Je soutiens le projet

5 MAI

Bonne fête aux Judith

Aujourd’hui à la une

Les évènements notables

1992 – Effondrement d’une tribune du stade Furiani à Bastia

Le 5 mai 1992, un drame secoue le football français lors d’une demi-finale de Coupe de France opposant le SC Bastia à l’Olympique de Marseille. Peu avant le coup d’envoi, une tribune provisoire du stade Armand-Cesari, à Furiani, s’effondre sous le poids des spectateurs. La catastrophe fait 18 morts et plus de 2 300 blessés, suscitant une vive émotion dans tout le pays. Cette tragédie entraîne une remise en question des normes de sécurité dans les enceintes sportives françaises.

1920 – Arrestation de Sacco et Vanzetti

Le 5 mai 1920, deux immigrés italiens, Nicola Sacco et Bartolomeo Vanzetti, sont arrêtés à Boston pour un braquage meurtrier. Anarchistes convaincus, ils deviennent rapidement les symboles d’une justice partiale nourrie par la peur des idées radicales et le racisme anti-immigré. Leur procès controversé suscitera une mobilisation internationale et marquera l’histoire comme l’un des plus célèbres cas d’erreur judiciaire du XXe siècle.

1912 – Début des jeux de la 5ème olympiade d’été à Stockholm

Le 5 mai 1912 s’ouvrent à Stockholm les Jeux olympiques de la 5e olympiade, qui marquent une étape importante dans l’histoire du sport moderne. Ces jeux, les derniers avant la Première Guerre mondiale, introduisent plusieurs innovations majeures comme l’utilisation du chronométrage électrique. Avec une organisation exemplaire et la participation de nombreuses nations, ils contribuent à renforcer l’universalité du mouvement olympique.

1789 – Louis XVI proclame l’ouverture des États généraux

Le 5 mai 1789, dans un contexte de crise financière et sociale profonde, le roi Louis XVI convoque les États généraux à Versailles, une première depuis 1614. Cette assemblée, composée des représentants des trois ordres du royaume (clergé, noblesse, tiers état), marque le point de départ de la Révolution française. Ce jour symbolique ouvre une période de profonds bouleversements politiques qui mèneront à la chute de la monarchie absolue.

1260 – Kubilai Khan devient grand khan des Mongols

Le 5 mai 1260, Kubilai Khan, petit-fils de Gengis Khan, est proclamé grand khan de l’empire mongol. Sa prise de pouvoir marque un tournant dans l’histoire de l’empire, qu’il étend et transforme profondément. Fondateur de la dynastie Yuan en Chine, Kubilai Khan consolide la domination mongole en Asie tout en intégrant des éléments de culture chinoise, faisant de son règne l’un des plus marquants de la période médiévale.

Les naissances et décès notables

1988 – Naissance de Adele (Adele Laurie Blue Adkins), chanteuse britannique
1983 – Naissance de Henry Cavill, acteur britannique
1977 – Naissance de Virginie Efira, animatrice de télévision puis comédienne belge, française depuis 2016
1962 – Naissance de Nicolas Vanier, aventurier, écrivain et réalisateur français
1948 – Naissance de Chantal Ladesou, humoriste et actrice française

2016 – Décès de Siné, dessinateur français
1821 – Décès de Napoléon Bonaparte sur l’île de Sainte-Hélène




Un peu de bonne humeur

Le paysan et la vieille dame

Un paysan s’arrête au garage du coin pour faire réparer sa camionnette. Il y a au moins trois heures d’attente pour la réparation, et comme il n’ habite pas loin il décide de rentrer à pied.

Sur le chemin du retour, il s’arrête dans une boutique et achète un seau et une boite de 5 kg de peinture. Puis il se rend dans une autre boutique et prend deux poules et une oie. Mais, arrivé dehors, il a un problème : comment porter tous ces achats jusqu’à la maison ?

Pendant qu’il se gratte la tête, une petite vieille s’approche de lui et lui explique qu’elle est perdue. Elle lui demande : « Pouvez-vous me dire comment aller au 160 allée des lilas ? »
Le paysan lui répond : « Eh bien, en fait, ma ferme est tout près de cette maison. Je me mettrais bien en route, mais je n’ arrive pas à porter tout ceci ».

La vieille dame suggère : « Pourquoi ne mettez-vous pas la boite de peinture dans le seau. Portez le seau d’une main, mettez une poule sous chaque bras et portez l’oie dans l’autre main ? »
« Merci bien », répondit-il, et il se mit en route avec la vieille dame.

