Je soutiens le projet

13 AOÛT

Bonne fête aux Hippolyte

Aujourd’hui à la une

Les évènements notables

2014 – Maryam Mirzakhani devient la 1ère femme à recevoir la médaille Fields pour ses travaux en mathématiques

Le 13 août 2014, lors du Congrès international des mathématiciens à Séoul, la mathématicienne iranienne Maryam Mirzakhani reçoit la médaille Fields, récompense suprême des mathématiques équivalente au prix Nobel, pour ses travaux révolutionnaires sur la géométrie des surfaces de Riemann. Première femme et premier ressortissant iranien à obtenir cette distinction depuis sa création en 1936, elle succombe tragiquement à un cancer du sein en 2017 à l’âge de quarante ans.

2004 – Début des jeux de la 28ème olympiade d’été à Athène

Le 13 août 2004, les Jeux olympiques d’été s’ouvrent à Athènes, ville-berceau des Jeux antiques et des premiers Jeux modernes de 1896, pour la deuxième fois de leur histoire. Cette édition du retour aux sources, préparée dans des délais jugés initialement impossibles, accueille deux cent un nations et onze mille athlètes. Le nageur américain Michael Phelps y remporte six médailles d’or, annonçant la domination qui sera la sienne aux Jeux suivants de Pékin.

1792 – Emprisonnement de Louis XVI de France

Le 13 août 1792, trois jours après la prise des Tuileries par les sans-culottes, Louis XVI, Marie-Antoinette, leurs enfants et leur entourage sont transférés de l’Assemblée législative où ils s’étaient réfugiés vers la prison du Temple, ancienne forteresse médiévale parisienne. Cette incarcération marque la fin définitive de la royauté en pratique, même si la République n’est officiellement proclamée que le 21 septembre suivant. Louis XVI sera guillotiné le 21 janvier 1793.

1532 – Edit de Nantes proclamant le rattachement de la Bretagne au royaume de France

Le 13 août 1532, l’édit d’union est signé à Nantes, proclamant officiellement le rattachement du duché de Bretagne au royaume de France. Cette union, préparée de longue date par les mariages successifs des héritières bretonnes avec les rois de France, est présentée comme une union perpétuelle respectant les droits et privilèges de la Bretagne. Le duché conserve ses institutions propres, ses États et ses franchises fiscales, garanties qui seront progressivement érodées sous l’Ancien Régime.

1521 – Les troupes espagnoles d’Hernán Cortés s’emparent de la capitale aztèque Tenochtitlan

Le 13 août 1521, après un siège de soixante-quinze jours, les conquistadors espagnols d’Hernán Cortés s’emparent de Tenochtitlan, capitale de l’Empire aztèque, située sur une île au milieu du lac Texcoco. L’empereur Cuauhtémoc est capturé en tentant de fuir en canot. La ville, défendue avec une résistance acharnée, est rasée et ses habitants décimés par les combats et les épidémies. Sur ses ruines sera bâtie Mexico, capitale de la Nouvelle-Espagne.

1415 – Débarquement d’Henry V en Normandie

Le 13 août 1415, le roi d’Angleterre Henri V débarque avec une armée d’environ douze mille hommes à Chef-de-Caux, à l’embouchure de la Seine en Normandie, lançant sa première grande campagne militaire de reconquête du royaume de France. Il met aussitôt le siège devant Harfleur, dont la résistance inattendue retarde ses plans. Cette expédition aboutira à la victoire écrasante d’Azincourt le 25 octobre 1415, l’une des batailles les plus célèbres de la guerre de Cent Ans.

Les naissances et décès notables

1926 – Naissance de Fidel Castro, militaire révolutionnaire et chef d’État cubain, président de Cuba de 1976 à 2008
1914 – Naissance de Luis Mariano (Mariano Eusebio González y García), artiste lyrique basco-espagnol ayant surtout fait carrière en France
1899 – Naissance de Alfred Hitchcock, cinéaste britannique
1898 – Naissance de Jean Borotra, joueur de tennis et homme politique français

1998 – Décès de Nino Ferrer, chanteur et compositeur français
1991 – Décès de Jack Ryan, ingénieur militaire américain, créateur des poupées Barbie et des Hot Wheels
1946 – Décès de Herbert Georges Wells, écrivain britannique
1910 – Décès de Florence Nightingale, infirmière britannique, pionnière des soins infirmiers modernes et de l’utilisation des statistiques dans le domaine du médical
1863 – Décès de Eugène Delacroix, peintre français
1826 – Décès de René-Théophile-Hyacinthe Laennec, médecin franco-breton, inventeur du stéthoscope



Découvrez chaque semaine un journal PDF riche, soigné et entièrement sans publicité. Plus de contenus, plus de plaisir de lecture, sans aucune distraction.

