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15 OCTOBRE

Bonne fête aux Thérèse

Aujourd’hui

Les évènements notables

1991 – Détection de la particule Oh-My-God
Le 15 octobre 1991, des astrophysiciens détectent un rayon cosmique d’une énergie exceptionnelle, surnommé la particule « Oh-My-God ». Sa puissance, environ 40 millions de fois supérieure à celle des accélérateurs terrestres, remet en question la compréhension des limites de l’univers connu. Cet événement demeure une énigme de l’astrophysique moderne.

1966 – Fondation du Black Panther Party
Le 15 octobre 1966, Huey P. Newton et Bobby Seale fondent à Oakland, en Californie, le Black Panther Party. Né pour lutter contre les violences policières et défendre les droits des Afro-Américains, le mouvement développe aussi des programmes sociaux. Radical et révolutionnaire, il marquera profondément l’histoire des luttes pour les droits civiques.

1940 – 1ʳᵉ mondiale du film Le Dictateur de Charlie Chaplin
Le 15 octobre 1940, Charlie Chaplin présente à New York son film Le Dictateur. Satire audacieuse du nazisme et d’Hitler, ce long-métrage dénonce la montée des totalitarismes alors que la guerre fait rage en Europe. Le discours final de Chaplin, plaidoyer humaniste, reste l’une des séquences les plus célèbres du cinéma.

1917 – Exécution de Mata Hari
Le 15 octobre 1917, Margaretha Geertruida Zelle, connue sous le nom de Mata Hari, est fusillée à Vincennes. Danseuse et courtisane d’origine néerlandaise, elle est accusée d’espionnage au profit de l’Allemagne pendant la Première Guerre mondiale. Sa légende de séductrice fatale et mystérieuse lui a conféré une aura durable dans la culture populaire.

1896 – Joseph Gallieni fait fusiller les princes malgaches dans la colonie de Madagascar
Le 15 octobre 1896, le général Joseph Gallieni, gouverneur de Madagascar, ordonne l’exécution de plusieurs princes malgaches accusés de fomenter des révoltes contre la colonisation française. Cet acte brutal illustre la violence de la conquête coloniale et l’imposition autoritaire du pouvoir français dans l’île.

1894 – Arrestation d’Alfred Dreyfus
Le 15 octobre 1894, le capitaine Alfred Dreyfus, officier français d’origine juive, est arrêté pour trahison, accusé d’avoir transmis des secrets militaires à l’Allemagne. Son procès et sa condamnation déclencheront l’« Affaire Dreyfus », une crise politique et sociale majeure qui divisera la France pendant plus d’une décennie.

1805 – Bataille d’Ulm, victoire française
Le 15 octobre 1805, lors de la campagne d’Autriche, l’armée de Napoléon encercle les troupes autrichiennes près d’Ulm. En quelques jours, plus de 30 000 soldats ennemis capitulent sans grande bataille. Cette victoire stratégique pave la voie à l’entrée triomphale des Français à Vienne et renforce la suprématie napoléonienne en Europe.

1582 – Introduction du calendrier grégorien
Le 15 octobre 1582, le pape Grégoire XIII met en application le calendrier grégorien, destiné à corriger les dérives du calendrier julien. Dix jours sont supprimés pour rétablir l’équinoxe au bon moment. Adopté progressivement par les pays catholiques puis protestants et orthodoxes, il devient le calendrier civil utilisé dans le monde entier.

Les naissances et décès notables

1979 – Naissance de Raphaël Glucksmann, essayiste et homme politique français
1977 – Naissance de David Trezeguet, footballeur français
1977 – Naissance de Pascale de La Tour du Pin, journaliste française
1968 – Naissance de Didier Deschamps, footballeur français, champion du monde, sélectionneur

1946 – Décès de Hermann Göring, militaire allemand, dignitaire nazi
1945 – Décès de Pierre Laval, avocat et homme politique français, Premier ministre vichyste de 1942 à 1944
1917 – Décès de Mata Hari (Margaretha Geertruida Zelle), espionne néerlandaise
1582 – Décès de Thérèse d’Ávila, religieuse espagnole, sainte de l’Église catholique

Humour

😇 Dieu croit en Donald Trump.

Une femme vient de perdre son mari. A une amie, elle confie :
– François était merveilleux, il a pensé à tout. Il m’a laissé trois enveloppes à ouvrir après sa disparition.
Dans la première il y avait deux mille euros avec ce mot : pour la messe et les fleurs.
Dans la deuxième il y avait trois mille euros avec ce mot : Pour le cercueil en acajou.
Dans la troisième il y avait dix mille euros avec ce mot : Pour la pierre.
Elle tend la main vers son amie et lui montre sa bague :
– Qu’est-ce que tu penses du diamant ?



