Bonne fête aux Armand
Les nouveautés du jour
Les évènements notables
2014 – Condamnation de Luka Rocco Magnotta à la réclusion criminelle à perpétuité
Au Canada, Luka Rocco Magnotta est reconnu coupable du meurtre particulièrement violent de Jun Lin, commis en 2012 à Montréal, ainsi que de plusieurs chefs d’accusation connexes. Son procès, très médiatisé, choque par la brutalité des faits et par l’usage d’internet dans la mise en scène du crime. La condamnation à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans marque la sévérité de la justice canadienne.
1986 – Le Rutan Voyager réalise le premier tour du monde sans escale
L’avion expérimental Rutan Voyager se pose après avoir accompli le premier tour du monde sans escale ni ravitaillement en vol. Piloté par Dick Rutan et Jeana Yeager, l’appareil parcourt plus de 42 000 kilomètres en neuf jours. Cette prouesse aéronautique démontre des avancées majeures en matière d’aérodynamique, de légèreté des matériaux et de gestion du carburant.
1985 – Gestion commune de la communauté entre époux en France
La loi n° 85-1372 réforme le régime matrimonial légal en instaurant la gestion commune de la communauté par les deux époux. Elle met fin à la prééminence du mari dans l’administration des biens communs. Cette avancée juridique importante renforce l’égalité entre conjoints et s’inscrit dans l’évolution du droit de la famille vers une reconnaissance accrue des droits des femmes.
1953 – Élection de René Coty à la présidence de la IVᵉ République
Après plusieurs tours de scrutin et une longue impasse parlementaire, René Coty est élu président de la République française. Son mandat se déroule dans un contexte politique instable, marqué par la fragilité des gouvernements et les débuts de la guerre d’Algérie. Bien que disposant de pouvoirs limités, Coty jouera un rôle décisif en appelant le général de Gaulle en 1958.
1865 – Fondation de l’Union monétaire latine
La France, l’Italie, la Suisse et la Belgique signent un accord créant l’Union monétaire latine. Les États membres harmonisent le poids et la valeur de leurs monnaies en or et en argent afin de faciliter les échanges. Ce système monétaire international, auquel se joindront d’autres pays, préfigure les coopérations monétaires modernes, mais s’effondrera au début du XXᵉ siècle.
1847 – Reddition d’Abd El-Kader
Après quinze années de résistance contre la conquête française de l’Algérie, l’émir Abd El-Kader se rend aux autorités françaises. Chef militaire respecté et figure intellectuelle majeure, il met fin à une lutte asymétrique qui a marqué durablement l’histoire coloniale. Emprisonné puis exilé, Abd El-Kader restera une figure de tolérance religieuse et de dialogue entre les cultures.
1559 – Exécution d’Anne du Bourg
Anne du Bourg, magistrat au Parlement de Paris et protestant convaincu, est embastillé pour hérésie sous le règne d’Henri II puis exécuté à la mort de ce dernier. Sa mort s’inscrit dans le contexte des guerres de Religion qui déchirent la France au XVIᵉ siècle. Elle choque l’opinion et renforce les tensions confessionnelles, faisant de du Bourg l’un des premiers martyrs protestants français.
Les naissances et décès notables
1967 – Naissance de Carla Bruni, mannequin et chanteuse italo-française
1952 – Naissance de Jean-Luc Lahaye (Jean-Luc Lahaeye), chanteur français
2020 – Décès de Rika Zaraï (Rika Gozman dite (…), « ריקה זראי » en hébreu), chanteuse franco-israélienne
2013 – Décès de Mikhaïl Kalachnikov (Михаил Тимофеевич Калашников), militaire soviétique
1972 – Décès de Andreï Tupolev (Андрей Николаевич Туполев), constructeur aéronautique soviétique
1953 – Décès de Lavrenti Beria, idéologue et criminel d’État soviétique
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JE DÉCOUVREUn peu de bonne humeur
Education sexuelle dans le grand monde
Une lady dit à son époux :
– Darling, Jeremy va avoir seize ans. Il faut l’informer des mystères de la vie, c’est à vous de le faire. Mais c’est un enfant sensible. Alors parlez-lui des abeilles, des pigeons, des chevaux…
– Entendu, my dear.
Et le duc va voir son fils :
– Jeremy, vous vous souvenez de ce que nous avons fait à Londres la semaine dernière avec ces deux charmantes personnes ?
