Bonne fête aux Gontran
Sommaire
Aujourd’hui à la une
Les évènements notables
1979 – Incident nucléaire à Three Mile Island
Le 28 mars 1979, la centrale nucléaire de Three Mile Island en Pennsylvanie connaît la plus grave accident nucléaire de l’histoire américaine. Une défaillance mécanique combinée à des erreurs humaines provoque la fusion partielle du cœur du réacteur numéro 2. Si les rejets radioactifs restent limités, l’incident traumatise l’opinion publique américaine et marque un coup d’arrêt brutal au développement du nucléaire civil aux États-Unis pendant plusieurs décennies.
1976 – La France adopte l’heure d’été
Le 28 mars 1976, la France avance ses horloges d’une heure pour la première fois, instaurant officiellement l’heure d’été. Cette mesure, adoptée dans le sillage du choc pétrolier de 1973, vise à réduire la consommation d’énergie en alignant les heures d’activité sur la lumière naturelle. La France avait déjà pratiqué l’heure d’été durant les deux guerres mondiales, avant d’y renoncer. Le débat sur son utilité réelle n’a jamais véritablement cessé depuis.
1882 – L’enseignement primaire devient laïc et obligatoire
Le 28 mars 1882, la loi Ferry rend l’enseignement primaire obligatoire pour les enfants de 6 à 13 ans et en exclut l’instruction religieuse, remplacée par l’instruction civique et morale. Déjà rendu gratuit en 1881, l’école publique devient ainsi laïque, gratuite et obligatoire. Cette réforme fondatrice de Jules Ferry, ministre de l’Instruction publique, façonne durablement le modèle républicain français et la conception de l’école comme creuset de la citoyenneté.
1757 – Exécution de Robert-François Damiens
Le 28 mars 1757, Robert-François Damiens est exécuté en place de Grève à Paris, condamné pour avoir blessé Louis XV d’un coup de canif le 5 janvier précédent à Versailles. Son supplice, d’une barbarie extrême, dure plusieurs heures : tenailles, plomb fondu, huile bouillante, puis écartèlement par quatre chevaux. Dernier écartelé de l’histoire de France, son exécution choque l’Europe des Lumières et accélère la réflexion sur la réforme pénale.
845 – Siège de Paris par les Vikings
Le 28 mars 845, une flotte viking commandée par Ragnar Lothbrok remonte la Seine avec 120 drakkars et environ 5 000 guerriers, mettant Paris à sac. Le roi franc Charles le Chauve, incapable de résister militairement, achète le départ des envahisseurs contre 7 000 livres d’argent, le premier d’une longue série de tributs appelés danegelds. Cet épisode humiliant révèle la fragilité de l’empire carolingien face aux raids scandinaves.
Les naissances et décès notables
1996 – Naissance de Benjamin Pavard, footballeur international français, champion du monde 2018
1986 – Naissance de Lady Gaga, auteure-compositrice-interprète, productrice, actrice américaine
1985 – Naissance de Stanislas Wawrinka, tennisman suisse
1970 – Naissance de Benjamin Castaldi, présentateur français
1962 – Naissance de Patrick Deuel, américain qui deviendra l’un des hommes les plus lourds du monde
1955 – Naissance de Reba McEntire, chanteuse country, actrice, productrice américaine
2004 – Décès de Peter Ustinov, écrivain, scénariste, acteur et producteur britannique
1994 – Décès de Eugène Ionesco, dramaturge roumain naturalisé français et devenu académicien
1985 – Décès de Marc Chagall, peintre russe naturalisé français
1969 – Décès de Dwight David Eisenhower, militaire et homme politique américain, 34e président des États-Unis
1941 – Décès de Virginia Woolf, écrivain et militante féministe britannique
1757 – Décès de Robert-François Damiens, exécuté pour une tentative de régicide sur Louis XV
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JE DÉCOUVREUn instant en ce bas monde

Le smartphone fait click - un son minuscule, presque ridicule - et voilà que l’instant, encore anodin, se trouve expédié on ne sait trop où, dans quelque nuage invisible où s’entassent déjà des milliards de souvenirs pixelisés.
Autour, les amis suspendent leur souffle : certains par tendresse, d’autres par lassitude, tous vaguement conscients qu’ils viennent d’être aspirés dans une composition dont ils ne maîtrisent ni le cadre ni la destination. les inconnus, eux, s’en emparent sans vergogne : ils likent, ils commentent, ils interprètent - souvent à côté, parfois avec aplomb.
Pendant ce temps, dans les coulisses, les algorithmes s’éveillent comme une nuée d’insectes zélés : ils classent, ils trient, ils propulsent, décidant en une fraction de seconde si cette photo mérite l’oubli discret ou la célébrité tapageuse.
Et la toile s’agite, bruisse, s’emballe ; le moindre sourire devient sujet d’analyse, le moindre détail, matière à débat. bientôt, le landerneau numérique s’échauffe : on disserte, on juge, on s’indigne - ou pire, on applaudit.