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JE DÉCOUVRE

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Un peu de bonne humeur

Maladie mortelle

😧 Attention !

Sexuellement transmissible avec un taux de mortalité de 100%, sachez que la vie tue.

 

Femme qui pète – Anonyme

Femme qui pète... est bien à son aise.

La catastrophe d’Erfurt

Nous sommes en 1184, à Erfurt, en Allemagne. L’ambiance est tendue, les costumes sont somptueux, et la réunion est ultra importante : le roi Henri VI convie toute l’élite du Saint-Empire pour régler un conflit politique majeur. Pas de champ de bataille, pas d’épée, pas de drame chevaleresque… juste une salle de réunion avec, malheureusement, un plancher en bois plus que fatigué.

Comme on peut s'en douter, le plancher cède. D’un seul coup. nobles, évêques, comtes et autres grands noms de l’époque dégringolent au rez-de-chaussée… puis encore un peu plus bas, dans la fosse des latrines. Certains meurent sur le coup, d’autres se noient dans les excréments ou suffoquent sous les émanations. Un vrai scénario catastrophe comptant tout de même une soixantaine de mort parmi l'élite politique de l'époque.

Les principaux protagonistes de la réunion, dont le roi Henri VI et l’archevêque Conrad, survivent en s’accrochant tant bien que mal à des barreaux de fenêtre. Les victimes varient selon les chroniques mais jamais on ne parle des secours qui doivent intervenir dans des conditions disons... irrespirables.

Résultat : la dispute politique reste non résolue, personne n'est accusé d'un attentat putride mais voilà tout de même une affaire plus que nauséabonde. En tout cas, on peut dire que la noblesse n’a jamais été aussi proche du peuple… ni aussi proche du fond.

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Savais-tu ?

Les crottes étonnantes du wombat

Le wombat australien produit des crottes étonnantes. Ses intestins présentent des zones plus épaisses et rigides qui façonnent progressivement les matières sur les derniers mètres du côlon, tandis que la grande sécheresse des excréments maintient la forme. Il dépose ainsi chaque jour plusieurs centaines de crottes cubiques sur des points surélevés comme les rochers ou les troncs pour marquer son territoire, les faces plates empêchant les crottes de rouler et maintenant ainsi leur signal olfactif bien en place.

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Astuce

Se gratter quand ça chatouille

Selon l’ORL Scott Schaffer, se gratter l’oreille quand la gorge chatouille stimulerait des nerfs de l’oreille qui déclencherait un réflexe aidant à calmer le spasme responsable de cette sensation désagréable. C’est une petite manœuvre simple, rapide et assez maligne, à tester avec douceur pour apaiser la gêne sans s’acharner à tousser... après, il est capital de bien analyser si la gorge chatouille ou si elle gratouille.

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Un instant en ce bas monde

Photo de iam hogir - Pexels

Un chat roux, posé avec une grâce toute féline sur une rambarde tiédie par le jour, observe le monde. Sous ses pattes s’étend un paysage sans fin d’abris humains, empilés, juxtaposés, comme une ruche infinie. Il les regarde avec une perplexité silencieuse.

Les humains aiment se rassembler, semble-t-il. Ils s’agglutinent, bâtissent les uns contre les autres, et pourtant, chacun protège farouchement son fragment d’espace. Ils passent, se croisent, s’évitent parfois, s’ignorent souvent, obéissant à des règles que le chat ne cherche même plus à comprendre.

Ils dévorent toutes sortes d’animaux - sans parler de cette curieuse fantaisie de les accompagner de diverses plantes -, mais aiment à caresser ses semblables et, encore plus incompréhensible, montrent la même affection pour les chiens. Ils détruisent ce qu’ils ont construit, puis recommencent, inlassablement. Ils peuplent le monde avec une ardeur étrange, comme s’ils craignaient le vide.

Le chat roux cligne lentement des yeux. Tout cela lui paraît à la fois agité et lointain, dense et sans importance.

Alors, avec l’élégance simple de ceux qui n’ont rien à prouver, il se lève, s'étire longuement, et s’en va, retournant à ses affaires de chat.

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Espace lecture

Ravage (1943) – René Barjavel

Et si le roman de science-fiction le plus troublant de cet été 2026 avait été publié… en 1943 ?