En cours de route, il lui indique un petit chemin : »Prenons mon raccourci et descendons par ce sentier. Nous y serons en un rien de temps ».

La petite vieille le regarde attentivement : « Je suis une veuve sans personne pour me défendre… Qui me dit que quand nous serons dans le sentier, vous n’allez pas me coincer contre un arbre, retrousser ma jupe et me faire Dieu sait quoi ? »

Le paysan s’exclama : »Cré vingt dieux, ma petite dame, je porte un seau, une boite de 5 kg de peinture, deux poules et une oie.
Comment diable pourrais-je vous coincer contre un arbre et faire ça ? »

La vieille dame répondit : « Posez l’oie, recouvrez-la avec le seau, mettez la boite de peinture sur le seau, et je tiendrai les poules… »

 

Déménageur et santé – Anonyme

Quand on est déménageur, il vaut mieux lâcher une grosse caisse que se péter le dos.

Transport de cochons par drone

En Chine, un fermier ingénieux a décidé de faire voler ses porcs pour les acheminer à l’abattoir, prouvant que l’expression « quand les porcs voleront... » n’était qu’une question de temps – ou de drone mal calibré. Le 24 janvier 2026, dans le village reculé de Tongjiang, province du Sichuan, sa tentative d’hélicoptère improvisé a tourné au fiasco : la corde du drone s’est emmêlée dans une ligne électrique haute tension, laissant un cochon se balancer pittoresquement dans le ciel nuageux pendant que les villageois levaient les yeux, ébahis.

Le spectacle, immortalisé sur les réseaux sociaux, a privé le village d’électricité pendant dix longues heures, forçant une équipe de douze ouvriers à intervenir pour dénouer ce nœud gordien porcin, à un coût de 10 000 yuans (environ 1 100 £). Le fermier, anonyme mais visiblement dans le brouillard – il invoque une « faible visibilité » –, prévoyait d’acheminer plus de dix porcs ce jour-là, mais son ambition aérienne a été brutalement clouée au sol.

Bien que les drones soient courants en agriculture chinoise rurale, soulever des porcs au-dessus des lignes électriques ne semble pas être un éclair de génie. La facture risque d'être salée. Les autorités enquêtent : violation de zone interdite ou simple innovateur incompris ? En attendant, Tongjiang a appris à ses dépens que les porcs volants, ça casse peut-être les prix mais surtout les câbles.

The Telegraph

Lien vers la page

Savais-tu ?

La couseuse de cul de rat

Dans les conserveries de sardines de Bretagne, à la fin du XIXème siècle, les rats prolifèrent. Attirés par les déchets de poisson, ils envahissent les ateliers et menacent la marchandise.

Selon la légende, les chats ne suffisent pas : ils risquent de voler les sardines au lieu de chasser les rongeurs. Une solution aussi absurde que cruelle circule alors : capturer un rat vivant, lui coudre l’anus avec un crin de cheval, puis le relâcher dans l’usine.

Privé d’évacuation alors qu’il continue de manger, l’animal devient furieux. Il attaque les autres rats, qui prennent la fuite. La conserverie serait ainsi débarrassée de son invasion.

Dans le récit, c’est une sardinière — une ouvrière des conserveries — qui réalise ce travail répugnant. Son habileté, acquise en préparant les sardines à toute vitesse, en fait la candidate idéale. Parfois, la direction lui promet une promotion en échange.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Devenue contremaîtresse, la femme se retrouve accusée par ses anciennes collègues d’avoir trahi les ouvrières pour plaire au patron. « Couseuse de cul de rat » devient alors une insulte : celle qui sert la hiérarchie contre les siens.

Cette anecdote, sans doute largement légendaire, en dit long sur les conditions rudes des sardineries, la peur des rats et les tensions sociales dans les usines de conserve. Une histoire grotesque, certes, mais qui reste gravée dans la mémoire populaire bretonne.

Lien vers la page

Astuce

Du sel dans le thé

Il semblerait que deux gros grains de sel dans la théière suffisent à adoucir l’amertume du thé et à rendre la boisson plus ronde et plus agréable, avec une saveur mieux équilibrée. Même chose avec un café trop fort. Par contre, attention à ne pas forcer la dose sous peine d'obtenir une boisson totalement imbuvable.

