Je soutiens le projet

24 FÉVRIER

Bonne fête aux Modeste

Aujourd’hui à la une

Les évènements notables

2022 – Invasion de l’Ukraine par la Russie
Le 24 février 2022, la Russie lance une invasion à grande échelle de l’Ukraine sur ordre du président Vladimir Poutine. Les forces russes attaquent depuis plusieurs axes, visant notamment Kyiv. Ce conflit marque une escalade majeure de la guerre déclenchée en 2014 et entraîne de lourdes pertes humaines, des millions de déplacés et de vastes sanctions internationales contre Moscou.

1982 – Naissance du premier bébé éprouvette français, Amandine
Le 24 février 1982 naît Amandine, premier bébé français conçu par fécondation in vitro. Cette avancée médicale, réalisée à l’hôpital Antoine-Béclère de Clamart par l’équipe du professeur René Frydman, marque une étape majeure dans la lutte contre l’infertilité. Elle ouvre la voie au développement de la procréation médicalement assistée en France.

1969 – Première apparition de Rahan dans Pif Gadget
Le 24 février 1969 paraît le premier numéro du magazine Pif Gadget présentant le personnage de Rahan. Créé par Roger Lécureux et André Chéret, ce héros préhistorique humaniste et ingénieux devient rapidement une figure emblématique de la bande dessinée française.

1920 – Naissance du parti nazi
Le 24 février 1920, à Munich, Adolf Hitler présente le programme en 25 points du Parti national-socialiste des travailleurs allemands (NSDAP). Cette date est considérée comme l’acte fondateur du parti nazi. Le mouvement prendra le pouvoir en 1933 et instaurera une dictature totalitaire à l’origine de la Seconde Guerre mondiale.

1848 – Abdication de Louis-Philippe Ier et proclamation de la Deuxième République
Le 24 février 1848, face à l’insurrection parisienne, Louis-Philippe Ier abdique. La monarchie de Juillet s’effondre et la Deuxième République est proclamée le jour même. Cet événement s’inscrit dans la vague révolutionnaire européenne de 1848 et marque un tournant politique majeur en France.

1821 – Proclamation du plan d’Iguala au Mexique
Le 24 février 1821, le général Agustín de Iturbide proclame le plan d’Iguala, affirmant l’indépendance du Mexique vis-à-vis de l’Espagne. Le texte garantit la religion catholique, l’union des factions et l’indépendance. Il conduit à la reconnaissance officielle de l’indépendance mexicaine la même année.

1670 – Édit royal pour la construction des Invalides
Le 24 février 1670, Louis XIV ordonne la création d’un établissement destiné à accueillir les soldats invalides de ses armées. Cet édit conduit à la construction de l’Hôtel des Invalides à Paris, symbole de la puissance militaire française et lieu de mémoire nationale.

1663 – Dissolution de la Compagnie des Cent-Associés
Le 24 février 1663, Louis XIV dissout la Compagnie des Cent-Associés, chargée depuis 1627 de coloniser la Nouvelle-France. Jugée inefficace, elle est remplacée par une administration royale directe. Cette décision marque un tournant dans la gestion française du Canada.

1540 – Charles Quint entre à Gand
Le 24 février 1540, Charles Quint entre solennellement à Gand après avoir traversé la France avec l’accord de François Ier. Il vient réprimer une révolte contre son autorité. La ville sera sévèrement sanctionnée, illustrant la fermeté impériale face aux contestations locales.

Les naissances et décès notables

1982 – Naissance de Amandine, premier bébé-éprouvette français
1963 – Naissance de Laurent Ruquier, animateur français
1955 – Naissance de Alain Prost, coureur automobile français
1954 – Naissance de Plastic Bertrand (Roger Jouret), chanteur belge
1500 – Naissance de Charles Quint, archiduc d’Autriche et prince des Espagnes, empereur du Saint-Empire romain germanique

2020 – Décès de Clive Cussler, romancier et chasseur d’épaves américain
2020 – Décès de Katherine Johnson, physicienne, mathématicienne et ingénieure spatiale américaine
2003 – Décès de Bernard Loiseau, chef cuisinier français



Découvrez chaque semaine un journal PDF riche, soigné et entièrement sans publicité. Plus de contenus, plus de plaisir de lecture, sans aucune distraction.

JE DÉCOUVRE

Lien vers la page

Un peu de bonne humeur

Désolé pour l’offense

🤔 Si à un moment, j'ai offensé certains d'entre vous sans le vouloir, je vous demande sincèrement de bien vouloir vous améliorer afin que cela ne se reproduise plus… merci 😉

 

Du fumier sur les framboises

😒 J'ai lu dans l'almanach "Le temps d'un café" qu'il fallait absolument mettre du fumier de cheval sur les framboises.