Avec Ravage, René Barjavel imagine l’effondrement soudain d’un monde entièrement dépendant de la technologie après une panne d’électricité mondiale.

La mégalopole s’arrête, puis se transforme en un brasier infernal ; les machines se taisent et les certitudes partent en fumée. Nous suivons François Deschamps, un jeune paysan perdu dans la ville, qui tente de survivre et de retourner à la terre alors que la civilisation moderne s’écroule. Ce qui rend Ravage particulièrement dérangeant aujourd’hui, c’est la façon dont ses images de feu et de chaos font écho à notre réalité actuelle : méga-feux de forêt, sécheresses, climat déréglé et le sentiment croissant que notre confort technologique ne nous protège plus vraiment. Relire Barjavel, ce n’est pas chercher une prophétie, mais faire face à une question troublante : que reste-t-il de nous quand les systèmes qui nous entourent cessent de fonctionner ? Court, percutant, parfois daté mais étonnamment visionnaire, Ravage est un classique à glisser dans votre pile de lecture pour réfléchir, entre deux alertes aux incendies, à ce que nous entendons réellement par « progrès ».

Barjavel imaginait déjà à l'époque ce que serait une tablette de lecture en 2050 :

La nuit cernait de tous côtés les dernières flammes de l'Ouest. François tira du dossier de son fauteuil le lecteur électrique et coiffa l'écouteur. La Compagnie Eurasiatique des Transports avait installé un de ces appareils sur chaque siège pour permettre aux voyageurs de lire la nuit sans déranger ceux de leurs voisins qui désiraient rester dans l'obscurité.

Une plaque extensible, que chacun pouvait agrandir ou rapetisser au format de son livre, s'appliquait sur la page et, dans l'écouteur, une voix lisait le texte imprimé. Cette voix, non seulement lisait Goethe, Dante, Mistral ou Céline dans le texte, avec l'accent d'origine, mais reprenait ensuite, si on le désirait, en haut de chaque page, pour en donner la traduction en n'importe quelle langue. Elle possédait un grand registre de tons, se faisait doctorale pour les ouvrages de philosophie, sèche pour les mathématiques, tendre pour les romans d'amour, grasse pour les recettes de cuisine. Elle lisait les récits de bataille d'une voix de colonel, et d'une voix de fée les contes pour enfants. Au dernier mot de la dernière ligne, elle faisait connaître par un « hum hum » discret qu'il était temps
de changer la plaque de page.

Cet appareil n'eût pas manqué de paraître miraculeux à un voyageur du XXe siècle égaré dans ce véhicule du XXIe. Le fonctionnement en était pourtant bien simple. La plaque, sensible à l'encre d'imprimerie, était branchée sur un minuscule poste émetteur de télévision installé dans le dossier de chaque fauteuil. Ce poste transmettait automatiquement l'image de la page au Central de Lecture de la Compagnie Eurasiatique des Transports, dans la banlieue de Vienne. Des cloisons insonores divisaient l'immeuble du Central en une dizaine de milliers de minuscules cabines. Dans ces dix mille cabines, devant dix mille écrans semblables, étaient enfermés dix mille lecteurs et lectrices de tous âges et de toutes nationalités.

Des standardistes polyglottes triaient les réceptions, les branchaient par
langues sur des sous-standards qui les distribuaient ensuite par genre littéraire. Il ne fallait guère plus de quelques secondes pour que l'image de la page arrivât au lecteur compétent, qui se mettait aussitôt à lire dans le ton dont il était spécialiste. Un tel larmoyait pendant huit heures sur des ouvrages sentimentaux. Telle autre souriait à longueur de journée dans sa solitude, pour lire avec grâce des conseils de beauté.

C'était, en somme, une parfaite mais banale installation de télélecture, comme il en existait environ une dizaine en Europe, à l'usage des vieillards dont la vue baissait, des aveugles, et des solitaires qui désiraient se donner à la fois la compagnie d'un livre ami et celle d'une voix humaine.

François Deschamps disposa la plaque sur son roman policier et tourna, sur l'écouteur, le minuscule bouton qui mettait l'appareil en marche. Une voix dramatique murmura à son oreille :

« Chapitre premier. – L'inspecteur Walter enfonça la porte d'un coup d'épaule et s'arrêta stupéfait : à un clou du plafond pendait, intact, le menton soulevé par la corde, le cadavre de M. Lecourtois qu'il avait découvert, la veille, décapité... »

Le jeune homme renonça à connaître l'explication de ce mystère. Il ôta
l'écouteur et s'endormit.

Le train entrait en gare de Lyon-Perrache.

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