JE DÉCOUVRE

Lien vers la page

Un peu de bonne humeur

Jean-Louis est trop timide

– Ça a marché  ton flirt avec Jean-Louis ? demande une étudiante à une copine.

– Non il est vraiment trop timide, il en finit par être idiot !

– Comment ça ?

– Et bien hier nous sommes sortis ensemble et on s’est retrouvés seuls sur un banc… Après un long silence, il m’a murmuré à l’oreille « Je t’aime » en posant une main sur mon genou. Pour l’encourager je lui ai susurré « Plus haut »…. Alors il m’a hurlé à l’oreille « JE T’AIME !!! ».

 

Le fléau des cafards

Lucette du Val-de-Marne : « Hier, mon mari pensait avoir vu un cafard dans la cuisine. Il a tout pulvérisé et nettoyé minutieusement. J'ai mis le cafard bien en vue dans la salle de bain. »

Séchoir topissime

Les clients, attirés par la promesse d’un appareil high-tech commandent le « séchoir à linge solaire » révolutionnaire annoncé dans des magazines nationaux américains à 49,95 dollars. Ils reçoivent simplement une corde à linge ordinaire dans un emballage. Quand ils se plaignent, l’escroc californien Steve Comisar s’étonne : la corde sèche le linge grâce au soleil, l’énergie solaire la plus naturelle et efficace qui soit.

Lien vers la page

Savais-tu ?

Time Square

Times Square a connu une transformation spectaculaire depuis les années 1970 : d’un quartier associé à la prostitution, aux peep-shows, à la drogue et à la criminalité, il est devenu à partir des années 1990 puis 2000 un espace très contrôlé, fortement touristique et saturé d’écrans, de commerces de marque et de théâtres. Cette évolution s’est faite surtout grâce aux politiques de rénovation urbaine et de sécurité de l’ère Giuliani, puis à la piétonnisation partielle de Broadway en 2009.

Années 1970-1980

Dans les années 1970, Times Square est au cœur d’un secteur dégradé de Manhattan, très lié à l’économie du sexe, aux trafics et à une forte insécurité, au point d’alimenter l’image d’un lieu dangereux dans la culture populaire. Les années 1980 n’inversent pas tout de suite la tendance : l’arrivée du crack en 1986 aggrave encore la situation, avec une hausse de la criminalité et de la présence visible de sans-abri et de dealers.

Années 1990

Le tournant vient au milieu des années 1990, quand la municipalité de Rudolph Giuliani mène une politique de « tolérance zéro » et pousse à la fermeture ou au départ de nombreux sex-shops et activités jugées indésirables. Le quartier commence alors à attirer davantage d’investissements, de chaînes commerciales, de touristes et de publics liés à Broadway.

Années 2000-2010

Dans les années 2000, Times Square s’impose comme un grand décor urbain de la mondialisation, avec ses panneaux lumineux géants, ses enseignes de marques et ses flux massifs de visiteurs. En 2009, une partie de Broadway entre les 42e et 47e rues est fermée à la circulation, ce qui renforce l’usage piéton et l’expérience touristique du lieu.

Aujourd’hui

Aujourd’hui, Times Square reste un symbole mondial de New York, un espace très fréquenté, commerçant et spectaculaire, où l’on vient autant pour les théâtres que pour les écrans géants et le Nouvel An. En contrepartie, beaucoup lui reprochent d’être devenu plus marchand et standardisé, même si sa sécurité et son attractivité sont sans commune mesure avec celles des années 1970.

Femme chic en fausse fourrure au milieu du quartier animé de Times Square, à New York, la nuit - Pexels

Repères utiles

À l’origine, le lieu s’appelait Longacre Square avant d’être renommé Times Square en 1904-1905.

Le quartier a d’abord été un grand centre de spectacles et d’hôtels avant son déclin au milieu du XXème siècle.

Sa réhabilitation est liée à la sécurisation, à l’immobilier, au tourisme et à l’économie du divertissement.

Lien vers la page

Astuce

Se gratter quand ça chatouille

Selon l’ORL Scott Schaffer, se gratter l’oreille quand la gorge chatouille stimulerait des nerfs de l’oreille qui déclencherait un réflexe aidant à calmer le spasme responsable de cette sensation désagréable. C’est une petite manœuvre simple, rapide et assez maligne, à tester avec douceur pour apaiser la gêne sans s’acharner à tousser... après, il est capital de bien analyser si la gorge chatouille ou si elle gratouille.

