Bonne fête aux Isabelle
Aujourd’hui à la une
Les évènements notables
2021 – Les Daft Punk annoncent la fin de leur duo
Le 22 février 2021, le duo français Daft Punk annonce sa séparation après 28 ans de carrière via une vidéo intitulée Epilogue. Formé par Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo, le groupe a profondément marqué la musique électronique mondiale. Leur séparation suscite une vive émotion parmi les fans et dans l’industrie musicale.
1980 – Miracle sur glace : victoire des États-Unis sur l’URSS
Le 22 février 1980, lors des Jeux olympiques d’hiver de 1980, l’équipe américaine de hockey sur glace bat l’Union soviétique, favorite incontestée. Ce match, surnommé le « Miracle sur glace », devient un symbole patriotique en pleine guerre froide. Les États-Unis remporteront ensuite la médaille d’or.
1942 – Décès de Stefan Zweig
Le 22 février 1942, l’écrivain autrichien Stefan Zweig se suicide avec son épouse à Petrópolis, au Brésil. Exilé et profondément affecté par la montée du nazisme et la destruction de l’Europe qu’il aimait, il laisse une œuvre majeure, dont Le Monde d’hier, témoignage poignant sur l’effondrement d’une civilisation.
1848 – Début de la Révolution de février
Le 22 février 1848 commencent à Paris les manifestations qui déclenchent la Révolution de février. Cette insurrection populaire entraîne la chute de la monarchie de Juillet de Louis-Philippe et la proclamation de la Deuxième République. Elle s’inscrit dans un vaste mouvement révolutionnaire européen.
1819 – Signature du traité d’Adams-Onís
Le 22 février 1819, l’Espagne et les États-Unis signent le traité d’Adams-Onís. Par cet accord, l’Espagne cède la Floride aux États-Unis et fixe les frontières entre les territoires espagnols et américains en Amérique du Nord. Ce traité consolide l’expansion territoriale américaine au début du XIXe siècle.
1797 – Débarquement français et bataille de Fishguard
Le 22 février 1797, des troupes françaises débarquent au pays de Galles, déclenchant la bataille de Fishguard. Cette tentative d’invasion, menée pendant les guerres révolutionnaires, tourne court. Elle reste la dernière tentative d’invasion de la Grande-Bretagne et s’achève par la reddition française quelques jours plus tard.
1680 – Exécution de La Voisin lors de l’affaire des poisons
Le 22 février 1680, Catherine Deshayes, dite La Voisin, est brûlée en place de Grève à Paris. Figure centrale de l’« affaire des poisons », elle est accusée de sorcellerie et d’empoisonnements impliquant des membres de la cour de Louis XIV. Son procès révèle un vaste scandale mêlant occultisme et intrigues aristocratiques.
1403 – Naissance de Charles VII
Le 22 février 1403 naît Charles VII à Paris. Fils de Charles VI, il deviendra roi en pleine guerre de Cent Ans. Soutenu par Jeanne d’Arc, il parviendra à restaurer l’autorité royale et à reconquérir une grande partie du royaume face aux Anglais.
Les naissances et décès notables
1942 – Décès de Stefan Zweig, écrivain et journaliste autrichien
1680 – Décès de Catherine Deshayes, dite La Voisin, brûlée en place de Grève à Paris suite à l’”affaire des poisons »
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JE DÉCOUVREUn peu de bonne humeur
Tu ne te plains jamais ?
😯 C'est bizarre, tu ne te plains jamais.
😏 Bah oui, quand je suis né, j'étais à poil, chauve, sans dent, je chialais et j'étais incontinent, donc tout ce qui m'arrive depuis n'est que du bonus.
Monde en manque de génie
🤔 Le monde va bientôt manquer de génies. Einstein est mort, pareil pour Van Gogh, Mozart, Hugo... 🤒 et moi-même, je ne me sens pas très bien.
Concours de sosies
Nous sommes en 1915, en plein triomphe du cinéma muet. Charlot est partout : sur les écrans, dans les rues… et jusque dans les concours de sosies qui fleurissent en Californie. Le public adore imiter sa démarche chaloupée, sa canne espiègle, sa moustache minuscule.
