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25 JUIN

Bonne fête aux Eléonore

Aujourd’hui à la une

Les évènements notables

2001 – Bachar Al-Assad reçoit la Légion d’honneur

Le 25 juin 2001, le président syrien Bachar Al-Assad reçoit la Légion d’honneur des mains du président Jacques Chirac lors d’une visite officielle à Paris. Cette distinction, la plus haute décoration française, est alors justifiée par la volonté de favoriser le dialogue avec la Syrie et d’encourager les réformes promises par le jeune président, arrivé au pouvoir un an plus tôt à la mort de son père Hafez. Décision aujourd’hui vivement critiquée au regard de la répression sanglante qui s’abattra sur le peuple syrien à partir de 2011.

1984 – Sortie du 6ème album de Prince : “Purple rain”

Le 25 juin 1984, Prince publie Purple Rain, bande originale du film semi-autobiographique du même nom. Cet album fusion de rock, funk et pop propulse Prince au rang de superstar mondiale. Il restera numéro un des charts américains pendant 24 semaines consécutives, se vendant à plus de 25 millions d’exemplaires dans le monde. Contenant des titres emblématiques comme When Doves Cry et la ballade titre, Purple Rain est aujourd’hui considéré comme l’un des plus grands albums de l’histoire de la musique.

1978 – Attentat au Château de Versailles par le FLB

Le 25 juin 1978, le Front de Libération de la Bretagne pose plusieurs bombes dans la Galerie des Batailles du château de Versailles, causant d’importants dégâts matériels mais aucune victime. Cet attentat spectaculaire, l’un des plus retentissants du mouvement indépendantiste breton, vise à attirer l’attention internationale sur la revendication d’autonomie de la Bretagne. Le FLB, actif depuis les années 1960, mènera plusieurs actions similaires avant de se dissoudre progressivement dans les années 1980.

1950 – Début de la guerre de Corée

Le 25 juin 1950, les troupes nord-coréennes de Kim Il-sung franchissent le 38e parallèle et envahissent la Corée du Sud, déclenchant la guerre de Corée. Le Conseil de sécurité de l’ONU vote l’intervention militaire, menée principalement par les États-Unis sous commandement du général MacArthur. Le conflit, auquel participeront seize nations, durera trois ans et fera plus de trois millions de victimes. L’armistice signé en juillet 1953 fige la division de la péninsule coréenne jusqu’à aujourd’hui.

1947 – Publication à Amsterdam du Journal d’Anne Frank

Le 25 juin 1947, le journal intime d’Anne Frank est publié pour la première fois à Amsterdam sous le titre Het Achterhuis (L’Annexe), à l’initiative de son père Otto Frank, unique survivant de la famille. Rédigé entre 1942 et 1944 alors qu’Anne se cachait avec sa famille dans un appartement secret d’Amsterdam pour fuir les nazis, ce témoignage bouleversant deviendra l’un des livres les plus lus au monde, traduit en plus de 70 langues, symbole universel de la Shoah.

1876 – Bataille de Little Big Horn : victoire de la coalition des Cheyennes et des Sioux

Le 25 juin 1876, le lieutenant-colonel George Armstrong Custer et ses 7e régiment de cavalerie attaquent un immense campement de guerriers Sioux et Cheyennes dans la vallée de Little Bighorn, dans le Montana. Piégé par le nombre, Custer et ses 210 hommes sont totalement anéantis par les guerriers menés par Sitting Bull et Crazy Horse. Cette victoire éclatante des peuples des Plaines, surnommée « Last Stand » par les Américains, devient le symbole de la résistance amérindienne.

1662 – Début de la révolte des Lustucru

Le 25 juin 1662, éclate dans le Boulonnais une révolte paysanne connue sous le nom de révolte des Lustucru, surnom moqueur donné aux insurgés. Les paysans, excédés par la lourdeur des impôts et les exactions des agents du fisc, se soulèvent contre l’autorité royale. La répression est féroce : les troupes de Louis XIV écrasent rapidement le mouvement, les meneurs sont exécutés ou envoyés aux galères. Cet épisode illustre la misère rurale de la France du Grand Siècle.

