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30 JUILLET

Bonne fête aux Juliette

Aujourd’hui à la une

Les évènements notables

1945 – Le sous-marin japonais I-58 torpille le croiseur lourd Indianapolis

Le 30 juillet 1945, le croiseur américain USS Indianapolis est torpillé par le sous-marin japonais I-58 en mer des Philippines et coule en douze minutes. Sur les mille cent quatre-vingt-seize hommes d’équipage, environ trois cents périssent dans le naufrage. Les neuf cents survivants, abandonnés dans des eaux infestées de requins pendant quatre jours sans que personne ne signale le naufrage, ne seront plus que trois cent dix-sept à la fin.

1936 – Création du billet de congé annuel en France dit billet Léo Lagrange

Le 30 juillet 1936, le gouvernement du Front populaire instaure le billet de congé annuel, dit billet Léo Lagrange, du nom du sous-secrétaire d’État aux Sports et aux Loisirs. Ce titre de transport à tarif réduit de quarante pour cent permet aux travailleurs ayant nouvellement obtenu deux semaines de congés payés de voyager en train à moindre coût. Il symbolise l’accès des classes populaires aux vacances et aux loisirs.

1932 – Début des jeux de la 10ème olympiade d’été à Los Angeles

Le 30 juillet 1932, les Jeux olympiques d’été s’ouvrent à Los Angeles pour la première fois. Organisés en pleine Grande Dépression, ils voient une participation réduite en raison du coût des déplacements intercontinentaux. Pour la première fois, un village olympique est construit pour accueillir les athlètes masculins. Malgré le contexte économique difficile, ces Jeux sont un succès sportif avec de nombreux records du monde battus.

1930 – L’Uruguay remporte la 1ère Coupe du monde de football en battant l’Argentine 4-2 en finale à Montevideo

Le 30 juillet 1930, l’Uruguay remporte la première Coupe du Monde de football organisée par la FIFA en battant son voisin argentin 4-2 en finale au stade du Centenaire de Montevideo, devant une foule de quatre-vingt-treize mille spectateurs. Pays hôte et champion olympique en titre, l’Uruguay confirme sa domination mondiale et entre dans la légende du football en remportant ce premier titre planétaire sur ses propres terres.

1916 – Explosion de Black Tom due à un sabotage allemand

Le 30 juillet 1916, un gigantesque sabotage allemand provoque l’explosion des dépôts de munitions de Black Tom Island dans la baie de New York, à Jersey City. Environ deux millions de livres d’explosifs destinés aux Alliés explosent dans la nuit, causant des dégâts considérables jusqu’à Manhattan et endommageant la Statue de la Liberté toute proche. L’attentat, l’un des plus importants commis sur le sol américain, contribue à retourner l’opinion publique américaine contre l’Allemagne.

Les naissances et décès notables

1971 – Naissance de Calogero, chanteur français
1970 – Naissance de Christopher Nolan, réalisateur, producteur et scénariste britannique
1963 – Naissance Lisa Kudrow, actrice américaine
1958 – Naissance de Kate Bush, chanteuse britannique
1948 – Naissance de Jean Reno, acteur français
1947 – Naissance d’Arnold Schwarzenegger, acteur et homme politique américain

2007 – Décès de Ingmar Bergman, réalisateur, scénariste et metteur en scène suédois
1992 – Décès de Joe Shuster, dessinateur canadien de comics
1898 – Décès de Otto von Bismarck, homme politique allemand, chancelier de 1871 à 1890
1683 – Décès de Marie-Thérèse d’Autriche, reine de France et de Navarre, première épouse de Louis XIV



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JE DÉCOUVRE

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Un peu de bonne humeur

Prêt entre amis

Deux couples d’amis jouent aux cartes.

Claude fait tomber ses cartes par terre et en se baissant pour les ramasser sous la table, il s’aperçoit que la copine de David, Jessica, n’a pas de culotte ! Surpris, il se cogne la tête et ressort tout rouge.

