Bonne fête aux Gaston
Les nouveautés du jour
Les évènements notables
1980 – Sortie du film Rodriguez au pays des merguez
La comédie française Rodriguez au pays des merguez, réalisée par Philippe Clair, sort sur les écrans. Porté par l’humour populaire et l’esprit de la fin des années 1970, le film s’inscrit dans la vague de comédies légères de l’époque. Bien que modestement accueilli par la critique, il devient représentatif d’un cinéma populaire cherchant à divertir par la caricature et le burlesque.
1973 – Incendie du collège Édouard-Pailleron à Paris
Un incendie ravage le collège Édouard-Pailleron dans le 19ᵉ arrondissement de Paris, causant la mort de vingt personnes, principalement des élèves. Le drame met en lumière les graves insuffisances des normes de sécurité dans les établissements scolaires. Il entraîne une profonde prise de conscience et des réformes importantes en matière de prévention des incendies dans les bâtiments publics.
1952 – Mort de George VI et avènement d’Élisabeth II
Le roi George VI du Royaume-Uni meurt à l’âge de 56 ans. Sa fille aînée, Élisabeth, lui succède et devient reine sous le nom d’Élisabeth II. Son accession au trône marque le début d’un règne exceptionnellement long, durant lequel elle incarne la stabilité de la monarchie britannique à travers de profondes transformations politiques, sociales et culturelles.
1922 – Traité de Washington sur la limitation navale
Le traité de Washington entre en vigueur, instaurant un moratoire de dix ans sur la construction de grands navires de guerre. Signé par les principales puissances navales, il vise à limiter la course aux armements après la Première Guerre mondiale. Cet accord marque une tentative inédite de régulation internationale du désarmement, même si ses effets resteront temporaires.
1921 – Début des travaux du chemin de fer Congo-Océan
Les travaux du chemin de fer Congo-Océan commencent afin de relier l’Afrique centrale à l’océan Atlantique. Chantier colossal, il est réalisé dans des conditions extrêmement dures, causant la mort de milliers de travailleurs africains. Achevée en 1934, cette infrastructure symbolise à la fois l’ambition coloniale française et la violence du système colonial.
1881 – Fondation de l’Union vélocipédique française
L’Union vélocipédique française est fondée afin d’organiser et de promouvoir la pratique du cyclisme. Elle structure les compétitions, fixe les règles et contribue à populariser la bicyclette comme sport et moyen de transport. Cette institution jouera un rôle majeur dans le développement du cyclisme français et dans l’émergence d’épreuves emblématiques comme le Tour de France.
1850 – Introduction du suffrage des trois classes en Prusse
La Constitution prussienne de 1848 est révisée avec l’instauration du système électoral dit des « trois classes ». Ce mode de scrutin accorde une influence disproportionnée aux contribuables les plus riches. Il limite fortement la portée démocratique des réformes libérales et assure la domination politique des élites conservatrices dans le royaume de Prusse.
1840 – Signature du traité de Waitangi
Le traité de Waitangi est signé entre la Couronne britannique et des chefs māoris de Nouvelle-Zélande. Il établit la souveraineté britannique tout en garantissant, en théorie, des droits aux populations autochtones. Les divergences d’interprétation du texte provoqueront de nombreux conflits fonciers. Ce traité demeure un document fondateur et controversé de l’histoire néo-zélandaise.
1806 – Bataille navale de San Domingo
La flotte britannique affronte et défait une escadre française au large de Saint-Domingue. Cette bataille confirme la suprématie maritime du Royaume-Uni durant les guerres napoléoniennes. La défaite française met fin aux espoirs de rétablir un contrôle naval dans la région des Caraïbes et renforce l’isolement maritime de la France face à la Royal Navy.
1778 – Traité d’alliance franco-américaine
La France et les insurgés américains signent un traité d’alliance contre la Grande-Bretagne. Cet accord officialise le soutien militaire et financier français à la guerre d’indépendance des États-Unis. Il joue un rôle décisif dans la victoire américaine, tout en aggravant les difficultés financières de la monarchie française à la veille de la Révolution.