1658 – « Folle Journée » de Dunkerque : la ville espagnole se rend aux français qui la confient aux Anglais

Le 25 juin 1658, au lendemain de la bataille des Dunes, Dunkerque, alors ville espagnole, se rend aux forces franco-anglaises de Turenne. Conformément à un accord entre Mazarin et Cromwell, la ville est immédiatement remise aux Anglais en échange de leur soutien militaire. Cette journée, qualifiée de « folle » tant les retournements diplomatiques y furent rapides, ne dure guère : Louis XIV rachètera Dunkerque à l’Angleterre en 1662 pour 40 000 livres sterling.

Les naissances et décès notables

1980 – Naissance de Philippe Lacheau, humoriste de sa bande à Fifi, comédien, réalisateur, scénariste et animateur de télévision français
1971 – Naissance de Bruno Guillon, animateur de radio et de télévision français
1968 – Naissance de Pierre-François Martin-Laval, acteur, réalisateur et metteur en scène français initialement de la troupe d’humoristes les « Robins des bois »
1963 – Naissance de George Michael, chanteur britannique
1928 – Naissance de Peyo (Pierre Culliford), auteur belge francophone de bande dessinée, papa des Schtroumpfs
1903 – Naissance de George Orwell, écrivain britannique

2015 – Décès de Patrick MacNee, acteur britanno-américain (Chapeau melon et bottes de cuir)
1997 – Décès de Jacques-Yves Cousteau, explorateur océanographique et académicien français
1929 – Décès de Georges Courteline, romancier et dramaturge français
1894 – Décès de Marie François Sadi Carnot, président de la République française de 1887 à son assassinat
1876 – Décès de George Armstrong Custer, militaire américain
1804 – Décès de Georges Cadoudal, militaire chouan
524 – Décès de Clodomir, l’un des fils de Clovis Ier et de sainte Clotilde, roi des Francs du royaume d’Orléans de 511 à sa mort



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Un instant en ce bas monde

Il y a ce petit rectangle cartonné au fond de la poche, oublié entre un ticket de caisse et quelques pièces. Tant qu’il reste intact, il contient toutes les vies possibles. Il est encore pur, encore indécis, suspendu dans cet entre-deux presque quantique où tout peut arriver. Millionnaire discret, exilé volontaire sous les tropiques, propriétaire d’une vieille bâtisse à retaper en Toscane ou simple fantôme évaporé du quotidien - tout coexiste. Il suffit de ne pas gratter, de prolonger cet instant fragile où l’avenir est encore une promesse.

Alors on s’autorise. On laisse dériver l’esprit. On réécrit sa biographie avec une facilité déconcertante. On démissionne avec élégance, on disparaît sans explication, on achète du temps, du silence, de la distance. On imagine les valises jamais défaites, les billets sans retour, les réveils sans contrainte. On devient soudain quelqu’un d’autre - ou peut-être enfin soi-même, débarrassé de ce qui pèse. Tout cela pour quelques euros investis dans une illusion soigneusement emballée.

Et puis vient le moment, toujours un peu brutal, où il faut bien savoir. L’ongle attaque la surface argentée, méthodique, presque solennel. Le rêve se rétracte à mesure que la poudre s’effrite. Les symboles apparaissent, indifférents, implacables. Et avec eux, la banalité reprend ses droits. Rien. Ou presque rien. Juste assez pour recommencer, jamais assez pour changer.

C’est là que la mécanique se révèle dans toute sa cruauté tranquille. Car pendant que vous rangiez votre déception dans un coin de votre esprit, quelque part, quelqu’un d’autre a gagné. Et pas forcément quelqu’un de méritant, ni de particulièrement digne. Non, plus probablement ce type insupportable du troisième étage, celui qui parle trop fort, qui ne dit jamais bonjour et qui laisse ses poubelles sur le palier. La vie ignore le sens de la justice, seulement une logique statistique, froide et aveugle.