Lien vers la page

Un instant en ce bas monde

Photo de Jimmy Chan - Pexels

Ce suppôt de Satan est encore là. Toujours. Infatigable. Il me traque, m’épuise, me vole des heures de sommeil comme un bourreau méticuleux. Sa spécialité : la torture lente, insidieuse, celle qui ronge les nerfs.

Mais un jour, je le jure, je l’écraserai. Pas comme un ennemi digne - non, comme une vermine.

Pour l’instant, il se cache. Invisible. Insaisissable. Il se dérobe à chaque fois que je crois l’avoir coincé. Il disparaît… puis revient. Encore. Toujours. Murmurant à mon oreille son bourdonnement insolent, son défi dérisoire.

Là. Cette fois, je te tiens !

PLAF

VICTOIRE !

Son sang éclabousse le mur - vision réjouissante. Enfin, le silence. Enfin, la paix.

Morphée… j’arrive… prends-moi dans tes bras...

…PUTAIN !

En voilà un autre ! C'est sûr, il vient réclamer vengeance !

Lien vers la page

Espace lecture

Honor Harrington, le space opera pensé comme une bataille navale

Les 23 volumes sur Babelio

Il existe des sagas de science-fiction qui misent avant tout sur le dépaysement, d’autres sur l’aventure pure, et d’autres encore sur la politique galactique. Honor Harrington réussit à réunir tout cela dans un même ensemble, avec une ambition rare : raconter l’ascension d’une héroïne de premier plan dans un univers où chaque décision tactique peut peser sur le destin d’empires entiers.

Créée par David Weber, la série suit Honor Harrington, officier de la flotte du royaume de Manticore, une commandante brillante, inflexible et extraordinairement compétente. Dès les premiers volumes, elle se retrouve propulsée dans des situations tendues, presque ingagnables, qu’elle transforme en victoires grâce à son sang-froid, sa lecture du combat et sa capacité à inspirer ceux qui servent sous ses ordres. On est ici très loin d’une héroïne décorative : Honor est une femme de commandement, au sens le plus noble du terme.

Les combats spatiaux constituent l’un des grands plaisirs de la saga, parce qu’ils sont décrits avec une minutie presque militaire. Les vaisseaux ne s’affrontent pas dans un brouhaha indistinct : chaque accélération, chaque changement d’axe, chaque distance et chaque angle de tir compte. Les capitaines doivent anticiper les trajectoires, tenir compte du délai des communications, évaluer la puissance des armes, la résistance des boucliers et les contre-mesures adverses. Cette précision donne aux batailles une intensité particulière, comme si l’espace devenait une immense mer tactique où la moindre erreur se paie très cher.

L’autre force du cycle tient à son équilibre entre aventure militaire et intrigue politique. Les conflits ne se limitent jamais à des escarmouches dans le vide interstellaire. Derrière chaque crise, il y a des intérêts économiques, des rivalités entre puissances, des calculs diplomatiques et des jeux d’influence. Honor Harrington n’évolue donc pas seulement dans un théâtre de guerre, mais dans un monde où les décisions militaires ont des conséquences immédiates sur les équilibres politiques. Cela donne à la saga une ampleur très immersive.

L’univers, souvent appelé Honorverse, est vaste, structuré et cohérent. David Weber y construit une civilisation spatiale avec ses traditions, ses flottes, ses tensions et ses codes d’honneur. Cette solidité participe beaucoup au plaisir de lecture : on a vraiment l’impression d’entrer dans un monde vivant, qui possède ses règles, son histoire et sa logique interne. C’est sans doute ce qui explique l’attachement durable de nombreux lecteurs à cette série.

Il faut aussi souligner la personnalité de l’héroïne. Honor Harrington n’est pas seulement une tacticienne exceptionnelle ; elle incarne une forme d’intégrité, de devoir et de constance qui la rend immédiatement mémorable. Elle avance souvent dans des contextes hostiles, parfois isolée, parfois sous-estimée, mais toujours portée par une discipline de fer. Son lien avec son univers, avec son équipage et avec sa mission donne à la saga une vraie dimension humaine, malgré l’ampleur cosmique du décor.

Pour qui aime les récits de science-fiction militaire, les grandes manœuvres, les personnages forts et les univers développés avec sérieux, cette saga offre une expérience particulièrement riche. Elle a le souffle des grandes épopées, la précision d’un roman d’anticipation stratégique et le plaisir très concret d’une série où l’on suit une héroïne qui grandit, combat, doute parfois, mais ne renonce jamais.

Lien vers la page