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1er JUILLET

Bonne fête aux Thierry

Aujourd’hui à la une

Les évènements notables

2013 – Entrée de la Croatie dans l’Union Européenne

Le 1er juillet 2013, la Croatie devient officiellement le 28e État membre de l’Union européenne, après plusieurs années de négociations d’adhésion entamées en 2005. Cette adhésion marque l’aboutissement du processus d’intégration des Balkans occidentaux entamé après les guerres de Yougoslavie.

2011 – Mariage d’Albert II de Monaco et de Charlène Wittstock

Le 1er juillet 2011, le prince Albert II de Monaco épouse civilement la nageuse sud-africaine Charlène Wittstock au Palais princier. La cérémonie religieuse a lieu le lendemain. Cet événement médiatique réunit de nombreuses personnalités et marque la première union princière monégasque depuis celle de Rainier III et Grace Kelly.

1965 – Rencontre du troisième type à Valensol

Le 1er juillet 1965, l’agriculteur Maurice Masse affirme avoir observé un engin volant non identifié posé dans son champ de lavande à Valensol, dans les Alpes-de-Haute-Provence, ainsi que deux petits êtres humanoïdes. Ce témoignage devient l’un des cas d’ovni les plus célèbres et étudiés en France.

1921 – Fondation du Parti communiste chinois

Le 1er juillet 1921, le Parti communiste chinois est fondé lors d’un congrès clandestin à Shanghai, réunissant une douzaine de délégués dont Mao Zedong. Le parti deviendra la force politique dominante de Chine après sa victoire dans la guerre civile en 1949.

1916 – Début de la bataille de la Somme

Le 1er juillet 1916, les forces britanniques et françaises lancent une offensive majeure contre les positions allemandes dans le nord de la France. Le premier jour reste le plus meurtrier de l’histoire de l’armée britannique, avec environ 19 000 morts. La bataille durera jusqu’en novembre 1916.

1904 – Début des jeux de la 3ème olympiade d’été à Saint-Louis

Le 1er juillet 1904, les Jeux olympiques d’été s’ouvrent à Saint-Louis, dans le Missouri, aux États-Unis. Ce sont les premiers Jeux organisés en dehors de l’Europe. Ils sont marqués par une faible participation internationale, en grande partie en raison de l’éloignement géographique du site.

1903 – Lancement de la 1ère édition du Tour de France

Le 1er juillet 1903, le premier Tour de France cycliste prend le départ depuis Montgeron, à l’initiative du journal L’Auto et de son directeur Henri Desgrange. Soixante coureurs s’élancent pour une course en six étapes. Maurice Garin remportera cette première édition.

1901 – Promulgation de la loi 1901 relative aux associations

Le 1er juillet 1901, la loi relative au contrat d’association est promulguée en France. Elle consacre la liberté d’association et permet la création d’associations sans autorisation préalable. Ce texte fondateur reste aujourd’hui encore la base juridique du fonctionnement des associations françaises.

1863 – Début de la bataille de Gettysburg

Le 1er juillet 1863, débute en Pennsylvanie la bataille de Gettysburg, affrontement majeur de la guerre de Sécession américaine. Elle opposera pendant trois jours l’armée de l’Union à celle des Confédérés. Cette bataille, l’une des plus sanglantes du conflit, marquera un tournant décisif en faveur du Nord.

1815 – Bataille de Rocquencourt

Le 1er juillet 1815, une bataille oppose les troupes françaises aux forces prussiennes près de Versailles, peu après la défaite de Waterloo. Cet affrontement, l’une des dernières actions militaires des guerres napoléoniennes, voit la cavalerie française remporter un succès tactique local malgré la situation générale désastreuse.

1810 – Incendie de l’ambassade d’Autriche à Paris

Le 1er juillet 1810, un violent incendie se déclare lors d’un bal donné à l’ambassade d’Autriche à Paris, à l’occasion des festivités du mariage de Napoléon Ier et de Marie-Louise d’Autriche. Le sinistre cause la mort de plusieurs invités et marque tragiquement les célébrations impériales.

