Je soutiens le projet

15 AOÛT

Bonne fête aux Marie

Aujourd’hui à la une

Les évènements notables

1969 – Le festival de Woodstock rassemble plus de 400 000 personnes

Le 15 août 1969, s’ouvre sur les terres de Max Yasgur à Bethel dans l’État de New York le festival de Woodstock, prévu pour deux cent mille spectateurs mais envahi par plus de quatre cent mille jeunes. Pendant trois jours, des dizaines d’artistes emblématiques se succèdent sur scène, de Jimi Hendrix à Janis Joplin en passant par Jefferson Airplane. Symbole du mouvement hippie et de la contre-culture américaine, Woodstock reste l’événement musical le plus mythique du XXe siècle.

1945 – Condamnation de Philippe Pétain à la peine de mort et à l’indignité nationale

Le 15 août 1945, la Haute Cour de justice rend son verdict dans le procès du maréchal Philippe Pétain, chef de l’État français sous Vichy : condamnation à mort, indignité nationale et confiscation de ses biens. Compte tenu de son grand âge de quatre-vingt-neuf ans et de ses services lors de la Première Guerre mondiale, le général de Gaulle commue immédiatement la peine capitale en détention à perpétuité. Pétain mourra en captivité à l’île d’Yeu en 1951.

1945 – Gyokuon-hōsō, allocution radiophonique de l’empereur du Japon, reddition du Japon

Le 15 août 1945 à midi, heure de Tokyo, l’empereur Hirohito s’adresse pour la première et unique fois à la radio à son peuple dans un message enregistré la veille, annonçant l’acceptation par le Japon des conditions de capitulation des Alliés, sans prononcer explicitement les mots de défaite ou de reddition. La voix impériale, que la plupart des Japonais n’avaient jamais entendue, annonce la fin de la Seconde Guerre mondiale dans le Pacifique.

1944 – Libération de Brive, 1ère ville française à se libérer elle-même

Le 15 août 1944, Brive-la-Gaillarde en Corrèze devient la première ville française à être libérée de l’occupation allemande par ses propres forces de résistance intérieure, sans l’aide des troupes alliées. Les maquisards des Forces françaises de l’intérieur, menés par le colonel Martial, s’emparent de la ville en quelques heures, contraignant la garnison allemande à se rendre. Cet exploit vaut à Brive le titre de « ville compagnon de la Libération ».

1936 – Exécution de l’adolescente Maravillas Lamberto en Navarre par les nationalistes espagnols

Le 15 août 1936, Maravillas Lamberto Górriz, adolescente aragonaise de seize ans militante des Jeunesses socialistes, est exécutée par les forces nationalistes franquistes en Navarre, au début de la guerre civile espagnole. Son jeune âge et son exécution lors d’un jour de fête religieuse en font un symbole de la brutalité de la répression franquiste contre la jeunesse républicaine dans les premières semaines du conflit.

1914 – Inauguration du canal de Panama

Le 15 août 1914, le canal de Panama est officiellement inauguré au passage du cargo SS Ancon, reliant pour la première fois l’océan Atlantique à l’océan Pacifique à travers l’isthme centraméricain. Ce chantier titanesque, commencé par les Français sous Ferdinand de Lesseps en 1881 et repris par les États-Unis en 1904, a mobilisé soixante-quinze mille ouvriers et coûté la vie à des milliers d’entre eux, principalement victimes du paludisme et de la fièvre jaune.

1768 – Louis XV proclame officiellement la réunion de la Corse au royaume de France

Le 15 août 1768, jour de la Saint-Louis, Louis XV signe l’édit proclamant l’annexion officielle de la Corse au royaume de France. Cette réunion fait suite au traité de Versailles du 15 mai 1768 par lequel Gênes, incapable de mater la révolte conduite par Pascal Paoli, avait cédé ses droits sur l’île à la France. Napoléon Bonaparte naîtra à Ajaccio quelques mois plus tard, le 15 août 1769, citoyen français de naissance.

