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16 JUIN

Bonne fête aux Régis

Aujourd’hui à la une

Les évènements notables

1995 – Sortie aux Etats-Unis du film “Batman forever”

Réalisé par Joel Schumacher, Batman Forever sort en salle avec Val Kilmer dans le rôle du justicier masqué. Le film introduit les personnages du Sphinx et de Double-Face, joués par Jim Carrey et Tommy Lee Jones. Plus coloré et pop que ses prédécesseurs, il marque un tournant dans la saga Batman et rencontre un grand succès au box-office.

1989 – Sortie aux Etats-Unis du film “Ghostbuster II”

Suite du célèbre film de 1984, Ghostbusters II réunit à nouveau les chasseurs de fantômes de New York face à une menace surnaturelle. Malgré des critiques plus mitigées, le film connaît un bon accueil public et confirme l’engouement pour cette franchise culte mêlant humour, science-fiction et effets spéciaux spectaculaires pour l’époque.

1978 – Sortie aux Etats-Unis du film “Grease”

Avec John Travolta et Olivia Newton-John, Grease devient l’un des plus grands succès du cinéma musical. Inspiré des années 1950, le film célèbre l’amour adolescent et les chansons entraînantes. Son style rétro, ses chorégraphies et sa bande-son iconique assurent sa place durable dans la culture populaire.

1960 – Sortie aux Etats-Unis du film “Psychose”

Alfred Hitchcock révolutionne le thriller avec Psychose, chef-d’œuvre du suspense. Le film choque par sa mise en scène audacieuse, sa scène de douche culte et la performance d’Anthony Perkins en Norman Bates. Il influence profondément le cinéma d’horreur et reste un modèle de narration et de tension dramatique.

1949 – Sortie au Royaume-Uni du film “Whisky galore!”

Comédie britannique réalisée par Alexander Mackendrick, Whisky Galore! raconte l’histoire d’une île écossaise privée d’alcool pendant la guerre, jusqu’au naufrage d’un cargo rempli de whisky. Inspiré d’un fait réel, le film charme par son ton léger et devient un classique du cinéma britannique d’après-guerre.

1881 – La loi Jules Ferry rend l’enseignement primaire gratuit en France

Sous la Troisième République, la loi Ferry du 16 juin 1881 instaure la gratuité de l’école primaire publique. Elle précède les lois sur l’obligation et la laïcité. Cette mesure fondamentale marque une étape décisive vers l’accès à l’éducation pour tous, posant les bases de l’école républicaine moderne en France.

455 – Fin du sac de Rome par les Vandales

Après deux semaines de pillages, les troupes du roi vandale Genséric quittent Rome. Bien que relativement modéré comparé à d’autres saccages, cet épisode frappe les esprits et symbolise le déclin de l’Empire romain d’Occident. Il contribue à la renommée des Vandales comme synonymes de destruction dans la mémoire historique.

Les naissances et décès notables

1979 – Naissance de Emmanuel Moire, chanteur français
1974 – Naissance de Alexandre Astier, homme de télévision et de cinéma français
1973 – Naissance de Thomas Dutronc, musicien et chanteur français
1969 – Naissance de Bénabar (Bruno Nicolini), chanteur français
1829 – Naissance de Geronimo, chef apache résistant aux envahisseurs européens des « Amériques »

2019 – Décès de Zappy Max (Maxime Doucet), animateur radiophonique français
2017 – Décès de Helmut Kohl, homme d’État allemand, chancelier fédéral allemand de 1982 à 1998
2012 – Décès de Thierry Roland, journaliste sportif français
1977 – Décès de Werner von Braun, ingénieur allemand, développeur de fusées
1970 – Décès de Elsa Triolet, femme de lettres française, épouse de Louis Aragon



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JE DÉCOUVRE

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Un peu de bonne humeur

Attentat à la pudeur

Des nouvelles de l’étranger : un écossais arrêté pour attentat à la pudeur après s’être épongé le front avec son kilt.

 

La puissance de la pensée

Hier, je suis allé chez le caviste à vélo et j’ai acheté une bouteille de whisky. Spontanément, j’ai mis la bouteille dans le panier porte-bagage du vélo. Alors que je m’apprêtais à partir, je me suis rendu compte que si jamais je tombais, la bouteille se casserait. Alors, j’ai bu toute la bouteille de whisky d’une traite et je suis rentré.

Vous n’allez pas me croire mais cette magnifique idée de boire tout mon whisky s’est avérée providentielle car je suis tombé sept fois sur le chemin de retour ! Imaginez un seul instant ce qui serait arrivé à la bouteille si je n’avais pas été aussi bien inspiré.

Je suis toujours épaté par la puissance de la pensée !

Mort pour avoir eu raison

En juin 1871, à Lebanon dans l'Ohio, Clément Vallandigham, un avocat américain de 50 ans, défend un client accusé de meurtre lors d'une fusillade dans un bar. Pour prouver l'innocence de son client, il reconstitue la scène en prenant un pistolet qu'il croit déchargé, alors que non.

Vallandigham place l'arme dans sa poche, la sort en la pointant vers son abdomen pour démontrer comment la victime aurait pu se suicider accidentellement, et presse la détente. La balle le blesse mortellement au ventre ; il expire le lendemain matin, le 17 juin 1871. Paradoxalement, cette démonstration convainc le jury, et son client est acquitté.

Figure politique controversée, Vallandigham était un "Copperhead", opposant à Lincoln et à la Guerre de Sécession, exilé puis revenu aux États-Unis après le conflit. Sa mort entre dans les annales des morts insolites par son absurdité professionnelle.

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Savais-tu ?

« Pouacre » ?

