur
C’est qui mon papa
🥹 Maman, c'est qui mon papa ?
😟 Je ne sais pas ma chérie, tout le monde portait un masque en 2020.
QUOI ?
😀 Hey, salut Kévin,... 😳 dis, pourquoi tu as une banane dans l'oreille ?
😮 Quoi ?
😳 POURQUOI TU AS UNE BANANE DANS L'OREILLE ?
😮 Parle plus fort, j'ai une banane dans l'oreille !
Concours de sosies
Nous sommes en 1915, en plein triomphe du cinéma muet. Charlot est partout : sur les écrans, dans les rues… et jusque dans les concours de sosies qui fleurissent en Californie. Le public adore imiter sa démarche chaloupée, sa canne espiègle, sa moustache minuscule.
Charlie Chaplin, lui, observe tout cela avec curiosité. L'idée lui traverse alors l’esprit de tenter sa chance. Après tout, qui mieux que lui pourrait imiter… lui-même ?
Le voilà donc qui se présente incognito à un concours de sosies de Charlot, sous un faux nom, bien décidé à jouer le jeu jusqu’au bout. Il enfile son costume, ajuste son chapeau melon, prend sa canne. Bref, il se déguise en Charlie Chaplin.
Sur scène, les imitateurs se succèdent. Certains en font des tonnes, d’autres caricaturent à plaisir. Chaplin, lui, reste fidèle à son personnage, tout en nuances et en subtilité. Il est convaincu que cela fera la différence.
Vient le verdict.
Et là… surprise.
Il ne gagne pas. Il ne termine même pas parmi les finalistes.
Chaplin, battu à son propre jeu, regarde la scène avec un mélange d’étonnement et d’amusement. Son personnage lui échappe : Charlot appartient désormais au public, aux imitateurs, à l’imaginaire collectif. Et peut-être, au fond, est-il devenu plus grand que son créateur lui-même.
Savais-tu ?
« Paraskevidékatriaphobie » ?
La paraskevidékatriaphobie est la peur du vendredi 13 considéré comme jour de malheur dans certaines cultures occidentales. Elle se manifeste par une anxiété intense, parfois des crises de panique, dès qu’une personne pense à ce jour. Le terme vient du grec moderne, où l’on combine paraskevi (vendredi), dekatria (treize) et phobos (peur). Cette phobie s’enracine souvent dans des croyances religieuses ou superstitieuses, en particulier l’association du chiffre 13 et du vendredi avec des événements malheureux, comme la Cène suivie de la crucifixion de Jésus.
La superstition du vendredi 13 puise dans des racines antiques, chrétiennes et médiévales profondément ancrées. Le nombre 13 rompt l’harmonie parfaite du 12, qui symbolise l’ordre cosmique avec ses douze mois lunaires, douze signes zodiacaux, douze heures de jour et de nuit, ou encore les douze dieux olympiens et les douze travaux d’Hercule dans la mythologie grecque. Dans la tradition nordique, Loki, le treizième convive au banquet des Ases chez Odin, provoque la mort tragique de Baldr, le dieu bien-aimé, jetant ainsi une ombre sur ce chiffre. Du côté chrétien, lors de la Cène, Jésus partage le repas avec ses douze apôtres, formant treize personnes au total, et c’est Judas, le traître, qui scelle le destin menant à la crucifixion un vendredi saint, jour de deuil et d’exécutions publiques au Moyen Âge. Enfin, le 13 octobre 1307, un vendredi, Philippe IV le Bel ordonne l’arrestation brutale des Templiers, accusés d’hérésie, marquant symboliquement la chute de cet ordre puissant et alimentant les récits de malédiction.
Certains considèrent le vendredi 13 comme porte-bonheur grâce à la numérologie et à des traditions positives. Le 13 se réduit à 4 (1+3), symbole de stabilité et de renouveau ; en France, la Française des Jeux transforme activement ce jour en opportunité chanceuse en lançant des cagnottes spéciales de 13 millions d’euros depuis les années 1930, au bénéfice des Invalides, ce qui attire 2 à 3 fois plus de joueurs au Loto et renverse la superstition négative. Aux États-Unis, les tatoueurs offrent des promotions, et certaines visions chrétiennes modernes y voient un symbole d’espoir lié à la Résurrection.
