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7 MAI

Bonne fête aux Gisèle

Aujourd’hui à la une

Les évènements notables

2007 – Découverte de la tombe d’Hérode Ier dit le Grand

Le 7 mai 2007, l’archéologue israélien Ehud Netzer annonce une découverte majeure : la tombe du roi Hérode le Grand aurait été mise au jour à Hérodion, en Cisjordanie. Ce souverain controversé, connu pour ses grands travaux architecturaux, dont la reconstruction du Second Temple à Jérusalem, est aussi une figure biblique redoutée. La localisation de son tombeau restait un mystère depuis des siècles.

1994 – Le Cri d’Edvard Munch est retrouvé

Après plusieurs mois d’enquête, le célèbre tableau Le Cri d’Edvard Munch, volé en février de la même année, est retrouvé le 7 mai 1994. Cette œuvre emblématique de l’expressionnisme, représentant une angoisse existentielle poignante, avait été subtilisée dans une galerie d’Oslo pendant les Jeux olympiques d’hiver à Lillehammer.

1992 – Demande d’adhésion de la Russie au Conseil de l’Europe

Le 7 mai 1992, à la suite de l’éclatement de l’Union soviétique, la Russie fait officiellement une demande d’adhésion au Conseil de l’Europe. Ce geste marque la volonté du nouveau gouvernement russe de se rapprocher des institutions européennes et de montrer son engagement envers les droits de l’homme et la démocratie pluraliste.

1954 – Chute de Ðiện Biên Phủ

Le 7 mai 1954, la bataille de Ðiện Biên Phủ s’achève par une défaite cinglante des troupes françaises face aux forces vietnamiennes du Viet Minh. Cet événement, tournant majeur de la guerre d’Indochine, précipite les négociations de Genève et annonce la fin de la présence coloniale française en Asie du Sud-Est.

1945 – Le général allemand Alfred Jodl signe à Reims les termes d’une 1ère reddition inconditionnelle

À l’aube du 7 mai 1945, le général allemand Alfred Jodl signe à Reims la reddition inconditionnelle de l’armée allemande face aux forces alliées. Cet acte marque la fin effective des combats en Europe pendant la Seconde Guerre mondiale, bien qu’une cérémonie officielle ait lieu à Berlin le lendemain.

1932 – Le président de la république française, Paul Doumer, est assassiné par Gorgoulov, un russe fascisant

Le président de la République française, Paul Doumer, est mortellement blessé par balles le 7 mai 1932, à Paris. Son assassin, Paul Gorguloff, un immigré russe d’extrême droite, agit seul. Ce drame bouleverse le pays et met en lumière la montée des tensions politiques et internationales dans l’entre-deux-guerres.

1920 – Par le traité de Moscou, l’URSS reconnaît l’indépendance de la République démocratique de Géorgie

Par le traité de Moscou signé le 7 mai 1920, la Russie soviétique reconnaît officiellement l’indépendance de la République démocratique de Géorgie. Cet acte, rare dans le contexte des ambitions territoriales bolchéviques, marque une courte période d’autonomie pour la Géorgie avant son annexion en 1921.

1915 – Torpillage du Lusitania par un sous-marin allemand

Le 7 mai 1915, en pleine Première Guerre mondiale, le paquebot britannique Lusitania est torpillé par un sous-marin allemand au large de l’Irlande. Le naufrage fait plus de 1 000 morts, dont de nombreux civils américains, provoquant un tollé international et contribuant à l’entrée future des États-Unis dans le conflit.

1832 – La Grèce est reconnue indépendante par le traité de Londres

Le traité de Londres, signé le 7 mai 1832, marque la reconnaissance officielle de l’indépendance de la Grèce par les grandes puissances européennes. Ce traité met fin à une longue guerre d’indépendance contre l’Empire ottoman et pose les bases du nouvel État grec sous la protection internationale.

1794 – Robespierre fait adopter le culte de l’Être suprême

Le 7 mai 1794, Maximilien Robespierre impose à la Convention nationale l’adoption du culte de l’Être suprême, une nouvelle religion républicaine destinée à remplacer le catholicisme et l’athéisme. Cet acte symbolise la volonté de moraliser la société révolutionnaire, mais accentue aussi les tensions autour de son pouvoir personnel.

1765 – Lancement du HMS Victory

Le 7 mai 1765, la Royal Navy met à flot le HMS Victory, un navire de guerre destiné à devenir l’un des plus célèbres de l’histoire maritime britannique. Ce vaisseau, futur navire amiral de l’amiral Nelson lors de la bataille de Trafalgar en 1805, incarne la puissance navale de l’Empire britannique au XVIIIe siècle.

