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11 MAI

Bonne fête aux Estelle

Aujourd’hui à la une

Les évènements notables

1987 – Procès de Klaus Barbie à Lyon

Le 11 mai 1987, s’ouvre à Lyon le procès de Klaus Barbie, ancien chef de la Gestapo lyonnaise surnommé « le boucher de Lyon ». Accusé de crimes contre l’humanité pour la déportation de juifs et la torture de résistants, il est défendu par maître Jacques Vergès. Barbie sera reconnu coupable et condamné à la réclusion criminelle à perpétuité. Il mourra en prison en 1991.

1960 – Lancement du paquebot France

Le 11 mai 1960, le paquebot France est mis à l’eau à Saint-Nazaire en présence du général de Gaulle et de son épouse. Long de 315 mètres, il est alors le plus long paquebot du monde. Fleuron de la Compagnie Générale Transatlantique, il effectue sa traversée inaugurale en février 1962. Retiré du service en 1974 faute de rentabilité, il est racheté et rebaptisé Norway en 1979.

1945 – Saint-Nazaire est la dernière ville d’Europe libérée à la fin de la Seconde Guerre mondiale

Le 11 mai 1945, la poche de Saint-Nazaire, dernier bastion allemand en France, est libérée après la capitulation du Reich signée le 8 mai. Encerclées depuis août 1944 par les forces françaises et alliées, les troupes allemandes s’y étaient retranchées avec des milliers de civils. Saint-Nazaire est ainsi la dernière ville de France à retrouver la liberté, trois jours après la fin officielle de la guerre en Europe.

1846 – Le président américain James K. Polk lance une déclaration de guerre à Mexico conduisant à la guerre américano-mexicaine

Le 11 mai 1846, le président américain James K. Polk soumet au Congrès une demande de déclaration de guerre contre le Mexique, invoquant des incidents frontaliers au Texas. Le Congrès approuve la déclaration deux jours plus tard. La guerre américano-mexicaine qui s’ensuit se conclut en 1848 par le traité de Guadalupe Hidalgo, par lequel le Mexique cède à Washington plus de la moitié de son territoire.

1820 – Le HMS Beagle part pour un long périple à travers le monde avec à son bord Charles Darwin

Le 11 mai 1820, le HMS Beagle est mis à l’eau à Woolwich, en Angleterre. Ce brick de la Royal Navy effectuera plusieurs voyages d’exploration. C’est lors de son deuxième voyage, entre 1831 et 1836, qu’il embarque le jeune naturaliste Charles Darwin. Les observations réalisées durant ce périple fondateur conduiront Darwin à élaborer sa théorie de l’évolution par sélection naturelle, publiée en 1859.

1813 – En Australie, William Lawson, Gregory Blaxland et William Wentworth dirigent une expédition pour franchir les montagnes Bleues, à l’ouest de Sydney

Le 11 mai 1813, les explorateurs Gregory Blaxland, William Lawson et William Charles Wentworth quittent Sydney pour tenter de franchir les Montagnes Bleues, barrière naturelle qui limitait l’expansion de la colonie britannique vers l’intérieur des terres. Après plusieurs semaines d’efforts, ils réussissent à traverser ce massif, ouvrant la voie à la colonisation des vastes plaines fertiles de l’Australie intérieure.

1502 – Christophe Colomb entame son 4ème et dernier voyage vers le nouveau monde

Le 11 mai 1502, Christophe Colomb appareille de Cadix pour son quatrième et ultime voyage transatlantique, avec quatre caravelles et une centaine d’hommes. Il explore les côtes de l’Amérique centrale, du Honduras au Panama, cherchant toujours un passage vers l’Asie. Bloqué en Jamaïque pendant un an suite au naufrage de ses navires, il rentre en Espagne en novembre 1504, épuisé et malade.