1461 – Couronnement de Louis XI

Le 15 août 1461, Louis XI est sacré roi de France en la cathédrale de Reims, succédant à son père Charles VII décédé le 22 juillet. Fils difficile qui avait mené une révolte contre son propre père, Louis XI se révèle dès son couronnement un souverain ambitieux et retors, déterminé à affirmer le pouvoir royal face aux grands féodaux. Son règne de vingt-deux ans transforme profondément la monarchie française et pose les bases de l’État centralisé moderne.

1429 – « Statu quo » de Montépilloy entre Anglais et Français

Le 15 août 1429, les armées française et anglaise se font face à Montépilloy, près de Senlis, sans qu’aucune des deux parties n’engage véritablement le combat. Jeanne d’Arc tente vainement de provoquer les Anglais retranchés derrière leurs défenses. Cet affrontement indécis, survenu peu après le sacre de Charles VII à Reims, illustre les limites de l’élan victorieux de l’armée royale française et préfigure le ralentissement de la reconquête dans les mois suivants.

778 – Bataille de Roncevaux

Le 15 août 778, l’arrière-garde de l’armée de Charlemagne, commandée par le comte Roland, est tendue dans une embuscade et anéantie dans le col de Roncevaux dans les Pyrénées, lors du repli de l’armée franque après une expédition en Espagne. Contrairement à ce que narrera plus tard La Chanson de Roland, les assaillants sont des Basques et non des Sarrasins. Cet épisode dramatique inspire l’une des plus grandes épopées de la littérature médiévale française.

Les naissances et décès notables

1990 – Naissance de Jennifer Lawrence, actrice américaine
1974 – Naissance de Natasha Henstridge, actrice canadienne
1972 – Naissance Ben Affleck, acteur américain
1944 – Naissance de Sylvie Vartan, chanteuse française
1934 – Naissance de Nino Ferrer (Nino Agostino Arturo Maria Ferrari), chanteur et musicien instrumentiste français
1769 – Naissance de Napoléon Bonaparte à Ajaccio

1967 – Décès de René Magritte, peintre belge
1057 – Décès de Macbeth Ier (Mac Bethad mac Findlaích), roi d’Écosse, de 1040 à 1057
778 – Décès de Roland, comte carolingien de la Marche de Bretagne, mort à Roncevaux



Découvrez chaque semaine un journal PDF riche, soigné et entièrement sans publicité. Plus de contenus, plus de plaisir de lecture, sans aucune distraction.

JE DÉCOUVRE

Lien vers la page

Un peu de bonne humeur

La puissance de la pensée

Hier, je suis allé chez le caviste à vélo et j’ai acheté une bouteille de whisky. Spontanément, j’ai mis la bouteille dans le panier porte-bagage du vélo. Alors que je m’apprêtais à partir, je me suis rendu compte que si jamais je tombais, la bouteille se casserait. Alors, j’ai bu toute la bouteille de whisky d’une traite et je suis rentré.

Vous n’allez pas me croire mais cette magnifique idée de boire tout mon whisky s’est avérée providentielle car je suis tombé sept fois sur le chemin de retour ! Imaginez un seul instant ce qui serait arrivé à la bouteille si je n’avais pas été aussi bien inspiré.

Je suis toujours épaté par la puissance de la pensée !

 

3ème guerre mondiale

😏 Dites-vous qu'après la fin de la 3ème guerre mondiale, vous aurez droit à un jour férié supplémentaire.
😉 Alors, toujours anxieux !?

Mort pour avoir eu raison

En juin 1871, à Lebanon dans l'Ohio, Clément Vallandigham, un avocat américain de 50 ans, défend un client accusé de meurtre lors d'une fusillade dans un bar. Pour prouver l'innocence de son client, il reconstitue la scène en prenant un pistolet qu'il croit déchargé, alors que non.

