Bonne fête aux Bruno
Sommaire
Aujourd’hui
Les évènements notables
1981 – Assassinat du président égyptien Anouar el-Sadate au cours d’une revue militaire
Le 6 octobre 1981, au Caire, Anouar el-Sadate est assassiné lors d’un défilé commémorant la guerre du Kippour. Des membres d’un groupe islamiste infiltré dans l’armée ouvrent le feu. Sadate, signataire des accords de Camp David avec Israël en 1978, était contesté par les extrémistes. Son vice-président Hosni Moubarak lui succède.
1973 – Début de la guerre du Kippour, israélo-arabe
Le 6 octobre 1973, jour du Yom Kippour, l’Égypte et la Syrie lancent une attaque surprise contre Israël pour reprendre les territoires perdus en 1967. Le conflit dure jusqu’au 25 octobre et implique les grandes puissances. Il conduit à de nouvelles négociations au Proche-Orient et met en lumière la dépendance énergétique de l’Occident.
1927 – Sortie aux États-Unis de “Le chanteur de jazz”, 1er film parlant
Le 6 octobre 1927, « The Jazz Singer » sort à New York. Ce film de Warner Bros, avec Al Jolson, marque la transition du cinéma muet au parlant grâce au système Vitaphone. Bien que majoritairement muet, il contient plusieurs scènes synchronisées de chant et de dialogue. Le succès du film bouleverse l’industrie cinématographique.
1889 – Inauguration du Moulin-Rouge au pied de la butte Montmartre
Le 6 octobre 1889, le cabaret du Moulin-Rouge ouvre ses portes à Paris. Fondé par Joseph Oller et Charles Zidler, il devient un haut lieu du divertissement, célèbre pour le French cancan, ses danseuses et son ambiance festive. Il attire artistes, bourgeois et étrangers, incarnant l’esprit de la Belle Époque.
1789 – Retour de la famille royale à Paris
Le 6 octobre 1789, au lendemain de la marche des femmes sur Versailles, Louis XVI, Marie-Antoinette et leurs enfants sont contraints de quitter le château pour s’installer au palais des Tuileries à Paris. Escortée par la foule, la famille royale perd symboliquement son pouvoir autonome. Cet événement renforce l’emprise révolutionnaire sur la monarchie.
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JE DÉCOUVREUn instant en ce bas monde

Un chat roux, posé avec une grâce toute féline sur une rambarde tiédie par le jour, observe le monde. Sous ses pattes s’étend un paysage sans fin d’abris humains, empilés, juxtaposés, comme une ruche infinie. Il les regarde avec une perplexité silencieuse.
Les humains aiment se rassembler, semble-t-il. Ils s’agglutinent, bâtissent les uns contre les autres, et pourtant, chacun protège farouchement son fragment d’espace. Ils passent, se croisent, s’évitent parfois, s’ignorent souvent, obéissant à des règles que le chat ne cherche même plus à comprendre.
Ils dévorent toutes sortes d’animaux - sans parler de cette curieuse fantaisie de les accompagner de diverses plantes -, mais aiment à caresser ses semblables et, encore plus incompréhensible, montrent la même affection pour les chiens. Ils détruisent ce qu’ils ont construit, puis recommencent, inlassablement. Ils peuplent le monde avec une ardeur étrange, comme s’ils craignaient le vide.
Le chat roux cligne lentement des yeux. Tout cela lui paraît à la fois agité et lointain, dense et sans importance.
Alors, avec l’élégance simple de ceux qui n’ont rien à prouver, il se lève, s'étire longuement, et s’en va, retournant à ses affaires de chat.
Un peu de bonne humeur
Croyant ou schizo – Pierre Desproges
« Si vous parlez à Dieu, vous êtes croyant… s’il vous répond, vous êtes schizophrène. »
Le danger d’une barbe trop longue
Hans Staininger, figure historique du XVIème siècle, est connue pour sa barbe exceptionnellement longue.
Né vers 1508 à Pfarrkirchen, il devient maire (Bourgmestre) de Braunau am Inn, en Autriche (alors en Bavière), et est élu à ce poste six fois. Sa barbe mesure environ 1,4 à 2 mètres de long (trois aunes et demie), qu'il enroule habituellement dans une pochette en cuir.
Le 28 septembre 1567, lors d'un incendie à l'hôtel de ville, il trébuche sur sa barbe dénouée en descendant les escaliers, se brisant la nuque. Après sa mort, sa barbe est conservée comme relique : d'abord par sa famille, puis offerte à la ville en 1911, elle est exposée au musée du district de Herzogsburg, son authenticité vérifiée chimiquement.
Mort à cause de sa barbe. Si ce n'est pas digne des Darwin Awards, ça !
Savais-tu ?
« Tchin-tchin » ?
L'expression « tchin-tchin » que l'on lance joyeusement en trinquant vient tout droit de Chine, où des soldats français l'entendent au début du XXe siècle, vers 1900, lors de la campagne de Canton. C'est une déformation amusante de « qing qing » ou « tsing tsing », une formule polie en pidgin cantonais qui signifie « je vous en prie, buvez ». De retour au pays, ces gaillards la popularisent dans les cafés et les dîners, transformant ce clin d'œil exotique en rituel convivial français, bien loin de l'idée romantique du bruit des verres qui s'entrechoquent – une explication plus tardive et fantaisiste.
Quant à l'habitude de trinquer avant de boire, elle plongerait ses racines au Moyen Âge en France, époque où les banquets regorgent de poisons et de trahisons. Les convives cognent vigoureusement leurs gobelets de métal pour verser un peu de leur boisson dans celui du voisin, partageant ainsi tout risque d'empoisonnement, tout en se fixant dans les yeux pour guetter la moindre lueur malveillante. Cette pratique antique, héritée des Grecs et Romains qui versaient des libations aux dieux, évolue en geste de confiance et de santé partagée, perdant peu à peu sa dimension défensive pour devenir le toast chaleureux que l'on connaît aujourd'hui.

