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10 DÉCEMBRE

Bonne fête aux Romaric

Les nouveautés du jour

Les évènements notables

1997 – Sortie aux États-Unis du film Amistad de Steven Spielberg
Le film retrace la révolte des captifs africains du navire La Amistad en 1839 et leur combat judiciaire pour la liberté. Spielberg met en scène une œuvre historique marquante sur l’esclavage, la justice et les droits humains, saluée pour sa reconstitution et son message politique.

1971 – La Renault 5 est dévoilée
Petite citadine moderne et économique, la R5 inaugure un design compact et polyvalent. Conçue pour un large public, elle devient un immense succès commercial en Europe, influençant durablement l’automobile urbaine et marquant l’histoire de Renault sur plusieurs générations.

1968 – Casse des 300 millions de yens au Japon
Un faux policier intercepte un fourgon transportant des fonds destinés à une banque et s’empare de la mallette en menaçant d’une explosion. Le voleur disparaît sans laisser de traces. Ce braquage, l’un des plus célèbres du pays, reste non résolu faute de suspect identifié.

1962 – 1ère diffusion de Bonne nuit les petits
La série télévisée française met en scène Nounours, Pimprenelle et Nicolas. Destinée aux enfants, elle devient un rendez-vous quotidien et un phénomène culturel durable. Son générique et sa formule rassurante entrent dans la mémoire collective de plusieurs générations.

1961 – Gnome : 1er essai nucléaire de l’opération Plowshare
Effectué au Nouveau-Mexique, cet essai souterrain teste l’usage civil de l’énergie nucléaire pour des excavations et projets géologiques. Bien que spectaculaire, il soulève des inquiétudes environnementales et sanitaires, limitant l’avenir du programme Plowshare.

1936 – Abdication d’Édouard VIII
Le roi renonce au trône britannique pour épouser Wallis Simpson, Américaine divorcée, décision jugée incompatible avec son rôle. Son abdication provoque une crise constitutionnelle et conduit à l’accession de son frère, George VI, modifiant l’histoire de la monarchie.

1913 – Arrestation du voleur de la Joconde
Vincenzo Peruggia est arrêté en Italie deux ans après avoir dérobé le tableau au Louvre le 21 août 1911. Il conservait la toile cachée chez lui et tentait de la vendre. L’affaire, très médiatisée, contribue paradoxalement à renforcer la notoriété mondiale de la Mona Lisa.

1898 – L’Espagne cède Porto Rico aux États-Unis
À l’issue du traité de Paris mettant fin à la guerre hispano-américaine, Porto Rico, Guam et les Philippines passent sous contrôle américain pour 20 millions de dollars. L’accord marque la fin de l’empire colonial espagnol et l’expansion des États-Unis dans les Caraïbes.

1888 – Emprunt lancé par l’empereur Alexandre III
La Russie impériale émet un grand emprunt pour financer modernisation et infrastructures. L’appel au public rencontre un vif succès, renforçant les finances de l’empire et consolidant la confiance des investisseurs, notamment français, dans les obligations russes.

1823 – Mary Anning découvre le premier Plesiosaurus complet
La célèbre paléontologue autodidacte met au jour un squelette presque intact sur la côte du Dorset. Cette découverte majeure bouleverse la compréhension des reptiles marins préhistoriques et renforce la renommée scientifique d’Anning, pionnière de la paléontologie.

1792 – Début du procès de Louis XVI
Devant la Convention nationale, l’ancien roi est jugé pour trahison après la chute de la monarchie. Les débats portent sur sa responsabilité politique et morale. Le procès, hautement symbolique, conduit à sa condamnation et marque une étape clé de la Révolution française.