Les naissances et décès notables

1991 – Naissance de Kev Adams (Kevin Smadja), humoriste et acteur français
1985 – Naissance de Léa Seydoux, actrice française
1977 – Naissance de Liv Tyler, actrice américaine
1967 – Naissance de Pamela Anderson, actrice américaine
1961 – Naissance de Carl Lewis, athlète américain
1952 – Naissance de Dan Aykroyd, acteur canadien

2018 – Décès de François Corbier (Alain Roux), chanteur et co-animateur de télé français
2004 – Décès de Marlon Brando, acteur américain
2000 – Décès de Yvette Labrousse, Miss France 1930, puis Bégum Aga Khan
1997 – Décès de Annie Fratellini, artiste de cirque française
1997 – Décès de Robert Mitchum, acteur américain
1996 – Décès de Margaux Hemingway, actrice et top-modèle américaine
1991 – Décès de Michael Landon, acteur américain



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JE DÉCOUVRE

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Un peu de bonne humeur

La théorie du multivers

🤔 Connais-tu la théorie des univers multiples ?
🤨 Bien sûr. Ils disent que le nôtre est un tel bordel que nous vivons probablement à l'intérieur d'un sac à main.

 

3ème guerre mondiale

😏 Dites-vous qu'après la fin de la 3ème guerre mondiale, vous aurez droit à un jour férié supplémentaire.
😉 Alors, toujours anxieux !?

La mort de Charles VIII

Charles VIII, roi de France, se hâte au château d’Amboise, impatient de rejoindre son épouse Anne de Bretagne pour une ardente partie de jeu de paume. De petite stature - 1m50 dit-on -, il emprunte la galerie Hacquelebac, un passage étroit, assez sordide, qui peut même être parcouru à cheval grâce aux aménagements cavaliers du château ; dans la pénombre de cette porte basse, il heurte violemment de la tête le linteau de pierre, chancelle mais, déterminé, rejoint la partie. En pleine partie, il titube soudainement, fait quelques pas hésitant et s’effondre sur le court avant de plonger dans une agonie de neuf heures qui l’emporte, victime d’une hémorragie cérébrale ou d’un œdème fatal.

Cette fin absurde et évitable - un simple linteau trop bas - contraste avec son règne ambitieux, marqué par l’expédition en Italie, et inspire les moqueries historiques qui qualifient sa mort de plus débile d’un roi de France. À 27 ans, il cède le trône à son cousin Louis XII.

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Savais-tu ?

Le tawashi : l’éponge zéro déchet venue du Japon

Le tawashi est une éponge ou lavette écologique d’origine japonaise, traditionnellement fabriquée à la main à partir de tissus de récupération ou de fibres naturelles comme le chanvre ou le jute. Son nom signifie littéralement « brosse à laver » et il s’utilise pour toutes les tâches ménagères : vaisselle, nettoyage des surfaces, lavage des légumes, etc. Réutilisable, durable et compostable (s’il est fait en fibres naturelles), le tawashi remplace avantageusement les éponges synthétiques jetables et s’entretient simplement en machine ou dans de l’eau vinaigrée.

Pour fabriquer votre propre tawashi, commencez par créer un petit métier à tisser : tracez un carré de 16 × 16 cm sur une planche de bois, plantez des clous tous les 2 cm sur chaque côté (28 clous au total), puis découpez 14 bandes de tissu de 2 à 3 cm de large dans de vieux vêtements - ou de vieilles chaussettes découpées dans la largeur. Tendez 7 bandes horizontalement entre les clous qui se font face, puis tissez 7 bandes verticalement en passant alternativement dessus et dessous les bandes horizontales. Enfin, délooppez les bords en passant chaque boucle dans la suivante et nouez les deux dernières boucles entre elles pour fermer et créer une accroche : en quelques dizaines de minutes, vous obtenez une éponge lavable, économique et parfaitement adaptée à un ménage zéro déchet.

