Je soutiens le projet

17 JUIN

Bonne fête aux Hervé

Aujourd’hui à la une

Les évènements notables

1972 – Arrestation de cinq “cambrioleurs” dans le Watergate du parti démocrate des États-Unis

Cinq hommes sont arrêtés après s’être introduits dans les locaux du parti démocrate à Washington. L’enquête révèle leur lien avec l’équipe de campagne de Nixon, déclenchant le scandale du Watergate. Cette affaire conduit à la démission du président en 1974, unique dans l’histoire des États-Unis.

1939 – Le guillotiné Eugène Weidmann est le dernier condamné à perdre la tête en public en France

Condamné pour plusieurs meurtres, Eugène Weidmann est exécuté à Versailles devant une foule nombreuse. L’agitation du public pousse les autorités à interdire les exécutions publiques. Dès lors, la guillotine reste utilisée jusqu’en 1977, mais uniquement à huis clos dans les prisons françaises.

1815 – Début de la 2nde guerre barbaresque avec la bataille du cap Gata

La marine américaine attaque une escadre d’Alger au large du cap Gata, en Méditerranée. Cette offensive marque le début de la seconde guerre barbaresque, menée contre les États barbaresques d’Afrique du Nord afin de mettre fin aux prises d’otages et aux tributs imposés aux navires occidentaux.

1789 – Les États généraux se transforment en Assemblée nationale en France

Face au blocage politique, le tiers état se proclame Assemblée nationale, affirmant représenter la souveraineté du peuple. Cet acte fondateur marque le début de la Révolution française. Il précède le Serment du Jeu de Paume et accélère l’effondrement de la monarchie absolue.

1631 – Décès de Arjumand Bânu Begam pour qui est construit par la suite le Taj Mahal

Épouse de l’empereur moghol Shah Jahan, Arjumand Bânu Begam, connue sous le nom de Mumtaz Mahal, meurt en couches. Profondément affecté, son mari fait construire en sa mémoire le Taj Mahal, mausolée somptueux devenu l’un des joyaux de l’architecture indo-islamique et un symbole d’amour éternel.

1579 – Francis Drake prend possession de la Californie, qu’il nomme Nova Albion

Lors de son tour du monde, le navigateur anglais Francis Drake débarque sur la côte ouest de l’Amérique du Nord. Il y plante le drapeau anglais, revendiquant la région au nom d’Élisabeth Ire. Il la baptise Nova Albion, bien que cette prise de possession reste sans suite coloniale immédiate.

656 – Assassinat du calife Othman à Médine, provoquant une crise majeure dans l’islam

Le troisième calife de l’islam, Othman ibn Affan, est tué à son domicile à Médine. Ce meurtre déclenche une guerre civile entre musulmans, connue sous le nom de fitna. Il marque une fracture durable entre les différentes branches de l’islam, notamment entre sunnites et chiites.

Les naissances et décès notables

1980 – Naissance de Venus Williams, joueuse de tennis américaine
1962 – Naissance de Lio (Wanda Maria Ribeiro Furtado Tavares de Vasconcelos), chanteuse belgo-portugaise francophone
1957 – Naissance de Grace de Capitani, actrice française
1945 – Naissance de Eddy Merckx, cycliste belge

2022 – Décès de Jean-Louis Trintignant, acteur français
2012 – Décès de Rodney King, citoyen américain victime de violence policière
2008 – Décès de Cyd Charisse, actrice et danseuse américaine
1974 – Décès de Pauline Carton, actrice française
1846 – Décès de Jean-Gaspard Deburau, mime franco-bohémien créateur de Pierrot
1631 – Décès de Arjumand Bânu Begam pour qui est construit par la suite le Taj Mahal



Découvrez chaque semaine un journal PDF riche, soigné et entièrement sans publicité. Plus de contenus, plus de plaisir de lecture, sans aucune distraction.

JE DÉCOUVRE

Lien vers la page

Un peu de bonne humeur

Attentat au Balto

🤨 Hier, on nous apprend qu'une femme est entrée dans le café "Le Balto" à 11h35, donc en pleine heure de pointe, et a crié - je cite - "Mort aux cons" avant de repartir tranquillement à bord d'une Clio blanche vers la rue du Bon Pasteur.

🤨 L'enquête a établi de source sûre que la femme était entièrement nue. Aucun portrait robot n'a pu être établi.

 

Tasses révolutionnaires

À vendre : le service de tasses pour gauchers du Professeur Schtrasstomberger
Enfin une solution élégante et révolutionnaire pour les gauchers exigeants !

Photo de Filip Marcus Adam - Pexels

Conçu par le Professeur Schtrasstomberger, éminent ergonomiste mondialement reconnu, ce service de tasses d’exception est spécialement étudié pour la main gauche. Fini le café renversé, les taches sur la chemise et les regards désapprobateurs !

