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Aujourd'hui c'est la Saint-Galo, bonne fête à tous les jockeys

A la une,

RUDOLF HESS, LE DAUPHIN D’HITLER MESSAGER DE LA PAIX 📆 10 mai 1941

WILLIAM QUANTRILL, UN GUÉRILLERO SANS FOI NI LOI 📆 10 mai 1865

Aujourd’hui, l’éphéméride

Toutes les heures, l’oeuvre du jour, quelques connaissances, un peu d’humour, un instant de vie, à la maison et au jardin, un peu de lecture

Au fil de la journée, un peu de ciel bleu

Sans oublier d’activer vos méninges

Les évènements notables

1994 - Nelson Mandela devient président d’Afrique du sud

Le 10 mai 1994 marque un tournant historique en Afrique du Sud : Nelson Mandela, figure emblématique de la lutte contre l’apartheid, prête serment en tant que premier président noir du pays. Après des décennies de ségrégation raciale et de combats politiques, son élection symbolise la réconciliation nationale et l’espoir d’une nouvelle ère démocratique fondée sur l’égalité et la justice.

1968 - Nuit des barricades de mai 68

Dans la nuit du 10 au 11 mai 1968, les rues du Quartier latin à Paris deviennent le théâtre d’affrontements violents entre étudiants et forces de l’ordre. Cette « nuit des barricades » cristallise le mécontentement de la jeunesse française face à une société jugée rigide et autoritaire, et marque une escalade majeure dans le mouvement de Mai 68, annonçant une crise politique et sociale d’ampleur nationale.

1941 - Rudolf Hess décolle secrètement pour l'Écosse pour négocier la paix entre le Royaume-Uni et l'Allemagne nazie

Le 10 mai 1941, Rudolf Hess, numéro trois du régime nazi, effectue un vol solitaire et secret à destination de l'Écosse, prétendument pour négocier la paix avec le Royaume-Uni. Son geste, à la fois surprenant et controversé, soulève de nombreuses questions quant à ses motivations et son isolement au sein du régime d’Hitler. L’opération est un échec, et Hess est immédiatement arrêté par les Britanniques.

1940 - Invasion de l'Islande par le Royaume-Uni

Dans le contexte tendu de la Seconde Guerre mondiale, le Royaume-Uni lance le 10 mai 1940 une opération militaire visant à occuper l’Islande, alors État neutre, afin de prévenir toute tentative d’invasion allemande. Cette action stratégique, connue sous le nom d’« opération Fork », vise à sécuriser les voies de l’Atlantique Nord et s'inscrit dans une politique plus large de contrôle maritime.

1933 - Autodafé post-païen à Berlin où les Nazis brûlent sur la place publique plus de 25 000 livres

Le 10 mai 1933, sur la place de l’Opéra à Berlin, des milliers de livres jugés « non allemands » sont brûlés lors d’un autodafé organisé par les nazis. Cette action spectaculaire et symbolique vise à éradiquer toute pensée considérée comme contraire à l’idéologie nazie. Elle marque le début d’une répression culturelle et intellectuelle systématique dans l’Allemagne hitlérienne.

1865 - Arrestation du hors-la-loi américain William Quantrill

Le 10 mai 1865, l’un des hors-la-loi les plus redoutés de la guerre de Sécession américaine, William Quantrill, est capturé par les forces de l’Union. Chef de guérilla pro-confédéré, connu pour ses attaques sanglantes, notamment le massacre de Lawrence, Quantrill devient une figure controversée du conflit. Son arrestation met fin à une traque qui dura plusieurs mois.

1837 - Panique bancaire américaine entrainant 5 ans de dépression et de chômage

La crise économique connue sous le nom de « panique de 1837 » éclate le 10 mai aux États-Unis, avec la fermeture de nombreuses banques incapables d’honorer les retraits. Cette crise entraîne une grave dépression économique, provoquant faillites, chômage massif et une perte de confiance généralisée dans le système bancaire américain. Elle durera plusieurs années.