Les naissances et décès notables

1976 – Naissance de Sophie Thalmann, miss Lorraine 1997, miss France 1998
1971 – Naissance de Thomas Piketty, économiste français
1957 – Naissance de Véronique Jannot, actrice française
1954 – Naissance de Philippe Geluck, dessinateur du Chat, fantaisiste et comédien belge francophone

2018 – Décès de Maurane (Claudine Luypaerts), chanteuse belge
1840 – Décès de Caspar David Friedrich, peintre romantique allemand



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JE DÉCOUVRE

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Un instant en ce bas monde

Photo de Jimmy Chan - Pexels

Ce suppôt de Satan est encore là. Toujours. Infatigable. Il me traque, m’épuise, me vole des heures de sommeil comme un bourreau méticuleux. Sa spécialité : la torture lente, insidieuse, celle qui ronge les nerfs.

Mais un jour, je le jure, je l’écraserai. Pas comme un ennemi digne - non, comme une vermine.

Pour l’instant, il se cache. Invisible. Insaisissable. Il se dérobe à chaque fois que je crois l’avoir coincé. Il disparaît… puis revient. Encore. Toujours. Murmurant à mon oreille son bourdonnement insolent, son défi dérisoire.

Là. Cette fois, je te tiens !

PLAF

VICTOIRE !

Son sang éclabousse le mur - vision réjouissante. Enfin, le silence. Enfin, la paix.

Morphée… j’arrive… prends-moi dans tes bras...

…PUTAIN !

En voilà un autre ! C'est sûr, il vient réclamer vengeance !

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Un peu de bonne humeur

Croyant ou schizo – Pierre Desproges

« Si vous parlez à Dieu, vous êtes croyant… s’il vous répond, vous êtes schizophrène. »

 

Hitler et le vin blanc – Pierre Bénichou

Hitler ne buvait jamais de vin blanc, ça le rendait méchant.

Une retraite peu glorieuse

En juillet 1807, juste après les traités de Tilsit qui scellent une paix précaire avec la Russie, Napoléon organise une partie de chasse près de Paris pour célébrer ses victoires. Son fidèle chef d’état-major, Alexandre Berthier, veut impressionner l’Empereur et achète des milliers de lapins domestiques pour garnir le terrain. Au coup de sifflet, au lieu de détaler, les lapins se ruent en horde compacte vers Napoléon et ses officiers, attirés par l’odeur familière de leurs gardiens.

L’Empereur, surpris, voit les bêtes grimper sur ses bottes, ses jambes, son habit impérial ! La cavalerie sabre en vain, les coups de cravache s’abattent, mais la marée lapine submerge tout. Napoléon, habitué aux champs de bataille, grimpe en hâte dans son carrosse pour échapper à cette offensive inattendue.

La retraite tourne au sauve-qui-peut hilarant : soldats et généraux fuient à pied, à cheval, poursuivis par une nuée de lapins affamés. Loin des canons et des cuirassiers, cette « bataille » des lapins devient la plus cocasse des légendes napoléoniennes, rappelant que même les plus grands chefs peuvent plier face à une armée pourtant désarmée !

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Savais-tu ?

Taximètre et odomètre

Le taximètre est un appareil embarqué dans les taxis qui calcule le prix d'une course en combinant la distance parcourue, le temps écoulé et divers suppléments. Il est inventé en 1891 à Berlin par Friedrich Wilhelm Gustav Bruhn, même si des précurseurs existent avant lui : le magicien-horloger Robert-Houdin conçoit un ancêtre de l'appareil dans les années 1840, et les Romains utilisent déjà des systèmes à billes pour mesurer les courses. Le mot « taxi » est par ailleurs une abréviation de « taximètre » utilisée progressivement pour désigner le véhicule, formé du grec taxi (tarif) et metron (mesure).

L'odomètre et le taximètre partagent une base technique commune, mais remplissent des fonctions différentes. L'odomètre mesure uniquement la distance totale parcourue par un véhicule depuis sa mise en service, sans aucune fonction tarifaire. Le taximètre, lui, va plus loin en intégrant la mesure du temps et en calculant un prix : il se remet à zéro à chaque course et est soumis à une réglementation stricte.

L'odomètre est l'un des instruments les plus anciens de l'histoire. Vitruve en décrit une version mécanique au Ier siècle av. J.-C., et certains en attribuent l'invention à Archimède. Des dispositifs similaires existent également dans la Chine ancienne dès le IIIe siècle, et Léonard de Vinci en conçoit des plans perfectionnés à la Renaissance. Ce n'est qu'au XIXe siècle, avec l'essor de l'automobile, que l'odomètre devient un instrument standardisé à bord des véhicules, avant de passer à des versions électroniques au XXe siècle.

Le système décrit par Vitruve repose sur un principe mécanique ingénieux. Une roue dentée est fixée à la roue du véhicule et tourne avec elle. À chaque tour complet de cette roue dentée, elle entraîne un engrenage secondaire d'un cran. Après un certain nombre de tours correspondant à une distance prédéfinie — environ 1 500 mètres pour les Romains —, cet engrenage actionne un petit mécanisme qui fait tomber un caillou depuis un réservoir supérieur dans un récipient inférieur. À la fin du trajet, il suffit de compter les cailloux accumulés pour connaître la distance parcourue et calculer le prix de la course. Ce système, entièrement mécanique et sans aucune source d'énergie extérieure, illustre avec élégance le génie de l'ingénierie antique.

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