Bonne fête aux Richard
Aujourd’hui à la une
Les évènements notables
2016 – Publication des Panama Papers
Le 3 avril 2016, le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) révèle les Panama Papers, une fuite massive de 11,5 millions de documents provenant du cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca. Ces documents exposent un vaste réseau d’évasion fiscale, de blanchiment d’argent et de fraudes impliquant des personnalités politiques, des célébrités et des hommes d’affaires du monde entier. L’affaire provoque des scandales politiques et des enquêtes judiciaires dans de nombreux pays.
1996 – Arrestation d’Unabomber par le FBI
Le 3 avril 1996, Theodore Kaczynski, surnommé Unabomber, est arrêté dans sa cabane isolée du Montana par le FBI. Ce mathématicien et ancien professeur est responsable d’une série d’attentats à la bombe entre 1978 et 1995, ayant causé la mort de trois personnes et blessé 23 autres. Son manifeste anti-technologie, publié sous la menace, avait permis son identification. Il sera condamné à la prison à perpétuité en 1998.
1976 – 1re cérémonie des César dite Nuit des César
Le 3 avril 1976, la première cérémonie des César, créée par l’Académie des arts et techniques du cinéma, se tient à Paris. Cette soirée récompense les meilleurs films et talents du cinéma français de l’année précédente. Le César du meilleur film est décerné à Le Vieux Fusil de Robert Enrico. Depuis, cette cérémonie est devenue un événement majeur du cinéma français, équivalent des Oscars aux États-Unis.
1974 – Super Outbreak au Canada et aux États-Unis
Les 3 et 4 avril 1974, une vague de 148 tornades, connue sous le nom de Super Outbreak, frappe 13 États américains et une province canadienne. Cet épisode météorologique extrême, l’un des plus dévastateurs de l’histoire, cause la mort de 319 personnes et fait des milliers de blessés. Les dégâts matériels sont colossaux, avec des villes entières détruites. Cet événement marque un tournant dans l’étude et la prévention des tornades.
1936 – Exécution de Bruno Hauptmann condamné pour l’enlèvement du fils Charles Lindbergh
Le 3 avril 1936, Bruno Hauptmann, un charpentier allemand, est exécuté sur la chaise électrique pour l’enlèvement et le meurtre de Charles Lindbergh Jr., le fils du célèbre aviateur, en 1932. Malgré ses protestations d’innocence, Hauptmann est reconnu coupable, principalement en raison de preuves matérielles et de témoignages controversés. Ce procès, très médiatisé, reste l’un des plus célèbres de l’histoire judiciaire américaine.
1933 – 1er survol en avion du Mont Everest
Le 3 avril 1933, les aviateurs britanniques Douglas Douglas-Hamilton et David McIntyre réalisent le premier survol du Mont Everest à bord d’un biplan Westland PV-6. Partis de Purnea en Inde, ils atteignent une altitude de 10 000 mètres et survolent le sommet, alors encore invaincu. Cette expédition aérienne, organisée par la Royal Geographical Society, permet de cartographier la région et ouvre la voie à de futures explorations.
1917 – Lénine rentre à Saint-Pétersbourg de son exil en Suisse
Le 3 avril 1917 (16 avril dans le calendrier grégorien), Vladimir Lénine, leader bolchevique, revient en Russie après dix ans d’exil en Suisse. Son retour, facilité par les Allemands qui espèrent déstabiliser la Russie en guerre, marque un tournant dans la Révolution russe. À la gare de Petrograd (Saint-Pétersbourg), il prononce un discours appelant à la fin de la guerre et au renversement du gouvernement provisoire, posant les bases de la révolution d’Octobre.
1888 – 1er des meurtres de Whitechapel
Dans la nuit du 2 au 3 avril 1888, Emma Elizabeth Smith est agressée et tuée à Whitechapel, un quartier pauvre de Londres. Bien que son meurtre ne soit pas officiellement attribué à Jack l’Éventreur, il marque le début d’une série de crimes violents dans la région. Ces meurtres, qui culmineront en 1888 avec les cinq victimes canoniques de l’Éventreur, plongent Londres dans la terreur et deviennent l’un des mystères criminels les plus célèbres de l’histoire.
1860 – Inauguration du Pony Express
Le 3 avril 1860, le Pony Express, un service de livraison rapide de courrier à cheval, est lancé entre Saint Joseph (Missouri) et Sacramento (Californie). Ce système, utilisant des relais de cavaliers et de chevaux, permet de réduire le temps de livraison du courrier à dix jours. Malgré son succès initial, le Pony Express cesse ses activités en 1861, rendu obsolète par l’arrivée du télégraphe transcontinental.