https://youtu.be/r5sGAzd62u8?si=RlCUUjwKE4flj4Zl

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Astuce

Un linge rafraichissant

S’il fait chaud et que l’on cherche une solution simple et immédiate pour se rafraîchir, il suffit d’entourer son poignet d’un linge légèrement humide et frais : cette zone, riche en circulation sanguine, aide à diffuser rapidement une sensation de fraîcheur dans tout le corps. En cas de forte chaleur, cette astuce discrète et économique peut se révéler étonnamment efficace en apportant un vrai confort en quelques secondes seulement. Placé près d'un ventilateur, la sensation de fraicheur se trouve immédiatement amplifiée.

Cette astuce permet également de redonner une utilité à une chaussette définitivement esseulée après une lessive en remplaçant le linge humide par cette chaussette découpée pour pouvoir la passer autour du bras.

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Un instant en ce bas monde

Photo de Boys in Bristol Photography - Pexels

La nuit glaciale fige les ruelles de Whitechapel. L’air, lourd et immobile, étouffe chaque souffle. Les pas résonnent gravement sur les pavés humides, amplifiés par un silence anormal, presque hostile, enveloppant le quartier.

Les façades décrépites, lépreuses, dressent leurs silhouettes déformées sous la lumière tremblante des lampes à gaz. Leurs lueurs vacillantes projettent des ombres spectrales ondulant sur les murs, comme si la pierre elle-même frémissait d’un malaise atavique.

Un feulement strident déchire l’obscurité... une bande de chats s’agite dans un recoin, leurs yeux brillant un instant avant de disparaître. Plus loin, une porte claque brutalement, résonnant comme un coup de tonnerre dans le silence profond de la nuit.

Saturé d’odeurs âcres de fumées et de déchets en décomposition, l'air est imprégné d'une puanteur persistante de viande avariée s’échappant des abattoirs voisins. Elle colle à la gorge, s’insinue dans les vêtements, comme une présence insidieuse dont on ne peut se défaire.

De rares silhouettes se faufilent, pressées, la tête dans les épaules, évitant de croiser les regards. Ici, personne ne s’attarde. Ici, chacun sait - ou pressent - qu’il vaut mieux ne pas s'attarder, ne pas voir, ne pas entendre.

Un beuglement surgit alors, celui d’un homme ivre, titubant dans l’ombre. Sa voix rauque se brise contre les murs… puis, sans prévenir, un cri lui répond.

Aigu. Puissant. Inhumain.

Il déchire la nuit comme un éclat de verre brisé, vibrant, insoutenable, avant de s’éteindre net, comme étouffé par une main invisible.

Ensuite, plus rien.

S'abat alors un silence encore plus intense, un silence lourd de menace. Les fenêtres restent closes. Les rideaux frémissent à peine. Derrière les murs, on écoute sans bouger, le cœur suspendu.

Whitechapel retient son souffle.

Dans l’obscurité, quelque chose rôde.

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Espace lecture

Ravage (1943) – René Barjavel

Et si le roman de science-fiction le plus troublant de cet été 2026 avait été publié… en 1943 ?

Avec Ravage, René Barjavel imagine l’effondrement soudain d’un monde entièrement dépendant de la technologie après une panne d’électricité mondiale.

La mégalopole s’arrête, puis se transforme en un brasier infernal ; les machines se taisent et les certitudes partent en fumée. Nous suivons François Deschamps, un jeune paysan perdu dans la ville, qui tente de survivre et de retourner à la terre alors que la civilisation moderne s’écroule. Ce qui rend Ravage particulièrement dérangeant aujourd’hui, c’est la façon dont ses images de feu et de chaos font écho à notre réalité actuelle : méga-feux de forêt, sécheresses, climat déréglé et le sentiment croissant que notre confort technologique ne nous protège plus vraiment. Relire Barjavel, ce n’est pas chercher une prophétie, mais faire face à une question troublante : que reste-t-il de nous quand les systèmes qui nous entourent cessent de fonctionner ? Court, percutant, parfois daté mais étonnamment visionnaire, Ravage est un classique à glisser dans votre pile de lecture pour réfléchir, entre deux alertes aux incendies, à ce que nous entendons réellement par « progrès ».