330 – Byzance est rebaptisée Constantinople du nom de l’empereur Constantin Ier

Le 11 mai 330, l’empereur Constantin Ier inaugure officiellement sa nouvelle capitale sur le site de l’antique Byzance, au carrefour de l’Europe et de l’Asie. Rebaptisée Constantinople, la ville est dotée d’un sénat, de palais et d’églises chrétiennes. Elle devient le centre politique et culturel de l’Empire romain d’Orient et restera capitale de l’Empire byzantin jusqu’à sa prise par les Ottomans en 1453.

Les naissances et décès notables

1999 – Naissance de Sabrina Carpenter, actrice et chanteuse américaine
1978 – Naissance de Laetitia Casta, mannequin et actrice française
1974 – Naissance de Benoît Magimel, acteur français
1966 – Naissance de Estelle Lefébure, mannequin française
1958 – Naissance de Isabelle Mergault, actrice et réalisatrice française
1957 – Naissance de Fanny Cottençon, actrice française
1952 – Naissance de Renaud (Renaud Séchan), chanteur français
1918 – Naissance de Richard Feynman, physicien américain, prix Nobel de physique 1965
1904 – Naissance de Salvador Dalí, peintre espagnol

1981 – Décès de Bob Marley (Robert Nesta Marley), chanteur de reggae et guitariste jamaïcain
1883 – Décès de Juliette Drouet, actrice française, maîtresse de Victor Hugo
1857 – Décès de Eugène-François Vidocq, aventurier, bagnard repenti, détective et chef de la police française



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JE DÉCOUVRE

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Un peu de bonne humeur

A propos des huîtres

Dans un bistrot français, deux amis discutent en prenant un verre :

— … et t’imagine le premier mec qui a trouvé une huître ?
Il voit un espèce de caillou bizarre collé sur un rocher.
Il se dit : « Ça doit être comestible. »
Alors il prend son silex, il tape, il s’ouvre la main, mais il finit par l’ouvrir.
À l’intérieur : une grosse chose gluante, vivante, qui ressemble à une morve géante.
Et là, au lieu de la recracher en hurlant, il la gobe.
Soit il était désespéré, soit complètement fou.

— Et le pire, c’est qu’il a sûrement trouvé ça bon.
Il en a ramené à la tribu : « Tenez, goûtez ce caillou-morve, c’est délicieux ! »
Et tout le monde a fait : « Mmmh, salé, iodé, on en reprendrait bien. »
Mais d’où ils pouvaient bien venir, ces types, pour avoir des idées pareilles ?

— Oh bah, pas de chez nous pour sûr... sûrement d’Angleterre…

😳 Oulà, ce dernier propos complètement déplacé ne vient pas de moi mais d'un bistrot français. Que ce soit bien clair.

 

Château et fantôme

Pendant les vacances de Noël, un touriste français visite un château en Écosse. Un peu impressionné par ce lieu qui lui semble hanté, il demande à son guide :

– Avez-vous déjà été confronté à un fantôme dans ce château ?

– Non, jamais. Et pourtant j’y habite depuis 400 ans.

Le danger d’une barbe trop longue

Hans Staininger, figure historique du XVIème siècle, est connue pour sa barbe exceptionnellement longue.

Né vers 1508 à Pfarrkirchen, il devient maire (Bourgmestre) de Braunau am Inn, en Autriche (alors en Bavière), et est élu à ce poste six fois. Sa barbe mesure environ 1,4 à 2 mètres de long (trois aunes et demie), qu'il enroule habituellement dans une pochette en cuir.

Le 28 septembre 1567, lors d'un incendie à l'hôtel de ville, il trébuche sur sa barbe dénouée en descendant les escaliers, se brisant la nuque. Après sa mort, sa barbe est conservée comme relique : d'abord par sa famille, puis offerte à la ville en 1911, elle est exposée au musée du district de Herzogsburg, son authenticité vérifiée chimiquement.

Mort à cause de sa barbe. Si ce n'est pas digne des Darwin Awards, ça !

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Savais-tu ?

