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21 MAI

Bonne fête aux Constantin

Aujourd’hui à la une

Les évènements notables

1996 – Annonce de l’assassinat des moines de Tibhirine

Le 21 mai 1996, les autorités algériennes annoncent la découverte des corps de sept moines trappistes enlevés deux mois plus tôt à Tibhirine, en Algérie. Leur assassinat, revendiqué par le GIA, bouleverse profondément l’opinion publique et demeure entouré de zones d’ombre. Cet événement tragique incarne la violence des années noires en Algérie et le martyre silencieux de ceux qui ont choisi la paix et le dialogue.

1975 – Ouverture du procès de la bande à Baader

Le 21 mai 1975 s’ouvre à Stuttgart-Stammheim, en Allemagne de l’Ouest, le procès de la bande à Baader, groupe fondateur de la Fraction armée rouge (RAF), mouvement révolutionnaire d’extrême gauche. Ce procès ultra-médiatisé devient un symbole de la lutte contre le terrorisme intérieur et illustre la tension politique extrême de l’époque dans l’Allemagne des années 1970.

1904 – Fondation de la Fédération internationale de football association (FIFA) à Paris

Le 21 mai 1904, sept fédérations nationales — France, Belgique, Danemark, Espagne, Pays-Bas, Suède et Suisse — signent à Paris l’acte fondateur de la FIFA. L’organisation est créée pour unifier les règles du football et organiser les compétitions internationales. Son premier président est le Français Robert Guérin. Aujourd’hui, la FIFA regroupe 211 fédérations membres, davantage que l’ONU ne compte d’États.

1871 – Début de la Semaine sanglante, épisode final de la Commune de Paris

Le 21 mai 1871, les troupes versaillaises entrent dans Paris par la porte de Saint-Cloud, déclenchant la « Semaine sanglante », ultime et tragique épisode de la Commune de Paris. Jusqu’au 28 mai, les combats font rage dans la capitale, entraînant des milliers de morts parmi les communards. Cette répression brutale met fin à l’expérience révolutionnaire de la Commune, qui marquera profondément la mémoire ouvrière et politique.

1864 – Rattachement de la République des îles Ioniennes à la Grèce

Le 21 mai 1864, les îles Ioniennes — Corfou, Céphalonie, Ithaque, Zante, Leucade, Cythère et Paxos — sont officiellement rattachées au Royaume de Grèce après cinquante ans de protectorat britannique. Ce transfert de souveraineté, négocié pacifiquement, constitue un geste de bienveillance du Royaume-Uni envers la Grèce à l’occasion de l’accession au trône du roi Georges Ier, prince danois choisi par les puissances européennes.

1420 – Signature du traité de Troyes livrant la France aux Anglais

Le 21 mai 1420, le traité de Troyes est signé entre Charles VI de France et Henri V d’Angleterre. Ce traité stipule que le roi d’Angleterre deviendra héritier de la couronne de France, écartant ainsi le dauphin Charles. Il marque un tournant dramatique dans la guerre de Cent Ans, livrant une grande partie du royaume à l’ennemi et plongeant la France dans une crise dynastique majeure.

Les naissances et décès notables

1972 – Naissance de Stomy Bugsy (Gilles Duarte), rappeur et acteur français
1959 – Naissance de Antoine de Maximy, globe-trotteur routard de télévision et réalisateur français
1957 – Naissance de Éric Carrière, comédien, humoriste duettiste (avec Francis Ginibre dans le duo Les Chevaliers du Fiel)
1952 – Naissance de Mister T. (Laurence Tureaud), acteur américain

2002 – Décès de Niki de Saint Phalle, plasticienne, artiste peintre, graveuse, sculptrice et réalisatrice de films franco-américaine naturalisée suisse
2000 – Décès de Barbara Cartland, romancière britannique
1958 – Décès de Caroline Muller, résistante française fondatrice d’une filière d’évasion
1810 – Décès du chevalier d’Eon de Beaumont, diplomate, espion, officier, et personnalité de lettres français



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Un peu de bonne humeur

Tasses révolutionnaires

À vendre : le service de tasses pour gauchers du Professeur Schtrasstomberger
Enfin une solution élégante et révolutionnaire pour les gauchers exigeants !

Photo de Filip Marcus Adam - Pexels

Conçu par le Professeur Schtrasstomberger, éminent ergonomiste mondialement reconnu, ce service de tasses d’exception est spécialement étudié pour la main gauche. Fini le café renversé, les taches sur la chemise et les regards désapprobateurs !

