Je soutiens le projet

16 FÉVRIER

Bonne fête aux Julienne

Les nouveautés du jour

Les évènements notables

1958 – 1ère diffusion en France de “Rintintin” sur RTF Télévision
Le 16 février 1958, la série américaine Rintintin est diffusée pour la première fois en France sur la RTF Télévision. Créée aux États-Unis en 1954, elle raconte les aventures d’un berger allemand héroïque dans l’Ouest américain. Son succès auprès du jeune public français contribue à populariser les séries étrangères à la télévision et marque les débuts d’une culture télévisuelle familiale.

1932 – Jean Mantelet brevète son moulin à légumes
Le 16 février 1932, l’inventeur français Jean Mantelet dépose le brevet d’un moulin à légumes manuel innovant. Simple, robuste et efficace, l’appareil permet de réduire en purée fruits et légumes sans électricité. Ce produit deviendra un incontournable des cuisines françaises et donnera naissance à la marque Moulinex, symbole de l’électroménager populaire.

1861 – Séisme à Sumatra
Le 16 février 1861, un puissant séisme frappe l’île de Sumatra, alors sous domination néerlandaise. La secousse provoque d’importants dégâts matériels et un nombre élevé de victimes, aggravés par un tsunami local. Située sur la ceinture de feu du Pacifique, la région est particulièrement exposée aux tremblements de terre liés à la subduction tectonique.

1804 – Incendie de la frégate Philadelphia dans le port de Tripoli
Le 16 février 1804, pendant la première guerre barbaresque, des fusiliers-marins américains menés par Stephen Decatur s’infiltrent dans le port de Tripoli et incendient la frégate USS Philadelphia, capturée auparavant par les forces tripolitaines. L’opération audacieuse empêche son utilisation contre les États-Unis et devient un épisode glorifié de l’histoire navale américaine.

Les naissances et décès notables

1989 – Naissance de Elizabeth Olsen, actrice américaine
1980 – Naissance de Géraldine Nakache, actrice et réalisatrice française
1959 – Naissance de John McEnroe, joueur de tennis américain
1909 – Naissance de Richard McDonald, pionnier américain du fast-food
2024 – Décès de Alexeï Navalny, leader d’opposition et prisonnier politique mort par empoisonnement à la colonie pénitentiaire de Kharp en Russie
1899 – Décès de Félix Faure, président français, dans les bras de sa connaissance Marguerite Steinheil



Découvrez chaque semaine un journal PDF riche, soigné et entièrement sans publicité. Plus de contenus, plus de plaisir de lecture, sans aucune distraction.

JE DÉCOUVRE

Lien vers la page

Un peu de bonne humeur

Quand sonne la sirène incendie

Dans un petit village de province deux amis sont attablés à la terrasse d’un café.

Soudain la sirène d’incendie qui appelle les pompiers bénévoles retentit. Aussitôt un des gars se lève :

– Excuse-moi il faut que j’y aille…

– Tu es pompier ? Fait son copain étonné.

– Moi, non. Mais le mari de ma maîtresse, oui !

 

Marcel et le pantalon à la maison

Marcel, en a assez d’être la risée de ses copains de bistrot car (lui disent-ils) c’est sa femme qui porte le pantalon chez lui. Ce soir il est bien décidé à leur prouver le contraire, et la tête pleine des bons conseils de son meilleur pote, il rentre chez lui.

Il se dirige en toute hâte vers la cuisine, bombe le torse, marche vers sa femme et, tout en lui pointant le doigt sur le visage il lui dit :

« À partir de maintenant, je veux que tu saches que « JE » suis le maître de la maison et ma parole sera la loi !

Je veux que tu me prépares un repas spécial et quand j’aurai terminé de manger mon repas, je m’attends à un somptueux dessert.

Ensuite, après le souper, tu vas me faire couler un bon bain afin que je puisse me relaxer, et quand j’en aurai terminé avec mon bain, devine un peu qui va me peigner et m’habiller ? »

Sa femme lui répond : « Les pompes funèbres ! »

Réveil mortel

Ken Charles Barger dort paisiblement quand son téléphone se met à sonner et le tire brutalement du sommeil. Encore à moitié dans les bras de Morphée, il tend la main pour répondre… mais confond le combiné avec son Smith & Wesson .38 Special posé à côté de lui. Il le porte à son oreille - « allô ? » -... ce téléphone-là ne pardonne pas les erreurs de manipulation. Le coup part, et voilà qu’un simple appel téléphonique dont on ne sait absolument rien se transforme en une fin tragiquement ridicule.

Lien vers la page

Savais-tu ?

« Taudis » ?

Le mot taudis tire son origine d’un ancien verbe « se tauder », qui signifie s’abriter sous une tente ou un abri de fortune. Il vient de l’ancien normand « tjald » ou de l’ancien scandinave « tialld », tous deux désignant une tente militaire. Au XIVe siècle, on l’emploie déjà pour parler d’un retranchement ou d’une hutte précaire lors des sièges, comme ces abris en bois que dressent les soldats pour camper.

Le sens évolue vite : au XVe siècle, taudis qualifie ces cahutes de pierre ou de bois pour les assaillants, puis vers 1545, ça devient un bouge sordide. Au XVIIe siècle, on l’utilise pour un petit logement malpropre et en ruine, une « maisonnette en meschant estat » comme le dit l’Académie française. Aujourd’hui, taudis évoque encore ces taudis urbains misérables du XIXe siècle, pleins de misère et d’insalubrité, à l’image des descriptions hugoliennes.