Plus tard quand il va à la cuisine chercher quelques bières, Jessica le suit et demande : As-tu vu quelque chose qui te plaisait sous la table ?
Claude dit : Oui, ça m’a plu !
Elle lui fait un clin d’oeil, sourit et dit: Tu peux l’avoir pour 100 euros.
Après une ou deux minutes d’hésitation, Claude répond qu’il est intéressé. Elle lui dit que puisque David travaille les vendredis après-midi et pas Claude, qu’il vienne chez elle vendredi vers 14h00. Ce qu’il fit bien sur.

Après avoir payé les 100 euros, ils vont dans la chambre et font l’amour dans toutes les positions pendant 2 heures puis Claude s’en va.

David rentre vers 18h00 et demande : Est-ce que Claude est venu cet après-midi ?
Choquée, Jessica répond : Oui, il est passé quelques minutes.
– Et est-ce qu’il t’a donné 100 euros ?
(Elle pense: « Zut, il est au courant ! »)
A regret : Oui, il m’a donné 100 euros.
– Très bien, dit David, Claude est passé à mon bureau ce matin et m’a emprunté 100 euros et il a dit qu’il passerait chez nous pour me les rendre. C’est super d’avoir des amis honnêtes !

 

Un truc pour évacuer

😏 Ton mec t'énerves en ce moment. Alors écoute mon conseil : écris tout ce que tu lui reproche sur un bout de papier et ensuite brûle-le. Tu verras ça fais un bien fou.

😳 Mais qu'est-ce que je fais du bout de papier après ?

La mode des robes papier

La mode des vêtements en papier des années 1960 était une tendance éphémère et jetable, lancée comme opération publicitaire par des entreprises américaines de papier. Elle symbolisait l'esprit pop, expérimental et consumériste de l'époque, avec des pièces bon marché et souvent à usage unique.

En 1966, la Scott Paper Company, spécialiste du papier hygiénique et essuie-tout, distribue des robes en matériau non tissé imprimé de motifs psychédéliques ou bandanas, appelées "Paper Caper". Ce coup marketing initial remporte un succès viral, avec des centaines de milliers d'unités vendues à 1,5 dollar pièce, suivi par des producteurs comme Mars of Asheville qui en fabriquent jusqu'à 80 000 par semaine.

Ces vêtements, souvent des robes trapèze courtes aux couleurs vives et motifs graphiques, étaient faits de cellulose renforcée de fibres synthétiques comme la rayonne ou le polyester pour plus de solidité. Jetables et personnalisables (parfois avec peintures à l'eau), ils incarnaient la mode pop et unisexe, portée par des stars comme Nico avec des designs d'Andy Warhol.

La fièvre dure de 1966 à 1968, boostée par des collaborations avec Oscar de la Renta ou Butterfinger pour des tenues publicitaires, avant de s'essouffler face aux problèmes d'inflammabilité et de durabilité. Elle préfigure la fast fashion et influence des expositions comme "Generation Paper" au MAD de New York.

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Savais-tu ?

Qui a été abducté ?

Quelqu’un, ici, a-t-il déjà vécu une expérience d’abduction ?

Si c’est le cas, voilà une occasion rêvée de nous livrer un récit absolument renversant - du genre qui ferait pâlir un scénariste de science-fiction… à condition, bien sûr, d’avoir autre chose que de vagues souvenirs nocturnes à proposer. Car entre fascination et haussement de sourcils, ces histoires oscillent souvent dangereusement. Sans éléments concrets, elles relèvent davantage du conte moderne que du témoignage irréfutable, ce qui explique sans doute pourquoi elles déclenchent plus de sourires en coin que de convictions profondes.

