Bonne fête aux Matthieu
Les évènements notables
2015 – Le scandale du Daraprim éclate aux États-Unis
Le 21 septembre 2015, la polémique éclate après que Martin Shkreli, PDG de Turing Pharmaceuticals, augmente de plus de 5 000 % le prix du Daraprim, médicament vital pour traiter la toxoplasmose. Cette décision provoque un tollé mondial et relance le débat sur l’éthique des laboratoires pharmaceutiques et l’accessibilité des traitements pour les patients.
2001 – Explosion de l’usine AZF de Toulouse
Le 21 septembre 2001, une violente explosion détruit l’usine AZF, productrice de nitrate d’ammonium, située à Toulouse. La catastrophe fait 31 morts, des milliers de blessés et provoque d’importants dégâts matériels dans la ville. L’accident reste l’un des plus graves survenus en France dans l’industrie chimique, marquant durablement la mémoire collective.
1979 – Destitution de Bokassa Ier, fin de l’empire centrafricain et proclamation de la République centrafricaine
Le 21 septembre 1979, Jean-Bedel Bokassa, autoproclamé empereur de Centrafrique depuis 1976, est renversé lors d’une opération militaire soutenue par la France. Son régime autoritaire et ses extravagances avaient suscité une forte contestation. La monarchie est abolie et la République centrafricaine est rétablie, ouvrant une nouvelle période politique agitée.
1937 – 1ère parution du roman Le Hobbit par J. R. R. Tolkien
Le 21 septembre 1937 paraît Le Hobbit (The Hobbit), roman de l’écrivain britannique J. R. R. Tolkien. Destiné d’abord aux enfants, il raconte les aventures de Bilbo Baggins et sert de prélude au Seigneur des anneaux. Œuvre fondatrice de la fantasy moderne, il connaît un succès immédiat et s’impose comme un classique mondial de la littérature.
1920 – Le président français Paul Deschanel démissionne
Le 21 septembre 1920, le président de la République française Paul Deschanel démissionne, officiellement pour raisons de santé. Son mandat avait été marqué par plusieurs comportements étranges, comme sa chute d’un train en pyjama quelques mois plus tôt. Son départ précipité ouvre la voie à l’élection d’Alexandre Millerand à la présidence.
1898 – Coup d’État contre l’empereur de Chine Guangxu
Le 21 septembre 1898, l’impératrice douairière Cixi organise un coup d’État contre l’empereur Guangxu, qui avait lancé les « réformes des Cent Jours » pour moderniser la Chine. Jugées trop radicales, ces réformes sont stoppées net, et Guangxu est placé en résidence surveillée. Cet épisode marque l’échec d’une tentative de modernisation face aux forces conservatrices.
1792 – Mise en place de la Convention nationale et abolition de la royauté en France
Le 21 septembre 1792, la Convention nationale, nouvel organe élu de la Révolution française, se réunit pour la première fois. Elle proclame aussitôt l’abolition de la monarchie, mettant fin à plus de mille ans de royauté en France. Cette décision ouvre la voie à la Première République et à de profondes transformations politiques et sociales.
1776 – Grand Incendie de New York
Le 21 septembre 1776, un vaste incendie ravage New York, alors occupée par les troupes britanniques durant la guerre d’indépendance américaine. Plus de 400 bâtiments, soit environ un quart de la ville, sont détruits. L’origine de l’incendie reste incertaine, mais il marque un tournant dramatique pour la ville en pleine guerre révolutionnaire.
1711 – Prise de Rio de Janeiro par Duguay-Trouin
Le 21 septembre 1711, l’amiral français René Duguay-Trouin s’empare de Rio de Janeiro, alors colonie portugaise, à la tête d’une flotte corsaire. L’opération, menée pendant la guerre de Succession d’Espagne, rapporte un immense butin et constitue un exploit naval audacieux qui renforce le prestige maritime de la France.
1435 – Traité d’Arras
Le 21 septembre 1435 est signé le traité d’Arras entre Charles VII, roi de France, et Philippe le Bon, duc de Bourgogne. Cet accord met fin à l’alliance entre la Bourgogne et l’Angleterre pendant la guerre de Cent Ans. Grâce à cette réconciliation, Charles VII renforce son pouvoir et prépare la reconquête du royaume face aux Anglais.
Un peu de bonne humeur
Victor Hugo est mort
Un homme et sa femme, une blonde, sortent au restaurant pour fêter leur dixième anniversaire de mariage.
Alors que le serveur s’approche pour leur remettre les menus, la blonde lorgne le contenu des assiettes sur les tables voisines pour trouver l’inspiration.
Tout à coup, elle donne un petit coup de pied discret à son mari :
– Chéri, retourne-toi et regarde. Je crois que c’est Victor Hugo à la table à coté…
L’homme se retourne machinalement et répond d’un air consterné :
– Chérie, tu sais bien que Victor Hugo est mort depuis longtemps.
La blonde en proie au doute réplique :
– Tu es sûr ?