Cette superstition varie selon les pays et n’est pas universelle. En Espagne et en Grèce, le mardi 13 porte malheur, lié à Mars, dieu de la guerre ; en Italie, c’est le vendredi 17, car XVII évoque « VIXI » (j’ai vécu). En Chine, le chiffre 4 sonne comme « mort » et prime sur le 13, tandis qu’aux États-Unis, le vendredi 13 reste craint mais le Brésil le voit comme mixte.
Astuce
Eloigner les araignées
Il semblerait que l’alun de potasse puisse aider à éloigner les araignées. La préparation serait très simple : dissoudre environ 80 g de poudre d’alun dans 1 litre d’eau tiède, puis verser le mélange dans un vaporisateur.
L’idée est ensuite d’en pulvériser les encadrements de portes, les rebords de fenêtres, les fissures et les zones de passage. D’après ce qui se dit, il vaudrait mieux renouveler l’opération régulièrement, surtout après le ménage ou en cas de pluie si le produit a été appliqué à l’extérieur.
Bien évidemment, cela ne remplace pas un bon nettoyage des recoins et des toiles déjà présentes.
Un instant en ce bas monde

Il y a ce petit rectangle cartonné au fond de la poche, oublié entre un ticket de caisse et quelques pièces. Tant qu’il reste intact, il contient toutes les vies possibles. Il est encore pur, encore indécis, suspendu dans cet entre-deux presque quantique où tout peut arriver. Millionnaire discret, exilé volontaire sous les tropiques, propriétaire d’une vieille bâtisse à retaper en Toscane ou simple fantôme évaporé du quotidien - tout coexiste. Il suffit de ne pas gratter, de prolonger cet instant fragile où l’avenir est encore une promesse.
Alors on s’autorise. On laisse dériver l’esprit. On réécrit sa biographie avec une facilité déconcertante. On démissionne avec élégance, on disparaît sans explication, on achète du temps, du silence, de la distance. On imagine les valises jamais défaites, les billets sans retour, les réveils sans contrainte. On devient soudain quelqu’un d’autre - ou peut-être enfin soi-même, débarrassé de ce qui pèse. Tout cela pour quelques euros investis dans une illusion soigneusement emballée.
Et puis vient le moment, toujours un peu brutal, où il faut bien savoir. L’ongle attaque la surface argentée, méthodique, presque solennel. Le rêve se rétracte à mesure que la poudre s’effrite. Les symboles apparaissent, indifférents, implacables. Et avec eux, la banalité reprend ses droits. Rien. Ou presque rien. Juste assez pour recommencer, jamais assez pour changer.
C’est là que la mécanique se révèle dans toute sa cruauté tranquille. Car pendant que vous rangiez votre déception dans un coin de votre esprit, quelque part, quelqu’un d’autre a gagné. Et pas forcément quelqu’un de méritant, ni de particulièrement digne. Non, plus probablement ce type insupportable du troisième étage, celui qui parle trop fort, qui ne dit jamais bonjour et qui laisse ses poubelles sur le palier. La vie ignore le sens de la justice, seulement une logique statistique, froide et aveugle.
Alors on replie le ticket, ou on le jette, et on repart avec cette étrange lucidité : le vrai luxe n’était pas de gagner, mais d’y croire encore un peu.
Espace lecture
L’almanach des gourmands
À Paris, au début du XIXème siècle, on ne se contente plus de bien manger : on en parle, on juge, on compare. C’est dans cet esprit que paraît L’Almanach des gourmands, publié chaque année de 1803 à 1812 sous la houlette de Grimod de La Reynière, fin gourmet à la plume aussi aiguisée que son palais.
L’ouvrage ressemble à un guide avant l’heure. On y découvre les meilleures tables, les pâtissiers à la mode, les épiceries dignes d’intérêt… mais aussi quelques piques bien senties. Car Grimod et ses complices ne ménagent pas toujours les établissements qu’ils jugent : ici, un service négligé ; là, une sauce décevante. Le ton est libre, parfois malicieux, toujours savoureux.
Pensé pour les Parisiens eux-mêmes, L’Almanach s’adresse à ceux qui aiment manger avec discernement. Il accompagne l’essor des restaurants, encore récents, et attise une joyeuse rivalité entre eux. Chacun veut plaire, séduire, être remarqué — et surtout, éviter les foudres du critique.
Pour approfondir le sujet :
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