Vallandigham place l'arme dans sa poche, la sort en la pointant vers son abdomen pour démontrer comment la victime aurait pu se suicider accidentellement, et presse la détente. La balle le blesse mortellement au ventre ; il expire le lendemain matin, le 17 juin 1871. Paradoxalement, cette démonstration convainc le jury, et son client est acquitté.

Figure politique controversée, Vallandigham était un "Copperhead", opposant à Lincoln et à la Guerre de Sécession, exilé puis revenu aux États-Unis après le conflit. Sa mort entre dans les annales des morts insolites par son absurdité professionnelle.

Lien vers la page

Savais-tu ?

« Crétin des Alpes ! » ?

L'expression désigne une personne obtuse, liée au crétinisme, une maladie endémique dans les Alpes causée par une carence en iode qui provoque goitres et retards mentaux chez les habitants des vallées isolées. Aujourd'hui encore, cette expression moque les supposés idiots des montagnes, même si la maladie disparaît grâce au sel iodé depuis un siècle.

Le mot « crétin » dérive de « chrétien », un euphémisme médiéval pour qualifier ces innocents recueillis par les monastères, ou parfois du latin creta évoquant leur peau crayeuse. Au XIXème siècle, on recense 20 000 cas en France, et l'insulte se popularise via Hergé avec le capitaine Haddock qui l'emploie dans Tintin. Cette évolution transforme un terme médical en pique contre la supposée bêtise montagnarde.

Lien vers la page

Astuce

Oreille droite ou gauche

L’oreille droite serait particulièrement efficace pour capter les sons courts, rapides et répétitifs, comme des battements, des clics ou des variations rythmiques. En situation d’écoute active — lors d’une conversation animée ou dans un environnement dynamique — elle aiderait à mieux distinguer les nuances temporelles et les enchaînements rapides, offrant ainsi une perception plus fine du rythme et de la structure des sons. Tendez donc l'oreille droite dans une soirée bruyante.

De son côté, l’oreille gauche serait davantage sensible aux sons purs et musicaux, tels que les notes tenues, les mélodies ou les harmonies. Elle favoriserait une écoute plus subtile des tonalités et des qualités sonores, permettant d’apprécier pleinement la richesse musicale et la précision des hauteurs, notamment lors de l’écoute d’un instrument ou d’une voix. Tendez donc l'oreille gauche pour identifier une musique diffusée à faible volume.

Lien vers la page

Un instant en ce bas monde

Photo de Ron Lach - Pexels

Quel bonheur de parcourir la campagne à vélo : cheveux au vent, liberté totale, pas de contrainte, pas de désagrément. Le soleil réchauffe la peau, l’air pur emplit les poumons… longue inspiration, expiratioooon… et puis… ce petit chatouillis, irritant, tout au fond d'une narine.

Ce petit rien qui devient vite un tout.

Tu feins de l’ignorer. Mauvaise idée. L’intrus s’est installé, bien calé, et il n’a pas l’intention de se laisser déloger sans résistance. La solution classique ? Le mouchoir salvateur. Sauf que… nom de nom, pas de mouchoir. La situation se complique.

Alors, au grand maux les grands remèdes : se moucher dans la main. Une bonne expulsion bien franche et… rien. La gêne est toujours présente. Elle s'est juste déplacée. Pire : l'intrus résiste en ripostant avec un liquide gluant. L'affaire se corse.

Reste l’option manuelle. Plonger le doigt au fond du problème, tourner, retourner, insister. La cause de l'inconfort se dérobe, s'échappe, revient narguer.

C'est alors qu'une voiture s'approche. Tu te figes, main grattant le nez, l’air de dire « je cherche mes clés ». L’empêcheur de respirer peut souffler, ce n’est que partie remise. Il va le payer.

Personne en vue. La quête reprend, plus vive, plus insistante. Et comme toujours, la persévérance paie. Voilà l’intrus expulsé ! TRIOMPHE !

