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28 NOVEMBRE

Bonne fête aux Jacques

Les nouveautés du jour

Les évènements notables

1956 – Sortie en France du film “Et Dieu… créa la femme”
Le film de Roger Vadim révèle Brigitte Bardot, symbole de sensualité et d’émancipation féminine. Tourné à Saint-Tropez, il choque par son érotisme et sa liberté de ton, mais connaît un immense succès international. Bardot devient une icône mondiale, transformant l’image des femmes au cinéma et contribuant à faire de Saint-Tropez un lieu mythique.

1918 – Début de la guerre d’indépendance de l’Estonie
À la suite de la Première Guerre mondiale et du retrait des Bolcheviks, l’Estonie proclame son indépendance mais doit l’imposer par les armes. Entre 1918 et 1920, elle affronte la Russie soviétique et des forces germaniques résiduelles. Le conflit aboutit à la reconnaissance officielle de son indépendance par le traité de Tartu en 1920, établissant un jeune État souverain.

1912 – Déclaration d’indépendance de l’Albanie
Profitant du déclin de l’Empire ottoman, un congrès national albanais se réunit à Vlora et proclame l’indépendance du pays. Ismail Qemali devient le premier dirigeant du nouvel État. Cette décision marque la naissance de l’Albanie moderne, quoique rapidement confrontée à la pression des puissances européennes et à l’instabilité liée aux guerres balkaniques.

1905 – Naissance du parti irlandais Sinn Féin
Arthur Griffith fonde le Sinn Féin, parti indépendantiste militant pour la création d’un État irlandais souverain. D’abord mouvement politique modéré, il devient central après l’insurrection de Pâques en 1916, puis le principal parti nationaliste. Il jouera un rôle déterminant dans la lutte qui mène à la création de l’État libre d’Irlande en 1921.

1520 – Magellan termine l’exploration du détroit qui portera son nom et entre dans le Pacifique
L’expédition espagnole de Fernand de Magellan franchit le passage tortueux reliant l’Atlantique au futur Pacifique après plus d’un mois de navigation difficile. Le détroit permet la première traversée vers l’ouest par voie maritime et ouvre de nouvelles routes commerciales. Magellan nomme l’océan « Pacifique » en raison de sa relative tranquillité au moment de la découverte.

Les naissances et décès notables

1985 – Naissance de Shy’m (Tamara Marthe), chanteuse française
1981 – Naissance de Louise Bourgoin (Ariane Louise Bourgoin), miss météo, actrice française
1970 – Naissance de Édouard Philippe, homme politique, Premier ministre de la France
1950 – Naissance de Edward Allen « Ed » Harris, acteur américain
1947 – Naissance de Michel Berger (Michel Hamburger), chanteur français
1881 – Naissance de Stefan Zweig, écrivain autrichien

2020 – Décès de Philippe Clair, acteur et réalisateur français
2010 – Décès de Leslie Nielsen, acteur canadien
2007 – Décès de Frédéric « Fred » Chichin, musicien français du duo et couple Les Rita Mitsouko
1994 – Décès de Jeffrey Dahmer, tueur en série américain
1947 – Décès de Philippe Leclerc de Hauteclocque, militaire français, maréchal de France
1721 – Décès de Louis-Dominique Cartouche, hors-la-loi français

Recettes, trucs et astuces

Pomme rôtie à la Leffe Ruby

Couverts : 4 – Préparation : 10 min – Cuisson : 30 min

Ingrédients : 4 pommes golden – 20 cl de Leffe Ruby – 120 g de sucre cassonade – 80 g de beurre – 40 g de spéculoos – 40 cl de glace caramel beurre salé

  1. Couper la base et le sommet des pommes puis en évider le centre. Les dresser dans un plat à gratin et préchauffer le four à 180°C (th.6).
  2. Dans une casserole, faire fondre le sucre à feu moyen avec un peu d’eau. Lorsqu’il s’est transformé en caramel avec une jolie couleur dorée, ajouter le beurre. Verser progressivement la Leffe Ruby et mélanger régulièrement jusqu’à l’obtention d’un sirop liquide.
  3. Verser ce caramel sur les pommes, puis les enfourner à 180°C pendant 30 min (th.6). Arroser régulièrement les pommes avec le sirop.
  4. A la sortie du four, dresser les pommes dans une assiette, sur un lit de sauce à la Leffe. Accompagner d’une boule de glace au caramel beurre salé. Saupoudrer de miettes de spéculoos.

