Bonne fête aux Guénolé
Aujourd’hui à la une
Les évènements notables
1923 – Le Time Magazine en kiosque pour la 1ère fois
Le 3 mars 1923 paraît le premier numéro du Time aux États-Unis. Fondé par Henry Luce et Briton Hadden, l’hebdomadaire propose une synthèse structurée de l’actualité nationale et internationale. Son style concis et analytique révolutionne la presse d’information. Time devient rapidement l’un des magazines les plus influents du XXe siècle.
1894 – Au Divan Japonais, 1ère représentation d’une pantomime lyrique en un acte intitulée Le Coucher d’Yvette et interprété par Blanche Cavelli
Le 3 mars 1894, au Divan Japonais, cabaret montmartrois célèbre, est donnée la première représentation de la pantomime lyrique « Le Coucher d’Yvette ». L’œuvre, en un acte, est interprétée par Blanche Cavelli. Ce spectacle illustre l’effervescence artistique du Paris fin-de-siècle, où se croisent chansonniers, peintres et auteurs dans une atmosphère bohème et novatrice.
1873 – Le Sénat des États-Unis vote le Comstock Act
Le 3 mars 1873, le Congrès américain adopte le Comstock Act, loi fédérale interdisant l’envoi par courrier de matériel jugé obscène, y compris des informations sur la contraception. Portée par le militant moraliste Anthony Comstock, elle renforce la censure et influence durablement la législation américaine sur la moralité publique et la liberté d’expression.
1861 – Abolition du servage dans l’Empire Russe
Le 3 mars 1861 (19 février selon le calendrier russe), le tsar Alexandre II proclame l’abolition du servage dans l’Empire russe. Plus de 20 millions de paysans obtiennent la liberté personnelle. Cette réforme majeure vise à moderniser le pays après la défaite de la guerre de Crimée, mais elle entraîne aussi des tensions sociales liées aux conditions d’accès à la terre.
1817 – Hugues Duroy de Chaumareys est reconnu coupable du naufrage de la “Méduse”
Le 3 mars 1817, Hugues Duroy de Chaumareys est reconnu coupable par un conseil de guerre pour le naufrage de la frégate « Méduse », survenu en 1816 au large de la Mauritanie. L’affaire, marquée par l’abandon de passagers sur un radeau, scandalise l’opinion. Elle inspirera notamment le célèbre tableau de Théodore Géricault.
1802 – Un arrêté rend obligatoire une visite sanitaire des prostituées en France
Le 3 mars 1802, sous le Consulat de Napoléon Bonaparte, un arrêté impose à Paris une visite médicale régulière des prostituées. Cette mesure vise à lutter contre la propagation des maladies vénériennes. Elle s’inscrit dans une politique de contrôle sanitaire et moral de la société, préfigurant l’organisation réglementariste de la prostitution au XIXe siècle.
1793 – Soulèvement de la Vendée contre la Convention
Le 3 mars 1793 débute le soulèvement de la Vendée contre la Convention nationale, en pleine Révolution française. Hostiles à la levée en masse et aux mesures anticléricales, des paysans et nobles locaux prennent les armes. Cette guerre civile fera des dizaines de milliers de morts et marquera profondément l’histoire politique et mémorielle française.
473 – Gondebaud nomme Glycérius à la tête de l’Empire romain d’Occident
Le 3 mars 473, le roi burgonde Gondebaud impose Glycérius comme empereur d’Occident à Ravenne. Ce choix illustre l’affaiblissement du pouvoir impérial face aux chefs germaniques. Le règne de Glycérius est bref et instable, dans un contexte de déclin accéléré de l’Empire romain d’Occident, qui disparaîtra officiellement en 476.
Les naissances et décès notables
1986 – Naissance de Fauve Hautot, danseuse et chorégraphe française
1982 – Naissance de Jessica Biel, actrice américaine
2017 – Décès de Raymond Kopa, footballeur français
2007 – Décès de Osvaldo Cavandoli, animateur et auteur de bande dessinée italien connu pour La Linea
1996 – Décès de Marguerite Duras, romancière française
1946 – Décès de Maurice de Waleffe (Maurice Eugène Hubert Cartuyvels), journaliste et écrivain franco-belge directeur et chroniqueur mondain, précurseur en 1920 des prémices du futur concours Miss France
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JE DÉCOUVREUn peu de bonne humeur
Cessons de pleurer les oignons
L'astuce du jour
😪 Comme beaucoup, vous ne pouvez pas vous empêcher de pleurer lorsque vous coupez un oignon...
