Bonne fête aux Honorine
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Aujourd’hui à la une
Les évènements notables
2022 – Début des massacres à Boutcha en Ukraine
Le 27 février 2022, trois jours après le lancement de l’invasion russe de l’Ukraine, les forces russes entrent dans la ville de Boutcha, près de Kyiv. Durant l’occupation qui suit, de nombreux civils sont exécutés ou portés disparus. La découverte des corps début avril provoque une onde de choc internationale et des accusations de crimes de guerre.
2008 – Sortie en France du film “Bienvenue chez les ch’tis”
Le 27 février 2008 sort en France la comédie « Bienvenue chez les Ch’tis », réalisée et interprétée par Dany Boon. Le film raconte l’arrivée d’un postier du Sud dans le Nord-Pas-de-Calais et joue sur les clichés régionaux. Immense succès populaire, il devient l’un des plus grands triomphes du box-office français.
1957 – Lancement de la « Campagne des cent fleurs » par Mao
Le 27 février 1957, Mao Zedong lance officiellement la « Campagne des cent fleurs » en Chine, encourageant les intellectuels à exprimer librement leurs critiques envers le Parti communiste. Présentée comme une ouverture, l’initiative est rapidement suivie d’une répression sévère lors de la campagne anti-droitiste, visant ceux qui avaient osé s’exprimer.
1940 – Découverte du carbone 14
Le 27 février 1940, les physiciens américains Martin Kamen et Sam Ruben annoncent la découverte du carbone 14 à l’université de Californie à Berkeley. Cet isotope radioactif du carbone deviendra essentiel pour la datation des vestiges archéologiques et paléontologiques grâce à la méthode de datation au radiocarbone mise au point quelques années plus tard.
1933 – Incendie du Reichstag à Berlin
Le 27 février 1933, le Reichstag, siège du Parlement allemand à Berlin, est ravagé par un incendie. Les nazis accusent un militant communiste néerlandais et utilisent l’événement pour suspendre les libertés publiques. Cet épisode permet à Adolf Hitler de renforcer son pouvoir et d’accélérer la mise en place de la dictature en Allemagne.
1913 – Fin du procès de la « bande à Bonnot » en France
Le 27 février 1913 s’achève à Paris le procès des membres survivants de la « bande à Bonnot », groupe anarchiste responsable de braquages spectaculaires en 1911-1912. L’affaire, marquée par l’usage de l’automobile et d’armes modernes, fascine l’opinion. Plusieurs accusés sont condamnés à mort ou aux travaux forcés.
1782 – Le monastère de Nikolsk en Russie rapporte les naissances de 69 enfants pour une même femme
Le 27 février 1782, un rapport du monastère de Nikolsk, en Russie, mentionne le cas exceptionnel d’une femme ayant donné naissance à 69 enfants au cours de sa vie, selon des registres locaux. Cette histoire, souvent reprise, demeure sujette à caution et alimente les récits extraordinaires liés à la fécondité au XVIIIe siècle.
1594 – Couronnement d’Henri IV de France
Le 27 février 1594, Henri IV est sacré roi de France dans la cathédrale de Chartres. Converti au catholicisme l’année précédente afin d’apaiser les guerres de Religion, il consolide ainsi sa légitimité face à la Ligue catholique. Son règne marquera le retour progressif à la stabilité du royaume.
1545 – Bataille d’Ancrum Moor entre Ecossais et Anglais
Le 27 février 1545, la bataille d’Ancrum Moor oppose les forces écossaises aux troupes anglaises dans le cadre des conflits anglo-écossais. Les Écossais remportent une victoire importante contre l’armée d’Henri VIII. Cet affrontement s’inscrit dans la période dite du « Rough Wooing », marquée par des tensions autour d’un projet d’alliance dynastique.
Les naissances et décès notables
1978 – Naissance de Thomas Pesquet, astronaute français
1974 – Naissance de Julie Andrieu, animatrice culinaire de radio et de télévision française
1953 – Naissance de Yolande Moreau, actrice et réalisatrice belge
2015 – Décès de Leonard Nimoy, acteur, réalisateur, scénariste, photographe, producteur, et chanteur américain
1892 – Décès de Louis Vuitton, malletier français
1720 – Décès de Samuel Parris, pasteur puritain de Salem
Un instant en ce bas monde

La nuit glaciale fige les ruelles de Whitechapel. L’air, lourd et immobile, étouffe chaque souffle. Les pas résonnent gravement sur les pavés humides, amplifiés par un silence anormal, presque hostile, enveloppant le quartier.
Les façades décrépites, lépreuses, dressent leurs silhouettes déformées sous la lumière tremblante des lampes à gaz. Leurs lueurs vacillantes projettent des ombres spectrales ondulant sur les murs, comme si la pierre elle-même frémissait d’un malaise atavique.
Un feulement strident déchire l’obscurité... une bande de chats s’agite dans un recoin, leurs yeux brillant un instant avant de disparaître. Plus loin, une porte claque brutalement, résonnant comme un coup de tonnerre dans le silence profond de la nuit.