Les naissances et décès notables
1978 – Naissance de Yael Naim (יעל נעים), chanteuse franco-israélienne
1951 – Naissance de Jacques Villeret (Jacky Boufroura), comédien français
1945 – Naissance de Bob Marley (Nesta Robert Marley), chanteur jamaïcain de reggae
1998 – Décès de Claude Érignac, préfet français de la Corse, assassiné à Ajaccio
1994 – Décès de Jack Kirby (Jacob Kurtzberg), dessinateur et auteur américain de comics
1952 – Décès de George VI d’Angleterre, roi du Royaume-Uni et du Commonwealth
1945 – Décès de Robert Brasillach, exécuté pour intelligence avec l’ennemi au fort de Montrouge
Un peu de bonne humeur
Mort de Jeanne d’Arc
🤔 Comment est-ce possible ? Jeanne d'Arc se serait éteinte le 30 mai 1431, environ deux heures après sa mort.
Noël n’a jamais été aussi proche
😏 Il est temps de préparer les fêtes de fin d'année.
😋 Pour Noël, le petit dernier veut un chat... d'habitude on fait une dinde mais, si ça lui fait plaisir, comment refuser.
😒 Ensuite, on a décidé avec les amis d'annuler le jour de l'an... l'année dernière, on s'est souhaité une bonne année et quand on regarde ce que ça a donné...
Inondation de bière à Londres
Le 17 octobre 1814, une cuve géante de la brasserie Meux and Company Brewery explose dans le quartier populaire de St Giles à Londres, provoquant une réaction en chaîne qui libère un torrent d’environ un million de litres de bière dans les rues environnantes. Cette vague de bière brune dévaste plusieurs maisons, et malheureusement tue huit personnes par noyade ou asphyxie et en blesse de nombreuses autres. Cet épisode aussi tragique que grotesque, connu sous le nom de London Beer Flood, reste l’une des catastrophes industrielles les plus insolites de l’histoire britannique.
Savais-tu ?
Quand les Britanniques rêvent d’un porte-avions en glace
En pleine Seconde Guerre mondiale, alors que les sous-marins allemands déciment les convois alliés au milieu de l’Atlantique, les Britanniques imaginent une solution aussi audacieuse qu’insolite : construire un porte-avions géant… en glace.
En 1942, la bataille de l’Atlantique bat son plein. Les U-Boote attaquent les navires de ravitaillement dans une zone centrale hors de portée des avions basés à terre. Pour combler ce « vide » stratégique, l’inventeur Geoffrey Pyke et l’amiral Lord Mountbatten proposent au Premier ministre Winston Churchill un projet fou : un porte-avions insubmersible, capable de stationner en plein océan et de lancer des avions pour protéger les convois.
La glace pure s’avère trop fragile. Les ingénieurs développent alors le pykrete, un matériau composite mélangeant environ 86% de glace et 14% de pâte de bois. Plus résistant que la glace normale, plus lent à fondre, il nécessite toutefois un système de réfrigération interne pour être maintenu à environ −16 °C. Les plans initiaux prévoient un navire de 610 mètres de long, 100 mètres de large, avec des flancs de 12 mètres d’épaisseur et un déplacement de plus de 1,8 million de tonnes. Un véritable iceberg artificiel, construit à partir de 280 000 blocs de glace.
Pour tester le concept, les Britanniques choisissent le lac Patricia, dans le parc national de Jasper (Alberta, Canada). En 1943, un prototype réduit de 18 mètres sur 9, pesant environ 1 000 tonnes, est construit en secret par des objecteurs de conscience. Équipé d’un moteur de 1 cheval-vapeur pour alimenter son système de refroidissement, le modèle flotte librement après avoir été détaché de la glace du lac. Le prototype résiste tout l’été avant de fondre et de couler lorsque le réfrigérateur est éteint en juin. Ses vestiges reposent toujours au fond du lac, redécouverts par des plongeurs en 1985.