😏 la solution est simple : éviter de créer un lien affectif avec lui.
Schizophrène, ça se soigne
😏 Avant j'étais schizophrène.
😲 Et alors ? Tu as consulté un psy ?
😏 Oui et maintenant je peux dire que nous allons beaucoup mieux.
La mort de Charles VIII
Charles VIII, roi de France, se hâte au château d’Amboise, impatient de rejoindre son épouse Anne de Bretagne pour une ardente partie de jeu de paume. De petite stature - 1m50 dit-on -, il emprunte la galerie Hacquelebac, un passage étroit, assez sordide, qui peut même être parcouru à cheval grâce aux aménagements cavaliers du château ; dans la pénombre de cette porte basse, il heurte violemment de la tête le linteau de pierre, chancelle mais, déterminé, rejoint la partie. En pleine partie, il titube soudainement, fait quelques pas hésitant et s’effondre sur le court avant de plonger dans une agonie de neuf heures qui l’emporte, victime d’une hémorragie cérébrale ou d’un œdème fatal.
Cette fin absurde et évitable - un simple linteau trop bas - contraste avec son règne ambitieux, marqué par l’expédition en Italie, et inspire les moqueries historiques qui qualifient sa mort de plus débile d’un roi de France. À 27 ans, il cède le trône à son cousin Louis XII.
Savais-tu ?
« Antiquaire » / « Brocanteur » ?
Un antiquaire vend au présent des objets qui ont en général plus de cent ans, possèdent une vraie valeur artistique ou historique, et il les sélectionne avec soin, les authentifie grâce à ses connaissances en histoire de l’art, peut les restaurer et délivrer des certificats d’authenticité dans le cadre d’une boutique ou d’un stand spécialisé où il agit presque comme un conservateur privé du patrimoine.
Un brocanteur, lui, vend au présent surtout des biens d’occasion et de seconde main, pas forcément anciens ni rares, qu’il chine dans les maisons, les débarras, les vide-greniers ou en ligne, puis qu’il revend en l’état sur les brocantes, marchés aux puces ou petites boutiques, en mettant l’accent sur le réemploi et les petits prix plutôt que sur l’authentification et la restauration.
Sur le plan juridique et fiscal, la loi classe au présent comme « antiquités » les objets de plus de cent ans, soumis à un régime spécifique, tandis que ce que vend le brocanteur entre au présent dans la catégorie générale des « biens d’occasion », avec des règles plus simples, ce qui renforce la différence entre ces deux métiers.
Astuce
Un porte-manteaux original avec des bouchons de Champagne
Amateurs de Champagne, vous collectionnez peut-être déjà les bouchons et les plaques de muselet, ces petites capsules métalliques qui maintiennent le bouchon sur la bouteille. Mais lorsque les bouchons commencent à s’accumuler, pourquoi ne pas leur offrir une seconde vie décorative ?
Avec une simple planche de bois rustique, quelques bouchons de Champagne, de la colle forte et, idéalement, de longues vis, vous pouvez fabriquer un porte-manteaux aussi pratique qu’original.
Le principe est très simple : alignez les bouchons sur la planche, en les espaçant selon l’usage souhaité. Collez-les solidement, puis renforcez la fixation en faisant passer une grande vis à travers chaque bouchon, directement dans le bois. Ils pourront ainsi supporter sans difficulté manteaux, sacs, parapluies ou même quelques accessoires dans l’entrée.
Fixez ensuite votre création au mur telle quelle pour conserver son charme brut et authentique. Vous pouvez aussi peindre la planche dans la couleur de votre choix, la patiner ou la vernir afin de l’accorder à votre décoration.
Un bricolage facile, économique et plein de personnalité qui, en passant devant, entretiendra le souvenir de quelques fêtes mémorables.
Un instant en ce bas monde

Je le sens approcher, discrètement mais inévitablement. Surtout ne pas croiser son regard, rester concentré, ignorer cet appel silencieux. La tâche relève presque de l’exploit : il est redoutable, l’animal, et cela fait des années qu’il perfectionne sa technique.