Pourquoi choisir ce service unique ?

  • Préhension aisée : chaque anse est parfaitement orientée pour une prise naturelle et confortable.
  • Sécurité maximale : plus aucun risque de renverser votre breuvage, même dans les moments de précipitation.
  • Design raffiné : une esthétique intemporelle qui s’accorde à toutes les tables, du petit-déjeuner au cinq-heures.
  • Rareté absolue : un objet de collection pour amateurs d'objets rares et ingénieux.

« Une invention qui change la vie des gauchers ! » — La Revue des Inventeurs, 1965

Offre limitée. Ne laissez pas passer cette opportunité historique !
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Attentat à la pudeur

Des nouvelles de l’étranger : un écossais arrêté pour attentat à la pudeur après s’être épongé le front avec son kilt.

Le danger d’une barbe trop longue

Hans Staininger, figure historique du XVIème siècle, est connue pour sa barbe exceptionnellement longue.

Né vers 1508 à Pfarrkirchen, il devient maire (Bourgmestre) de Braunau am Inn, en Autriche (alors en Bavière), et est élu à ce poste six fois. Sa barbe mesure environ 1,4 à 2 mètres de long (trois aunes et demie), qu'il enroule habituellement dans une pochette en cuir.

Le 28 septembre 1567, lors d'un incendie à l'hôtel de ville, il trébuche sur sa barbe dénouée en descendant les escaliers, se brisant la nuque. Après sa mort, sa barbe est conservée comme relique : d'abord par sa famille, puis offerte à la ville en 1911, elle est exposée au musée du district de Herzogsburg, son authenticité vérifiée chimiquement.

Mort à cause de sa barbe. Si ce n'est pas digne des Darwin Awards, ça !

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Savais-tu ?

L’échelle de Schmidt

Cette échelle permet de classer la douleur des piqûres d’hyménoptères, surtout abeilles, guêpes et fourmis, selon l’intensité ressentie. Elle fonctionne de 1 à 4, avec l’abeille domestique comme repère autour du niveau 2, une douleur nette mais supportable. Cette échelle sert à comparer de façon à la fois amusante et scientifique la virulence des piqûres entre espèces, sans viser à remplacer une évaluation médicale.

Justin O. Schmidt expérimente chaque piqûre en se laissant piquer volontairement par les insectes étudiés, souvent en utilisant des outils comme des pipettes ou des pinces pour diriger l’insecte vers une zone précise de son corps. Il ressent ensuite la douleur, note immédiatement sa durée, son intensité et ses caractéristiques, tout en attribuant un score entre 1 et 4. Au cours de sa carrière, il se fait piquer des centaines de fois par une cinquantaine d’espèces d’hyménoptères, transformant son corps en véritable instrument de mesure.

La fourmi balle de fusil (Paraponera clavata) est classée au niveau maximal de 4,0, avec une douleur très intense et durable, décrite comme comparable à marcher sur un charbon ardent avec un gros clou dans le talon. Sa piqûre provoque une douleur aiguë très intense qui peut durer plusieurs heures, accompagnée de brûlure, de fourmillements et parfois de spasmes musculaires. C’est donc cette fourmi sud‑américaine qui apparaît comme l’insecte le plus redoutable de l’échelle de Schmidt.

Les niveaux de douleur :

  • Douleur légère, brève, à peine plus qu’une piqûre de moustique (certaines petites abeilles, fourmi de feu).
  • Douleur nette, chaude ou fumante, désagréable mais supportable (abeille domestique, guêpes courantes).
  • Douleur forte, caustique ou brûlante, persistante plusieurs heures (certaines fourmis moissonneuses, guêpes Polistes).
  • Douleur extrêmement intense, quasi insupportable, très longue (fourmi balle de fusil, guêpes Pepsis / Synoeca).

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Astuce

Se gratter quand ça chatouille

Selon l’ORL Scott Schaffer, se gratter l’oreille quand la gorge chatouille stimulerait des nerfs de l’oreille qui déclencherait un réflexe aidant à calmer le spasme responsable de cette sensation désagréable. C’est une petite manœuvre simple, rapide et assez maligne, à tester avec douceur pour apaiser la gêne sans s’acharner à tousser... après, il est capital de bien analyser si la gorge chatouille ou si elle gratouille.

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Un instant en ce bas monde

Photo de iam hogir - Pexels

Un chat roux, posé avec une grâce toute féline sur une rambarde tiédie par le jour, observe le monde. Sous ses pattes s’étend un paysage sans fin d’abris humains, empilés, juxtaposés, comme une ruche infinie. Il les regarde avec une perplexité silencieuse.