Les naissances et décès notables

1851 – Naissance de Melvil Dewey, bibliothécaire américain, inventeur du système de classement de livres Dewey
1815 – Naissance d’Ada Lovelace (Augusta Ada King), mathématicienne britannique

2006 – Décès de Augusto Pinochet, militaire et homme politique chilien, président du Chili de 1974 à 1990
1967 – Décès d’Otis Redding, chanteur américain
1896 – Décès d’Alfred Nobel, chimiste et industriel suédois, créateur des prix Nobel


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JE DÉCOUVRE

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Un peu de bonne humeur

Centre du monde – Anonyme

Je ne dis pas que je suis le centre du monde, mais à chaque fois que je lance Google Maps, je me retrouve en plein milieu.

 

Souvenir d’enfance

🙂 Mon plus beau souvenir d'enfance, c'est quand je faisais des châteaux de sable avec mon grand-père… 😳 puis ma mère m'a repris l'urne.

Une retraite peu glorieuse

En juillet 1807, juste après les traités de Tilsit qui scellent une paix précaire avec la Russie, Napoléon organise une partie de chasse près de Paris pour célébrer ses victoires. Son fidèle chef d’état-major, Alexandre Berthier, veut impressionner l’Empereur et achète des milliers de lapins domestiques pour garnir le terrain. Au coup de sifflet, au lieu de détaler, les lapins se ruent en horde compacte vers Napoléon et ses officiers, attirés par l’odeur familière de leurs gardiens.

L’Empereur, surpris, voit les bêtes grimper sur ses bottes, ses jambes, son habit impérial ! La cavalerie sabre en vain, les coups de cravache s’abattent, mais la marée lapine submerge tout. Napoléon, habitué aux champs de bataille, grimpe en hâte dans son carrosse pour échapper à cette offensive inattendue.

La retraite tourne au sauve-qui-peut hilarant : soldats et généraux fuient à pied, à cheval, poursuivis par une nuée de lapins affamés. Loin des canons et des cuirassiers, cette « bataille » des lapins devient la plus cocasse des légendes napoléoniennes, rappelant que même les plus grands chefs peuvent plier face à une armée pourtant désarmée !

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Savais-tu ?

« Ostraciser » : quand le groupe exclut

Ostraciser, c’est mettre quelqu’un à l’écart, le priver de la vie collective.

Le mot vient du grec ancien ostrakon, qui signifie « coquille d'huître » - d'où l'ostréiculture - ou « tesson de poterie ». Dans l’Athènes antique, les citoyens inscrivaient sur ces tessons le nom de la personne qu’ils voulaient bannir temporairement de la cité. De cette pratique de vote populaire est né le verbe ostraciser, passé en français au XVIIIᵉ siècle.

Institué par Clisthène vers la fin du VIᵉ siècle av. J.-C., l’ostracisme était une mesure de défense de la démocratie athénienne contre les risques de tyrannie. Chaque année, l’assemblée des citoyens (ecclésia) pouvait voter le bannissement pour dix ans d’un citoyen jugé trop influent ou dangereux pour l’équilibre politique.

Aujourd’hui, plus besoin de tessons : l’exclusion se fait par le silence, les regards, les messages ignorés. Dans les réseaux sociaux comme dans la vie réelle, ostraciser revient à effacer une personne du groupe. On ne l’invite plus, on ne lui répond plus, on fait comme si elle n’existait pas.

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Astuce

Prolonger les fleurs coupées

Voilà ce que me disait ma grand-mère : « Pour prolonger la beauté de tes fleurs coupées, commence par recouper les tiges en biais et perce-les avec une aiguille pour favoriser l’absorption de l'eau, puis place-les dans un vase parfaitement propre rempli d’eau fraîche. Change l'eau tous les deux jours en retirant les feuilles immergées, et ajoute une pincée de sucre ou quelques gouttes de vinaigre blanc pour nourrir et assainir l’ensemble. Enfin, installe ton bouquet à l’abri du soleil direct et des sources de chaleur : tes fleurs resteront magnifiques bien plus longtemps. ».

Mais moi j'étais son p'tit gars et bien évidemment je n'écoutais rien de tout ça, bien plus intéressé que j'étais par le prochain épisode de Goldorak à la télé.

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Un instant en ce bas monde

Photo de Pavel Danilyuk - Pexels

Et voilà : le moment fatidique est arrivé. C’est l’heure du rendez-vous.