Pour ma part, je préfère que ce type d’aventure reste bien sagement cantonné aux livres, aux films et aux discussions animées entre amateurs de mystères. L’idée est certes intrigante, mais elle a aussi ce petit parfum d’improbable qui invite à garder les pieds sur Terre - littéralement. Jusqu’à présent, malgré une collection impressionnante de récits plus ou moins détaillés, aucune preuve sérieuse n’est venue étayer l’existence de telles expériences. De quoi laisser planer le doute… sans pour autant décoller vers la certitude.

Mais enfin, c'est quoi cette abduction ?

On désigne par « abduction » le récit selon lequel une personne aurait été enlevée par des entités extraterrestres, généralement à bord d’un vaisseau spatial, avant d’être relâchée sans souvenir clair ou avec des souvenirs fragmentés de l’expérience. Ces récits incluent souvent des descriptions d’examens médicaux, de communications télépathiques ou d’environnements inconnus. Bien qu’ils soient largement présents dans la culture populaire et les témoignages individuels, ils ne reposent à ce jour sur aucune preuve scientifique reconnue.

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Astuce

Oter une tache de cambouis

Pour ôter une tache de cambouis sur le pantalon, par exemple, d'un gamin qui nom de nom de nom de nom, ne fait pas attention à ses affaires, il est préférable dans un premier temps de rester calme. Puis, il semble indiqué de commencer par retirer délicatement l’excédent avant d'appliquer un peu de beurre ou de savon de Marseille pour ramollir la graisse. Il suffit alors de frotter doucement et de rincer... enfin s'il n'a pas trop salopé son pantalon, dans quel cas il peut être utile de traiter la tache avec un solvant qu'on applique en tapotant doucement... et calmement. Si une trace subsiste, un peu de liquide vaisselle ou de terre de Sommières peut aider à terminer le travail, puis un lavage classique achève souvent le nettoyage... ou pas ! Julien, vient voir par là ! JULIEN !!!

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Un instant en ce bas monde

Photo de Christopher Welsch Leveroni - Pexels

Je le sens approcher, discrètement mais inévitablement. Surtout ne pas croiser son regard, rester concentré, ignorer cet appel silencieux. La tâche relève presque de l’exploit : il est redoutable, l’animal, et cela fait des années qu’il perfectionne sa technique.

Je résiste, autant que possible. Mais je n’ai pas sa patience. Il perçoit la moindre faille, le plus infime moment d’hésitation, dès que mon regard dévie vers lui. Alors, implacable, il pose sa truffe humide sur mon genou, sans jamais me quitter des yeux.

La lutte pourrait durer, mais elle est perdue d’avance. Il le sait. Je le sais.

Je cède finalement — après tout, ce ne sont que quelques morceaux de fromage. Je les lui tends. Il feint presque la surprise, comme si cette scène ne se rejouait pas chaque jour à l’identique. Puis, avec une précision admirable, il s’en empare : rapide, sûr, sans jamais effleurer mes doigts pourtant sans défense.

Mission accomplie.

Il se retire, pleinement satisfait, laissant derrière lui l’unique trace de son passage : une tache de bave sur mon pantalon propre du jour.

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Espace lecture

Ravage (1943) – René Barjavel

Et si le roman de science-fiction le plus troublant de cet été 2026 avait été publié… en 1943 ?

Avec Ravage, René Barjavel imagine l’effondrement soudain d’un monde entièrement dépendant de la technologie après une panne d’électricité mondiale.

La mégalopole s’arrête, puis se transforme en un brasier infernal ; les machines se taisent et les certitudes partent en fumée. Nous suivons François Deschamps, un jeune paysan perdu dans la ville, qui tente de survivre et de retourner à la terre alors que la civilisation moderne s’écroule. Ce qui rend Ravage particulièrement dérangeant aujourd’hui, c’est la façon dont ses images de feu et de chaos font écho à notre réalité actuelle : méga-feux de forêt, sécheresses, climat déréglé et le sentiment croissant que notre confort technologique ne nous protège plus vraiment. Relire Barjavel, ce n’est pas chercher une prophétie, mais faire face à une question troublante : que reste-t-il de nous quand les systèmes qui nous entourent cessent de fonctionner ? Court, percutant, parfois daté mais étonnamment visionnaire, Ravage est un classique à glisser dans votre pile de lecture pour réfléchir, entre deux alertes aux incendies, à ce que nous entendons réellement par « progrès ».