On est loin d’avoir épuisé le pétrole mondial

Une idée très répandue veut que le prix du pétrole augmente mécaniquement à mesure que les réserves diminuent. La réalité est plus subtile, presque paradoxale : lorsque le prix du pétrole monte, les réserves exploitables peuvent elles aussi augmenter.

Tout dépend, en fait, de ce que l’on appelle un « stock de pétrole ».

La quantité totale de pétrole présente dans le sous-sol terrestre diminue bien à mesure que nous la brûlons dans les moteurs, les chaudières ou les usines. À l’échelle humaine, ce pétrole ne se reconstitue pas : sa formation naturelle demande des millions d’années. Mais les réserves pétrolières ne désignent pas tout le pétrole existant sous terre. Elles correspondent à la part que l’on peut extraire avec les techniques disponibles, dans des conditions économiquement rentables.

Or, un gisement n’est presque jamais exploité jusqu’à la dernière goutte. Une partie du pétrole demeure prisonnière de la roche, trop profonde, trop visqueuse, trop dispersée ou simplement trop coûteuse à récupérer. Tant que son extraction coûte davantage que ce qu’elle rapporte, elle n’est pas comptabilisée comme une réserve rentable : elle reste dans le sous-sol, en attente de jours meilleurs.

Si le prix du baril augmente, l’équation change. Des gisements auparavant jugés trop chers deviennent exploitables. On peut alors investir dans des forages plus complexes, injecter de l’eau, du gaz ou de la vapeur pour extraire davantage de pétrole, ou développer des ressources dites « non conventionnelles », comme les sables bitumineux et le pétrole de schiste.

C’est notamment ce mécanisme qui a permis l’essor spectaculaire de la production américaine de pétrole de schiste. Pendant longtemps, ces hydrocarbures étaient connus, mais leur extraction demeurait trop coûteuse. La hausse des prix, associée aux progrès techniques — forage horizontal et fracturation hydraulique — a fini par rendre leur exploitation rentable à grande échelle.

Autrement dit, la planète ne crée pas du pétrole supplémentaire lorsque le baril devient cher. En revanche, une hausse des prix transforme du pétrole déjà connu, mais auparavant inaccessible ou non rentable, en pétrole compté parmi les réserves exploitables.

Cela ne signifie pas que le pétrole soit une ressource infinie, ni que son extraction puisse progresser sans limites. Les nouveaux gisements sont souvent plus coûteux, plus difficiles à exploiter et plus lourds sur le plan environnemental. Mais cela explique pourquoi les estimations de réserves mondiales peuvent augmenter alors même que l’humanité continue de consommer du pétrole chaque jour : ce ne sont pas les molécules qui se multiplient, c’est la part économiquement récupérable qui s’élargit.

Il est pas beau ce monde ! 😏

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Astuce

Pour aiguiser des ciseaux

Pour redonner du tranchant à une paire de ciseaux, prenez une feuille d'aluminium, pliez-la plusieurs fois pour obtenir une bonne épaisseur, puis coupez-la plusieurs fois sur toute la longueur des lames — la texture abrasive de l'alu polit les bords et rend la coupe plus nette; essuyez ensuite les lames avec un chiffon pour enlever les résidus et testez sur du papier, et répétez si nécessaire pour un résultat optimal.

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Un instant en ce bas monde

Photo de Christopher Welsch Leveroni - Pexels

Je le sens approcher, discrètement mais inévitablement. Surtout ne pas croiser son regard, rester concentré, ignorer cet appel silencieux. La tâche relève presque de l’exploit : il est redoutable, l’animal, et cela fait des années qu’il perfectionne sa technique.

Je résiste, autant que possible. Mais je n’ai pas sa patience. Il perçoit la moindre faille, le plus infime moment d’hésitation, dès que mon regard dévie vers lui. Alors, implacable, il pose sa truffe humide sur mon genou, sans jamais me quitter des yeux.

La lutte pourrait durer, mais elle est perdue d’avance. Il le sait. Je le sais.

