Bonne fête aux Baudouin
Sommaire
Aujourd’hui
Les évènements notables
1990 – Ouverture du Stade Milton de Souza Corrêa, le « Zerão », traversé par l’équateur terrestre
Le 17 octobre 1990 est inauguré à Macapá, au Brésil, le stade Milton de Souza Corrêa, surnommé le « Zerão ». Sa particularité unique est d’être construit exactement sur la ligne de l’équateur : une moitié du terrain se situe dans l’hémisphère nord et l’autre dans l’hémisphère sud. Ce stade symbolique devient un lieu emblématique, associant sport et géographie. Malheureusement une erreur de calcul a été commise.
1956 – Partie du siècle entre Bobby Fischer et Donald Byrne
Le 17 octobre 1956, à New York, le jeune prodige américain Bobby Fischer, âgé de seulement 13 ans, affronte le maître international Donald Byrne. Fischer remporte la victoire avec une partie brillante, qualifiée de « partie du siècle ». Son audace stratégique et sa maturité impressionnent le monde des échecs, marquant le début de sa légende.
1931 – Al Capone est condamné pour fraude fiscale
Le 17 octobre 1931, le célèbre gangster américain Al Capone est reconnu coupable de fraude fiscale. Incapables de prouver ses crimes violents, les autorités utilisent ce moyen pour le faire tomber. Il est condamné à 11 ans de prison. Sa chute symbolise le pouvoir grandissant des institutions face au crime organisé durant la Prohibition.
1810 – 1ère fête de la bière
Le 17 octobre 1810, à Munich, a lieu la première Oktoberfest, organisée pour célébrer le mariage du prince héritier Louis de Bavière avec Thérèse de Saxe-Hildburghausen. La fête, marquée par des courses de chevaux et des banquets, évoluera au fil du temps pour devenir la plus grande fête de la bière au monde, attirant des millions de visiteurs chaque année.
1793 – Bataille de Cholet, massacre de Beaupréau et massacre de Bouin, pendant la guerre de Vendée
Le 17 octobre 1793, la bataille de Cholet oppose les armées républicaines aux insurgés vendéens. Malgré leur bravoure, ces derniers subissent une lourde défaite, entraînant massacres et atrocités à Beaupréau et Bouin. Cet épisode illustre la violence extrême de la guerre de Vendée, conflit fratricide marqué par la répression impitoyable des révolutionnaires.
1610 – Louis XIII est sacré roi de France à 9 ans en la cathédrale de Reims
Le 17 octobre 1610, Louis XIII est sacré roi à Reims, quelques mois après l’assassinat de son père Henri IV. Âgé de seulement 9 ans, il monte sur le trône sous la régence de sa mère, Marie de Médicis. Son règne, marqué par la figure du cardinal de Richelieu, affermira l’autorité royale et renforcera l’État centralisé en France.
1346 – David II d’Écosse envahit l’Angleterre
Le 17 octobre 1346, profitant de l’absence d’Édouard III occupé par la guerre en France, David II d’Écosse envahit le nord de l’Angleterre. Mais il subit une cuisante défaite à la bataille de Neville’s Cross, où il est capturé. Emprisonné pendant plusieurs années, il ne retrouvera son royaume qu’au prix d’une lourde rançon.
Les naissances et décès notables
1973 – Naissance de Bruce Toussaint, journaliste français de télévision
1972 – Naissance de Eminem (Marshall Bruce Mathers III), chanteur rappeur américain
1947 – Naissance de Christian « Cookie » Dingler, chanteur et compositeur français et alsacien
1944 – Naissance de François Corbier (Alain Roux), chanteur et co-animateur de télé français
1933 – Naissance de Sœur Sourire (Jeanne-Paule Marie Deckers), chanteuse belge
1920 – Naissance de Edward Montgomery Clift, acteur américain
1918 – Naissance de Rita Hayworth (Margarita Carmen Cansino), actrice américaine
2017 – Décès de Danielle Darrieux, actrice française
2012 – Décès de Sylvia Kristel, actrice néerlandaise, incarnation d’Emmanuelle
1967 – Décès de Pu Yi, dernier empereur de Chine
1849 – Décès de Frédéric Chopin, compositeur polonais
1705 – Décès de Ninon de Lenclos (Anne de l’Enclos), femme de lettres française
Humour
Que fait une vache quand elle a les yeux fermés ?
Elle fabrique du lait concentré !
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JE DÉCOUVREUn instant en ce bas monde

Il y a ce petit rectangle cartonné au fond de la poche, oublié entre un ticket de caisse et quelques pièces. Tant qu’il reste intact, il contient toutes les vies possibles. Il est encore pur, encore indécis, suspendu dans cet entre-deux presque quantique où tout peut arriver. Millionnaire discret, exilé volontaire sous les tropiques, propriétaire d’une vieille bâtisse à retaper en Toscane ou simple fantôme évaporé du quotidien - tout coexiste. Il suffit de ne pas gratter, de prolonger cet instant fragile où l’avenir est encore une promesse.
Alors on s’autorise. On laisse dériver l’esprit. On réécrit sa biographie avec une facilité déconcertante. On démissionne avec élégance, on disparaît sans explication, on achète du temps, du silence, de la distance. On imagine les valises jamais défaites, les billets sans retour, les réveils sans contrainte. On devient soudain quelqu’un d’autre - ou peut-être enfin soi-même, débarrassé de ce qui pèse. Tout cela pour quelques euros investis dans une illusion soigneusement emballée.
