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14 MARS

Bonne fête aux Mathilde

Aujourd’hui à la une

Les évènements notables

1910 – L’accident de Lakeview, un blowout de pétrole brut pendant 18 mois

Le 14 mars 1910, un puits de pétrole de la Lakeview Oil Company à Maricopa, en Californie, entre en éruption de manière incontrôlée. Pendant dix-huit mois, environ 9 millions de barils de pétrole brut jaillissent sans interruption, formant des lacs et des rivières d’hydrocarbures sur des kilomètres. Resté le plus grand blowout pétrolier terrestre de l’histoire américaine, une grande partie du pétrole se perdit dans les sols ou s’évapora avant de pouvoir être récupérée.

1891 – Lynchage à la Nouvelle-Orléans

Le 14 mars 1891, onze immigrants italiens, majoritairement siciliens, sont lynchés par une foule de plusieurs milliers de personnes à la Nouvelle-Orléans. Acquittés ou en attente de jugement pour le meurtre du chef de police David Hennessy, ils sont arrachés à la prison et exécutés sommairement. Cet épisode, l’un des lynchages collectifs les plus meurtriers de l’histoire américaine, provoqua une grave crise diplomatique entre les États-Unis et l’Italie.

1757 – Exécution de John Byng après la bataille de Minorque

Le 14 mars 1757, l’amiral britannique John Byng est fusillé à bord de son navire dans le port de Portsmouth. Reconnu coupable de n’avoir pas fait tout son possible pour secourir Minorque lors de la bataille navale de 1756 face aux Français, il devient le bouc émissaire d’une défaite embarrassante pour la Royal Navy. Son exécution scandalisa l’Europe entière, inspirant à Voltaire la célèbre formule dans Candide : tuer un amiral pour encourager les autres.

1590 – Bataille d’Ivry lors des guerres de religion

Le 14 mars 1590, Henri de Navarre, futur Henri IV, remporte une victoire décisive à Ivry-la-Bataille en Normandie face aux forces de la Ligue catholique commandées par le duc de Mayenne. C’est lors de cette bataille qu’il aurait prononcé la phrase restée célèbre : « Ralliez-vous à mon panache blanc ! » Cette victoire ouvre la route de Paris au roi protestant, même si la capitale, farouchement catholique, résistera encore plusieurs années avant de se soumettre.

1516 – Charles Quint est couronné roi d’Espagne à Bruxelles

Le 14 mars 1516, Charles de Habsbourg, âgé de 16 ans, est proclamé roi d’Espagne sous le nom de Charles Ier à la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule de Bruxelles, aux côtés de sa mère Jeanne la Folle, officiellement corégente. Petit-fils des Rois Catholiques Isabelle et Ferdinand, il hérite d’un empire colossal englobant l’Espagne, ses possessions italiennes et le Nouveau Monde. Il deviendra trois ans plus tard l’empereur Charles Quint du Saint-Empire romain germanique.

1489 – Catherine Cornaro vend le royaume de Chypre à Venise

Le 14 mars 1489, Catherine Cornaro, dernière reine de Chypre, cède officiellement son royaume à la République de Venise sous une forte pression politique. Veuve du roi Jacques II de Lusignan, elle régnait depuis 1474 sous tutelle vénitienne. En échange de son abdication, Venise lui accorde une pension généreuse et la seigneurie d’Asolo, dans la région de Trévise, où elle tient une cour raffinée jusqu’à sa mort en 1510. Chypre restera vénitienne jusqu’à la conquête ottomane de 1571.

Journée de pi et journée internationale des mathématiques

Chaque 14 mars, le monde célèbre la journée de pi, en référence aux trois premiers chiffres de la constante mathématique π, soit 3,14. Adoptée par l’UNESCO en 2019 comme Journée internationale des mathématiques, cette date est également l’anniversaire de naissance d’Albert Einstein, né le 14 mars 1879. Des événements pédagogiques et ludiques sont organisés dans le monde entier pour célébrer les mathématiques et leur rôle fondamental dans les sciences et la vie quotidienne.

Les naissances et décès notables

1997 – Naissance de Simone Biles, gymnaste artistique américaine plusieurs fois championne dont olympique
1983 – Naissance de Vitaa (Charlotte Gonin), chanteuse française
1959 – Naissance de Patrick Dupond, danseur étoile de ballet et chorégraphe français
1958 – Naissance de Albert de Monaco, prince souverain de Monaco

2018 – Décès de Stephen Hawking, physicien théoricien et cosmologiste britannique
2010 – Décès de Peter Graves, acteur et réalisateur américain, ayant joué dans la série Mission impossible
2009 – Décès de Alain Bashung, auteur-compositeur-interprète français
2007 – Décès de Lucie Aubrac, résistante française
2000 – Décès de C. Jérôme (Claude Dhotel), chanteur français
1992 – Décès de Jean Poiret, acteur, réalisateur et scénariste français, auteur de La Cage aux folles
1933 – Décès de Balto, chien d’attelage ayant réalisé les 50 derniers km de la course au sérum de 1925

1883 – Décès de Karl Marx, sociologue, économiste, philosophe, écrivain et théoricien allemand
1757 – Décès de John Byng, exécuté après son échec à la bataille de Minorque




Un peu de bonne humeur

Ma diététicienne au MacDo

😳 Hier, j'ai croisé ma diététicienne au MacDo... je l'ai regardée... elle m'a regardé... on s'est regardés...
😲 Et alors ?
😏 On a fait comme si on ne se connaissait pas.