1774 - Avènement de Louis XVI comme roi de France

À la mort de son grand-père Louis XV, le 10 mai 1774, Louis-Auguste monte sur le trône de France sous le nom de Louis XVI. Âgé de seulement 19 ans, il hérite d’un royaume en crise financière et sociale. Son règne, marqué par les réformes avortées et les tensions croissantes, aboutira quinze ans plus tard à la Révolution française et à la fin de la monarchie absolue.

1534 - Jacques Cartier atteint Terre-Neuve pour la 1ère fois

Le 10 mai 1534, l’explorateur français Jacques Cartier atteint pour la première fois les côtes de Terre-Neuve lors de son expédition vers les terres inconnues du Nouveau Monde. Ce voyage, commandité par François Ier, marque le début de l’exploration française du Canada et ouvre une nouvelle page dans l’histoire de la colonisation européenne en Amérique du Nord.

1497 - Début du controversé voyage d’Amerigo Vespucci

Le 10 mai 1497, l’explorateur florentin Amerigo Vespucci embarque pour un voyage qui restera sujet à controverse, certains affirmant qu’il aurait atteint le continent sud-américain avant Christophe Colomb. Bien que les détails restent débattus, cette expédition contribue à modifier la perception géographique du monde et donnera plus tard son nom au continent américain.

Les naissances et décès notables

1995 - Naissance de Gabriella Papadakis, patineuse en danse sur glace française
1995 - Naissance de Aya Nakamura, chanteuse de RnB française
1975 - Naissance de Oldelaf (Olivier Delafosse), auteur-compositeur-interprète, chanteur humoristique et musicien français
1974 - Naissance de Doc Gynéco (Bruno Beausir), auteur-compositeur-interprète, chanteur et rappeur français
1969 - Naissance de Bob Sinclar (Christophe Le Friant), DJ français représentatif d'une french touch dans son domaine
1965 - Naissance de Linda Evangelista, mannequine canadienne
1964 - Naissance de Emmanuelle Devos, comédienne française
1960 - Naissance de Bono (Paul David Hewson), chanteur du groupe irlandais U2

2021 - Décès de Michel Fourniret, violeur et tueur en série pédocriminel français
2002 - Décès de Yves Robert, acteur, réalisateur, scénariste et producteur français
1996 - Décès de Green Boots dans l’ascension de l’Everest
1994 - Décès de John Wayne Gacy, tueur en série américain dit le “clown tueur”
1977 - Décès de Joan Crawford, actrice américaine
1904 - Décès de Sir Henry Morton Stanley, explorateur britannique
1774 - Décès de Louis XV, roi de France


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L’œuvre du jour


Savais-tu ?

Shōgun

Un navigateur anglais échoue sur les côtes du Japon au début du XVIIᵉ siècle. C’est ainsi que commence Shōgun, la mini-série de 1980 adaptée du roman de James Clavell.

Richard Chamberlain incarne John Blackthorne, un homme projeté dans un monde dont il ignore les codes. Autour de lui, les seigneurs japonais se disputent le pouvoir, les alliances se nouent et se défont, et chaque décision peut bouleverser l’équilibre politique. Toshirō Mifune joue le seigneur Toranaga, tandis que Yōko Shimada interprète Mariko, qui aide Blackthorne à comprendre cette société nouvelle pour lui.

La série raconte bien plus qu’une rencontre entre l’Orient et l’Occident. Elle plonge dans les intrigues du Japon féodal et suit le parcours d’un étranger qui tente de trouver sa place au cœur d’un conflit qui le dépasse. Son récit ample et ses personnages donnent à Shōgun l’allure d’une fresque historique.

Plus de quarante ans après sa diffusion, cette adaptation conserve son intérêt : elle offre une aventure dépaysante et un aperçu des grandes ambitions du roman de Clavell. À découvrir pour son récit d’intrigues, ses acteurs et son regard sur le Japon du XVIIᵉ siècle.

Shōgun (1980) dans Youtube

L’origine de la mayonnaise

Un peu d’histoire avant de passer à la recette de cette sauce française incontournable.