Eh bien, votre mère vous fait dire que pour les abeilles, les pigeons et les chevaux, c’est pareil.
Les enfants et le wifi
😲 Hier, on a eu une panne de wifi. Les enfants sont sortis de leur chambre.
😏 On a bien discuté. Ils ont l'air sympa.
Une retraite peu glorieuse
En juillet 1807, juste après les traités de Tilsit qui scellent une paix précaire avec la Russie, Napoléon organise une partie de chasse près de Paris pour célébrer ses victoires. Son fidèle chef d’état-major, Alexandre Berthier, veut impressionner l’Empereur et achète des milliers de lapins domestiques pour garnir le terrain. Au coup de sifflet, au lieu de détaler, les lapins se ruent en horde compacte vers Napoléon et ses officiers, attirés par l’odeur familière de leurs gardiens.
L’Empereur, surpris, voit les bêtes grimper sur ses bottes, ses jambes, son habit impérial ! La cavalerie sabre en vain, les coups de cravache s’abattent, mais la marée lapine submerge tout. Napoléon, habitué aux champs de bataille, grimpe en hâte dans son carrosse pour échapper à cette offensive inattendue.
La retraite tourne au sauve-qui-peut hilarant : soldats et généraux fuient à pied, à cheval, poursuivis par une nuée de lapins affamés. Loin des canons et des cuirassiers, cette « bataille » des lapins devient la plus cocasse des légendes napoléoniennes, rappelant que même les plus grands chefs peuvent plier face à une armée pourtant désarmée !
Savais-tu ?
La visite macabre des parisiens
Au XIXème siècle, les Parisiens se ruent à la morgue du quai de l'Archevêché, cette étrange attraction macabre qui attire jusqu’à 40 000 curieux par jour. Derrière de grandes vitrines, des corps anonymes, souvent repêchés dans la Seine, reposent nus sur des tables inclinées, rafraîchis par un filet d’eau glacée. Tout le monde y vient : ouvriers en pause, bourgeois en goguette, enfants fascinés et même touristes anglais, qui commentent ces « spectacles » comme au théâtre.
Cette morgue, conçue pour identifier noyés et victimes de crimes, se transforme en lieu de voyeurisme pur. Les visiteurs défilent, scrutent les traits figés, inventent des histoires tragiques ou frémissent d’un mélange de peur et d’excitation érotique. Émile Zola s’en inspire dans Thérèse Raquin, où il dépeint cette fascination collective pour la mort mise en scène, accessible à toutes les bourses.
L’attraction dure jusqu’en 1907, jusqu’à ce que les autorités ferment les portes au public, scandalisées par ce tourisme macabre haussmannien.
Astuce
Un bougeoir original avec de vieux couverts

Donnez une seconde vie à de vieux couverts en fabriquant un bougeoir aussi simple qu’original.
Pour ce bricolage, il vous faut une petite pièce de bois d’environ 10 × 10 cm, une vieille cuillère à soupe, une fourchette en métal — de préférence provenant du même service — quelques vis, une pince et une bougie.
Commencez par poncer et, si vous le souhaitez, peindre ou teinter le support en bois. Courbez ensuite le manche de la cuillère afin de pouvoir le visser sur le support. Le cuilleron, placé au centre, doit rester horizontal : il servira de coupelle à la bougie.
Fixez la fourchette en face de la cuillère. Courbez son manche vers le centre, tournez le fourchon d’un quart de tour pour le placer à l’horizontale, puis recourbez ses dents en demi-cercle. Elles formeront un petit anneau destiné à maintenir la bougie bien droite.
Il ne reste plus qu’à installer la bougie dans le cuilleron et à vérifier que l’ensemble est stable. Vous obtenez ainsi un bougeoir décoratif, fabriqué avec des objets récupérés et quelques gestes simples.
N’oubliez pas : une bougie allumée ne doit jamais être laissée sans surveillance et doit rester éloignée de tout matériau inflammable.
Un instant en ce bas monde

Et voilà : le moment fatidique est arrivé. C’est l’heure du rendez-vous.
Il est là, pile à l’heure. Mieux encore : il est venu lui-même te chercher. Tu n’as donc plus d’autre choix que de le suivre. Tu te lèves avec la lenteur d’un condamné, tandis qu’une étrange sensation de malaise te noue déjà l’estomac.
