Bonne fête aux Henri et Joël
Aujourd’hui à la une
Les évènements notables
1989 – Inauguration de l’opéra Bastille à Paris
Le 13 juillet 1989, l’opéra Bastille est inauguré à Paris à la veille des célébrations du bicentenaire de la Révolution française. Conçu par l’architecte Carlos Ott, ce bâtiment moderniste place de la Bastille est voulu par François Mitterrand comme un opéra populaire et accessible à tous. Il devient le principal lieu de représentations lyriques de la capitale, aux côtés du Palais Garnier.
1967 – Création de l’ANPE (Agence Nationale Pour l’Emploi)
Le 13 juillet 1967, l’ordonnance créant l’Agence nationale pour l’emploi est signée, dans le contexte d’une montée progressive du chômage en France. L’ANPE est chargée de centraliser les offres d’emploi et d’accompagner les demandeurs. Elle fusionnera en 2008 avec les Assédic pour donner naissance à Pôle emploi, rebaptisé France Travail en 2023.
1965 – Vote de la loi autorisant les femmes mariées à travailler et à ouvrir un compte bancaire en leur nom sans l’autorisation de leur mari
Le 13 juillet 1965, la France adopte une loi fondamentale accordant aux femmes mariées le droit de travailler, d’ouvrir un compte bancaire et de gérer leurs biens sans avoir à obtenir l’autorisation de leur époux. Cette réforme majeure du Code civil met fin à une incapacité juridique héritée du Code Napoléon de 1804, qui assimilait la femme mariée à une mineure.
1930 – Début de la 1ère édition de la Coupe du Monde de football de la FIFA
Le 13 juillet 1930, la première Coupe du Monde de football organisée par la FIFA s’ouvre en Uruguay. Treize nations participent à ce tournoi inaugural. La France, qui dispute ce jour-là le tout premier match de l’histoire de la compétition face au Mexique, s’impose 4-1. L’Uruguay remportera le titre devant l’Argentine lors de la finale du 30 juillet.
1907 – Vote de la loi en France reconnaissant aux femmes mariées la libre disposition de leur salaire
Le 13 juillet 1907, le Parlement français adopte une loi accordant aux femmes mariées le droit de disposer librement de leur salaire, sans avoir à en référer à leur mari. Cette avancée sociale significative constitue une première brèche dans l’incapacité juridique des femmes mariées instaurée par le Code Napoléon, ouvrant la voie aux réformes plus complètes du siècle suivant.
1906 – Vote de la loi imposant le repos dominical en France
Le 13 juillet 1906, le Parlement français adopte la loi Trouillet imposant un repos hebdomadaire obligatoire d’au moins vingt-quatre heures consécutives pour tous les salariés, fixé en principe le dimanche. Cette loi, aboutissement de longues luttes sociales, consacre le droit au repos des travailleurs et structure durablement le rythme de vie hebdomadaire des Français.
1793 – Charlotte Corday poignarde Marat dans sa baignoire
Le 13 juillet 1793, Marie-Anne Charlotte de Corday d’Armont, jeune Girondine de vingt-cinq ans, assassine Jean-Paul Marat dans sa baignoire médicinale où il travaillait, atteint d’une maladie de peau. Convaincue que sa mort mettrait fin à la Terreur, elle est arrêtée sur place et guillotinée quatre jours plus tard. La scène sera immortalisée par le tableau de Jacques-Louis David.
Les naissances et décès notables
1942 – Naissance de Harrison Ford, acteur américain
1940 – Naissance de Patrick Stewart, acteur anglais
1932 – Naissance de Hubert Reeves, astrophysicien canadien
1927 – Naissance de Simone Veille, femme politique française
1954 – Décès de Frida Kahlo, peintre mexicaine
1380 – Décès de Bertrand du Guesclin
Découvrez chaque semaine un journal PDF riche, soigné et entièrement sans publicité. Plus de contenus, plus de plaisir de lecture, sans aucune distraction.
JE DÉCOUVREUn peu de bonne humeur
Le bar le plus fun
Un Anglais, un Américain et un Belge sont dans un bar à Paris. Ils discutent et s’amusent et sont tous d’accord que c’est un endroit plaisant.
Alors l’Anglais dit : « C’est bien fun ici, mais à Londres, j’en connais un bien mieux qui s’appelle Chez Andrews. Là, tu achètes ta première bière, tu achètes ta deuxième bière, et Andrews lui-même te paye la troisième ! »
Mais l’Américain dit : « J’veux pas vous embêter, mais j’en connais un encore mieux !