Lien vers la page

Un instant en ce bas monde

Photo de Jimmy Chan - Pexels

Ce suppôt de Satan est encore là. Toujours. Infatigable. Il me traque, m’épuise, me vole des heures de sommeil comme un bourreau méticuleux. Sa spécialité : la torture lente, insidieuse, celle qui ronge les nerfs.

Mais un jour, je le jure, je l’écraserai. Pas comme un ennemi digne - non, comme une vermine.

Pour l’instant, il se cache. Invisible. Insaisissable. Il se dérobe à chaque fois que je crois l’avoir coincé. Il disparaît… puis revient. Encore. Toujours. Murmurant à mon oreille son bourdonnement insolent, son défi dérisoire.

Là. Cette fois, je te tiens !

PLAF

VICTOIRE !

Son sang éclabousse le mur - vision réjouissante. Enfin, le silence. Enfin, la paix.

Morphée… j’arrive… prends-moi dans tes bras...

…PUTAIN !

En voilà un autre ! C'est sûr, il vient réclamer vengeance !

Lien vers la page

Espace lecture

Honor Harrington, le space opera pensé comme une bataille navale

Il existe des sagas de science-fiction qui misent avant tout sur le dépaysement, d’autres sur l’aventure pure, et d’autres encore sur la politique galactique. Honor Harrington réussit à réunir tout cela dans un même ensemble, avec une ambition rare : raconter l’ascension d’une héroïne de premier plan dans un univers où chaque décision tactique peut peser sur le destin d’empires entiers.

Créée par David Weber, la série suit Honor Harrington, officier de la flotte du royaume de Manticore, une commandante brillante, inflexible et extraordinairement compétente. Dès les premiers volumes, elle se retrouve propulsée dans des situations tendues, presque ingagnables, qu’elle transforme en victoires grâce à son sang-froid, sa lecture du combat et sa capacité à inspirer ceux qui servent sous ses ordres. On est ici très loin d’une héroïne décorative : Honor est une femme de commandement, au sens le plus noble du terme.

Les combats spatiaux constituent l’un des grands plaisirs de la saga, parce qu’ils sont décrits avec une minutie presque militaire. Les vaisseaux ne s’affrontent pas dans un brouhaha indistinct : chaque accélération, chaque changement d’axe, chaque distance et chaque angle de tir compte. Les capitaines doivent anticiper les trajectoires, tenir compte du délai des communications, évaluer la puissance des armes, la résistance des boucliers et les contre-mesures adverses. Cette précision donne aux batailles une intensité particulière, comme si l’espace devenait une immense mer tactique où la moindre erreur se paie très cher.

L’autre force du cycle tient à son équilibre entre aventure militaire et intrigue politique. Les conflits ne se limitent jamais à des escarmouches dans le vide interstellaire. Derrière chaque crise, il y a des intérêts économiques, des rivalités entre puissances, des calculs diplomatiques et des jeux d’influence. Honor Harrington n’évolue donc pas seulement dans un théâtre de guerre, mais dans un monde où les décisions militaires ont des conséquences immédiates sur les équilibres politiques. Cela donne à la saga une ampleur très immersive.

L’univers, souvent appelé Honorverse, est vaste, structuré et cohérent. David Weber y construit une civilisation spatiale avec ses traditions, ses flottes, ses tensions et ses codes d’honneur. Cette solidité participe beaucoup au plaisir de lecture : on a vraiment l’impression d’entrer dans un monde vivant, qui possède ses règles, son histoire et sa logique interne. C’est sans doute ce qui explique l’attachement durable de nombreux lecteurs à cette série.

Il faut aussi souligner la personnalité de l’héroïne. Honor Harrington n’est pas seulement une tacticienne exceptionnelle ; elle incarne une forme d’intégrité, de devoir et de constance qui la rend immédiatement mémorable. Elle avance souvent dans des contextes hostiles, parfois isolée, parfois sous-estimée, mais toujours portée par une discipline de fer. Son lien avec son univers, avec son équipage et avec sa mission donne à la saga une vraie dimension humaine, malgré l’ampleur cosmique du décor.

Pour qui aime les récits de science-fiction militaire, les grandes manœuvres, les personnages forts et les univers développés avec sérieux, cette saga offre une expérience particulièrement riche. Elle a le souffle des grandes épopées, la précision d’un roman d’anticipation stratégique et le plaisir très concret d’une série où l’on suit une héroïne qui grandit, combat, doute parfois, mais ne renonce jamais.

Lien vers la page