Pourquoi choisir ce service unique ?

  • Préhension aisée : chaque anse est parfaitement orientée pour une prise naturelle et confortable.
  • Sécurité maximale : plus aucun risque de renverser votre breuvage, même dans les moments de précipitation.
  • Design raffiné : une esthétique intemporelle qui s’accorde à toutes les tables, du petit-déjeuner au cinq-heures.
  • Rareté absolue : un objet de collection pour amateurs d'objets rares et ingénieux.

« Une invention qui change la vie des gauchers ! » — La Revue des Inventeurs, 1965

Offre limitée. Ne laissez pas passer cette opportunité historique !
Pour acquérir ce trésor d’ergonomie, contactez-nous dès aujourd’hui.

Le danger d’une barbe trop longue

Hans Staininger, figure historique du XVIème siècle, est connue pour sa barbe exceptionnellement longue.

Né vers 1508 à Pfarrkirchen, il devient maire (Bourgmestre) de Braunau am Inn, en Autriche (alors en Bavière), et est élu à ce poste six fois. Sa barbe mesure environ 1,4 à 2 mètres de long (trois aunes et demie), qu'il enroule habituellement dans une pochette en cuir.

Le 28 septembre 1567, lors d'un incendie à l'hôtel de ville, il trébuche sur sa barbe dénouée en descendant les escaliers, se brisant la nuque. Après sa mort, sa barbe est conservée comme relique : d'abord par sa famille, puis offerte à la ville en 1911, elle est exposée au musée du district de Herzogsburg, son authenticité vérifiée chimiquement.

Mort à cause de sa barbe. Si ce n'est pas digne des Darwin Awards, ça !

Lien vers la page

Savais-tu ?

L’origine de la mayonnaise

Un peu d’histoire avant de passer à la recette de cette sauce française incontournable.

Il semblerait que la naissance de la mayonnaise soit liée à la prise de Port-Mahon, à Minorque, par les troupes françaises du duc de Richelieu en 1756, durant la guerre de Sept Ans. Le cuisinier du maréchal, manquant de crème pour une sauce, aurait imaginé une émulsion à base de jaunes d’œufs et d’huile d’olive, baptisée « mahonnaise » en hommage à Port-Mahon. Ramenée ensuite en France, cette sauce aurait été adoptée et diffusée dans la cuisine française au tournant des XVIIIème et XIXème siècles.

Pour cette “mayo” légère et ultra-gourmande, il vous faut les ingrédients habituels : 300 g d’huile de tournesol, 1 œuf entier, 1 càs de moutarde, 1/2 jus de citron et 1 pincée de sel.

La recette est extrêmement simple. Il suffit en effet de mixer ensemble tous les ingrédients à l’aide d’un mixeur plongeant - ou à défaut d'avoir un bon coup de main avec un fouet -, dans un bol suffisamment grand pour éviter les débordements.

Et voilà une mayonnaise qui accompagnera à merveille des œufs mimosa, des légumes croquants comme les carottes, le chou-fleur ou les radis ou encore un poisson vapeur.

Lien vers la page

Astuce

Nettoyer les surfaces carrelées de la douche

Pour nettoyer les résidus savonneux, le duo bicarbonate / vinaigre tient le haut du pavé :
1️⃣ frottez les carreaux avec une petite brosse trempée dans du bicarbonate de soude mélangé à un peu d'eau
2️⃣ essuyez avec un chiffon propre et humide trempé dans du vinaigre blanc.

Lien vers la page

Un instant en ce bas monde

Photo de orlando s. - Pexels

Une belle assiette de restaurant, soigneusement dressée, a ce pouvoir singulier d’éveiller l’appétit avant même la première bouchée. La table sublime le plat presque autant que le talent du chef lui-même ; la cuisine, après tout, est un art qui mériterait sans doute d’être reconnu au même rang que la peinture ou la littérature.

La photographie de cette assiette en est la preuve éclatante. Elle est magnifique — et pourtant vide. Parfaitement nettoyée, elle témoigne à elle seule de l’excellence du mets qu’elle a porté. N’est-ce pas là le plus beau des compliments ? Quelle joie de deviner, à travers ce simple cliché, que l'auteur s'est régalés.

Mais ne nous attardons pas trop sur ces souvenirs numériques de vacances : pendant ce temps, les coquillettes jambon-beurre refroidissent. Et elles, hélas, ne bénéficieront d’aucune mise en scène artistique.

Reste néanmoins ce petit bonheur : celui d’avoir des amis assez attentionnés pour partager, même à distance, l’écho d’un moment d’exception — fût-ce à travers la plus humble des images, celle d’une assiette vide.

