Bonne fête aux Edmond
Sommaire
Les nouveautés du jour
Les évènements notables
1998 – La fusée russe Proton pose le premier élément de la station spatiale internationale (l’ISS)
Le module Zarya, premier élément de l’ISS, est lancé par une fusée Proton depuis Baïkonour. Il marque le début de la construction de la plus grande structure jamais assemblée dans l’espace, issue d’une coopération internationale sans précédent.
1985 – Sortie de Windows 1.0
Microsoft lance Windows 1.0, première version de son interface graphique pour PC. Introduisant fenêtres, souris et multitâche rudimentaire, il amorce la transition vers une informatique plus accessible pour le grand public.
1975 – Décès de Francisco Franco, militaire et homme d’État espagnol
La mort de Franco met fin à près de quarante ans de dictature en Espagne. Elle ouvre la voie à la transition démocratique, menée par le roi Juan Carlos Ier, qui rétablit progressivement les libertés publiques.
1969 – Début de l’occupation de l’île d’Alcatraz par des Amérindiens
Un groupe d’activistes amérindiens s’installe sur l’ancienne prison d’Alcatraz pour réclamer la restitution de terres et dénoncer les politiques fédérales. L’occupation durera 19 mois et deviendra un symbole du militantisme autochtone.
1945 – Ouverture du procès de Nuremberg
Les puissances alliées jugent les principaux dirigeants nazis pour crimes de guerre, crimes contre la paix et crimes contre l’humanité. Ce procès fondateur établit des principes essentiels du droit pénal international moderne.
1917 – Proclamation de la République populaire ukrainienne
Au cœur de l’effondrement de l’Empire russe, l’Ukraine proclame son autonomie puis son indépendance. Cette courte expérience étatique sera rapidement prise dans les conflits entre bolcheviks, nationalistes et puissances étrangères.
1910 – Début de la Révolution mexicaine
Le soulèvement contre la dictature de Porfirio Díaz déclenche dix ans de guerre civile. Menée par des figures comme Madero, Zapata et Villa, la révolution transforme durablement la société mexicaine et ses institutions.
Les naissances et décès notables
1956 – Naissance de Bo Derek (Mary Cathleen Collins), actrice américaine
1948 – Naissance de Barbara Hendricks, cantatrice soprano américaine
1942 – Naissance de Joseph Robinette « Joe » Biden Jr., homme politique et élu américain, vice-président puis 46e président des États-Unis
1924 – Naissance de Benoît Mandelbrot, mathématicien français
2006 – Décès de Robert Altman, réalisateur américain
1975 – Décès de Francisco Franco, militaire et homme d’État espagnol
1962 – Décès de Philippe Kieffer, officier de marine français nommé compagnon de la Libération
1954 – Décès de Clyde Cessna, aviateur et constructeur d’avions américain
1910 – Décès de Léon Tolstoï (Лев Никола́евич Толсто́й), écrivain russe
Un peu de bonne humeur
Le bar le plus fun
Un Anglais, un Américain et un Belge sont dans un bar à Paris. Ils discutent et s’amusent et sont tous d’accord que c’est un endroit plaisant.
Alors l’Anglais dit : « C’est bien fun ici, mais à Londres, j’en connais un bien mieux qui s’appelle Chez Andrews. Là, tu achètes ta première bière, tu achètes ta deuxième bière, et Andrews lui-même te paye la troisième ! »
Mais l’Américain dit : « J’veux pas vous embêter, mais j’en connais un encore mieux !
Y’a un bar à New York qui s’appelle Chez John. Tu achètes ta première bière et John te paye la deuxième. Tu achètes ta troisième bière et John te paye la quatrième ! »
Alors le Belge dit : « Vous pensez que c’est un endroit tripant ? Ecoutez bien ça. Chez nous, il y a un bar qui s’appelle Chez Jef Vanderbrul. Vous ne me croirez pas, mais, Chez Vanderbrul, tu te fais payer ta première bière, tu te fais payer ta deuxième bière, tu te fais payer ta troisième bière, tu te fais payer ta quatrième bière, et là , tu peux aller dans une chambre au deuxième étage… et tu baises ! »
« Incroyable ! disent les deux autres. Est-ce que ça t’es réellement arrivé à toi ? »
« Non, répond le Belge, mais c’est arrivé à ma sœur ».