Tout ça pour quoi ? Pour un simple click. une image capturée à la volée, devenue vacarme collectif. preuve, s’il en fallait, qu’à l’ère moderne, il ne faut parfois presque rien pour faire beaucoup de bruit.
Déjà, une autre main se lève, un autre téléphone se braque, prêt à recommencer - comme si le silence numérique lui-même était devenu suspect...
Un peu de bonne humeur
Bill Gates en enfer
Bill Gates arrive au ciel. Saint-Pierre lui dit :
« Bill, c’est vraiment difficile. Tu as fais de grands avancements technologiques avec Microsoft, mais tu nous as aussi donné Windows 95. Je te laisse alors choisir entre le paradis et l’enfer. »
Bill Gates lui répond « D’accord, puis-je voir l’enfer d’abord ? »
Saint-Pierre lui montre alors un monde merveilleux de plages, de belles femmes, de bonne bouffe et un climat idéal.
Bill lui dit : « C’est pas mal l’enfer, mais enfin je voudrais quand même voir le paradis. »
Saint-Pierre lui montre alors un champ de nuage avec des anges qui jouent de la harpe.
Bill dit : « C’est bien, mais à choisir je préfère l’enfer ! »
Deux semaines plus tard St-Pierre va faire un tour en enfer pour voir notre bon vieux Bill. Il le trouve attaché à un mur, entouré de flammes brûlantes et de démons terrifiants.
« Saint Pierre ! » lui crit Bill, « C’est terrible ! Ce n’est pas l’enfer que tu m’as montré l’autre jour !
Où sont donc passées les plages, les femmes et la bonne bouffe ? »
« Oh ça ! » répliqua St Pierre « C’était seulement la version de démo. »
La puissance de la pensée
Hier, je suis allé chez le caviste à vélo et j’ai acheté une bouteille de whisky. Spontanément, j’ai mis la bouteille dans le panier porte-bagage du vélo. Alors que je m’apprêtais à partir, je me suis rendu compte que si jamais je tombais, la bouteille se casserait. Alors, j’ai bu toute la bouteille de whisky d’une traite et je suis rentré.
Vous n’allez pas me croire mais cette magnifique idée de boire tout mon whisky s’est avérée providentielle car je suis tombé sept fois sur le chemin de retour ! Imaginez un seul instant ce qui serait arrivé à la bouteille si je n’avais pas été aussi bien inspiré.
Je suis toujours épaté par la puissance de la pensée !
Le danger d’une barbe trop longue
Hans Staininger, figure historique du XVIème siècle, est connue pour sa barbe exceptionnellement longue.
Né vers 1508 à Pfarrkirchen, il devient maire (Bourgmestre) de Braunau am Inn, en Autriche (alors en Bavière), et est élu à ce poste six fois. Sa barbe mesure environ 1,4 à 2 mètres de long (trois aunes et demie), qu'il enroule habituellement dans une pochette en cuir.
Le 28 septembre 1567, lors d'un incendie à l'hôtel de ville, il trébuche sur sa barbe dénouée en descendant les escaliers, se brisant la nuque. Après sa mort, sa barbe est conservée comme relique : d'abord par sa famille, puis offerte à la ville en 1911, elle est exposée au musée du district de Herzogsburg, son authenticité vérifiée chimiquement.
Mort à cause de sa barbe. Si ce n'est pas digne des Darwin Awards, ça !
Savais-tu ?
« Bistrot » ?
Le mot bistrot intrigue par son origine modeste et profondément populaire, bien ancrée dans le terroir français où les mots naissent au coin du feu ou du comptoir. Les linguistes le rattachent aujourd’hui au poitevin « bistraud », ce petit serviteur zélé des marchands de vin qui trime dans l’ombre des tonneaux, sert les verres et finit par donner son nom au cabaret lui-même – un lieu convivial où l’on trinque sans chichis, entre amis d’enfance ou inconnus du quartier. À côté, « bistouille » ou « bistrouille » évoque ce mélange rustique et corsé d’alcool frelaté et de café brûlant, typique des débits de boisson du peuple où l’on noie les soucis dans une gorgée âpre ; ces termes familiers colorent le mot d’une saveur authentique, presque odorante de zinc tiède, de tabac froid et de camaraderie oubliée.
La légende russe, si romantique et pleine de panache, fait sourire les savants qui la dissèquent : imaginez des cosaques hirsutes, débarqués à Paris en 1814 après la débâcle napoléonienne, criant « bystro ! » - « vite ! » - aux tenanciers dépassés pour hâter le service d’un verre ou d’une soupe. Et hop, naît le bistrot, symbole d’urgence joyeuse ! Mais l’histoire patine sérieusement, car le terme n’apparaît dans les dictionnaires qu’en 1880, plus de soixante ans après ces supposés cris slaves, trop tard pour coller aux faits historiques. Ainsi, le bistrot reste ce coin de France authentique et éternel, loin des invasions exotiques, un mot né dans la vapeur des verres embués, les rires gras des habitués et l’odeur tenace du quotidien parisien.