😲 Et alors ?

😒 Je vais revenir à la crème fouettée.

Gare aux cachalots ! – 1

Le 26 janvier 2004, dans les rues bondées de Tainan, au sud de Taïwan, un cachalot gigantesque de 17 mètres et 50 tonnes choisit ce moment pour un spectacle macabre inoubliable. Mort depuis quelques jours, probablement tué par un navire, il gît d'abord sur une plage avant que 50 ouvriers ne l'embarquent tant bien que mal sur un camion pour l'autopsie. Treize heures de secousses hasardeuses avec grues et cordes fragilisent sa carcasse gonflée par les bactéries festoyant à l'intérieur, produisant un cocktail explosif de gaz putrides emprisonnés sous la peau tendue.

Soudain, en pleine artère urbaine, la bête explose dans un bruit assourdissant, projetant des litres de sang, des entrailles nauséabondes et des lambeaux de chair sur des dizaines de mètres ! Résultat : voitures engluées, vitrines barbouillées de magma rougeâtre, passants médusés au milieu d'un embouteillage apocalyptique. La puanteur envahit le quartier pour des heures, tandis que la nature s'amuse de cette vengeance post-mortem.

Une incision préventive aurait évité la catastrophe, mais voilà ce qui arrive lorsque l'urgence l'emporte sur la prudence.

Explosion à Taïwan ! 📆 26 janvier 2004

Lien vers la page

Savais-tu ?

On est loin d’avoir épuisé le pétrole mondial

Une idée très répandue veut que le prix du pétrole augmente mécaniquement à mesure que les réserves diminuent. La réalité est plus subtile, presque paradoxale : lorsque le prix du pétrole monte, les réserves exploitables peuvent elles aussi augmenter.

Tout dépend, en fait, de ce que l’on appelle un « stock de pétrole ».

La quantité totale de pétrole présente dans le sous-sol terrestre diminue bien à mesure que nous la brûlons dans les moteurs, les chaudières ou les usines. À l’échelle humaine, ce pétrole ne se reconstitue pas : sa formation naturelle demande des millions d’années. Mais les réserves pétrolières ne désignent pas tout le pétrole existant sous terre. Elles correspondent à la part que l’on peut extraire avec les techniques disponibles, dans des conditions économiquement rentables.

Or, un gisement n’est presque jamais exploité jusqu’à la dernière goutte. Une partie du pétrole demeure prisonnière de la roche, trop profonde, trop visqueuse, trop dispersée ou simplement trop coûteuse à récupérer. Tant que son extraction coûte davantage que ce qu’elle rapporte, elle n’est pas comptabilisée comme une réserve rentable : elle reste dans le sous-sol, en attente de jours meilleurs.

Si le prix du baril augmente, l’équation change. Des gisements auparavant jugés trop chers deviennent exploitables. On peut alors investir dans des forages plus complexes, injecter de l’eau, du gaz ou de la vapeur pour extraire davantage de pétrole, ou développer des ressources dites « non conventionnelles », comme les sables bitumineux et le pétrole de schiste.

C’est notamment ce mécanisme qui a permis l’essor spectaculaire de la production américaine de pétrole de schiste. Pendant longtemps, ces hydrocarbures étaient connus, mais leur extraction demeurait trop coûteuse. La hausse des prix, associée aux progrès techniques — forage horizontal et fracturation hydraulique — a fini par rendre leur exploitation rentable à grande échelle.

Autrement dit, la planète ne crée pas du pétrole supplémentaire lorsque le baril devient cher. En revanche, une hausse des prix transforme du pétrole déjà connu, mais auparavant inaccessible ou non rentable, en pétrole compté parmi les réserves exploitables.

Cela ne signifie pas que le pétrole soit une ressource infinie, ni que son extraction puisse progresser sans limites. Les nouveaux gisements sont souvent plus coûteux, plus difficiles à exploiter et plus lourds sur le plan environnemental. Mais cela explique pourquoi les estimations de réserves mondiales peuvent augmenter alors même que l’humanité continue de consommer du pétrole chaque jour : ce ne sont pas les molécules qui se multiplient, c’est la part économiquement récupérable qui s’élargit.

Il est pas beau ce monde ! 😏

Lien vers la page

Astuce

Pour un chat bien éduqué

Pour éviter que le chat de la maison ne se soulage ailleurs que dans l'endroit qui lui a été affecté, il semblerait que déposer dans sa caisse un peu de soude qu'on arroserait ensuite d'une infusion de valériane ou herbe-à-chat soit une bonne astuce.

Lien vers la page

Un instant en ce bas monde

Il y a peu, je remonte en voiture une rue longeant un lycée à l’heure de la sortie. Le théâtre est prêt, les acteurs en place. Me voilà derrière un spécimen bien contemporain : trottinette électrique, sans casque, et regard vissé sur son smartphone — la trinité du bon sens en décomposition.

