Bonne fête aux Adèle
Les nouveautés du jour
Les évènements notables
1994 – Prise d’otages du vol Air France 8969 par le GIA
Quatre terroristes du Groupe islamique armé prennent en otage le vol Air France 8969 reliant Alger à Paris. Après plusieurs assassinats à bord, l’avion est autorisé à atterrir à Marseille. Le 26 décembre, le GIGN donne l’assaut, mettant fin à la prise d’otages. L’opération, spectaculaire et risquée, fait date dans l’histoire de la lutte antiterroriste et renforce les dispositifs de sécurité aérienne internationaux.
1979 – Lancement réussi de la première fusée Ariane
Après deux échecs lors de tentatives précédentes, la fusée Ariane 1 est lancée avec succès depuis le centre spatial de Kourou. Ce succès marque l’entrée de l’Europe dans le cercle restreint des puissances spatiales autonomes. Le programme Ariane deviendra un pilier de l’industrie spatiale européenne, garantissant l’indépendance d’accès à l’espace et un leadership mondial dans le domaine des lanceurs civils.
1949 – Marche des femmes sur Grand-Bassam
En Côte d’Ivoire, des centaines de femmes manifestent à Grand-Bassam pour réclamer la libération de prisonniers politiques détenus par l’administration coloniale française. Bravant répression et violences, leur mobilisation marque un moment fort de la lutte anticoloniale. Cet événement fondateur est aujourd’hui reconnu comme un acte majeur de résistance civique et féminine dans l’histoire de l’indépendance ivoirienne.
1934 – Commutation de la peine de mort de Violette Nozière
Condamnée à mort pour l’empoisonnement de son père, Violette Nozière voit sa peine commuée en travaux forcés à perpétuité. Son affaire, mêlant crime, inceste allégué et transgression sociale, passionne l’opinion publique et les intellectuels. Elle devient un symbole des débats sur la justice, la condition féminine et la responsabilité pénale, avant d’être finalement graciée après la Seconde Guerre mondiale.
1881 – Acte fondateur de Kinshasa
Un accord est signé entre le chef Ngaliema De Swata et l’explorateur Henry Morton Stanley, accordant un droit d’établissement sur les rives du fleuve Congo. Ce poste deviendra Léopoldville, puis Kinshasa, actuelle capitale de la République démocratique du Congo. Cet acte s’inscrit dans le contexte de la colonisation européenne de l’Afrique centrale et des ambitions personnelles du roi Léopold II de Belgique.
1865 – Fondation du Ku Klux Klan
Au lendemain de la guerre de Sécession, le Ku Klux Klan est fondé dans le sud des États-Unis par d’anciens officiers confédérés. Organisation secrète et suprémaciste, il cherche à maintenir la domination blanche par la terreur, les violences et l’intimidation. Le Klan jouera un rôle durablement néfaste dans l’histoire américaine, symbole du racisme institutionnalisé et de la résistance aux droits civiques.
Les naissances et décès notables
1959 – Naissance de Diane Tell, chanteuse canadienne
1946 – Naissance de Roselyne Bachelot, pharmacienne, femme politique, chroniqueuse télé française
1927 – Naissance de Mary Higgins Clark, femme de lettres américaine
1922 – Naissance de Ava Gardner, actrice américaine
1837 – Naissance de Élisabeth de Wittelsbach dite « Sissi », impératrice d’Autriche
1992 – Décès de Peyo (Pierre Culliford), auteur belge francophone de bande dessinée, papa des Schtroumpfs
1982 – Décès de Louis Aragon, homme de lettres français
1524 – Décès de Vasco de Gama, navigateur portugais
Un peu de bonne humeur
Fin des tests sur animaux
🤔 On pourrait tester tout un tas de trucs sur les violeurs... 🤨 Que pourraient-ils dire ? Non ?
Comment ne pas avoir de requins
En Floride un touriste étranger, avant de se baigner sur une plage tranquille, demande à un pêcheur :
– Il y a des requins ici ?
– Non non, rassurez-vous, il n’y en a plus depuis des années !
Il se baigne longuement et en sortant de l’eau il demande au pêcheur :
– Comment avez-vous fait pour vous en débarrasser ?
– Nous on a rien fait. Les crocodiles s’en sont chargés.
Une claudication à la mode
A la fin du XIXème siècle au Royaume-Uni, la mode dans la haute société est à la claudication, quitte à retirer un talon.