Je résiste, autant que possible. Mais je n’ai pas sa patience. Il perçoit la moindre faille, le plus infime moment d’hésitation, dès que mon regard dévie vers lui. Alors, implacable, il pose sa truffe humide sur mon genou, sans jamais me quitter des yeux.
La lutte pourrait durer, mais elle est perdue d’avance. Il le sait. Je le sais.
Je cède finalement — après tout, ce ne sont que quelques morceaux de fromage. Je les lui tends. Il feint presque la surprise, comme si cette scène ne se rejouait pas chaque jour à l’identique. Puis, avec une précision admirable, il s’en empare : rapide, sûr, sans jamais effleurer mes doigts pourtant sans défense.
Mission accomplie.
Il se retire, pleinement satisfait, laissant derrière lui l’unique trace de son passage : une tache de bave sur mon pantalon propre du jour.
Espace lecture
Honor Harrington, le space opera pensé comme une bataille navale

Il existe des sagas de science-fiction qui misent avant tout sur le dépaysement, d’autres sur l’aventure pure, et d’autres encore sur la politique galactique. Honor Harrington réussit à réunir tout cela dans un même ensemble, avec une ambition rare : raconter l’ascension d’une héroïne de premier plan dans un univers où chaque décision tactique peut peser sur le destin d’empires entiers.
Créée par David Weber, la série suit Honor Harrington, officier de la flotte du royaume de Manticore, une commandante brillante, inflexible et extraordinairement compétente. Dès les premiers volumes, elle se retrouve propulsée dans des situations tendues, presque ingagnables, qu’elle transforme en victoires grâce à son sang-froid, sa lecture du combat et sa capacité à inspirer ceux qui servent sous ses ordres. On est ici très loin d’une héroïne décorative : Honor est une femme de commandement, au sens le plus noble du terme.
Les combats spatiaux constituent l’un des grands plaisirs de la saga, parce qu’ils sont décrits avec une minutie presque militaire. Les vaisseaux ne s’affrontent pas dans un brouhaha indistinct : chaque accélération, chaque changement d’axe, chaque distance et chaque angle de tir compte. Les capitaines doivent anticiper les trajectoires, tenir compte du délai des communications, évaluer la puissance des armes, la résistance des boucliers et les contre-mesures adverses. Cette précision donne aux batailles une intensité particulière, comme si l’espace devenait une immense mer tactique où la moindre erreur se paie très cher.
L’autre force du cycle tient à son équilibre entre aventure militaire et intrigue politique. Les conflits ne se limitent jamais à des escarmouches dans le vide interstellaire. Derrière chaque crise, il y a des intérêts économiques, des rivalités entre puissances, des calculs diplomatiques et des jeux d’influence. Honor Harrington n’évolue donc pas seulement dans un théâtre de guerre, mais dans un monde où les décisions militaires ont des conséquences immédiates sur les équilibres politiques. Cela donne à la saga une ampleur très immersive.
L’univers, souvent appelé Honorverse, est vaste, structuré et cohérent. David Weber y construit une civilisation spatiale avec ses traditions, ses flottes, ses tensions et ses codes d’honneur. Cette solidité participe beaucoup au plaisir de lecture : on a vraiment l’impression d’entrer dans un monde vivant, qui possède ses règles, son histoire et sa logique interne. C’est sans doute ce qui explique l’attachement durable de nombreux lecteurs à cette série.
Il faut aussi souligner la personnalité de l’héroïne. Honor Harrington n’est pas seulement une tacticienne exceptionnelle ; elle incarne une forme d’intégrité, de devoir et de constance qui la rend immédiatement mémorable. Elle avance souvent dans des contextes hostiles, parfois isolée, parfois sous-estimée, mais toujours portée par une discipline de fer. Son lien avec son univers, avec son équipage et avec sa mission donne à la saga une vraie dimension humaine, malgré l’ampleur cosmique du décor.
Pour qui aime les récits de science-fiction militaire, les grandes manœuvres, les personnages forts et les univers développés avec sérieux, cette saga offre une expérience particulièrement riche. Elle a le souffle des grandes épopées, la précision d’un roman d’anticipation stratégique et le plaisir très concret d’une série où l’on suit une héroïne qui grandit, combat, doute parfois, mais ne renonce jamais.