1817 – Arrivée de la princesse Caraboo dans le village d’Almondsbury
Le 3 avril 1817, une jeune femme mystérieuse, se faisant appeler princesse Caraboo, arrive dans le village d’Almondsbury, près de Bristol. Elle prétend être une princesse originaire d’une île lointaine et parle une langue incompréhensible. Son histoire fascinante séduit la société anglaise avant qu’elle ne soit démasquée comme une imposture. Elle s’avère être Mary Baker, une jeune femme anglaise en quête d’aventure.
1367 – Du Guesclin fait prisonnier par le Prince Noir
Le 3 avril 1367, Bertrand du Guesclin, chef militaire breton et connétable de France, est capturé par les troupes anglaises du Prince Noir lors de la bataille de Najera, en Espagne. Du Guesclin, qui combattait aux côtés d’Henri de Trastamare, est fait prisonnier et libéré contre une forte rançon. Cet épisode illustre les rivalités franco-anglaises pendant la guerre de Cent Ans et la réputation de Du Guesclin comme tacticien hors pair.
Les naissances et décès notables
1979 – Naissance de Grégoire (Grégoire Boissenot), chanteur français
1972 – Naissance de Sandrine Testud, joueuse de tennis française
1969 – Naissance de Clotilde Courau, actrice française et princesse d’Italie par mariage
1961 – Naissance de Eddie Murphy, acteur américain
1934 – Naissance de Jane Goodall, primatologue britannique
1926 – Naissance de Earl Lloyd, premier joueur noir à disputer une rencontre de basket-ball en NBA
1875 – Naissance de Jeanne Florentine Bourgeois, dite Mistinguett, chanteur française
1936 – Décès dede Bruno Hauptmann, exécuté pour l’enlèvement du fils Charles Lindbergh
1882 – Décès de Jesse James, hors-la-loi américain
Découvrez chaque semaine un journal PDF riche, soigné et entièrement sans publicité. Plus de contenus, plus de plaisir de lecture, sans aucune distraction.
JE DÉCOUVREUn peu de bonne humeur
Définition de Enfant
ENFANT : petit alien qui met 43 minutes à enfiler une chaussure mais qui déverrouille un smartphone, supprime 10 contacts et prends 150 selfies en moins de 20 secondes chrono.
Esclave et travail – Anonyme
Les esclaves au moins, ils avaient du boulot ! - Brève de comptoir
Concours de sosies
Nous sommes en 1915, en plein triomphe du cinéma muet. Charlot est partout : sur les écrans, dans les rues… et jusque dans les concours de sosies qui fleurissent en Californie. Le public adore imiter sa démarche chaloupée, sa canne espiègle, sa moustache minuscule.
Charlie Chaplin, lui, observe tout cela avec curiosité. L'idée lui traverse alors l’esprit de tenter sa chance. Après tout, qui mieux que lui pourrait imiter… lui-même ?
Le voilà donc qui se présente incognito à un concours de sosies de Charlot, sous un faux nom, bien décidé à jouer le jeu jusqu’au bout. Il enfile son costume, ajuste son chapeau melon, prend sa canne. Bref, il se déguise en Charlie Chaplin.
Sur scène, les imitateurs se succèdent. Certains en font des tonnes, d’autres caricaturent à plaisir. Chaplin, lui, reste fidèle à son personnage, tout en nuances et en subtilité. Il est convaincu que cela fera la différence.
Vient le verdict.
Et là… surprise.
Il ne gagne pas. Il ne termine même pas parmi les finalistes.
Chaplin, battu à son propre jeu, regarde la scène avec un mélange d’étonnement et d’amusement. Son personnage lui échappe : Charlot appartient désormais au public, aux imitateurs, à l’imaginaire collectif. Et peut-être, au fond, est-il devenu plus grand que son créateur lui-même.
Savais-tu ?
L’effet Vertigo
L’effet Vertigo, aussi appelé dolly zoom ou travelling contrarié, combine un mouvement de caméra avec un zoom dans le sens inverse, ce qui déforme l’arrière‑plan autour d’un personnage stabilisé au centre du cadre. Les cinéastes utilisent ce procédé pour exprimer le vertige, la terreur, la prise de conscience ou une angoisse psychologique, en modifiant la perception de l’espace sans déplacer le personnage principal. L’effet doit son nom au film Sueurs froides (Vertigo, 1958) d’Alfred Hitchcock, où il illustre littéralement le vertige de James Stewart.