La claudication d'Alexandra désigne la démarche boiteuse adoptée par les dames de la haute société victorienne, en imitation de celle de la princesse Alexandra de Danemark. Originaire du Danemark, elle épouse en 1863 le prince de Galles, futur Édouard VII, devenant une icône de mode par son élégance malgré une infirmité à la jambe droite causée par une grave maladie en 1867 qui la raidit. Son allure gracieuse transforme ce handicap en signe de distinction sociale.
Les femmes de l'époque victorienne copient consciemment cette boiterie en accentuant leur démarche, en s'appuyant sur une canne et en modifiant leurs chaussures pour créer un déséquilibre. Elles retirent le talon d'une chaussure ou portent des talons de hauteurs inégales afin d'imposer un boitement permanent et gracieux.
Les cordonniers londoniens commercialisent alors des souliers asymétriques sur mesure, avec des talons délibérément inégaux, répondant à la demande des fashionistas. Ce phénomène de mode devient une industrie lucrative sur Bond Street et Mayfair, où ces chaussures "à la princesse" mêlent sophistication et handicap simulé.
Savais-tu ?
Au Moyen Âge, nos ancêtres dormaient dans l’armoire
Oubliez l’image d’Épinal du chevalier dans son grand lit à baldaquin. Dans la majorité des maisons médiévales, on ne dort pas dans une chambre, mais dans un meuble : le fameux lit clos, une sorte d’armoire profonde en bois, fermée par des portes ou de lourds rideaux.
La première raison est climatique. Les habitations sont souvent mal isolées, parfois une pièce unique, avec une cheminée qui peine à réchauffer l’ensemble. Entre le XIVème et le XIXème siècle, l’Europe traverse même une période plus froide, le « Petit Âge glaciaire ». Le lit clos agit comme une capsule thermique : en bois, fermé, il coupe les courants d’air et conserve la chaleur des corps. Résultat : à l’intérieur, il fait nettement plus doux que dans le reste de la maison.
Deuxième raison : l’espace. Beaucoup de foyers vivent dans un volume très restreint, où la même pièce sert de cuisine, de salle commune et de dortoir.
Le lit-armoire est un meuble astucieux : la nuit, c’est une chambre fermée ; le jour, il devient coffre de rangement, banc, voire petit réduit de stockage, libérant ainsi de la place au sol. Il n’est pas rare que plusieurs personnes y dorment ensemble, parfois jusqu’à quatre ou cinq, ce qui paraît aujourd’hui impensable est alors banal.
Enfin, le lit clos offre un semblant d’intimité dans un monde où l’on dort souvent en famille élargie, avec domestiques ou voyageurs de passage. Derrière ses portes ou ses rideaux, on peut se changer, lire, chuchoter, ou simplement échapper un moment aux regards. Certains modèles se ferment même à clé, protégeant aussi les petits biens personnels.
Avec le temps, le lit clos finira par être associé à la pauvreté et à la vie rurale, avant de disparaître progressivement des intérieurs. Aujourd’hui, on en voit surtout dans les musées ou les maisons traditionnelles, notamment en Bretagne, où ce meuble a perduré très tard.
Astuce
Utilité l’hiver de la litière pour chat
La litière pour chat peut se révéler étonnamment utile en cas de verglas : grâce à son fort pouvoir absorbant et à sa texture granuleuse, elle améliore l’adhérence sur les surfaces glissantes comme les trottoirs, les marches ou même autour des roues d’une voiture. En en saupoudrant une petite quantité, vous créez rapidement une zone plus sûre pour circuler, sans avoir besoin de sel ou de sable sous la main. C’est une astuce simple, économique et souvent déjà disponible à la maison, parfaite pour faire face aux imprévus hivernaux avec efficacité... par contre, le chat devra se débrouiller sans litière... il se gèlera peut-être un peu les papattes mais, pour la bonne cause, il peut, tout de même, occasionnellement, aller faire ses besoins dans la plate-bande la plus proche.
Un instant en ce bas monde

La pièce glisse entre les doigts, complice silencieuse d’un rituel presque sacré. Elle écorne la surface, arrache lentement la pellicule protectrice, comme on soulève le voile d’un secret trop longtemps gardé. Sous l’argent terni, les signes apparaissent, fragmentaires, hésitants, presque vivants.
La chance est là à n'en pas douter.
Des chiffres émergent, porteurs de promesses anciennes, messagers d’une fortune capricieuse. Le regard s’accroche, l’esprit s’emballe. Chaque symbole devient présage, chaque alignement une prophétie fragile. L’espoir s’insinue, grandit, se nourrit de cette illusion minutieusement révélée.