Un peu d’humour

« L’amour, c’est comme les cartes :
si tu n’as pas de partenaire, il te faut une bonne main. »
Pierre Desproges

Un peu d’évasion



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JE DÉCOUVRE

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Un peu de bonne humeur

Du fumier sur les framboises

😒 J'ai lu dans l'almanach "Le temps d'un café" qu'il fallait absolument mettre du fumier de cheval sur les framboises.

😲 Et alors ?

😒 Je vais revenir à la crème fouettée.

 

Un truc pour évacuer

😏 Ton mec t'énerves en ce moment. Alors écoute mon conseil : écris tout ce que tu lui reproche sur un bout de papier et ensuite brûle-le. Tu verras ça fais un bien fou.

😳 Mais qu'est-ce que je fais du bout de papier après ?

Gare aux cachalots ! – 2

À Florence, dans l'Oregon, en novembre 1970, un cachalot de 13,8 mètres et 8 tonnes s'échoue sur la plage, semant la panique chez les locaux peu habitués à pareils colis encombrants. Les services d'autoroutes d'État, gonflés d'une assurance mal placée, optent pour une idée géniale : bourrer la carcasse d'une demi-tonne de dynamite pour la réduire en menus morceaux, que des mouettes voraces nettoieront ensuite. Ignorant les avertissements d'un démineur chevronné sur la dose excessive, ils allument la mèche avec panache.

Le résultat dépasse l'imagination : des quartiers de graisse de plusieurs tonnes filent sur plus d'un kilomètre, un bloc monstre écrase le toit d'une voiture garée prudemment à distance, tandis que la foule hilare se prend une averse de débris volants. Une équipe de télé locale capture le fiasco en direct, immortalisant ce chef-d'œuvre d'amateurisme explosif où la nature se venge avec un sens de l'humour cosmique.

Reportage de Paul Linnman

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Savais-tu ?

La « Kangaroo route »

La Kangaroo Route est la liaison aérienne emblématique entre l’Australie et le Royaume-Uni, popularisée par Qantas. À l’origine, elle relie Sydney à Londres en passant par plusieurs escales. Elle symbolise l’essor des très longs courriers au milieu du XXème siècle.

Au moment de sa création, en 1947, le trajet suit une succession de « sauts » : Sydney, Darwin, Singapore, Calcutta, Karachi, Le Caire, puis l’Europe avant Londres. Ce voyage dure alors plusieurs jours et nécessite de nombreuses escales pour le ravitaillement, le repos des équipages et les correspondances. Le premier vol transporte 29 passagers et 11 membres d’équipage.

L’appareil utilisé est le Lockheed Constellation, un avion de ligne américain à hélices, célèbre pour son triple empennage et sa silhouette élégante. Il marque l’âge d’or du transport aérien en offrant davantage de confort et d’autonomie sur les longues distances. Le prix du billet aller simple en 1947 s’élève à £195, tandis que l’aller-retour coûte £585 - l'équivalent de 89 400 $ en 2022, soit 130 semaines de salaire moyen -, ce qui en fait alors un voyage prestigieux et coûteux.

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Astuce

Pour un chat bien éduqué

Pour éviter que le chat de la maison ne se soulage ailleurs que dans l'endroit qui lui a été affecté, il semblerait que déposer dans sa caisse un peu de soude qu'on arroserait ensuite d'une infusion de valériane ou herbe-à-chat soit une bonne astuce.

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Un instant en ce bas monde

Ce suppôt de Satan est encore là. Toujours. Infatigable. Il me traque, m’épuise, me vole des heures de sommeil comme un bourreau méticuleux. Sa spécialité : la torture lente, insidieuse, celle qui ronge les nerfs.

Mais un jour, je le jure, je l’écraserai. Pas comme un ennemi digne - non, comme une vermine.

Pour l’instant, il se cache. Invisible. Insaisissable. Il se dérobe à chaque fois que je crois l’avoir coincé. Il disparaît… puis revient. Encore. Toujours. Murmurant à mon oreille son bourdonnement insolent, son défi dérisoire.

Là. Cette fois, je te tiens !... PLAF... VICTOIRE !

Son sang éclabousse le mur - vision des plus réjouissantes. Enfin, le silence. Enfin, la paix.

Morphée… j’arrive… prends-moi dans tes bras... PUTAIN !

En voilà un autre ! C'est sûr, il vient réclamer vengeance !

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Espace lecture

Ravage (1943) – René Barjavel

Et si le roman de science-fiction le plus troublant de cet été 2026 avait été publié… en 1943 ?