Saturé d’odeurs âcres de fumées et de déchets en décomposition, l'air est imprégné d'une puanteur persistante de viande avariée s’échappant des abattoirs voisins. Elle colle à la gorge, s’insinue dans les vêtements, comme une présence insidieuse dont on ne peut se défaire.
De rares silhouettes se faufilent, pressées, la tête dans les épaules, évitant de croiser les regards. Ici, personne ne s’attarde. Ici, chacun sait - ou pressent - qu’il vaut mieux ne pas s'attarder, ne pas voir, ne pas entendre.
Un beuglement surgit alors, celui d’un homme ivre, titubant dans l’ombre. Sa voix rauque se brise contre les murs… puis, sans prévenir, un cri lui répond.
Aigu. Puissant. Inhumain.
Il déchire la nuit comme un éclat de verre brisé, vibrant, insoutenable, avant de s’éteindre net, comme étouffé par une main invisible.
Ensuite, plus rien.
S'abat alors un silence encore plus intense, un silence lourd de menace. Les fenêtres restent closes. Les rideaux frémissent à peine. Derrière les murs, on écoute sans bouger, le cœur suspendu.
Whitechapel retient son souffle.
Dans l’obscurité, quelque chose rôde.
Un peu de bonne humeur
Un indien heureux
Dans le désert du Névada, une touriste est tombée en panne d’essence. Pas une seule voiture en vue. Heureusement arrive un Indien à cheval qui s’arrête et lui dit :
- Montez derrière moi, je vais vous emmener à la prochaine station-service…
Et il repart avec elle au galop… Pendant tout le parcours, il crie : « Youpi ! Yahoo !» Il la dépose à la station et s’éloigne en lançant des « Youpi ! Yahoo !» à tout vent.
- Il avait l’air drôlement joyeux l’Indien ! dit le pompiste à la touriste. Qu’est-ce que vous lui avez fait ?
- Je ne sais pas ! Rien du tout ! J’étais derrière lui sur le cheval, les bras passés autour de sa taille, et je me tenais au pommeau de sa selle.
- Mais ma petite dame, vous ne savez pas que les Indiens montent toujours sans selle ?
Femme qui pète – Anonyme
Femme qui pète... est bien à son aise.
La mode des robes papier
La mode des vêtements en papier des années 1960 était une tendance éphémère et jetable, lancée comme opération publicitaire par des entreprises américaines de papier. Elle symbolisait l'esprit pop, expérimental et consumériste de l'époque, avec des pièces bon marché et souvent à usage unique.
En 1966, la Scott Paper Company, spécialiste du papier hygiénique et essuie-tout, distribue des robes en matériau non tissé imprimé de motifs psychédéliques ou bandanas, appelées "Paper Caper". Ce coup marketing initial remporte un succès viral, avec des centaines de milliers d'unités vendues à 1,5 dollar pièce, suivi par des producteurs comme Mars of Asheville qui en fabriquent jusqu'à 80 000 par semaine.
Ces vêtements, souvent des robes trapèze courtes aux couleurs vives et motifs graphiques, étaient faits de cellulose renforcée de fibres synthétiques comme la rayonne ou le polyester pour plus de solidité. Jetables et personnalisables (parfois avec peintures à l'eau), ils incarnaient la mode pop et unisexe, portée par des stars comme Nico avec des designs d'Andy Warhol.
La fièvre dure de 1966 à 1968, boostée par des collaborations avec Oscar de la Renta ou Butterfinger pour des tenues publicitaires, avant de s'essouffler face aux problèmes d'inflammabilité et de durabilité. Elle préfigure la fast fashion et influence des expositions comme "Generation Paper" au MAD de New York.
Savais-tu ?
« Tchin-tchin » ?
L'expression « tchin-tchin » que l'on lance joyeusement en trinquant vient tout droit de Chine, où des soldats français l'entendent au début du XXe siècle, vers 1900, lors de la campagne de Canton. C'est une déformation amusante de « qing qing » ou « tsing tsing », une formule polie en pidgin cantonais qui signifie « je vous en prie, buvez ». De retour au pays, ces gaillards la popularisent dans les cafés et les dîners, transformant ce clin d'œil exotique en rituel convivial français, bien loin de l'idée romantique du bruit des verres qui s'entrechoquent – une explication plus tardive et fantaisiste.
Quant à l'habitude de trinquer avant de boire, elle plongerait ses racines au Moyen Âge en France, époque où les banquets regorgent de poisons et de trahisons. Les convives cognent vigoureusement leurs gobelets de métal pour verser un peu de leur boisson dans celui du voisin, partageant ainsi tout risque d'empoisonnement, tout en se fixant dans les yeux pour guetter la moindre lueur malveillante. Cette pratique antique, héritée des Grecs et Romains qui versaient des libations aux dieux, évolue en geste de confiance et de santé partagée, perdant peu à peu sa dimension défensive pour devenir le toast chaleureux que l'on connaît aujourd'hui.