Je cède finalement — après tout, ce ne sont que quelques morceaux de fromage. Je les lui tends. Il feint presque la surprise, comme si cette scène ne se rejouait pas chaque jour à l’identique. Puis, avec une précision admirable, il s’en empare : rapide, sûr, sans jamais effleurer mes doigts pourtant sans défense.

Mission accomplie.

Il se retire, pleinement satisfait, laissant derrière lui l’unique trace de son passage : une tache de bave sur mon pantalon propre du jour.

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Espace lecture

Honor Harrington, le space opera pensé comme une bataille navale

Les 23 volumes sur Babelio

Il existe des sagas de science-fiction qui misent avant tout sur le dépaysement, d’autres sur l’aventure pure, et d’autres encore sur la politique galactique. Honor Harrington réussit à réunir tout cela dans un même ensemble, avec une ambition rare : raconter l’ascension d’une héroïne de premier plan dans un univers où chaque décision tactique peut peser sur le destin d’empires entiers.

Créée par David Weber, la série suit Honor Harrington, officier de la flotte du royaume de Manticore, une commandante brillante, inflexible et extraordinairement compétente. Dès les premiers volumes, elle se retrouve propulsée dans des situations tendues, presque ingagnables, qu’elle transforme en victoires grâce à son sang-froid, sa lecture du combat et sa capacité à inspirer ceux qui servent sous ses ordres. On est ici très loin d’une héroïne décorative : Honor est une femme de commandement, au sens le plus noble du terme.

Les combats spatiaux constituent l’un des grands plaisirs de la saga, parce qu’ils sont décrits avec une minutie presque militaire. Les vaisseaux ne s’affrontent pas dans un brouhaha indistinct : chaque accélération, chaque changement d’axe, chaque distance et chaque angle de tir compte. Les capitaines doivent anticiper les trajectoires, tenir compte du délai des communications, évaluer la puissance des armes, la résistance des boucliers et les contre-mesures adverses. Cette précision donne aux batailles une intensité particulière, comme si l’espace devenait une immense mer tactique où la moindre erreur se paie très cher.

L’autre force du cycle tient à son équilibre entre aventure militaire et intrigue politique. Les conflits ne se limitent jamais à des escarmouches dans le vide interstellaire. Derrière chaque crise, il y a des intérêts économiques, des rivalités entre puissances, des calculs diplomatiques et des jeux d’influence. Honor Harrington n’évolue donc pas seulement dans un théâtre de guerre, mais dans un monde où les décisions militaires ont des conséquences immédiates sur les équilibres politiques. Cela donne à la saga une ampleur très immersive.

L’univers, souvent appelé Honorverse, est vaste, structuré et cohérent. David Weber y construit une civilisation spatiale avec ses traditions, ses flottes, ses tensions et ses codes d’honneur. Cette solidité participe beaucoup au plaisir de lecture : on a vraiment l’impression d’entrer dans un monde vivant, qui possède ses règles, son histoire et sa logique interne. C’est sans doute ce qui explique l’attachement durable de nombreux lecteurs à cette série.

Il faut aussi souligner la personnalité de l’héroïne. Honor Harrington n’est pas seulement une tacticienne exceptionnelle ; elle incarne une forme d’intégrité, de devoir et de constance qui la rend immédiatement mémorable. Elle avance souvent dans des contextes hostiles, parfois isolée, parfois sous-estimée, mais toujours portée par une discipline de fer. Son lien avec son univers, avec son équipage et avec sa mission donne à la saga une vraie dimension humaine, malgré l’ampleur cosmique du décor.

Pour qui aime les récits de science-fiction militaire, les grandes manœuvres, les personnages forts et les univers développés avec sérieux, cette saga offre une expérience particulièrement riche. Elle a le souffle des grandes épopées, la précision d’un roman d’anticipation stratégique et le plaisir très concret d’une série où l’on suit une héroïne qui grandit, combat, doute parfois, mais ne renonce jamais.

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