Charlie Chaplin, lui, observe tout cela avec curiosité. L'idée lui traverse alors l’esprit de tenter sa chance. Après tout, qui mieux que lui pourrait imiter… lui-même ?
Le voilà donc qui se présente incognito à un concours de sosies de Charlot, sous un faux nom, bien décidé à jouer le jeu jusqu’au bout. Il enfile son costume, ajuste son chapeau melon, prend sa canne. Bref, il se déguise en Charlie Chaplin.
Sur scène, les imitateurs se succèdent. Certains en font des tonnes, d’autres caricaturent à plaisir. Chaplin, lui, reste fidèle à son personnage, tout en nuances et en subtilité. Il est convaincu que cela fera la différence.
Vient le verdict.
Et là… surprise.
Il ne gagne pas. Il ne termine même pas parmi les finalistes.
Chaplin, battu à son propre jeu, regarde la scène avec un mélange d’étonnement et d’amusement. Son personnage lui échappe : Charlot appartient désormais au public, aux imitateurs, à l’imaginaire collectif. Et peut-être, au fond, est-il devenu plus grand que son créateur lui-même.
Savais-tu ?
Angleterre, Grande‑Bretagne, Royaume‑Uni ?
L’Angleterre est une des quatre nations du Royaume‑Uni, avec l’Écosse, le Pays de Galles et l’Irlande du Nord. Elle occupe la partie sud de la grande île au nord de la France, et sa capitale, Londres, est aussi celle du Royaume‑Uni. Tous les Anglais sont Britanniques, mais tous les Britanniques ne sont pas Anglais : on évite donc d’appeler un Écossais ou un Gallois « Anglais ».
Au fil de l’histoire, on a pu rencontrer :
- Angleterre (notamment après l’union avec le Pays de Galles, souvent englobé dans ce nom par abus)
- « le royaume d’Angleterre » (avant les unions avec l’Écosse puis l’Irlande)
La Grande‑Bretagne désigne d’abord l’île qui regroupe l’Angleterre, l’Écosse et le Pays de Galles. Elle n’inclut pas l’Irlande du Nord, située sur l’île d’Irlande. En formule simple : Grande‑Bretagne = Angleterre + Écosse + Pays de Galles.
Historiquement, on trouve plusieurs formulations :
- « Grande‑Bretagne » comme nom géographique dès l’époque moderne
- « royaume de Grande‑Bretagne » après l’Acte d’Union de 1707 (union politique de l’Angleterre – qui incluait déjà le pays de Galles – et de l’Écosse)
Le Royaume-Uni s'appelle plus exactement « Royaume‑Uni de Grande‑Bretagne et d’Irlande du Nord ». C’est l’État souverain qui rassemble quatre nations : Angleterre, Écosse, Pays de Galles et Irlande du Nord. On peut le résumer ainsi : Royaume‑Uni = Grande‑Bretagne + Irlande du Nord.
Mais, selon les époques, le nom officiel a varié :
- 1707–1801 : « royaume de Grande‑Bretagne »
- 1801–1922 : « Royaume‑Uni de Grande‑Bretagne et d’Irlande » (après l’union avec l’Irlande entière)
- Depuis 1927 : « Royaume‑Uni de Grande‑Bretagne et d’Irlande du Nord » (après l’indépendance de l’Irlande devenue État libre, puis République d’Irlande)
Dans l’usage courant, on rencontre aussi :
- « Royaume‑Uni »
- « Grande‑Bretagne » employé par synecdoque pour l’État, surtout au XIXᵉ siècle
- « les Britanniques », pour désigner les habitants de l’ensemble
Et la perfide Albion alors ? 😉
« Albion » est un ancien nom poétique de la Grande‑Bretagne, sans doute lié aux falaises d'un blanc d'albatre du sud de l’Angleterre. « Perfide » renvoie à l’idée de trahison ou de duplicité : la « perfide Albion » désigne donc l’Angleterre (ou la Grande‑Bretagne) vue comme sournoise surtout par les français. Née dans un contexte de rivalité franco‑anglaise, l’expression est aujourd’hui surtout utilisée avec humour, comme un clin d’œil à cette longue histoire commune.