Il semblerait que la naissance de la mayonnaise soit liée à la prise de Port-Mahon, à Minorque, par les troupes françaises du duc de Richelieu en 1756, durant la guerre de Sept Ans. Le cuisinier du maréchal, manquant de crème pour une sauce, aurait imaginé une émulsion à base de jaunes d’œufs et d’huile d’olive, baptisée « mahonnaise » en hommage à Port-Mahon. Ramenée ensuite en France, cette sauce aurait été adoptée et diffusée dans la cuisine française au tournant des XVIIIème et XIXème siècles.

Pour cette “mayo” légère et ultra-gourmande, il vous faut les ingrédients habituels : 300 g d’huile de tournesol, 1 œuf entier, 1 càs de moutarde, 1/2 jus de citron et 1 pincée de sel.

La recette est extrêmement simple. Il suffit en effet de mixer ensemble tous les ingrédients à l’aide d’un mixeur plongeant – ou à défaut d’avoir un bon coup de main avec un fouet -, dans un bol suffisamment grand pour éviter les débordements.

Et voilà une mayonnaise qui accompagnera à merveille des œufs mimosa, des légumes croquants comme les carottes, le chou-fleur ou les radis ou encore un poisson vapeur.


Un peu d’humour

Bill Gates en enfer

Bill Gates arrive au ciel. Saint-Pierre lui dit :

« Bill, c’est vraiment difficile. Tu as fais de grands avancements technologiques avec Microsoft, mais tu nous as aussi donné Windows 95. Je te laisse alors choisir entre le paradis et l’enfer. »

Bill Gates lui répond « D’accord, puis-je voir l’enfer d’abord ? »

Saint-Pierre lui montre alors un monde merveilleux de plages, de belles femmes, de bonne bouffe et un climat idéal.

Bill lui dit : « C’est pas mal l’enfer, mais enfin je voudrais quand même voir le paradis. »

Saint-Pierre lui montre alors un champ de nuage avec des anges qui jouent de la harpe.

Bill dit : « C’est bien, mais à choisir je préfère l’enfer ! »

Deux semaines plus tard St-Pierre va faire un tour en enfer pour voir notre bon vieux Bill. Il le trouve attaché à un mur, entouré de flammes brûlantes et de démons terrifiants.

« Saint Pierre ! » lui crit Bill, « C’est terrible ! Ce n’est pas l’enfer que tu m’as montré l’autre jour !

Où sont donc passées les plages, les femmes et la bonne bouffe ? »

« Oh ça ! » répliqua St Pierre « C’était seulement la version de démo. »

Attentat à la pudeur

Des nouvelles de l’étranger : un écossais arrêté pour attentat à la pudeur après s’être épongé le front avec son kilt.

La mode des robes papier

La mode des vêtements en papier des années 1960 était une tendance éphémère et jetable, lancée comme opération publicitaire par des entreprises américaines de papier. Elle symbolisait l’esprit pop, expérimental et consumériste de l’époque, avec des pièces bon marché et souvent à usage unique.

En 1966, la Scott Paper Company, spécialiste du papier hygiénique et essuie-tout, distribue des robes en matériau non tissé imprimé de motifs psychédéliques ou bandanas, appelées « Paper Caper ». Ce coup marketing initial remporte un succès viral, avec des centaines de milliers d’unités vendues à 1,5 dollar pièce, suivi par des producteurs comme Mars of Asheville qui en fabriquent jusqu’à 80 000 par semaine.

Ces vêtements, souvent des robes trapèze courtes aux couleurs vives et motifs graphiques, étaient faits de cellulose renforcée de fibres synthétiques comme la rayonne ou le polyester pour plus de solidité. Jetables et personnalisables (parfois avec peintures à l’eau), ils incarnaient la mode pop et unisexe, portée par des stars comme Nico avec des designs d’Andy Warhol.

La fièvre dure de 1966 à 1968, boostée par des collaborations avec Oscar de la Renta ou Butterfinger pour des tenues publicitaires, avant de s’essouffler face aux problèmes d’inflammabilité et de durabilité. Elle préfigure la fast fashion et influence des expositions comme « Generation Paper » au MAD de New York.


