Bonne fête aux Habib
Sommaire
Aujourd’hui à la une
Les évènements notables
1996 – Enlèvement des sept moines de Tibhirine
Le 27 mars 1996, sept moines trappistes du monastère Notre-Dame de l’Atlas à Tibhirine, en Algérie, sont enlevés par un groupe armé islamiste du GIA. Malgré des négociations intenses, leurs têtes sont découvertes le 21 mai suivant. Leur sacrifice, accompli en pleine guerre civile algérienne, est porté à l’écran en 2010 par Xavier Beauvois dans Des hommes et des dieux. Ils sont béatifiés par l’Église catholique en 2018 à Oran.
1956 – Les congés payés passent à trois semaines en France
Le 27 mars 1956, le gouvernement de Guy Mollet promulgue la loi portant les congés payés annuels de deux à trois semaines en France. Vingt ans après la conquête historique des deux semaines obtenues sous le Front populaire en 1936, cette avancée sociale majeure améliore significativement les conditions de vie des travailleurs français. La quatrième semaine ne sera accordée qu’en 1969, et la cinquième en 1982 sous François Mitterrand.
1915 – Mary Mallon, Typhoid Mary, placée en quarantaine
Le 27 mars 1915, Mary Mallon, surnommée Typhoid Mary, est placée pour la seconde fois en quarantaine forcée par les autorités sanitaires de New York. Cuisinière irlando-américaine porteuse saine du bacille de la typhoïde, elle avait contaminé au moins 51 personnes et causé trois morts. Libérée une première fois en 1910 après avoir promis de ne plus exercer ce métier, elle avait repris la cuisine sous un faux nom. Elle restera isolée jusqu’à sa mort en 1938.
1854 – La France et la Grande-Bretagne déclarent la guerre à la Russie
Le 27 mars 1854, la France et la Grande-Bretagne déclarent officiellement la guerre à la Russie, entrant ainsi dans la guerre de Crimée aux côtés de l’Empire ottoman. Le conflit, né des ambitions russes sur les territoires ottomans et des rivalités d’influence en mer Noire, se conclut en 1856 par le traité de Paris, défavorable à la Russie. Cette guerre est aussi connue pour les réformes sanitaires pionnières de Florence Nightingale.
1836 – Massacre de Goliad
Le 27 mars 1836, environ 350 soldats texans capturés lors de la bataille de Coleto sont exécutés sommairement sur ordre du général mexicain Santa Anna, près de Goliad au Texas. Ce massacre, survenu deux semaines après la chute d’Alamo, galvanise les indépendantistes texans. Le cri « Remember Goliad ! » devient, avec « Remember the Alamo ! », un symbole de la résistance texane qui aboutit à l’indépendance du Texas en avril 1836.
1794 – Création de la Marine américaine
Le 27 mars 1794, le président George Washington signe le Naval Act, autorisant la construction de six frégates et posant les fondements de l’United States Navy. Cette décision répond aux attaques des pirates barbaresques contre les navires marchands américains en Méditerranée et à la nécessité de protéger le commerce maritime du jeune État. La première de ces frégates, l’USS Constitution, est toujours conservée à Boston comme navire historique.
Les naissances et décès notables
1969 – Naissance de Mariah Carey, auteure-compositrice-interprète, actrice et femme d’affaires américaine
1964 – Naissance de Kad Merad, acteur, humoriste, réalisateur et scénariste franco-algérien
1963 – Naissance de Quentin Tarantino, réalisateur américain
1922 – Naissance de Stefan Wul, écrivain de science-fiction français
1809 – Naissance de Georges Eugène Haussmann (baron Haussmann), haut fonctionnaire français, préfet de la Seine de 1853 à 1870, connu pour avoir dirigé les transformations de Paris sous le Second Empire
2018 – Décès de Stéphane Audran, comédienne française
2016 – Décès de Alain Decaux, écrivain, biographe, homme de télévision et de radio et académicien français
1968 – Décès de Youri Gagarine, pilote cosmonaute soviétique
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JE DÉCOUVREUn instant en ce bas monde

La pièce glisse entre les doigts, complice silencieuse d’un rituel presque sacré. Elle écorne la surface, arrache lentement la pellicule protectrice, comme on soulève le voile d’un secret trop longtemps gardé. Sous l’argent terni, les signes apparaissent, fragmentaires, hésitants, presque vivants.