Mais quelques secondes plus tard, elle donne un autre coup de pied à son mari
– Non, regarde… Il a bougé !!
Esclave et travail – Anonyme
Les esclaves au moins, ils avaient du boulot ! - Brève de comptoir
Mort pour avoir eu raison
En juin 1871, à Lebanon dans l'Ohio, Clément Vallandigham, un avocat américain de 50 ans, défend un client accusé de meurtre lors d'une fusillade dans un bar. Pour prouver l'innocence de son client, il reconstitue la scène en prenant un pistolet qu'il croit déchargé, alors que non.
Vallandigham place l'arme dans sa poche, la sort en la pointant vers son abdomen pour démontrer comment la victime aurait pu se suicider accidentellement, et presse la détente. La balle le blesse mortellement au ventre ; il expire le lendemain matin, le 17 juin 1871. Paradoxalement, cette démonstration convainc le jury, et son client est acquitté.
Figure politique controversée, Vallandigham était un "Copperhead", opposant à Lincoln et à la Guerre de Sécession, exilé puis revenu aux États-Unis après le conflit. Sa mort entre dans les annales des morts insolites par son absurdité professionnelle.
Un peu de français
« Crétin des Alpes ! » ?
L'expression désigne une personne obtuse, liée au crétinisme, une maladie endémique dans les Alpes causée par une carence en iode qui provoque goitres et retards mentaux chez les habitants des vallées isolées. Aujourd'hui encore, cette expression moque les supposés idiots des montagnes, même si la maladie disparaît grâce au sel iodé depuis un siècle.
Le mot « crétin » dérive de « chrétien », un euphémisme médiéval pour qualifier ces innocents recueillis par les monastères, ou parfois du latin creta évoquant leur peau crayeuse. Au XIXème siècle, on recense 20 000 cas en France, et l'insulte se popularise via Hergé avec le capitaine Haddock qui l'emploie dans Tintin. Cette évolution transforme un terme médical en pique contre la supposée bêtise montagnarde.
« Taudis » ?
Le mot taudis tire son origine d’un ancien verbe « se tauder », qui signifie s’abriter sous une tente ou un abri de fortune. Il vient de l’ancien normand « tjald » ou de l’ancien scandinave « tialld », tous deux désignant une tente militaire. Au XIVe siècle, on l’emploie déjà pour parler d’un retranchement ou d’une hutte précaire lors des sièges, comme ces abris en bois que dressent les soldats pour camper.
Le sens évolue vite : au XVe siècle, taudis qualifie ces cahutes de pierre ou de bois pour les assaillants, puis vers 1545, ça devient un bouge sordide. Au XVIIe siècle, on l’utilise pour un petit logement malpropre et en ruine, une « maisonnette en meschant estat » comme le dit l’Académie française. Aujourd’hui, taudis évoque encore ces taudis urbains misérables du XIXe siècle, pleins de misère et d’insalubrité, à l’image des descriptions hugoliennes.
Savais-tu que...
Colonisation française du Mississippi
< Peuplement du Mississippi aux XVI-XVIIème siècles
La Salle impose la présence française sur tout le bassin du Mississippi d’abord par un acte symbolique et politique : en descendant le fleuve jusqu’à son embouchure, il prend solennellement possession du territoire au nom du roi de France et lui donne le nom de « Louisiane ». Il érige une croix et enterre une plaque de cuivre, ce qui transforme la vallée du Mississippi en une revendication officielle de la monarchie, étendue de la région des Grands Lacs jusqu’au golfe du Mexique. Cette démarche lui permet ensuite de convaincre la cour de Versailles de l’intérêt stratégique de la région et de lancer de nouveaux projets de colonisation.
Par la suite, la France cherche à ancrer cette présence sur le terrain en construisant des postes militaires et des missions, et en développant un commerce de fourrures et d’agriculture le long du fleuve. Des forts comme Fort‑de‑Chartres, ceux de Natchez ou de La Nouvelle‑Orléans deviennent des points de contrôle et de passage, tandis que des prêtres et des administrateurs s’installent auprès de certaines nations amérindiennes. La France noue ainsi des alliances avec plusieurs peuples riverains, qui lui offrent un soutien politique et un accès au réseau fluvial, faisant du Mississippi la colonne vertébrale d’un vaste empire colonial reliant le nord au golfe du Mexique.
L’ampleur de la présence française reste géographiquement très étendue, mais démographiquement limitée : la Louisiane couvre plusieurs millions de kilomètres carrés, tandis que la population française n’atteint que quelques milliers d’habitants à son apogée, aux côtés de nombreuses communautés amérindiennes et d’esclaves africains. La colonisation reste surtout une affaire de points stratégiques le long du fleuve plutôt que de peuplement massif. Cette présence, toutefois, marque durablement la vallée du Mississippi, jusqu’à ce que la France cède la Louisiane à l’Espagne puis au Royaume‑Uni à la fin de la guerre de Sept Ans, effritant progressivement son emprise sur le bassin.