Instant de vie

Et voilà : le moment fatidique est arrivé. C’est l’heure du rendez-vous.

Il est là, pile à l’heure. Mieux encore : il est venu lui-même te chercher. Tu n’as donc plus d’autre choix que de le suivre. Tu te lèves avec la lenteur d’un condamné, tandis qu’une étrange sensation de malaise te noue déjà l’estomac.

Tu longes un couloir interminable. Chaque pas résonne sur le sol parfaitement propre, et le silence qui règne autour de toi n’est troublé que par le bourdonnement lointain d’un appareil dont tu préfères ignorer la fonction. Première porte à gauche…

Te voilà dans son antre.

Un lieu aussi redouté devrait ressembler à une cave infâme, humide et mal éclairée, occupée par un sorcier dément ou un serial killer collectionneur d’instruments chirurgicaux. Mais non. Tout est blanc, propre, aseptisé. Un peu trop, même. Les murs immaculés, les surfaces brillantes et l’odeur agressive de désinfectant donnent à la pièce une atmosphère presque irréelle.

Il ne manque plus qu’une petite musique d’ambiance pour tromper la victime. Quelque chose de léger, avec des violons ou une mélodie de boîte à musique, histoire de rendre la scène encore plus inquiétante.

Il te sourit.

Un sourire calme, professionnel, presque chaleureux. Le genre de sourire qui ne rassure absolument pas.

D’un geste courtois, il t’invite à déposer tes affaires sur une chaise libre. Tu t’exécutes sans discuter, tout en jetant un dernier regard vers la porte. Elle est toujours ouverte. Pour l’instant. Puis il te montre fièrement son poste de torture.

Le fauteuil semble t’attendre.

Tête basse, résigné, tu t’y installes lentement. Le cuir froid colle légèrement à ton dos. Tu ajustes ta position, sans parvenir à trouver la moindre posture confortable. En face de toi, les instruments métalliques brillent sous la lumière blanche. Ils sont alignés avec une précision inquiétante, comme s’ils avaient été préparés spécialement pour ton supplice.

Il s’approche.

Tu entends le froissement de ses gants, le cliquetis discret de ses outils et le léger grincement du fauteuil lorsqu’il en ajuste l’inclinaison. Ton cœur accélère. Tu fixes le plafond, tentant de penser à autre chose, mais tes yeux reviennent inévitablement vers l’appareil posé près de lui.

Il te regarde avec un grand sourire, braque une lampe dans tes yeux et allume son instrument de torture préféré :

— iiiih… iiih… iiiiiiih…

Le bruit strident te traverse le crâne. Tes doigts se crispent sur les accoudoirs. Une goutte de sueur glisse lentement le long de ta tempe.

Puis, avec une innocence parfaitement suspecte, il demande :

— Alors, c’est parti pour un petit détartrage ?

C’est à cet instant précis que quelque chose se brise en toi. La peur laisse place à la colère. Elle monte, irrésistible, jusqu’à devenir la seule chose qui compte. Fini de te laisser faire. Fini de subir en silence. Le temps de la révolte est venu.

Dans un élan instinctif, tu l’agrippes fermement et le fixes d’un regard déterminé. Le silence retombe aussitôt dans la pièce. Même l’appareil semble avoir compris que la situation vient de changer.

— Euh… ce sont mes couilles que vous tenez là, bredouille-t-il, partagé entre surprise et crainte.

Tu resserres légèrement ta prise.

— Je sais, lui assènes-tu d’un ton parfaitement calme, sans la moindre ambiguïté. On va donc bien faire attention, maintenant, à ne pas se faire mal mutuellement.


A la maison et au jardin

Le sandwich Monte Cristo, un croque-monsieur qui ose le sucré

Le sandwich Monte Cristo est un sandwich chaud venu des États-Unis, cousin assumé de notre croque-monsieur. On y retrouve du jambon et du fromage entre deux tranches de pain, mais la ressemblance s’arrête là.