Lien vers la page

Espace lecture

Ravage (1943) – René Barjavel

Et si le roman de science-fiction le plus troublant de cet été 2026 avait été publié… en 1943 ?

Avec Ravage, René Barjavel imagine l’effondrement soudain d’un monde entièrement dépendant de la technologie après une panne d’électricité mondiale.

La mégalopole s’arrête, puis se transforme en un brasier infernal ; les machines se taisent et les certitudes partent en fumée. Nous suivons François Deschamps, un jeune paysan perdu dans la ville, qui tente de survivre et de retourner à la terre alors que la civilisation moderne s’écroule. Ce qui rend Ravage particulièrement dérangeant aujourd’hui, c’est la façon dont ses images de feu et de chaos font écho à notre réalité actuelle : méga-feux de forêt, sécheresses, climat déréglé et le sentiment croissant que notre confort technologique ne nous protège plus vraiment. Relire Barjavel, ce n’est pas chercher une prophétie, mais faire face à une question troublante : que reste-t-il de nous quand les systèmes qui nous entourent cessent de fonctionner ? Court, percutant, parfois daté mais étonnamment visionnaire, Ravage est un classique à glisser dans votre pile de lecture pour réfléchir, entre deux alertes aux incendies, à ce que nous entendons réellement par « progrès ».

Barjavel imaginait déjà à l'époque ce que serait une tablette de lecture en 2050

La nuit cernait de tous côtés les dernières flammes de l'Ouest. François tira du dossier de son fauteuil le lecteur électrique et coiffa l'écouteur. La Compagnie Eurasiatique des Transports avait installé un de ces appareils sur chaque siège pour permettre aux voyageurs de lire la nuit sans déranger ceux de leurs voisins qui désiraient rester dans l'obscurité.

Une plaque extensible, que chacun pouvait agrandir ou rapetisser au format de son livre, s'appliquait sur la page et, dans l'écouteur, une voix lisait le texte imprimé. Cette voix, non seulement lisait Goethe, Dante, Mistral ou Céline dans le texte, avec l'accent d'origine, mais reprenait ensuite, si on le désirait, en haut de chaque page, pour en donner la traduction en n'importe quelle langue. Elle possédait un grand registre de tons, se faisait doctorale pour les ouvrages de philosophie, sèche pour les mathématiques, tendre pour les romans d'amour, grasse pour les recettes de cuisine. Elle lisait les récits de bataille d'une voix de colonel, et d'une voix de fée les contes pour enfants. Au dernier mot de la dernière ligne, elle faisait connaître par un « hum hum » discret qu'il était temps
de changer la plaque de page.

Cet appareil n'eût pas manqué de paraître miraculeux à un voyageur du XXe siècle égaré dans ce véhicule du XXIe. Le fonctionnement en était pourtant bien simple. La plaque, sensible à l'encre d'imprimerie, était branchée sur un minuscule poste émetteur de télévision installé dans le dossier de chaque fauteuil. Ce poste transmettait automatiquement l'image de la page au Central de Lecture de la Compagnie Eurasiatique des Transports, dans la banlieue de Vienne. Des cloisons insonores divisaient l'immeuble du Central en une dizaine de milliers de minuscules cabines. Dans ces dix mille cabines, devant dix mille écrans semblables, étaient enfermés dix mille lecteurs et lectrices de tous âges et de toutes nationalités.

Des standardistes polyglottes triaient les réceptions, les branchaient par
langues sur des sous-standards qui les distribuaient ensuite par genre littéraire. Il ne fallait guère plus de quelques secondes pour que l'image de la page arrivât au lecteur compétent, qui se mettait aussitôt à lire dans le ton dont il était spécialiste. Un tel larmoyait pendant huit heures sur des ouvrages sentimentaux. Telle autre souriait à longueur de journée dans sa solitude, pour lire avec grâce des conseils de beauté.

C'était, en somme, une parfaite mais banale installation de télélecture, comme il en existait environ une dizaine en Europe, à l'usage des vieillards dont la vue baissait, des aveugles, et des solitaires qui désiraient se donner à la fois la compagnie d'un livre ami et celle d'une voix humaine.

François Deschamps disposa la plaque sur son roman policier et tourna, sur l'écouteur, le minuscule bouton qui mettait l'appareil en marche. Une voix dramatique murmura à son oreille :

« Chapitre premier. – L'inspecteur Walter enfonça la porte d'un coup d'épaule et s'arrêta stupéfait : à un clou du plafond pendait, intact, le menton soulevé par la corde, le cadavre de M. Lecourtois qu'il avait découvert, la veille, décapité... »

Le jeune homme renonça à connaître l'explication de ce mystère. Il ôta
l'écouteur et s'endormit.

Le train entrait en gare de Lyon-Perrache.

Lien vers la page