Tu longes un couloir interminable. Chaque pas résonne sur le sol parfaitement propre, et le silence qui règne autour de toi n’est troublé que par le bourdonnement lointain d’un appareil dont tu préfères ignorer la fonction. Première porte à gauche…
Te voilà dans son antre.
Un lieu aussi redouté devrait ressembler à une cave infâme, humide et mal éclairée, occupée par un sorcier dément ou un serial killer collectionneur d’instruments chirurgicaux. Mais non. Tout est blanc, propre, aseptisé. Un peu trop, même. Les murs immaculés, les surfaces brillantes et l’odeur agressive de désinfectant donnent à la pièce une atmosphère presque irréelle.
Il ne manque plus qu’une petite musique d’ambiance pour tromper la victime. Quelque chose de léger, avec des violons ou une mélodie de boîte à musique, histoire de rendre la scène encore plus inquiétante.
Il te sourit.
Un sourire calme, professionnel, presque chaleureux. Le genre de sourire qui ne rassure absolument pas.
D’un geste courtois, il t’invite à déposer tes affaires sur une chaise libre. Tu t’exécutes sans discuter, tout en jetant un dernier regard vers la porte. Elle est toujours ouverte. Pour l’instant. Puis il te montre fièrement son poste de torture.
Le fauteuil semble t’attendre.
Tête basse, résigné, tu t’y installes lentement. Le cuir froid colle légèrement à ton dos. Tu ajustes ta position, sans parvenir à trouver la moindre posture confortable. En face de toi, les instruments métalliques brillent sous la lumière blanche. Ils sont alignés avec une précision inquiétante, comme s’ils avaient été préparés spécialement pour ton supplice.
Il s’approche.
Tu entends le froissement de ses gants, le cliquetis discret de ses outils et le léger grincement du fauteuil lorsqu’il en ajuste l’inclinaison. Ton cœur accélère. Tu fixes le plafond, tentant de penser à autre chose, mais tes yeux reviennent inévitablement vers l’appareil posé près de lui.
Il te regarde avec un grand sourire, braque une lampe dans tes yeux et allume son instrument de torture préféré :
— iiiih… iiih… iiiiiiih…
Le bruit strident te traverse le crâne. Tes doigts se crispent sur les accoudoirs. Une goutte de sueur glisse lentement le long de ta tempe.
Puis, avec une innocence parfaitement suspecte, il demande :
— Alors, c’est parti pour un petit détartrage ?
C’est à cet instant précis que quelque chose se brise en toi. La peur laisse place à la colère. Elle monte, irrésistible, jusqu’à devenir la seule chose qui compte. Fini de te laisser faire. Fini de subir en silence. Le temps de la révolte est venu.
Dans un élan instinctif, tu l’agrippes fermement et le fixes d’un regard déterminé. Le silence retombe aussitôt dans la pièce. Même l’appareil semble avoir compris que la situation vient de changer.
— Euh… ce sont mes couilles que vous tenez là, bredouille-t-il, partagé entre surprise et crainte.
Tu resserres légèrement ta prise.
— Je sais, lui assènes-tu d’un ton parfaitement calme, sans la moindre ambiguïté. On va donc bien faire attention, maintenant, à ne pas se faire mal mutuellement.
Espace lecture
Edgar Rice Burroughs
Edgar Rice Burroughs est un romancier américain qui tisse des aventures enlevées, mêlant exotisme sauvage et science-fiction pulp. Né en 1875 à Chicago, il accède à une gloire planétaire dès 1912 grâce à ses héros mythiques publiés dans des magazines populaires. Prolifique, il signe près de 70 romans et lance sa propre maison d'édition en 1923. Il meurt en 1950 à Los Angeles.
Tarzan domine ses créations : noble britannique grandi parmi les singes africains, il règne sur 24 romans épiques. Son autre héros : John Carter, officier confédéré catapulté sur Mars, y livre bataille aux aliens dans le cycle Barsoom. Et puis, David Innes sillonne Pellucidar, Terre creuse aux mystères abyssaux, tandis que Carson Napier conquiert Vénus - autant de figures chevaleresques qui exaltent force et émerveillement cosmique.
Son style pulse d'un dynamisme brut, foisonnant d'imagination et de sense of wonder (émerveillement), privilégiant l'action trépidante à la finesse psychologique. Répétitif, stéréotypé - héros invincibles sauvant princesses captives -, il préfigure le planet opera et l’heroic fantasy, inspirant Bradbury ou Star Wars. Burroughs enchante toujours les âmes friandes d'épopées intemporelles.