Mais… mais… il s’accroche le bougre ! « Veux-tu bien quitter ce doigt et t’envoler ? »... Oulah non 😧 ! Vlam Blam Bim💥. Aïe. Ouille 😖... « Sacré nom de [biiip] de [biiip] bordel à [biiiip]... »

La leçon ?
Qui se cure le nez sans poser pied à terre se vautre cul en l’air.

Lien vers la page

Espace lecture

Honor Harrington, le space opera pensé comme une bataille navale

Les 23 volumes sur Babelio

Il existe des sagas de science-fiction qui misent avant tout sur le dépaysement, d’autres sur l’aventure pure, et d’autres encore sur la politique galactique. Honor Harrington réussit à réunir tout cela dans un même ensemble, avec une ambition rare : raconter l’ascension d’une héroïne de premier plan dans un univers où chaque décision tactique peut peser sur le destin d’empires entiers.

Créée par David Weber, la série suit Honor Harrington, officier de la flotte du royaume de Manticore, une commandante brillante, inflexible et extraordinairement compétente. Dès les premiers volumes, elle se retrouve propulsée dans des situations tendues, presque ingagnables, qu’elle transforme en victoires grâce à son sang-froid, sa lecture du combat et sa capacité à inspirer ceux qui servent sous ses ordres. On est ici très loin d’une héroïne décorative : Honor est une femme de commandement, au sens le plus noble du terme.

Les combats spatiaux constituent l’un des grands plaisirs de la saga, parce qu’ils sont décrits avec une minutie presque militaire. Les vaisseaux ne s’affrontent pas dans un brouhaha indistinct : chaque accélération, chaque changement d’axe, chaque distance et chaque angle de tir compte. Les capitaines doivent anticiper les trajectoires, tenir compte du délai des communications, évaluer la puissance des armes, la résistance des boucliers et les contre-mesures adverses. Cette précision donne aux batailles une intensité particulière, comme si l’espace devenait une immense mer tactique où la moindre erreur se paie très cher.

L’autre force du cycle tient à son équilibre entre aventure militaire et intrigue politique. Les conflits ne se limitent jamais à des escarmouches dans le vide interstellaire. Derrière chaque crise, il y a des intérêts économiques, des rivalités entre puissances, des calculs diplomatiques et des jeux d’influence. Honor Harrington n’évolue donc pas seulement dans un théâtre de guerre, mais dans un monde où les décisions militaires ont des conséquences immédiates sur les équilibres politiques. Cela donne à la saga une ampleur très immersive.

L’univers, souvent appelé Honorverse, est vaste, structuré et cohérent. David Weber y construit une civilisation spatiale avec ses traditions, ses flottes, ses tensions et ses codes d’honneur. Cette solidité participe beaucoup au plaisir de lecture : on a vraiment l’impression d’entrer dans un monde vivant, qui possède ses règles, son histoire et sa logique interne. C’est sans doute ce qui explique l’attachement durable de nombreux lecteurs à cette série.

Il faut aussi souligner la personnalité de l’héroïne. Honor Harrington n’est pas seulement une tacticienne exceptionnelle ; elle incarne une forme d’intégrité, de devoir et de constance qui la rend immédiatement mémorable. Elle avance souvent dans des contextes hostiles, parfois isolée, parfois sous-estimée, mais toujours portée par une discipline de fer. Son lien avec son univers, avec son équipage et avec sa mission donne à la saga une vraie dimension humaine, malgré l’ampleur cosmique du décor.

Pour qui aime les récits de science-fiction militaire, les grandes manœuvres, les personnages forts et les univers développés avec sérieux, cette saga offre une expérience particulièrement riche. Elle a le souffle des grandes épopées, la précision d’un roman d’anticipation stratégique et le plaisir très concret d’une série où l’on suit une héroïne qui grandit, combat, doute parfois, mais ne renonce jamais.

Lien vers la page