Et puis vient le moment, toujours un peu brutal, où il faut bien savoir. L’ongle attaque la surface argentée, méthodique, presque solennel. Le rêve se rétracte à mesure que la poudre s’effrite. Les symboles apparaissent, indifférents, implacables. Et avec eux, la banalité reprend ses droits. Rien. Ou presque rien. Juste assez pour recommencer, jamais assez pour changer.
C’est là que la mécanique se révèle dans toute sa cruauté tranquille. Car pendant que vous rangiez votre déception dans un coin de votre esprit, quelque part, quelqu’un d’autre a gagné. Et pas forcément quelqu’un de méritant, ni de particulièrement digne. Non, plus probablement ce type insupportable du troisième étage, celui qui parle trop fort, qui ne dit jamais bonjour et qui laisse ses poubelles sur le palier. La vie ignore le sens de la justice, seulement une logique statistique, froide et aveugle.
Alors on replie le ticket, ou on le jette, et on repart avec cette étrange lucidité : le vrai luxe n’était pas de gagner, mais d’y croire encore un peu.
Un peu de bonne humeur
Débats sur la pause fraîcheur
Dans un contexte de fortes chaleurs qui n’épargne aucune discipline, la désormais célèbre « pause fraîcheur » continue de faire débat, y compris là où on ne l’attendait pas. Si la mesure, largement adoptée dans les sports d’endurance, vise à préserver la santé des athlètes, son extension au 100 mètres suscite une vive opposition.
Plusieurs sprinteurs de haut niveau ont ainsi exprimé leur incompréhension face à cette initiative jugée « contre-productive ». « On est partis pour dix secondes d’effort, pas pour un pique-nique sur la piste », ironise l’un d’eux, pointant du doigt une interruption de cinq minutes… en plein milieu de la course.
Les instances sportives, de leur côté, défendent une approche « préventive et universelle », rappelant que la canicule ne fait pas de distinction entre marathonien et sprinteur. Une position qui peine toutefois à convaincre les principaux intéressés, certains évoquant déjà des scénarios absurdes où les coureurs devraient repartir des starting-blocks « après hydratation réglementaire ».
En attendant une décision officielle, les organisateurs envisageraient des solutions intermédiaires, comme l’installation de brumisateurs tout le long de la course, voire des blocs de départ et d'arrivée climatisés à chaque extrémité de couloirs ombragés, mais aussi voire — proposition encore à l’étude — la distribution de glaçons aux blocs de départ.
Un sujet qui pourrait faire débat, le temps d'un café 😉
Hitler et le vin blanc – Pierre Bénichou
Hitler ne buvait jamais de vin blanc, ça le rendait méchant.
Transport de cochons par drone
En Chine, un fermier ingénieux a décidé de faire voler ses porcs pour les acheminer à l’abattoir, prouvant que l’expression « quand les porcs voleront... » n’était qu’une question de temps – ou de drone mal calibré. Le 24 janvier 2026, dans le village reculé de Tongjiang, province du Sichuan, sa tentative d’hélicoptère improvisé a tourné au fiasco : la corde du drone s’est emmêlée dans une ligne électrique haute tension, laissant un cochon se balancer pittoresquement dans le ciel nuageux pendant que les villageois levaient les yeux, ébahis.
Le spectacle, immortalisé sur les réseaux sociaux, a privé le village d’électricité pendant dix longues heures, forçant une équipe de douze ouvriers à intervenir pour dénouer ce nœud gordien porcin, à un coût de 10 000 yuans (environ 1 100 £). Le fermier, anonyme mais visiblement dans le brouillard – il invoque une « faible visibilité » –, prévoyait d’acheminer plus de dix porcs ce jour-là, mais son ambition aérienne a été brutalement clouée au sol.
Bien que les drones soient courants en agriculture chinoise rurale, soulever des porcs au-dessus des lignes électriques ne semble pas être un éclair de génie. La facture risque d'être salée. Les autorités enquêtent : violation de zone interdite ou simple innovateur incompris ? En attendant, Tongjiang a appris à ses dépens que les porcs volants, ça casse peut-être les prix mais surtout les câbles.
Savais-tu ?
« Perfide albion » ?
La perfide Albion désigne l’Angleterre, ou plus largement la Grande-Bretagne, avec une pointe d’ironie ou de rancune historique qui accuse ses habitants de ruse et de duplicité, surtout en diplomatie et en guerre. On l’entend souvent aujourd’hui comme un clin d’œil moqueur à cette vieille rivalité franco-britannique, loin de la haine d’autrefois. Albion, ce nom poétique et ancien, évoque les falaises blanches qui se dressent fièrement face à la Manche, et l’expression naît d’un poème patriotique en 1793, nourri par des siècles de conflits.
Dès l’Antiquité, Albion illumine les textes romains et grecs comme un surnom enchanteur pour la Grande-Bretagne. Pline l’Ancien le consigne au Ier siècle, reliant ce mot au latin « alba », la blancheur éclatante des falaises de Douvres visibles de loin en mer. Des légendes celtes et mythologiques y ajoutent une touche mystérieuse : un géant fils de Poséidon ou une Danaïde nommée Albine y échouent, tandis que des racines pré-celtiques parlent de montagnes ou de blancheur primordiale.
En France, l’expression prend racine au XVIIᵉ siècle chez Bossuet ou Madame de Sévigné, qui pestent déjà contre les Anglais perfides, mais c’est le poète Augustin Louis de Ximénès qui la forge en 1793, au cœur des guerres révolutionnaires. Elle devient un cri de ralliement anti-britannique, repris en propagande par la Révolution, l’Allemagne en 1914 ou même Cuba plus tard. Aujourd’hui, elle colore nos conversations d’une malice complice, rappelant que l’histoire franco-anglaise reste un roman plein de rebondissements.
