Bonne fête aux Jacques
Les nouveautés du jour
Les évènements notables
1956 – Sortie en France du film “Et Dieu… créa la femme”
Le film de Roger Vadim révèle Brigitte Bardot, symbole de sensualité et d’émancipation féminine. Tourné à Saint-Tropez, il choque par son érotisme et sa liberté de ton, mais connaît un immense succès international. Bardot devient une icône mondiale, transformant l’image des femmes au cinéma et contribuant à faire de Saint-Tropez un lieu mythique.
1918 – Début de la guerre d’indépendance de l’Estonie
À la suite de la Première Guerre mondiale et du retrait des Bolcheviks, l’Estonie proclame son indépendance mais doit l’imposer par les armes. Entre 1918 et 1920, elle affronte la Russie soviétique et des forces germaniques résiduelles. Le conflit aboutit à la reconnaissance officielle de son indépendance par le traité de Tartu en 1920, établissant un jeune État souverain.
1912 – Déclaration d’indépendance de l’Albanie
Profitant du déclin de l’Empire ottoman, un congrès national albanais se réunit à Vlora et proclame l’indépendance du pays. Ismail Qemali devient le premier dirigeant du nouvel État. Cette décision marque la naissance de l’Albanie moderne, quoique rapidement confrontée à la pression des puissances européennes et à l’instabilité liée aux guerres balkaniques.
1905 – Naissance du parti irlandais Sinn Féin
Arthur Griffith fonde le Sinn Féin, parti indépendantiste militant pour la création d’un État irlandais souverain. D’abord mouvement politique modéré, il devient central après l’insurrection de Pâques en 1916, puis le principal parti nationaliste. Il jouera un rôle déterminant dans la lutte qui mène à la création de l’État libre d’Irlande en 1921.
1520 – Magellan termine l’exploration du détroit qui portera son nom et entre dans le Pacifique
L’expédition espagnole de Fernand de Magellan franchit le passage tortueux reliant l’Atlantique au futur Pacifique après plus d’un mois de navigation difficile. Le détroit permet la première traversée vers l’ouest par voie maritime et ouvre de nouvelles routes commerciales. Magellan nomme l’océan « Pacifique » en raison de sa relative tranquillité au moment de la découverte.
Les naissances et décès notables
1985 – Naissance de Shy’m (Tamara Marthe), chanteuse française
1981 – Naissance de Louise Bourgoin (Ariane Louise Bourgoin), miss météo, actrice française
1970 – Naissance de Édouard Philippe, homme politique, Premier ministre de la France
1950 – Naissance de Edward Allen « Ed » Harris, acteur américain
1947 – Naissance de Michel Berger (Michel Hamburger), chanteur français
1881 – Naissance de Stefan Zweig, écrivain autrichien
2020 – Décès de Philippe Clair, acteur et réalisateur français
2010 – Décès de Leslie Nielsen, acteur canadien
2007 – Décès de Frédéric « Fred » Chichin, musicien français du duo et couple Les Rita Mitsouko
1994 – Décès de Jeffrey Dahmer, tueur en série américain
1947 – Décès de Philippe Leclerc de Hauteclocque, militaire français, maréchal de France
1721 – Décès de Louis-Dominique Cartouche, hors-la-loi français
Recettes, trucs et astuces
Pomme rôtie à la Leffe Ruby
Couverts : 4 – Préparation : 10 min – Cuisson : 30 min
Ingrédients : 4 pommes golden – 20 cl de Leffe Ruby – 120 g de sucre cassonade – 80 g de beurre – 40 g de spéculoos – 40 cl de glace caramel beurre salé
- Couper la base et le sommet des pommes puis en évider le centre. Les dresser dans un plat à gratin et préchauffer le four à 180°C (th.6).
- Dans une casserole, faire fondre le sucre à feu moyen avec un peu d’eau. Lorsqu’il s’est transformé en caramel avec une jolie couleur dorée, ajouter le beurre. Verser progressivement la Leffe Ruby et mélanger régulièrement jusqu’à l’obtention d’un sirop liquide.
- Verser ce caramel sur les pommes, puis les enfourner à 180°C pendant 30 min (th.6). Arroser régulièrement les pommes avec le sirop.
- A la sortie du four, dresser les pommes dans une assiette, sur un lit de sauce à la Leffe. Accompagner d’une boule de glace au caramel beurre salé. Saupoudrer de miettes de spéculoos.
Un peu d’humour
« L’amour, c’est comme les cartes :
si tu n’as pas de partenaire, il te faut une bonne main. »
Pierre Desproges
Un peu d’évasion

◤ Mi-fugue, mi-raison est le projet d’un couple français devenu nomade en 2016 après avoir quitté leur vie salariée pour voyager et travailler en freelance. Ils tiennent un blog où ils partagent récits, conseils, photos et dessins de leurs voyages, entre nomadisme et semi-sédentarité à Marseille. ◢
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JE DÉCOUVREUn peu de bonne humeur
Désolé pour l’offense
🤔 Si à un moment, j'ai offensé certains d'entre vous sans le vouloir, je vous demande sincèrement de bien vouloir vous améliorer afin que cela ne se reproduise plus… merci 😉
Du fumier sur les framboises
😒 J'ai lu dans l'almanach "Le temps d'un café" qu'il fallait absolument mettre du fumier de cheval sur les framboises.
😲 Et alors ?
😒 Je vais revenir à la crème fouettée.