La chance est là à n'en pas douter.
Des chiffres émergent, porteurs de promesses anciennes, messagers d’une fortune capricieuse. Le regard s’accroche, l’esprit s’emballe. Chaque symbole devient présage, chaque alignement une prophétie fragile. L’espoir s’insinue, grandit, se nourrit de cette illusion minutieusement révélée.
Puis vient le doute.
Un silence imperceptible s’installe. Quelque chose résiste. Peut-être que la chance ne se livre jamais entièrement, qu’elle se tapit entre les lignes, dissimulée dans un interstice que l’œil distrait ne perçoit pas. Alors on scrute, on insiste, on cherche à déchiffrer l’invisible.
Mais rien ne répond.
La surface est désormais nue, vidée de ses mystères. Les chiffres sont là, figés, indifférents. La promesse s’est évanouie, comme un mirage dissipé trop tôt. Aujourd’hui encore, la chance a choisi de rester dans l’ombre.
Un peu de bonne humeur
Attentat à la pudeur
Des nouvelles de l’étranger : un écossais arrêté pour attentat à la pudeur après s’être épongé le front avec son kilt.
Le travail, une maladie ? – Pierre Desproges
La médecine du travail est la preuve que le travail est bien une maladie ! »
Une claudication à la mode
A la fin du XIXème siècle au Royaume-Uni, la mode dans la haute société est à la claudication, quitte à retirer un talon.
La claudication d'Alexandra désigne la démarche boiteuse adoptée par les dames de la haute société victorienne, en imitation de celle de la princesse Alexandra de Danemark. Originaire du Danemark, elle épouse en 1863 le prince de Galles, futur Édouard VII, devenant une icône de mode par son élégance malgré une infirmité à la jambe droite causée par une grave maladie en 1867 qui la raidit. Son allure gracieuse transforme ce handicap en signe de distinction sociale.
Les femmes de l'époque victorienne copient consciemment cette boiterie en accentuant leur démarche, en s'appuyant sur une canne et en modifiant leurs chaussures pour créer un déséquilibre. Elles retirent le talon d'une chaussure ou portent des talons de hauteurs inégales afin d'imposer un boitement permanent et gracieux.
Les cordonniers londoniens commercialisent alors des souliers asymétriques sur mesure, avec des talons délibérément inégaux, répondant à la demande des fashionistas. Ce phénomène de mode devient une industrie lucrative sur Bond Street et Mayfair, où ces chaussures "à la princesse" mêlent sophistication et handicap simulé.
Savais-tu ?
Le fleuve Mississippi
Le fleuve Mississippi prend sa source dans le lac Itasca, au Minnesota, et traverse la partie centrale des États‑Unis jusqu’à se jeter dans le golfe du Mexique. Il parcourt environ 3 760 à 3 780 km, traversant ou longeant dix États américains, et arrose un vaste bassin versant qui couvre près d’un tiers du territoire des États‑Unis. Ce bassin accueille de nombreuses villes importantes, de grandes zones agricoles et des réseaux de transport fluvial et ferroviaire qui structurent l’économie du centre du pays.
Le nom « Mississippi » provient des langues amérindiennes, notamment de formes algonquiennes comme Misi‑ziibi, qui signifie « grande rivière » (Missisipioui en miami-illinois ; l'ancien nom Meschacebé en est probablement dérivé ; appelé Ne tongo par les Sioux). Les premiers explorateurs européens reprennent et transforment cette forme en Mississipi puis en Mississippi en anglais. Les peuples autochtones désignent aussi ce cours d’eau par des termes équivalents à « Père des eaux » ou « grand fleuve », ce qui reflète son importance dans leur vision du monde et de leur environnement.
Le fleuve Mississippi présente un relief varié : il commence dans une région de lacs et de forêts au nord, traverse de larges plaines agricoles au centre, puis forme un vaste delta marécageux avant de se jeter dans le golfe du Mexique. Ce delta constitue un écosystème riche mais fragile, régulièrement modifié par l’activité humaine, les digues et les canaux. La géographie du fleuve et de son nom s’inscrivent ainsi dans une histoire à la fois naturelle et culturelle, où les peuples amérindiens, les Espagnols, puis les Français et les Anglais ont marqué durablement le paysage et le vocabulaire.