Alors on replie le ticket, ou on le jette, et on repart avec cette étrange lucidité : le vrai luxe n’était pas de gagner, mais d’y croire encore un peu.

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Un peu de bonne humeur

Combien de rouleaux de papier-peint

Un locataire décide de refaire son appartement. Il commence à prendre les mesures pour savoir combien de rouleaux de papier-peint acheter, mais il s’y perd. Et tout à coup, il se souvient que son voisin du dessus, qui a exactement le même appartement, a refait le sien trois mois plus tôt. Il monte le voir et lui demande :

– Combien de rouleaux de dix mètres avez-vous pris ?

– Vingt-huit.

Alors il achète vingt-huit rouleaux, et il colle son papier. Mais, quand l’appartement est terminé, il lui reste six rouleaux.

Il remonte chez son voisin et lui dit :

– Je ne comprends pas. J’ai tapissé tout l’appartement, et il me reste six rouleaux…

– Eh bien, moi c’est pareil !…

 

Un astronaute sur le soleil

🤔 Trump : et si on envoyait un astronaute sur le soleil pour fêter les 250 ans des Etats-Unis !

😲 Musk : impossible Donald, il brûlerait.

🤔 Trump : ok, mais si on l'envoyait la nuit.

Une claudication à la mode

A la fin du XIXème siècle au Royaume-Uni, la mode dans la haute société est à la claudication, quitte à retirer un talon.

La claudication d'Alexandra désigne la démarche boiteuse adoptée par les dames de la haute société victorienne, en imitation de celle de la princesse Alexandra de Danemark. Originaire du Danemark, elle épouse en 1863 le prince de Galles, futur Édouard VII, devenant une icône de mode par son élégance malgré une infirmité à la jambe droite causée par une grave maladie en 1867 qui la raidit. Son allure gracieuse transforme ce handicap en signe de distinction sociale.

Les femmes de l'époque victorienne copient consciemment cette boiterie en accentuant leur démarche, en s'appuyant sur une canne et en modifiant leurs chaussures pour créer un déséquilibre. Elles retirent le talon d'une chaussure ou portent des talons de hauteurs inégales afin d'imposer un boitement permanent et gracieux.

Les cordonniers londoniens commercialisent alors des souliers asymétriques sur mesure, avec des talons délibérément inégaux, répondant à la demande des fashionistas. Ce phénomène de mode devient une industrie lucrative sur Bond Street et Mayfair, où ces chaussures "à la princesse" mêlent sophistication et handicap simulé.

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Savais-tu ?

Le boycott vient d’Irlande

Le boycott est aujourd'hui une forme de protestation courante, mais ses origines remontent à un conflit agraire dans l'Irlande du XIXème siècle. Cette tactique non-violente tire son nom d'un intendant britannique impopulaire.

Charles Cunningham Boycott (1832-1897) est un ancien capitaine de l'armée britannique devenu intendant pour le comte d'Erne en Irlande. Il gère les terres du comte dans le comté de Mayo, se montrant particulièrement dur envers les fermiers locaux. Boycott est connu pour sa rudesse et son intransigeance, ce qui le rend très impopulaire auprès de la population irlandaise.

En 1880, suite au refus de Boycott de baisser les loyers malgré une mauvaise récolte, une action d'ostracisme est menée contre lui : les fermiers et ouvriers agricoles refusent de travailler pour lui ; la population locale cesse toute relation personnelle, économique et professionnelle avec Boycott et sa famille ; les commerces locaux refusent de le servir ; Boycott se retrouve isolé, incapable de récolter ses cultures.

Cette campagne d'ostracisme va jusqu'à sacrifier une récolte, les ouvriers refusant de la moissonner. L'isolement social et économique entraîne la ruine de Boycott, qui doit quitter l'Irlande en décembre 1880. Cette action devient célèbre et donne naissance au terme "boycott", désormais utilisé pour décrire ce type de protestation non-violente.

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