Le travail, une maladie ? – Pierre Desproges
La médecine du travail est la preuve que le travail est bien une maladie ! »
Une retraite peu glorieuse
En juillet 1807, juste après les traités de Tilsit qui scellent une paix précaire avec la Russie, Napoléon organise une partie de chasse près de Paris pour célébrer ses victoires. Son fidèle chef d’état-major, Alexandre Berthier, veut impressionner l’Empereur et achète des milliers de lapins domestiques pour garnir le terrain. Au coup de sifflet, au lieu de détaler, les lapins se ruent en horde compacte vers Napoléon et ses officiers, attirés par l’odeur familière de leurs gardiens.
L’Empereur, surpris, voit les bêtes grimper sur ses bottes, ses jambes, son habit impérial ! La cavalerie sabre en vain, les coups de cravache s’abattent, mais la marée lapine submerge tout. Napoléon, habitué aux champs de bataille, grimpe en hâte dans son carrosse pour échapper à cette offensive inattendue.
La retraite tourne au sauve-qui-peut hilarant : soldats et généraux fuient à pied, à cheval, poursuivis par une nuée de lapins affamés. Loin des canons et des cuirassiers, cette « bataille » des lapins devient la plus cocasse des légendes napoléoniennes, rappelant que même les plus grands chefs peuvent plier face à une armée pourtant désarmée !
Un peu de français
« Coller aux basques » ?
Cette expression signifie qu'une personne suit quelqu'un d'autre de très près, souvent de manière insistante ou importune. Elle évoque une proximité excessive, comme si on s'accrochait physiquement à l'autre. Aujourd'hui, l'expression perdure pour décrire toute forme de suivi tenace, sans lien avec le Pays basque ou les baskets modernes. Des variantes comme « être pendu aux basques » illustrent la même idée de dépendance ou d'insistance.
Au XVIIIème siècle, les « basques » désignent les pans d'étoffe qui descendent sous la taille du pourpoint, une veste portée par les hommes aisés d'alors. Ces basques, souvent longues et flottantes, servaient de point d'accroche idéal pour les mendiants, solliciteurs ou quémandeurs qui s'y agrippaient littéralement afin d'implorer aide financière, faveurs ou charité auprès des passants fortunés. Cette pratique, observée dans les rues des villes européennes, a donné naissance à l'image persistante de l'attachement physique et moral, immortalisée dans la langue française dès cette époque.
« Sabir » ?
Le sabir est un système linguistique méditerranéen, mélange simplifié d'italien, d'espagnol, de français, d'arabe, de grec et de turc, utilisée du Moyen Âge au XIXe siècle pour le commerce, la navigation et les échanges entre chrétiens et musulmans dans les ports du bassin méditerranéen.
Vocabulaire restreint aux besoins pratiques, syntaxe minimale avec verbes à l'infinitif et phrases courtes ; son nom vient de "saber" (savoir en espagnol/provençal), comme dans "mi saber" (je sais) ou "mi no sabir" (je ne sais pas).
Né au haut Moyen Âge d'une proto-langue franque, il évolue avec les conquêtes musulmanes et l'expansion ottomane, variant par régions (italianisé à l'Est, espagnolisé à l'Ouest). Il disparaît au XIXe siècle avec les langues coloniales, devenant synonyme de charabia.
Savais-tu que...
Peuplement du Mississippi aux XVI-XVIIème siècles
Les populations amérindiennes vivant autour du Mississippi sont déjà nombreuses lors de la première exploration espagnole conduite par Hernando de Soto au milieu du XVIème siècle. Cette expédition traverse un territoire dense en villages et en confédérations, marqué par les héritages des grandes civilisations mississippiennes, même si certaines cités‑foyers déclinent déjà. Les Espagnols rencontrent des sociétés structurées, agriculteurs et éleveurs, qui s’appuient sur le fleuve et ses affluents pour leurs échanges et leur subsistance.
Les contacts violents avec les Espagnols, combinés à l’introduction de maladies inconnues, provoquent un premier choc démographique et politique. Les pillages, les prises d’otages, les combats et les épidémies affaiblissent les villages et désorganisent les hiérarchies. Les grandes chefferies se fragmentent, certaines disparues, d’autres se restructurant en communautés plus petites et plus mobiles, souvent installées en aval ou sur des affluents.
Lors des missions ultérieures, françaises et espagnoles, les Européens trouvent un bassin toujours peuplé, mais transformé. Les confédérations survivantes, comme les Choctaw, Chickasaw ou Natchez, vivent dans des villages plus modestes, souvent alliés ou en rivalité avec l’un ou l’autre pouvoir colonial. La pression coloniale, les guerres, la traite des esclaves et les épidémies continuent de réduire et de déplacer ces populations, qui voient leur autonomie et leur territoire progressivement diminuer au profit des colons.