Les humains aiment se rassembler, semble-t-il. Ils s’agglutinent, bâtissent les uns contre les autres, et pourtant, chacun protège farouchement son fragment d’espace. Ils passent, se croisent, s’évitent parfois, s’ignorent souvent, obéissant à des règles que le chat ne cherche même plus à comprendre.

Ils dévorent toutes sortes d’animaux - sans parler de cette curieuse fantaisie de les accompagner de diverses plantes -, mais aiment à caresser ses semblables et, encore plus incompréhensible, montrent la même affection pour les chiens. Ils détruisent ce qu’ils ont construit, puis recommencent, inlassablement. Ils peuplent le monde avec une ardeur étrange, comme s’ils craignaient le vide.

Le chat roux cligne lentement des yeux. Tout cela lui paraît à la fois agité et lointain, dense et sans importance.

Alors, avec l’élégance simple de ceux qui n’ont rien à prouver, il se lève, s'étire longuement, et s’en va, retournant à ses affaires de chat.

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Espace lecture

Honor Harrington, le space opera pensé comme une bataille navale

Les 23 volumes sur Babelio

Il existe des sagas de science-fiction qui misent avant tout sur le dépaysement, d’autres sur l’aventure pure, et d’autres encore sur la politique galactique. Honor Harrington réussit à réunir tout cela dans un même ensemble, avec une ambition rare : raconter l’ascension d’une héroïne de premier plan dans un univers où chaque décision tactique peut peser sur le destin d’empires entiers.

Créée par David Weber, la série suit Honor Harrington, officier de la flotte du royaume de Manticore, une commandante brillante, inflexible et extraordinairement compétente. Dès les premiers volumes, elle se retrouve propulsée dans des situations tendues, presque ingagnables, qu’elle transforme en victoires grâce à son sang-froid, sa lecture du combat et sa capacité à inspirer ceux qui servent sous ses ordres. On est ici très loin d’une héroïne décorative : Honor est une femme de commandement, au sens le plus noble du terme.

Les combats spatiaux constituent l’un des grands plaisirs de la saga, parce qu’ils sont décrits avec une minutie presque militaire. Les vaisseaux ne s’affrontent pas dans un brouhaha indistinct : chaque accélération, chaque changement d’axe, chaque distance et chaque angle de tir compte. Les capitaines doivent anticiper les trajectoires, tenir compte du délai des communications, évaluer la puissance des armes, la résistance des boucliers et les contre-mesures adverses. Cette précision donne aux batailles une intensité particulière, comme si l’espace devenait une immense mer tactique où la moindre erreur se paie très cher.

L’autre force du cycle tient à son équilibre entre aventure militaire et intrigue politique. Les conflits ne se limitent jamais à des escarmouches dans le vide interstellaire. Derrière chaque crise, il y a des intérêts économiques, des rivalités entre puissances, des calculs diplomatiques et des jeux d’influence. Honor Harrington n’évolue donc pas seulement dans un théâtre de guerre, mais dans un monde où les décisions militaires ont des conséquences immédiates sur les équilibres politiques. Cela donne à la saga une ampleur très immersive.

L’univers, souvent appelé Honorverse, est vaste, structuré et cohérent. David Weber y construit une civilisation spatiale avec ses traditions, ses flottes, ses tensions et ses codes d’honneur. Cette solidité participe beaucoup au plaisir de lecture : on a vraiment l’impression d’entrer dans un monde vivant, qui possède ses règles, son histoire et sa logique interne. C’est sans doute ce qui explique l’attachement durable de nombreux lecteurs à cette série.

Il faut aussi souligner la personnalité de l’héroïne. Honor Harrington n’est pas seulement une tacticienne exceptionnelle ; elle incarne une forme d’intégrité, de devoir et de constance qui la rend immédiatement mémorable. Elle avance souvent dans des contextes hostiles, parfois isolée, parfois sous-estimée, mais toujours portée par une discipline de fer. Son lien avec son univers, avec son équipage et avec sa mission donne à la saga une vraie dimension humaine, malgré l’ampleur cosmique du décor.

Pour qui aime les récits de science-fiction militaire, les grandes manœuvres, les personnages forts et les univers développés avec sérieux, cette saga offre une expérience particulièrement riche. Elle a le souffle des grandes épopées, la précision d’un roman d’anticipation stratégique et le plaisir très concret d’une série où l’on suit une héroïne qui grandit, combat, doute parfois, mais ne renonce jamais.

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