Il est là, pile à l’heure. Mieux encore : il est venu lui-même te chercher. Tu n’as donc plus d’autre choix que de le suivre. Tu te lèves avec la lenteur d’un condamné, tandis qu’une étrange sensation de malaise te noue déjà l’estomac.

Tu longes un couloir interminable. Chaque pas résonne sur le sol parfaitement propre, et le silence qui règne autour de toi n’est troublé que par le bourdonnement lointain d’un appareil dont tu préfères ignorer la fonction. Première porte à gauche…

Te voilà dans son antre.

Un lieu aussi redouté devrait ressembler à une cave infâme, humide et mal éclairée, occupée par un sorcier dément ou un serial killer collectionneur d’instruments chirurgicaux. Mais non. Tout est blanc, propre, aseptisé. Un peu trop, même. Les murs immaculés, les surfaces brillantes et l’odeur agressive de désinfectant donnent à la pièce une atmosphère presque irréelle.

Il ne manque plus qu’une petite musique d’ambiance pour tromper la victime. Quelque chose de léger, avec des violons ou une mélodie de boîte à musique, histoire de rendre la scène encore plus inquiétante.

Il te sourit.

Un sourire calme, professionnel, presque chaleureux. Le genre de sourire qui ne rassure absolument pas.

D’un geste courtois, il t’invite à déposer tes affaires sur une chaise libre. Tu t’exécutes sans discuter, tout en jetant un dernier regard vers la porte. Elle est toujours ouverte. Pour l’instant. Puis il te montre fièrement son poste de torture.

Le fauteuil semble t’attendre.

Tête basse, résigné, tu t’y installes lentement. Le cuir froid colle légèrement à ton dos. Tu ajustes ta position, sans parvenir à trouver la moindre posture confortable. En face de toi, les instruments métalliques brillent sous la lumière blanche. Ils sont alignés avec une précision inquiétante, comme s’ils avaient été préparés spécialement pour ton supplice.

Il s’approche.

Tu entends le froissement de ses gants, le cliquetis discret de ses outils et le léger grincement du fauteuil lorsqu’il en ajuste l’inclinaison. Ton cœur accélère. Tu fixes le plafond, tentant de penser à autre chose, mais tes yeux reviennent inévitablement vers l’appareil posé près de lui.

Il te regarde avec un grand sourire, braque une lampe dans tes yeux et allume son instrument de torture préféré :

— iiiih… iiih… iiiiiiih…

Le bruit strident te traverse le crâne. Tes doigts se crispent sur les accoudoirs. Une goutte de sueur glisse lentement le long de ta tempe.

Puis, avec une innocence parfaitement suspecte, il demande :

— Alors, c’est parti pour un petit détartrage ?

C’est à cet instant précis que quelque chose se brise en toi. La peur laisse place à la colère. Elle monte, irrésistible, jusqu’à devenir la seule chose qui compte. Fini de te laisser faire. Fini de subir en silence. Le temps de la révolte est venu.

Dans un élan instinctif, tu l’agrippes fermement et le fixes d’un regard déterminé. Le silence retombe aussitôt dans la pièce. Même l’appareil semble avoir compris que la situation vient de changer.

— Euh… ce sont mes couilles que vous tenez là, bredouille-t-il, partagé entre surprise et crainte.

Tu resserres légèrement ta prise.

— Je sais, lui assènes-tu d’un ton parfaitement calme, sans la moindre ambiguïté. On va donc bien faire attention, maintenant, à ne pas se faire mal mutuellement.

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Espace lecture

Pensées au fil de l’eau

Sur l’océan des pensées,
affleure l’écume des mots ;
dans les profondeurs s'abîment les échos.

Une pensée surgit, je la pose, je l'envoie ;
elle vogue, on l'aime, on l'ignore ;
elle s'éloigne, je la perd, je l'oublie.

Moults mots déposés
Voguent les pensées
Flot de vies essaimées

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