Puis vient le doute.
Un silence imperceptible s’installe. Quelque chose résiste. Peut-être que la chance ne se livre jamais entièrement, qu’elle se tapit entre les lignes, dissimulée dans un interstice que l’œil distrait ne perçoit pas. Alors on scrute, on insiste, on cherche à déchiffrer l’invisible.
Mais rien ne répond.
La surface est désormais nue, vidée de ses mystères. Les chiffres sont là, figés, indifférents. La promesse s’est évanouie, comme un mirage dissipé trop tôt. Aujourd’hui encore, la chance a choisi de rester dans l’ombre.
Espace lecture
Le Vase de Soissons – Grégoire de Tours
En 486, Clovis prend Soissons après sa victoire sur Syagrius. Parmi le butin figure un précieux vase liturgique, réclamé par l’évêque de Reims, traditionnellement identifié à saint Remi.
Clovis accepte de le rendre, mais un guerrier franc refuse de céder sa part du butin. Il frappe le vase de sa francisque, l’endommageant, et Clovis ne réagit pas sur le moment. Il rend l’objet à l’évêque.
Un an plus tard, lors d’une revue de ses troupes, Clovis reconnaît l’insolent. Il lui reproche la tenue de ses armes, les jette à terre, puis le tue d’un coup de francisque : « Souviens-toi du vase de Soissons. »
L’anecdote, rapportée par Grégoire de Tours près d’un siècle plus tard, relève sans doute autant de la légende que de l’histoire. Elle raconte surtout l’affirmation d’un roi : Clovis respecte l’Église, mais il ne tolère plus qu’on conteste son autorité.
Selon Histoire des Francs de Grégoire de Tours (Livre II) :
Dans ce temps, l’armée de Clovis pilla un grand nombre d’églises, parce que ce prince était encore plongé dans un culte idolâtre. Des soldats avaient enlevé d’une église un vase d’une grandeur et d’une beauté étonnante, ainsi que le reste des ornements du saint ministère. L’évêque de cette église envoya vers lui des messagers pour lui demander que, s’il ne pouvait obtenir de recouvrer les autres vases, on lui rendit au moins celui-là. Le roi, ayant entendu ces paroles, dit au messager : « Suis-moi jusqu’à Soissons, parce que c’est là qu’on partagera tout le butin ; et lorsque le sort m’aura donné ce vase, je ferai ce que demande le pontife. » Étant arrivés à Soissons, on mit au milieu de la place tout le butin, et le roi dit : « Je vous prie, mes braves guerriers, de vouloir bien m’accorder, outre ma part, ce vase que voici, » en montrant le vase dont nous avons parlé ci-dessus. Les plus sages répondirent aux paroles du roi : « Glorieux roi, tout ce que nous voyons est à toi : nous-mêmes nous sommes soumis à ton pouvoir. Fais donc ce qui te plaît ; car personne ne peut, résister à ta puissance. » Lorsqu’ils eurent ainsi parlé, un guerrier présomptueux, jaloux et emporté, éleva sa francisque et en frappa le vase, s’écriant : « Tu ne recevras de tout ceci rien que ce que te donnera vraiment le sort. » À ces mots tous restèrent stupéfaits. Le roi cacha le ressentiment de cet outrage sous un air de patience. Il rendit au messager de l’évêque le vase qui lui était échu, gardant au fond du cœur une secrète colère. Un an s’étant écoulé, Clovis ordonna à tous ses guerriers de venir au Champ-de-Mars revêtus de leurs armes, pour faire voir si elles étaient brillantes et en bon état. Tandis qu’il examinait tous les soldats en passant devant eux, il arriva auprès de celui qui avait frappé le vase, et lui dit : « Personne n’a des armes aussi mal tenues que les tiennes, car ni ta lance, ni ton épée, ni ta hache, ne sont en bon état ;» et lui arrachant sa hache, il la jeta à terre. Le soldat s’étant baissé un peu pour la ramasser, le roi levant sa francisque, la lui abattit sur la tête, en lui disant : « Voilà ce que tu as fait au vase à Soissons. ]Celui-ci mort, il ordonna aux autres de se retirer. Cette action inspira pour lui une grande crainte. Il remporta beaucoup de victoires dans un grand nombre de guerres. Dans la dixième année de son règne, il fit la guerre aux gens de Tongres, et les soumit à son pouvoir.