Avec Ravage, René Barjavel imagine l’effondrement soudain d’un monde entièrement dépendant de la technologie après une panne d’électricité mondiale.

La mégalopole s’arrête, puis se transforme en un brasier infernal ; les machines se taisent et les certitudes partent en fumée. Nous suivons François Deschamps, un jeune paysan perdu dans la ville, qui tente de survivre et de retourner à la terre alors que la civilisation moderne s’écroule. Ce qui rend Ravage particulièrement dérangeant aujourd’hui, c’est la façon dont ses images de feu et de chaos font écho à notre réalité actuelle : méga-feux de forêt, sécheresses, climat déréglé et le sentiment croissant que notre confort technologique ne nous protège plus vraiment. Relire Barjavel, ce n’est pas chercher une prophétie, mais faire face à une question troublante : que reste-t-il de nous quand les systèmes qui nous entourent cessent de fonctionner ? Court, percutant, parfois daté mais étonnamment visionnaire, Ravage est un classique à glisser dans votre pile de lecture pour réfléchir, entre deux alertes aux incendies, à ce que nous entendons réellement par « progrès ».

Barjavel imaginait déjà à l'époque ce que serait une tablette de lecture en 2050 :

La nuit cernait de tous côtés les dernières flammes de l'Ouest. François tira du dossier de son fauteuil le lecteur électrique et coiffa l'écouteur. La Compagnie Eurasiatique des Transports avait installé un de ces appareils sur chaque siège pour permettre aux voyageurs de lire la nuit sans déranger ceux de leurs voisins qui désiraient rester dans l'obscurité.

Une plaque extensible, que chacun pouvait agrandir ou rapetisser au format de son livre, s'appliquait sur la page et, dans l'écouteur, une voix lisait le texte imprimé. Cette voix, non seulement lisait Goethe, Dante, Mistral ou Céline dans le texte, avec l'accent d'origine, mais reprenait ensuite, si on le désirait, en haut de chaque page, pour en donner la traduction en n'importe quelle langue. Elle possédait un grand registre de tons, se faisait doctorale pour les ouvrages de philosophie, sèche pour les mathématiques, tendre pour les romans d'amour, grasse pour les recettes de cuisine. Elle lisait les récits de bataille d'une voix de colonel, et d'une voix de fée les contes pour enfants. Au dernier mot de la dernière ligne, elle faisait connaître par un « hum hum » discret qu'il était temps
de changer la plaque de page.

Cet appareil n'eût pas manqué de paraître miraculeux à un voyageur du XXe siècle égaré dans ce véhicule du XXIe. Le fonctionnement en était pourtant bien simple. La plaque, sensible à l'encre d'imprimerie, était branchée sur un minuscule poste émetteur de télévision installé dans le dossier de chaque fauteuil. Ce poste transmettait automatiquement l'image de la page au Central de Lecture de la Compagnie Eurasiatique des Transports, dans la banlieue de Vienne. Des cloisons insonores divisaient l'immeuble du Central en une dizaine de milliers de minuscules cabines. Dans ces dix mille cabines, devant dix mille écrans semblables, étaient enfermés dix mille lecteurs et lectrices de tous âges et de toutes nationalités.

Des standardistes polyglottes triaient les réceptions, les branchaient par
langues sur des sous-standards qui les distribuaient ensuite par genre littéraire. Il ne fallait guère plus de quelques secondes pour que l'image de la page arrivât au lecteur compétent, qui se mettait aussitôt à lire dans le ton dont il était spécialiste. Un tel larmoyait pendant huit heures sur des ouvrages sentimentaux. Telle autre souriait à longueur de journée dans sa solitude, pour lire avec grâce des conseils de beauté.

C'était, en somme, une parfaite mais banale installation de télélecture, comme il en existait environ une dizaine en Europe, à l'usage des vieillards dont la vue baissait, des aveugles, et des solitaires qui désiraient se donner à la fois la compagnie d'un livre ami et celle d'une voix humaine.

François Deschamps disposa la plaque sur son roman policier et tourna, sur l'écouteur, le minuscule bouton qui mettait l'appareil en marche. Une voix dramatique murmura à son oreille :

« Chapitre premier. – L'inspecteur Walter enfonça la porte d'un coup d'épaule et s'arrêta stupéfait : à un clou du plafond pendait, intact, le menton soulevé par la corde, le cadavre de M. Lecourtois qu'il avait découvert, la veille, décapité... »

Le jeune homme renonça à connaître l'explication de ce mystère. Il ôta
l'écouteur et s'endormit.

Le train entrait en gare de Lyon-Perrache.

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