Barjavel imaginait déjà à l'époque ce que serait une tablette de lecture en 2050

La nuit cernait de tous côtés les dernières flammes de l'Ouest. François tira du dossier de son fauteuil le lecteur électrique et coiffa l'écouteur. La Compagnie Eurasiatique des Transports avait installé un de ces appareils sur chaque siège pour permettre aux voyageurs de lire la nuit sans déranger ceux de leurs voisins qui désiraient rester dans l'obscurité.

Une plaque extensible, que chacun pouvait agrandir ou rapetisser au format de son livre, s'appliquait sur la page et, dans l'écouteur, une voix lisait le texte imprimé. Cette voix, non seulement lisait Goethe, Dante, Mistral ou Céline dans le texte, avec l'accent d'origine, mais reprenait ensuite, si on le désirait, en haut de chaque page, pour en donner la traduction en n'importe quelle langue. Elle possédait un grand registre de tons, se faisait doctorale pour les ouvrages de philosophie, sèche pour les mathématiques, tendre pour les romans d'amour, grasse pour les recettes de cuisine. Elle lisait les récits de bataille d'une voix de colonel, et d'une voix de fée les contes pour enfants. Au dernier mot de la dernière ligne, elle faisait connaître par un « hum hum » discret qu'il était temps
de changer la plaque de page.

Cet appareil n'eût pas manqué de paraître miraculeux à un voyageur du XXe siècle égaré dans ce véhicule du XXIe. Le fonctionnement en était pourtant bien simple. La plaque, sensible à l'encre d'imprimerie, était branchée sur un minuscule poste émetteur de télévision installé dans le dossier de chaque fauteuil. Ce poste transmettait automatiquement l'image de la page au Central de Lecture de la Compagnie Eurasiatique des Transports, dans la banlieue de Vienne. Des cloisons insonores divisaient l'immeuble du Central en une dizaine de milliers de minuscules cabines. Dans ces dix mille cabines, devant dix mille écrans semblables, étaient enfermés dix mille lecteurs et lectrices de tous âges et de toutes nationalités.

Des standardistes polyglottes triaient les réceptions, les branchaient par
langues sur des sous-standards qui les distribuaient ensuite par genre littéraire. Il ne fallait guère plus de quelques secondes pour que l'image de la page arrivât au lecteur compétent, qui se mettait aussitôt à lire dans le ton dont il était spécialiste. Un tel larmoyait pendant huit heures sur des ouvrages sentimentaux. Telle autre souriait à longueur de journée dans sa solitude, pour lire avec grâce des conseils de beauté.

C'était, en somme, une parfaite mais banale installation de télélecture, comme il en existait environ une dizaine en Europe, à l'usage des vieillards dont la vue baissait, des aveugles, et des solitaires qui désiraient se donner à la fois la compagnie d'un livre ami et celle d'une voix humaine.

François Deschamps disposa la plaque sur son roman policier et tourna, sur l'écouteur, le minuscule bouton qui mettait l'appareil en marche. Une voix dramatique murmura à son oreille :

« Chapitre premier. – L'inspecteur Walter enfonça la porte d'un coup d'épaule et s'arrêta stupéfait : à un clou du plafond pendait, intact, le menton soulevé par la corde, le cadavre de M. Lecourtois qu'il avait découvert, la veille, décapité... »

Le jeune homme renonça à connaître l'explication de ce mystère. Il ôta
l'écouteur et s'endormit.

Le train entrait en gare de Lyon-Perrache.

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