En conclusion,
est-ce vraiment plus clair 😳 ? Pas sûr.
🤔 Oui, d'autant plus qu'on parle aussi des anglo-saxons...
😳 Pfff, je renonce. Ce voisin se révèle bien trop compliqué à comprendre 😉
Astuce
Eloigner les araignées
Il semblerait que l’alun de potasse puisse aider à éloigner les araignées. La préparation serait très simple : dissoudre environ 80 g de poudre d’alun dans 1 litre d’eau tiède, puis verser le mélange dans un vaporisateur.
L’idée est ensuite d’en pulvériser les encadrements de portes, les rebords de fenêtres, les fissures et les zones de passage. D’après ce qui se dit, il vaudrait mieux renouveler l’opération régulièrement, surtout après le ménage ou en cas de pluie si le produit a été appliqué à l’extérieur.
Bien évidemment, cela ne remplace pas un bon nettoyage des recoins et des toiles déjà présentes.
Un instant en ce bas monde

La nuit glaciale fige les ruelles de Whitechapel. L’air, lourd et immobile, étouffe chaque souffle. Les pas résonnent gravement sur les pavés humides, amplifiés par un silence anormal, presque hostile, enveloppant le quartier.
Les façades décrépites, lépreuses, dressent leurs silhouettes déformées sous la lumière tremblante des lampes à gaz. Leurs lueurs vacillantes projettent des ombres spectrales ondulant sur les murs, comme si la pierre elle-même frémissait d’un malaise atavique.
Un feulement strident déchire l’obscurité... une bande de chats s’agite dans un recoin, leurs yeux brillant un instant avant de disparaître. Plus loin, une porte claque brutalement, résonnant comme un coup de tonnerre dans le silence profond de la nuit.
Saturé d’odeurs âcres de fumées et de déchets en décomposition, l'air est imprégné d'une puanteur persistante de viande avariée s’échappant des abattoirs voisins. Elle colle à la gorge, s’insinue dans les vêtements, comme une présence insidieuse dont on ne peut se défaire.
De rares silhouettes se faufilent, pressées, la tête dans les épaules, évitant de croiser les regards. Ici, personne ne s’attarde. Ici, chacun sait - ou pressent - qu’il vaut mieux ne pas s'attarder, ne pas voir, ne pas entendre.
Un beuglement surgit alors, celui d’un homme ivre, titubant dans l’ombre. Sa voix rauque se brise contre les murs… puis, sans prévenir, un cri lui répond.
Aigu. Puissant. Inhumain.
Il déchire la nuit comme un éclat de verre brisé, vibrant, insoutenable, avant de s’éteindre net, comme étouffé par une main invisible.
Ensuite, plus rien.
S'abat alors un silence encore plus intense, un silence lourd de menace. Les fenêtres restent closes. Les rideaux frémissent à peine. Derrière les murs, on écoute sans bouger, le cœur suspendu.
Whitechapel retient son souffle.
Dans l’obscurité, quelque chose rôde.
Espace lecture
Ravage (1943) – René Barjavel
Et si le roman de science-fiction le plus troublant de cet été 2026 avait été publié… en 1943 ?
Avec Ravage, René Barjavel imagine l’effondrement soudain d’un monde entièrement dépendant de la technologie après une panne d’électricité mondiale.