Mort pour avoir eu raison
En juin 1871, à Lebanon dans l'Ohio, Clément Vallandigham, un avocat américain de 50 ans, défend un client accusé de meurtre lors d'une fusillade dans un bar. Pour prouver l'innocence de son client, il reconstitue la scène en prenant un pistolet qu'il croit déchargé, alors que non.
Vallandigham place l'arme dans sa poche, la sort en la pointant vers son abdomen pour démontrer comment la victime aurait pu se suicider accidentellement, et presse la détente. La balle le blesse mortellement au ventre ; il expire le lendemain matin, le 17 juin 1871. Paradoxalement, cette démonstration convainc le jury, et son client est acquitté.
Figure politique controversée, Vallandigham était un "Copperhead", opposant à Lincoln et à la Guerre de Sécession, exilé puis revenu aux États-Unis après le conflit. Sa mort entre dans les annales des morts insolites par son absurdité professionnelle.
Savais-tu ?
« A plus dans l’bus », une paronomase
La paronomase est une figure de style qui juxtapose des mots paronymes - à savoir des termes aux sonorités très proches mais aux sens distincts - pour créer un effet rythmique, poétique ou mémorable. Elle assemble ainsi, dans une même phrase ou un proverbe, des vocables comme « traduire c’est trahir », « qui vole un œuf vole un bœuf » ou « après l’effort, le réconfort », tout en jouant sur leur écho sonore sans recourir à un véritable homophone.
On la rencontre couramment dans les proverbes populaires (« à bon chat, bon rat » ; « qui s’excuse s’accuse »), la littérature (Verlaine : « il pleure dans mon cœur comme il pleut sur la ville » ; Marbeuf : « la mer et l’amour ont l’amer pour partage ») ou les slogans modernes (« Entremont, c’est autrement bon », « Planta fin, c’est le fin du fin »), où elle renforce l’impact expressif et facilite la mémorisation.
Astuce
Corriger un plat trop salé
Pour rattraper un plat trop salé, les grand-mères ajoutaient une ou deux pommes de terre crues coupées en gros morceaux, ou un morceau de pain rassis, puis laissaient mijoter quelques minutes avant de les retirer : cela aiderait à absorber une partie de l’excès de sel. Voilà une astuce simple et, à priori, efficace pour sauver la préparation sans en perdre la saveur, au lieu de tout jeter à la poubelle.
Un instant en ce bas monde

Quel bonheur de parcourir la campagne à vélo : cheveux au vent, liberté totale, pas de contrainte, pas de désagrément. Le soleil réchauffe la peau, l’air pur emplit les poumons… longue inspiration, expiratioooon… et puis… ce petit chatouillis, irritant, tout au fond d'une narine.
Ce petit rien qui devient vite un tout.
Tu feins de l’ignorer. Mauvaise idée. L’intrus s’est installé, bien calé, et il n’a pas l’intention de se laisser déloger sans résistance. La solution classique ? Le mouchoir salvateur. Sauf que… nom de nom, pas de mouchoir. La situation se complique.
Alors, au grand maux les grands remèdes : se moucher dans la main. Une bonne expulsion bien franche et… rien. La gêne est toujours présente. Elle s'est juste déplacée. Pire : l'intrus résiste en ripostant avec un liquide gluant. L'affaire se corse.
Reste l’option manuelle. Plonger le doigt au fond du problème, tourner, retourner, insister. La cause de l'inconfort se dérobe, s'échappe, revient narguer.
C'est alors qu'une voiture s'approche. Tu te figes, main grattant le nez, l’air de dire « je cherche mes clés ». L’empêcheur de respirer peut souffler, ce n’est que partie remise. Il va le payer.
Personne en vue. La quête reprend, plus vive, plus insistante. Et comme toujours, la persévérance paie. Voilà l’intrus expulsé ! TRIOMPHE !
Mais… mais… il s’accroche le bougre ! « Veux-tu bien quitter ce doigt et t’envoler ? »... Oulah non 😧 ! Vlam Blam Bim💥. Aïe. Ouille 😖... « Sacré nom de [biiip] de [biiip] bordel à [biiiip]... »
La leçon ?
Qui se cure le nez sans poser pied à terre se vautre cul en l’air.
Espace lecture
Entrez dans la danse – Jean Teulé
Publié en 2018, Entrez dans la danse s'inspire d'un fait historique authentique et fascinant : l'épidémie de danse compulsive qui frappa Strasbourg en juillet 1518.
Tout commence lorsqu'une femme, Frau Troffea, se met à danser seule dans la rue, sans musique, sans pouvoir s'arrêter, jusqu'à l'épuisement et parfois la mort. Peu à peu, ce mal étrange se propage à des dizaines puis des centaines d'habitants, plongeant la ville dans une frénésie collective incontrôlable, tandis que médecins, autorités et clergé cherchent en vain des explications — possession démoniaque, malédiction divine, ou simple folie contagieuse. Teulé adopte son style caractéristique, mêlant noirceur, ironie mordante et un humour grinçant qui rend supportable, voire fascinant, un sujet pourtant terrible, tout en dressant en filigrane un portrait acide de la misère sociale, de la faim et de l'oppression qui rongeaient le petit peuple de l'époque et qui pourraient expliquer, au-delà du mystère médical, cette hystérie collective comme un exutoire désespéré à la souffrance.
Court, rythmé et efficace, ce roman se lit comme une fable macabre et burlesque sur la folie des foules, où l'auteur interroge avec sa causticité habituelle la frontière ténue entre le rire et l'effroi.