Par simple instinct de survie — le mien — je ralentis. On ne sait jamais, une illumination soudaine pourrait survenir. Elle survient, en effet, et qui plus est, sous la forme attendue : une plaque d’égout, un déséquilibre grotesque, et le numéro commence. Le corps part à gauche, le téléphone à droite, la trottinette, elle, choisit l’indépendance avant de s’écraser. Rideau.

Je pile. L’artiste, lui, se relève aussitôt, récupère ses accessoires et se range sur le côté. Rien de cassé, hélas. « Bravo ! », me dis-je, partagé entre soulagement et consternation, avant de reprendre ma route et de me garer un peu plus loin.

Et là… miracle de la persévérance dans l’inconscience. Revoilà mon gars fièrement dressé sur sa monture. Même posture, même trajectoire, même écran hypnotique. La chute n’a rien enseigné ; elle a simplement interrompu le spectacle.

Je l’avoue : durant une seconde parfaitement assumée, j’espère une version pédagogique, plus… convaincante. Mais non. Dans ce monde, même les avertissements échouent à se faire entendre — surtout quand ils ne passent pas par un écran.

Lien vers la page

Espace lecture

Honor Harrington, le space opera pensé comme une bataille navale

Les 23 volumes sur Babelio

Il existe des sagas de science-fiction qui misent avant tout sur le dépaysement, d’autres sur l’aventure pure, et d’autres encore sur la politique galactique. Honor Harrington réussit à réunir tout cela dans un même ensemble, avec une ambition rare : raconter l’ascension d’une héroïne de premier plan dans un univers où chaque décision tactique peut peser sur le destin d’empires entiers.

Créée par David Weber, la série suit Honor Harrington, officier de la flotte du royaume de Manticore, une commandante brillante, inflexible et extraordinairement compétente. Dès les premiers volumes, elle se retrouve propulsée dans des situations tendues, presque ingagnables, qu’elle transforme en victoires grâce à son sang-froid, sa lecture du combat et sa capacité à inspirer ceux qui servent sous ses ordres. On est ici très loin d’une héroïne décorative : Honor est une femme de commandement, au sens le plus noble du terme.

Les combats spatiaux constituent l’un des grands plaisirs de la saga, parce qu’ils sont décrits avec une minutie presque militaire. Les vaisseaux ne s’affrontent pas dans un brouhaha indistinct : chaque accélération, chaque changement d’axe, chaque distance et chaque angle de tir compte. Les capitaines doivent anticiper les trajectoires, tenir compte du délai des communications, évaluer la puissance des armes, la résistance des boucliers et les contre-mesures adverses. Cette précision donne aux batailles une intensité particulière, comme si l’espace devenait une immense mer tactique où la moindre erreur se paie très cher.

L’autre force du cycle tient à son équilibre entre aventure militaire et intrigue politique. Les conflits ne se limitent jamais à des escarmouches dans le vide interstellaire. Derrière chaque crise, il y a des intérêts économiques, des rivalités entre puissances, des calculs diplomatiques et des jeux d’influence. Honor Harrington n’évolue donc pas seulement dans un théâtre de guerre, mais dans un monde où les décisions militaires ont des conséquences immédiates sur les équilibres politiques. Cela donne à la saga une ampleur très immersive.

L’univers, souvent appelé Honorverse, est vaste, structuré et cohérent. David Weber y construit une civilisation spatiale avec ses traditions, ses flottes, ses tensions et ses codes d’honneur. Cette solidité participe beaucoup au plaisir de lecture : on a vraiment l’impression d’entrer dans un monde vivant, qui possède ses règles, son histoire et sa logique interne. C’est sans doute ce qui explique l’attachement durable de nombreux lecteurs à cette série.

Il faut aussi souligner la personnalité de l’héroïne. Honor Harrington n’est pas seulement une tacticienne exceptionnelle ; elle incarne une forme d’intégrité, de devoir et de constance qui la rend immédiatement mémorable. Elle avance souvent dans des contextes hostiles, parfois isolée, parfois sous-estimée, mais toujours portée par une discipline de fer. Son lien avec son univers, avec son équipage et avec sa mission donne à la saga une vraie dimension humaine, malgré l’ampleur cosmique du décor.

Pour qui aime les récits de science-fiction militaire, les grandes manœuvres, les personnages forts et les univers développés avec sérieux, cette saga offre une expérience particulièrement riche. Elle a le souffle des grandes épopées, la précision d’un roman d’anticipation stratégique et le plaisir très concret d’une série où l’on suit une héroïne qui grandit, combat, doute parfois, mais ne renonce jamais.

Lien vers la page