La mégalopole s’arrête, puis se transforme en un brasier infernal ; les machines se taisent et les certitudes partent en fumée. Nous suivons François Deschamps, un jeune paysan perdu dans la ville, qui tente de survivre et de retourner à la terre alors que la civilisation moderne s’écroule. Ce qui rend Ravage particulièrement dérangeant aujourd’hui, c’est la façon dont ses images de feu et de chaos font écho à notre réalité actuelle : méga-feux de forêt, sécheresses, climat déréglé et le sentiment croissant que notre confort technologique ne nous protège plus vraiment. Relire Barjavel, ce n’est pas chercher une prophétie, mais faire face à une question troublante : que reste-t-il de nous quand les systèmes qui nous entourent cessent de fonctionner ? Court, percutant, parfois daté mais étonnamment visionnaire, Ravage est un classique à glisser dans votre pile de lecture pour réfléchir, entre deux alertes aux incendies, à ce que nous entendons réellement par « progrès ».
Barjavel imaginait déjà à l'époque ce que serait une tablette de lecture en 2050 :
La nuit cernait de tous côtés les dernières flammes de l'Ouest. François tira du dossier de son fauteuil le lecteur électrique et coiffa l'écouteur. La Compagnie Eurasiatique des Transports avait installé un de ces appareils sur chaque siège pour permettre aux voyageurs de lire la nuit sans déranger ceux de leurs voisins qui désiraient rester dans l'obscurité.
Une plaque extensible, que chacun pouvait agrandir ou rapetisser au format de son livre, s'appliquait sur la page et, dans l'écouteur, une voix lisait le texte imprimé. Cette voix, non seulement lisait Goethe, Dante, Mistral ou Céline dans le texte, avec l'accent d'origine, mais reprenait ensuite, si on le désirait, en haut de chaque page, pour en donner la traduction en n'importe quelle langue. Elle possédait un grand registre de tons, se faisait doctorale pour les ouvrages de philosophie, sèche pour les mathématiques, tendre pour les romans d'amour, grasse pour les recettes de cuisine. Elle lisait les récits de bataille d'une voix de colonel, et d'une voix de fée les contes pour enfants. Au dernier mot de la dernière ligne, elle faisait connaître par un « hum hum » discret qu'il était temps
de changer la plaque de page.
Cet appareil n'eût pas manqué de paraître miraculeux à un voyageur du XXe siècle égaré dans ce véhicule du XXIe. Le fonctionnement en était pourtant bien simple. La plaque, sensible à l'encre d'imprimerie, était branchée sur un minuscule poste émetteur de télévision installé dans le dossier de chaque fauteuil. Ce poste transmettait automatiquement l'image de la page au Central de Lecture de la Compagnie Eurasiatique des Transports, dans la banlieue de Vienne. Des cloisons insonores divisaient l'immeuble du Central en une dizaine de milliers de minuscules cabines. Dans ces dix mille cabines, devant dix mille écrans semblables, étaient enfermés dix mille lecteurs et lectrices de tous âges et de toutes nationalités.
Des standardistes polyglottes triaient les réceptions, les branchaient par
langues sur des sous-standards qui les distribuaient ensuite par genre littéraire. Il ne fallait guère plus de quelques secondes pour que l'image de la page arrivât au lecteur compétent, qui se mettait aussitôt à lire dans le ton dont il était spécialiste. Un tel larmoyait pendant huit heures sur des ouvrages sentimentaux. Telle autre souriait à longueur de journée dans sa solitude, pour lire avec grâce des conseils de beauté.
C'était, en somme, une parfaite mais banale installation de télélecture, comme il en existait environ une dizaine en Europe, à l'usage des vieillards dont la vue baissait, des aveugles, et des solitaires qui désiraient se donner à la fois la compagnie d'un livre ami et celle d'une voix humaine.
François Deschamps disposa la plaque sur son roman policier et tourna, sur l'écouteur, le minuscule bouton qui mettait l'appareil en marche. Une voix dramatique murmura à son oreille :
« Chapitre premier. – L'inspecteur Walter enfonça la porte d'un coup d'épaule et s'arrêta stupéfait : à un clou du plafond pendait, intact, le menton soulevé par la corde, le cadavre de M. Lecourtois qu'il avait découvert, la veille, décapité... »
Le jeune homme renonça à connaître l'explication de ce mystère. Il ôta
l'écouteur et s'endormit.
Le train entrait en gare de Lyon-Perrache.