La différence tient à la cuisson : le sandwich est trempé dans un mélange d’œufs et de lait, comme un pain perdu salé, puis doré à la poêle. Le résultat est croustillant dehors, fondant à l’intérieur, avec un fromage qui coule généreusement.

Sa petite fantaisie, c’est le contraste sucré-salé. On le saupoudre volontiers de sucre glace et on l’accompagne d’une confiture de framboise ou de fraise. Un mariage surprenant, mais redoutablement efficace.

Popularisé en Californie dans les années 1950, le Monte Cristo ne doit rien au comte d’Alexandre Dumas. Son nom sonne français, sa recette est américaine, et son goût rappelle à la fois le brunch et le réconfort d’un dimanche pluvieux.

À essayer pour un déjeuner rapide ou un brunch un peu gourmand : pain de mie, jambon, emmental, œuf, lait, beurre… et une cuillère de confiture pour la touche finale.

Pour aiguiser des ciseaux

Pour redonner du tranchant à une paire de ciseaux, prenez une feuille d’aluminium, pliez-la plusieurs fois pour obtenir une bonne épaisseur, puis coupez-la plusieurs fois sur toute la longueur des lames — la texture abrasive de l’alu polit les bords et rend la coupe plus nette; essuyez ensuite les lames avec un chiffon pour enlever les résidus et testez sur du papier, et répétez si nécessaire pour un résultat optimal.


Activation des méninges


Espace lecture

Honor Harrington, le space opera pensé comme une bataille navale

Chanson d’automne – Paul Verlaine

Dans Chanson d’automne (1866), Verlaine écrit : « Les sanglots longs … Blessent mon cœur » Pourtant, une erreur tenace s’est installée : on entend et on cite souvent « bercent mon cœur ».

Cette coquille vient d’une lithographie de Cazals (fin XIXᵉ), puis d’une citation fautive d’Émile Faguet (1900). Elle se propage avec la mise en musique de Charles Trenet (1941), qui chante « bercent », et même certains enregistrements de Léo Ferré reprennent la variante.

Lors des messages codés de Radio Londres annonçant le Débarquement, la BBC diffuse le 5 juin 1944 : « Bercent mon cœur d’une langueur monotone », probablement sous l’influence de Trenet. Depuis, l’erreur s’ancre dans la mémoire du 6 juin.

Autre idée reçue : ces vers ne lancent pas un appel à toute la Résistance. Ils visent le seul réseau Ventriloquist, actif en Sologne, chargé de saboter les voies ferrées et les lignes téléphoniques. Le film Le Jour le plus long (1962) transforme ce signal sectoriel en symbole national, et la confusion perdure encore aujourd’hui.

Poèmes saturniens (1866) – Chansons d’automne – Paul Verlaine

Les sanglots longs
Des violons
De l’automne
Blessent mon cœur
D’une langueur
Monotone.

Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l’heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure

Et je m’en vais
Au vent mauvais
Qui m’emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte

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Le temps d’une nouvelle

Magellan – Stefan Zweig

Dans Magellan, publié en 1938, Stefan Zweig raconte l’aventure du navigateur portugais qui rêve de rejoindre les îles aux épices en naviguant vers l’ouest. Refusé par le Portugal, Magellan convainc le roi d’Espagne de soutenir son projet et prend la mer en 1519 avec une flotte de cinq navires.

Zweig ne se contente pas de retracer une expédition : il fait revivre un monde de rivalités, de mutineries et de traversées périlleuses. Sous sa plume, Magellan apparaît comme un homme obstiné, porté par une idée qui semble folle à ses contemporains : trouver un passage entre l’Atlantique et le Pacifique. Son récit donne à cette quête la tension d’un roman d’aventures.

Magellan meurt aux Philippines en 1521, avant d’achever le tour du monde. Mais l’un de ses navires, le Victoria, revient en Espagne en 1522, sous le commandement de Juan Sebastián Elcano. L’expédition accomplit ainsi la première circumnavigation connue, et Zweig transforme cette prouesse en portrait vivant d’un homme qui pousse l’horizon toujours plus loin.

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Un peu de ciel bleu