Lien vers la page

Astuce

Les avantages du shampoing dilué

Diluer son shampoing avec un peu d’eau est une astuce simple et efficace pour prendre soin de ses cheveux tout en douceur. En réduisant sa concentration, le produit devient moins agressif pour le cuir chevelu et les longueurs, ce qui aide à préserver l’équilibre naturel des cheveux. Cette méthode permet aussi une meilleure répartition du shampoing, facilitant le lavage sans surconsommation. Résultat : une chevelure propre, légère et respectée, avec un geste à la fois économique et écologique.

Ce mélange présente également un avantage inattendu dans l’entretien du linge. Utilisé en petite quantité comme pré-détachant, le shampoing dilué peut aider à éliminer certaines taches avant le passage en machine, notamment sur les tissus délicats. Appliqué directement sur la zone concernée et légèrement frotté, il agit en douceur tout en préparant efficacement le lavage. Une solution pratique et polyvalente qui valorise chaque goutte de produit au quotidien.

Lien vers la page

Un instant en ce bas monde

Photo de Christopher Welsch Leveroni - Pexels

Je le sens approcher, discrètement mais inévitablement. Surtout ne pas croiser son regard, rester concentré, ignorer cet appel silencieux. La tâche relève presque de l’exploit : il est redoutable, l’animal, et cela fait des années qu’il perfectionne sa technique.

Je résiste, autant que possible. Mais je n’ai pas sa patience. Il perçoit la moindre faille, le plus infime moment d’hésitation, dès que mon regard dévie vers lui. Alors, implacable, il pose sa truffe humide sur mon genou, sans jamais me quitter des yeux.

La lutte pourrait durer, mais elle est perdue d’avance. Il le sait. Je le sais.

Je cède finalement — après tout, ce ne sont que quelques morceaux de fromage. Je les lui tends. Il feint presque la surprise, comme si cette scène ne se rejouait pas chaque jour à l’identique. Puis, avec une précision admirable, il s’en empare : rapide, sûr, sans jamais effleurer mes doigts pourtant sans défense.

Mission accomplie.

Il se retire, pleinement satisfait, laissant derrière lui l’unique trace de son passage : une tache de bave sur mon pantalon propre du jour.

Lien vers la page

Espace lecture

Honor Harrington, le space opera pensé comme une bataille navale

Il existe des sagas de science-fiction qui misent avant tout sur le dépaysement, d’autres sur l’aventure pure, et d’autres encore sur la politique galactique. Honor Harrington réussit à réunir tout cela dans un même ensemble, avec une ambition rare : raconter l’ascension d’une héroïne de premier plan dans un univers où chaque décision tactique peut peser sur le destin d’empires entiers.

Créée par David Weber, la série suit Honor Harrington, officier de la flotte du royaume de Manticore, une commandante brillante, inflexible et extraordinairement compétente. Dès les premiers volumes, elle se retrouve propulsée dans des situations tendues, presque ingagnables, qu’elle transforme en victoires grâce à son sang-froid, sa lecture du combat et sa capacité à inspirer ceux qui servent sous ses ordres. On est ici très loin d’une héroïne décorative : Honor est une femme de commandement, au sens le plus noble du terme.

Les combats spatiaux constituent l’un des grands plaisirs de la saga, parce qu’ils sont décrits avec une minutie presque militaire. Les vaisseaux ne s’affrontent pas dans un brouhaha indistinct : chaque accélération, chaque changement d’axe, chaque distance et chaque angle de tir compte. Les capitaines doivent anticiper les trajectoires, tenir compte du délai des communications, évaluer la puissance des armes, la résistance des boucliers et les contre-mesures adverses. Cette précision donne aux batailles une intensité particulière, comme si l’espace devenait une immense mer tactique où la moindre erreur se paie très cher.

L’autre force du cycle tient à son équilibre entre aventure militaire et intrigue politique. Les conflits ne se limitent jamais à des escarmouches dans le vide interstellaire. Derrière chaque crise, il y a des intérêts économiques, des rivalités entre puissances, des calculs diplomatiques et des jeux d’influence. Honor Harrington n’évolue donc pas seulement dans un théâtre de guerre, mais dans un monde où les décisions militaires ont des conséquences immédiates sur les équilibres politiques. Cela donne à la saga une ampleur très immersive.

L’univers, souvent appelé Honorverse, est vaste, structuré et cohérent. David Weber y construit une civilisation spatiale avec ses traditions, ses flottes, ses tensions et ses codes d’honneur. Cette solidité participe beaucoup au plaisir de lecture : on a vraiment l’impression d’entrer dans un monde vivant, qui possède ses règles, son histoire et sa logique interne. C’est sans doute ce qui explique l’attachement durable de nombreux lecteurs à cette série.

Il faut aussi souligner la personnalité de l’héroïne. Honor Harrington n’est pas seulement une tacticienne exceptionnelle ; elle incarne une forme d’intégrité, de devoir et de constance qui la rend immédiatement mémorable. Elle avance souvent dans des contextes hostiles, parfois isolée, parfois sous-estimée, mais toujours portée par une discipline de fer. Son lien avec son univers, avec son équipage et avec sa mission donne à la saga une vraie dimension humaine, malgré l’ampleur cosmique du décor.

Pour qui aime les récits de science-fiction militaire, les grandes manœuvres, les personnages forts et les univers développés avec sérieux, cette saga offre une expérience particulièrement riche. Elle a le souffle des grandes épopées, la précision d’un roman d’anticipation stratégique et le plaisir très concret d’une série où l’on suit une héroïne qui grandit, combat, doute parfois, mais ne renonce jamais.

Lien vers la page