Malgré les essais prometteurs, le projet Habakkuk est officiellement abandonné en décembre 1943. Plusieurs raisons expliquent cette décision : les progrès de l’aviation permettent bientôt de couvrir tout l’Atlantique depuis des bases terrestres, notamment après l’obtention de bases aux Açores ; la construction de porte-avions d’escorte en acier, plus petits et mobiles, s’avère plus efficace et moins coûteuse ; le coût énergétique et logistique pour maintenir un navire de cette taille à basse température est jugé prohibitif.
Bien que jamais concrétisé, le projet Habakkuk reste l’un des épisodes les plus délirants et ingénieux de la Seconde Guerre mondiale. Il illustre l’audace — et parfois l’utopie — des solutions envisagées par les Alliés face à la menace allemande.
Astuce
Un porte-manteaux original avec des bouchons de Champagne
Amateurs de Champagne, vous collectionnez peut-être déjà les bouchons et les plaques de muselet, ces petites capsules métalliques qui maintiennent le bouchon sur la bouteille. Mais lorsque les bouchons commencent à s’accumuler, pourquoi ne pas leur offrir une seconde vie décorative ?
Avec une simple planche de bois rustique, quelques bouchons de Champagne, de la colle forte et, idéalement, de longues vis, vous pouvez fabriquer un porte-manteaux aussi pratique qu’original.
Le principe est très simple : alignez les bouchons sur la planche, en les espaçant selon l’usage souhaité. Collez-les solidement, puis renforcez la fixation en faisant passer une grande vis à travers chaque bouchon, directement dans le bois. Ils pourront ainsi supporter sans difficulté manteaux, sacs, parapluies ou même quelques accessoires dans l’entrée.
Fixez ensuite votre création au mur telle quelle pour conserver son charme brut et authentique. Vous pouvez aussi peindre la planche dans la couleur de votre choix, la patiner ou la vernir afin de l’accorder à votre décoration.
Un bricolage facile, économique et plein de personnalité qui, en passant devant, entretiendra le souvenir de quelques fêtes mémorables.
Un instant en ce bas monde
Quelques instants de vie à travers le temps.
Premier tableau
Une petite famille se promène à vélo lors d'un dimanche ensoleillé qui sent bon l’insouciance. Les parents, émus et fiers, observent leur premier enfant pédaler sans ses petites roues, conquérant du bitume, roi du square. Et soudain…
CHUTE DANS LE PELOTON FAMILIAL !!! OH LÀ LÀ, MON DIEU !
Le père freine dans un dérapage digne du Tour de France, saute de son vélo, accourt et soulève l’enfant avec délicatesse. La mère, déjà à genoux, sort une trousse de secours qui ferait pâlir une ambulance. Elle déballe tout immédiatement : désinfectant, compresses stériles, Mercurochrome, pansement, bande.
Verdict : écorchure de niveau 2. On sécurise le périmètre. On rassure. On souffle. On désinfecte. On panse. On câline.
Le père est prêt à appeler les urgences. Le SAMU n’est jamais très loin dans ces moments-là. Mais contre toute attente… l’enfant survit.
Rideau.
Quelques années plus tard.
Même décor. Même piste cyclable. Même parents. Mais un deuxième enfant est apparu dans le casting...
CHUTE À L’AVANT !
Le père s’approche, jette un œil rapide, analyse la situation.
Diagnostic : égratignure.
La mère intervient. Pas de trousse, pas de protocole.
Un simple bisou magique, homologué depuis des générations. « Voilà, c’est passé. »
L’enfant renifle, hésite… puis repart.
Fin de l’incident. Pas même de quoi interrompre la balade.
Encore quelques années passent.
Même lieu. Même parents. Et — on ne sait pas trop comment — un troisième enfant...