Plusieurs films célèbres recourent à cet effet pour marquer un choc ou une révélation. Les Dents de la mer (1975) l’utilise dans la scène de la plage pour traduire l’horreur du chef Brody, tandis que Poltergeist (1982) l’emploie face à la porte‑mur du placard. Les Affranchis (1990) et Raging Bull (1980) de Martin Scorsese s’en servent pour renforcer la paranoïa ou la tension des personnages, tandis que La Haine (1995) en fait un emblème de la prise de conscience brutale d’une situation qui part en dérive.
D’autres œuvres, comme Jules et Jim (1962), Le Seigneur des Anneaux : La Communauté de l’Anneau (2001) ou Toy Story 2 (1999), intègrent le dolly zoom pour souligner un moment émotionnel fort. Dans chaque cas, l’effet Vertigo sert à accompagner visuellement un tournant du récit, transformant une simple prise de vue en signal intense pour le spectateur. Ces plans restent aujourd’hui des références emblématiques de la mise en scène cinématographique.
Astuce
Pour la baisse de libido
Selon ma grand-mère, la frigidité - oui, parlons plutôt d'une baisse de libido - se soignerait aisément avec un régime à base de fruits de mer ou d'épices telles que la coriandre, le safran ou la menthe poivrée... je n'ai jamais voulu savoir si elle utilisait aussi du giseng ou du gingembre 😳.
Après, les remèdes de grand-mère... il semblerait qu'acheter des dessous sexy, organiser un petit diner intime, et surtout surtout envoyer les enfants chez les grands-parents, soit aussi un triptyque plutôt efficace.
Un instant en ce bas monde

La pièce glisse entre les doigts, complice silencieuse d’un rituel presque sacré. Elle écorne la surface, arrache lentement la pellicule protectrice, comme on soulève le voile d’un secret trop longtemps gardé. Sous l’argent terni, les signes apparaissent, fragmentaires, hésitants, presque vivants.
La chance est là à n'en pas douter.
Des chiffres émergent, porteurs de promesses anciennes, messagers d’une fortune capricieuse. Le regard s’accroche, l’esprit s’emballe. Chaque symbole devient présage, chaque alignement une prophétie fragile. L’espoir s’insinue, grandit, se nourrit de cette illusion minutieusement révélée.
Puis vient le doute.
Un silence imperceptible s’installe. Quelque chose résiste. Peut-être que la chance ne se livre jamais entièrement, qu’elle se tapit entre les lignes, dissimulée dans un interstice que l’œil distrait ne perçoit pas. Alors on scrute, on insiste, on cherche à déchiffrer l’invisible.
Mais rien ne répond.
La surface est désormais nue, vidée de ses mystères. Les chiffres sont là, figés, indifférents. La promesse s’est évanouie, comme un mirage dissipé trop tôt. Aujourd’hui encore, la chance a choisi de rester dans l’ombre.
Espace lecture
Entrez dans la danse – Jean Teulé
Publié en 2018, Entrez dans la danse s'inspire d'un fait historique authentique et fascinant : l'épidémie de danse compulsive qui frappa Strasbourg en juillet 1518.
Tout commence lorsqu'une femme, Frau Troffea, se met à danser seule dans la rue, sans musique, sans pouvoir s'arrêter, jusqu'à l'épuisement et parfois la mort. Peu à peu, ce mal étrange se propage à des dizaines puis des centaines d'habitants, plongeant la ville dans une frénésie collective incontrôlable, tandis que médecins, autorités et clergé cherchent en vain des explications — possession démoniaque, malédiction divine, ou simple folie contagieuse. Teulé adopte son style caractéristique, mêlant noirceur, ironie mordante et un humour grinçant qui rend supportable, voire fascinant, un sujet pourtant terrible, tout en dressant en filigrane un portrait acide de la misère sociale, de la faim et de l'oppression qui rongeaient le petit peuple de l'époque et qui pourraient expliquer, au-delà du mystère médical, cette hystérie collective comme un exutoire désespéré à la souffrance.
Court, rythmé et efficace, ce roman se lit comme une fable macabre et burlesque sur la folie des foules, où l'auteur interroge avec sa causticité habituelle la frontière ténue entre le rire et l'effroi.