 

Conseil anti-cambriolage

Conseil du jour
😉 Pour éviter les cambriolages, placez devant votre porte d'entrée un paillasson avec l'inscription "Nos voisins sont plus riches que nous 👉"
😳 Bon, évidemment, si les voisins font la même chose...

L’homme paratonnerre

Roy Cleveland Sullivan détient le record mondial du plus grand nombre de foudroiements, avec sept cas documentés entre 1942 et 1977. Ce garde forestier américain de Virginie est reconnu par le Guinness World Records comme l'homme paratonnerre humain. Il survit à chaque incident malgré des blessures variées, sans victimes référencées autour de lui.

Les circonstances de ses foudroiements sont souvent liées à son travail ou à des activités quotidiennes. En 1942, il est touché dans une tour d’observation ; en 1969, dans sa camionnette ; en 1970, en jardinant ; en 1972, dans un poste de garde ; en 1973, en patrouille ; en 1976, sans détails précis ; et en 1977, en pêchant, où un ours intervient ensuite. Sa femme est foudroyée une fois seule, tandis que lui cette fois-ci en réchappe.

Roy est officiellement inscrit au Guinness Book, qui valide ce record unique. Les gens l’évitent par superstition, craignant un effet de ricochet, mais aucun cas de victimes simultanées avec des proches ou collègues n’est référencé.

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Savais-tu ?

Les courses de motos-chars

Imaginez un char antique filant sur une piste de terre, mais au lieu de chevaux, deux motos lancées à pleine vitesse. Bienvenue dans l'un des sports les plus spectaculaires des années 1920 : les courses de chars à moto.

Tout commence en Australie, au début du XXᵉ siècle. Les courses de chars de la Rome antique fascinent le public, notamment après la sortie du Ben Hur muet en 1925. Des passionnés ont alors une idée folle : remplacer les chevaux par des « chevaux mécaniques ». Dans les premières versions, les motards sont assis sur leurs montures et tractent un char où un cocher figure surtout pour le décor. Puis la discipline évolue : le pilote se tient dans le char et commande deux motos sans personne au guidon, grâce à des rênes attachées aux accélérateurs.

Le spectacle séduit au-delà de l'Australie : des courses s'organisent en Amérique du Nord et en Europe, souvent lors de foires et de carnavals. Mais l'engouement retombe aussi vite qu'il monte, et la pratique s'éteint à la fin des années 1930, laissant derrière elle quelques films d'époque ahurissants. L'histoire ne s'arrête pas là : des Australiens fiers de cet héritage relancent la discipline de nos jours lors du Sydney Royal Easter Show, avec de vrais chars et de vraies motos modernes. La preuve que certaines idées, même centenaires, refusent de vieillir.

Australian Motorcycle News sur Youtube

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Astuce

Boisson de fin de repas

Après un bon repas, offrez-vous une tasse d’eau chaude parfumée au citron, adoucie d’une touche de miel. Elle réchauffe, apaise et prolonge doucement le plaisir du moment.

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Un instant en ce bas monde

Il y a ce petit rectangle cartonné au fond de la poche, oublié entre un ticket de caisse et quelques pièces. Tant qu’il reste intact, il contient toutes les vies possibles. Il est encore pur, encore indécis, suspendu dans cet entre-deux presque quantique où tout peut arriver. Millionnaire discret, exilé volontaire sous les tropiques, propriétaire d’une vieille bâtisse à retaper en Toscane ou simple fantôme évaporé du quotidien - tout coexiste. Il suffit de ne pas gratter, de prolonger cet instant fragile où l’avenir est encore une promesse.

Alors on s’autorise. On laisse dériver l’esprit. On réécrit sa biographie avec une facilité déconcertante. On démissionne avec élégance, on disparaît sans explication, on achète du temps, du silence, de la distance. On imagine les valises jamais défaites, les billets sans retour, les réveils sans contrainte. On devient soudain quelqu’un d’autre - ou peut-être enfin soi-même, débarrassé de ce qui pèse. Tout cela pour quelques euros investis dans une illusion soigneusement emballée.

Et puis vient le moment, toujours un peu brutal, où il faut bien savoir. L’ongle attaque la surface argentée, méthodique, presque solennel. Le rêve se rétracte à mesure que la poudre s’effrite. Les symboles apparaissent, indifférents, implacables. Et avec eux, la banalité reprend ses droits. Rien. Ou presque rien. Juste assez pour recommencer, jamais assez pour changer.

C’est là que la mécanique se révèle dans toute sa cruauté tranquille. Car pendant que vous rangiez votre déception dans un coin de votre esprit, quelque part, quelqu’un d’autre a gagné. Et pas forcément quelqu’un de méritant, ni de particulièrement digne. Non, plus probablement ce type insupportable du troisième étage, celui qui parle trop fort, qui ne dit jamais bonjour et qui laisse ses poubelles sur le palier. La vie ignore le sens de la justice, seulement une logique statistique, froide et aveugle.

Alors on replie le ticket, ou on le jette, et on repart avec cette étrange lucidité : le vrai luxe n’était pas de gagner, mais d’y croire encore un peu.

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Espace lecture

Le dormeur du Val – Arthur Rimbaud

C’est un trou de verdure où chante une rivière
Accrochant follement aux herbes des haillons
D’argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c’est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l’herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

Octobre 1870.

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