Chute.
Les parents en choeur : « AAAH MAIS C’EST PAS POSSIBLE ! TU PEUX PAS FAIRE ATTENTION !? »
Espace lecture
Le Vase de Soissons – Grégoire de Tours
En 486, Clovis prend Soissons après sa victoire sur Syagrius. Parmi le butin figure un précieux vase liturgique, réclamé par l’évêque de Reims, traditionnellement identifié à saint Remi.
Clovis accepte de le rendre, mais un guerrier franc refuse de céder sa part du butin. Il frappe le vase de sa francisque, l’endommageant, et Clovis ne réagit pas sur le moment. Il rend l’objet à l’évêque.
Un an plus tard, lors d’une revue de ses troupes, Clovis reconnaît l’insolent. Il lui reproche la tenue de ses armes, les jette à terre, puis le tue d’un coup de francisque : « Souviens-toi du vase de Soissons. »
L’anecdote, rapportée par Grégoire de Tours près d’un siècle plus tard, relève sans doute autant de la légende que de l’histoire. Elle raconte surtout l’affirmation d’un roi : Clovis respecte l’Église, mais il ne tolère plus qu’on conteste son autorité.
Selon Histoire des Francs de Grégoire de Tours (Livre II) :
Dans ce temps, l’armée de Clovis pilla un grand nombre d’églises, parce que ce prince était encore plongé dans un culte idolâtre. Des soldats avaient enlevé d’une église un vase d’une grandeur et d’une beauté étonnante, ainsi que le reste des ornements du saint ministère. L’évêque de cette église envoya vers lui des messagers pour lui demander que, s’il ne pouvait obtenir de recouvrer les autres vases, on lui rendit au moins celui-là. Le roi, ayant entendu ces paroles, dit au messager : « Suis-moi jusqu’à Soissons, parce que c’est là qu’on partagera tout le butin ; et lorsque le sort m’aura donné ce vase, je ferai ce que demande le pontife. » Étant arrivés à Soissons, on mit au milieu de la place tout le butin, et le roi dit : « Je vous prie, mes braves guerriers, de vouloir bien m’accorder, outre ma part, ce vase que voici, » en montrant le vase dont nous avons parlé ci-dessus. Les plus sages répondirent aux paroles du roi : « Glorieux roi, tout ce que nous voyons est à toi : nous-mêmes nous sommes soumis à ton pouvoir. Fais donc ce qui te plaît ; car personne ne peut, résister à ta puissance. » Lorsqu’ils eurent ainsi parlé, un guerrier présomptueux, jaloux et emporté, éleva sa francisque et en frappa le vase, s’écriant : « Tu ne recevras de tout ceci rien que ce que te donnera vraiment le sort. » À ces mots tous restèrent stupéfaits. Le roi cacha le ressentiment de cet outrage sous un air de patience. Il rendit au messager de l’évêque le vase qui lui était échu, gardant au fond du cœur une secrète colère. Un an s’étant écoulé, Clovis ordonna à tous ses guerriers de venir au Champ-de-Mars revêtus de leurs armes, pour faire voir si elles étaient brillantes et en bon état. Tandis qu’il examinait tous les soldats en passant devant eux, il arriva auprès de celui qui avait frappé le vase, et lui dit : « Personne n’a des armes aussi mal tenues que les tiennes, car ni ta lance, ni ton épée, ni ta hache, ne sont en bon état ;» et lui arrachant sa hache, il la jeta à terre. Le soldat s’étant baissé un peu pour la ramasser, le roi levant sa francisque, la lui abattit sur la tête, en lui disant : « Voilà ce que tu as fait au vase à Soissons. ]Celui-ci mort, il ordonna aux autres de se retirer. Cette action inspira pour lui une grande crainte. Il remporta beaucoup de victoires dans un grand nombre de guerres. Dans la dixième année de son règne, il fit la guerre aux gens de Tongres, et les soumit à son pouvoir.