Barjavel imaginait déjà à l'époque ce que serait une tablette de lecture en 2050 :

La nuit cernait de tous côtés les dernières flammes de l'Ouest. François tira du dossier de son fauteuil le lecteur électrique et coiffa l'écouteur. La Compagnie Eurasiatique des Transports avait installé un de ces appareils sur chaque siège pour permettre aux voyageurs de lire la nuit sans déranger ceux de leurs voisins qui désiraient rester dans l'obscurité.

Une plaque extensible, que chacun pouvait agrandir ou rapetisser au format de son livre, s'appliquait sur la page et, dans l'écouteur, une voix lisait le texte imprimé. Cette voix, non seulement lisait Goethe, Dante, Mistral ou Céline dans le texte, avec l'accent d'origine, mais reprenait ensuite, si on le désirait, en haut de chaque page, pour en donner la traduction en n'importe quelle langue. Elle possédait un grand registre de tons, se faisait doctorale pour les ouvrages de philosophie, sèche pour les mathématiques, tendre pour les romans d'amour, grasse pour les recettes de cuisine. Elle lisait les récits de bataille d'une voix de colonel, et d'une voix de fée les contes pour enfants. Au dernier mot de la dernière ligne, elle faisait connaître par un « hum hum » discret qu'il était temps
de changer la plaque de page.

Cet appareil n'eût pas manqué de paraître miraculeux à un voyageur du XXe siècle égaré dans ce véhicule du XXIe. Le fonctionnement en était pourtant bien simple. La plaque, sensible à l'encre d'imprimerie, était branchée sur un minuscule poste émetteur de télévision installé dans le dossier de chaque fauteuil. Ce poste transmettait automatiquement l'image de la page au Central de Lecture de la Compagnie Eurasiatique des Transports, dans la banlieue de Vienne. Des cloisons insonores divisaient l'immeuble du Central en une dizaine de milliers de minuscules cabines. Dans ces dix mille cabines, devant dix mille écrans semblables, étaient enfermés dix mille lecteurs et lectrices de tous âges et de toutes nationalités.

Des standardistes polyglottes triaient les réceptions, les branchaient par
langues sur des sous-standards qui les distribuaient ensuite par genre littéraire. Il ne fallait guère plus de quelques secondes pour que l'image de la page arrivât au lecteur compétent, qui se mettait aussitôt à lire dans le ton dont il était spécialiste. Un tel larmoyait pendant huit heures sur des ouvrages sentimentaux. Telle autre souriait à longueur de journée dans sa solitude, pour lire avec grâce des conseils de beauté.

C'était, en somme, une parfaite mais banale installation de télélecture, comme il en existait environ une dizaine en Europe, à l'usage des vieillards dont la vue baissait, des aveugles, et des solitaires qui désiraient se donner à la fois la compagnie d'un livre ami et celle d'une voix humaine.

François Deschamps disposa la plaque sur son roman policier et tourna, sur l'écouteur, le minuscule bouton qui mettait l'appareil en marche. Une voix dramatique murmura à son oreille :

« Chapitre premier. – L'inspecteur Walter enfonça la porte d'un coup d'épaule et s'arrêta stupéfait : à un clou du plafond pendait, intact, le menton soulevé par la corde, le cadavre de M. Lecourtois qu'il avait découvert, la veille, décapité... »

Le jeune homme renonça à connaître l'explication de ce mystère. Il ôta
l'écouteur et s'endormit.

Le train entrait en gare de Lyon-Perrache.

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