Voilà un terme qui désigne une personne ou une chose extrêmement sale, laide ou répugnante, dans un registre familier et vieilli.​ Ce terme populaire, souvent employé comme injure, qualifie ce qui évoque la crasse ou le dégoût, comme un "vilain pouacre" ou une odeur "pouacre". Il s'utilise aussi pour une personne avare et sordide. D'origine ancienne française, issu du latin podager (lié à la goutte aux pieds), il évolue vers des acceptations de saleté ou de laideur dès le XIIIème siècle.

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Astuce

Corriger un plat trop salé

Pour rattraper un plat trop salé, les grand-mères ajoutaient une ou deux pommes de terre crues coupées en gros morceaux, ou un morceau de pain rassis, puis laissaient mijoter quelques minutes avant de les retirer : cela aiderait à absorber une partie de l’excès de sel. Voilà une astuce simple et, à priori, efficace pour sauver la préparation sans en perdre la saveur, au lieu de tout jeter à la poubelle.

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Un instant en ce bas monde

Photo de Leonard Richards - Pexels

À l’abri des halles, dont les poutres séculaires portent encore la mémoire des marchés d’autrefois, je m’installe à une table de café - instant attendu. Autour de moi, les moineaux s’affairent, familiers et confiants, picorant les miettes du déjeuner comme s’ils étaient ici chez eux. Plus haut, sur la robuste charpente de chêne brut, les pigeons observent le monde avec une tranquille supériorité, dominant de leur perchoir les allées et venues des touristes.

À peine assis, le garçon - qui connaît mes habitudes - apparaît, déposant devant moi mon café avec une discrétion presque rituelle, - Instant privilégié.

Un roquet, dissimulé sous une table, s’agite soudain et apostrophe un mastiff de passage, impassible, qui poursuit sa route sans lui accorder le moindre regard - il ne doute de rien celui-là. Est-ce ce vacarme qui trouble l’air, je ne saurais dire, mais un bambin s’éveille et se met à pleurer avec une intensité sans mesure. Les regards convergent vers lui, comme si l’innocence du tumulte était plus condamnable que ce gêneur, un peu plus loin, qui débite à voix haute ses malheurs amoureux au téléphone.

Ah… la vie en terrasse.

Et déjà, comme un écho inévitable, un groupe bruyant s’approche, porteur d’une agitation nouvelle, - l’instant se fissure.

Je soupire doucement. Il sera temps de revenir. À une heure plus clémente, plus silencieuse - pour lire, enfin, mon journal.

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Espace lecture

Honor Harrington, le space opera pensé comme une bataille navale

Il existe des sagas de science-fiction qui misent avant tout sur le dépaysement, d’autres sur l’aventure pure, et d’autres encore sur la politique galactique. Honor Harrington réussit à réunir tout cela dans un même ensemble, avec une ambition rare : raconter l’ascension d’une héroïne de premier plan dans un univers où chaque décision tactique peut peser sur le destin d’empires entiers.

Créée par David Weber, la série suit Honor Harrington, officier de la flotte du royaume de Manticore, une commandante brillante, inflexible et extraordinairement compétente. Dès les premiers volumes, elle se retrouve propulsée dans des situations tendues, presque ingagnables, qu’elle transforme en victoires grâce à son sang-froid, sa lecture du combat et sa capacité à inspirer ceux qui servent sous ses ordres. On est ici très loin d’une héroïne décorative : Honor est une femme de commandement, au sens le plus noble du terme.

Les combats spatiaux constituent l’un des grands plaisirs de la saga, parce qu’ils sont décrits avec une minutie presque militaire. Les vaisseaux ne s’affrontent pas dans un brouhaha indistinct : chaque accélération, chaque changement d’axe, chaque distance et chaque angle de tir compte. Les capitaines doivent anticiper les trajectoires, tenir compte du délai des communications, évaluer la puissance des armes, la résistance des boucliers et les contre-mesures adverses. Cette précision donne aux batailles une intensité particulière, comme si l’espace devenait une immense mer tactique où la moindre erreur se paie très cher.

L’autre force du cycle tient à son équilibre entre aventure militaire et intrigue politique. Les conflits ne se limitent jamais à des escarmouches dans le vide interstellaire. Derrière chaque crise, il y a des intérêts économiques, des rivalités entre puissances, des calculs diplomatiques et des jeux d’influence. Honor Harrington n’évolue donc pas seulement dans un théâtre de guerre, mais dans un monde où les décisions militaires ont des conséquences immédiates sur les équilibres politiques. Cela donne à la saga une ampleur très immersive.

L’univers, souvent appelé Honorverse, est vaste, structuré et cohérent. David Weber y construit une civilisation spatiale avec ses traditions, ses flottes, ses tensions et ses codes d’honneur. Cette solidité participe beaucoup au plaisir de lecture : on a vraiment l’impression d’entrer dans un monde vivant, qui possède ses règles, son histoire et sa logique interne. C’est sans doute ce qui explique l’attachement durable de nombreux lecteurs à cette série.

Il faut aussi souligner la personnalité de l’héroïne. Honor Harrington n’est pas seulement une tacticienne exceptionnelle ; elle incarne une forme d’intégrité, de devoir et de constance qui la rend immédiatement mémorable. Elle avance souvent dans des contextes hostiles, parfois isolée, parfois sous-estimée, mais toujours portée par une discipline de fer. Son lien avec son univers, avec son équipage et avec sa mission donne à la saga une vraie dimension humaine, malgré l’ampleur cosmique du décor.

Pour qui aime les récits de science-fiction militaire, les grandes manœuvres, les personnages forts et les univers développés avec sérieux, cette saga offre une expérience particulièrement riche. Elle a le souffle des grandes épopées, la précision d’un roman d’anticipation stratégique et le plaisir très concret d’une série où l’on suit une héroïne qui grandit, combat, doute parfois, mais ne renonce jamais.

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