Y’a un bar à New York qui s’appelle Chez John. Tu achètes ta première bière et John te paye la deuxième. Tu achètes ta troisième bière et John te paye la quatrième ! »
Alors le Belge dit : « Vous pensez que c’est un endroit tripant ? Ecoutez bien ça. Chez nous, il y a un bar qui s’appelle Chez Jef Vanderbrul. Vous ne me croirez pas, mais, Chez Vanderbrul, tu te fais payer ta première bière, tu te fais payer ta deuxième bière, tu te fais payer ta troisième bière, tu te fais payer ta quatrième bière, et là , tu peux aller dans une chambre au deuxième étage… et tu baises ! »
« Incroyable ! disent les deux autres. Est-ce que ça t’es réellement arrivé à toi ? »
« Non, répond le Belge, mais c’est arrivé à ma sœur ».
Une New Atlantis éphémère
Leicester Hemingway, frère cadet d'Ernest Hemingway, fonde le 4 juillet 1964 New Atlantis, une micronation éphémère. Elle consiste en un radeau de bambou ancré sur un banc de sable dans les eaux internationales des Caraïbes, à 10-15 km au large de la Jamaïque.
Leicester, aventurier et journaliste, s'inspire du Guano Islands Act américain de 1856 pour revendiquer la souveraineté, arguant que des fientes d'oiseaux sur le radeau en font un territoire exploitable. Il installe une barge d'environ 22 m², divise le radeau en deux moitiés symboliques (une américaine, l'autre New Atlantis), et rédige une constitution inspirée de celle des États-Unis sur sa machine à écrire.
L'initiative vise à promouvoir la recherche marine, protéger la pêche locale et créer un aquarium. Leicester se proclame président, émet une monnaie, des timbres-poste et un drapeau (triangle jaune inversé sur fond bleu). Parmi les six "citoyens" figurent sa famille, un agent de la CIA et une assistante liée à la mafia.
Malgré des recrutements de personnalités (comme Lady Pamela Bird), aucune reconnaissance internationale n'intervient. Des tempêtes tropicales détruisent plusieurs versions du radeau, et le projet s'arrête définitivement en 1966.
Savais-tu ?
Siméon le Stylite
Ce moine chrétien syrien du Vème siècle a choisit de vivre une existence d’ascète radical. Né vers 389 dans une famille modeste, il entre jeune au monastère de Téléda et adopte des pratiques de jeûne et de prière extrêmes qui attirent l’attention. Pour échapper à la foule de disciples et intensifier son retrait du monde, il s’installe au sommet d’une colonne (stylos, en grec) près d’Antioche (Qalaat Siman au nord-ouest d’Alep), dans ce qui est aujourd’hui le nord de la Syrie.
Sur sa colonne, initialement haute de quelques mètres puis surélevée à plus de 15 mètres, Siméon demeure immobile pendant près de 37 ans, exposé aux éléments. Il prie sans relâche, enseigne les pèlerins qui affluent de tout l’Empire byzantin et dispense conseils spirituels ou médiatise des conflits. Ses disciples l’entourent en bas, lui remontent de la nourriture minimale et entretiennent un complexe religieux autour de son pilier.
Siméon incarne le stylitisme, cette forme spectaculaire d’érémitisme chrétien qui inspire de nombreux imitateurs, tel Syméon le Jeune (521-596) ou au faîte d’un arbre (appelés dendrites du grec dendron signifiant « arbre »). Sa sainteté rayonne jusqu’à l’empereur, et sa mort en 459, debout en prière sur sa colonne, fait de lui une icône de l’ascèse orientale. L’Église le fête le 27 juillet. Son site attire encore les archéologues pour ses vestiges imposants.
Astuce
Serrure à l’huile d’olive
Une petite goutte d’huile d’olive peut parfois aider à dégripper une serrure : déposez délicatement une toute petite goutte sur la clé (évitez d’en mettre directement dans le cylindre), insérez-la puis effectuez des rotations lentes et des mouvements d’entrée-sortie pour répartir l’huile; répétez si nécessaire et essuyez l’excédent pour éviter l’encrassement. Gardez tout de même cette astuce pour un dépannage ponctuel et préférez ensuite un lubrifiant spécifique pour serrure pour un entretien durable.
Un instant en ce bas monde
Il y a peu, je remonte en voiture une rue longeant un lycée à l’heure de la sortie. Le théâtre est prêt, les acteurs en place. Me voilà derrière un spécimen bien contemporain : trottinette électrique, sans casque, et regard vissé sur son smartphone — la trinité du bon sens en décomposition.
Par simple instinct de survie — le mien — je ralentis. On ne sait jamais, une illumination soudaine pourrait survenir. Elle survient, en effet, et qui plus est, sous la forme attendue : une plaque d’égout, un déséquilibre grotesque, et le numéro commence. Le corps part à gauche, le téléphone à droite, la trottinette, elle, choisit l’indépendance avant de s’écraser. Rideau.
Je pile. L’artiste, lui, se relève aussitôt, récupère ses accessoires et se range sur le côté. Rien de cassé, hélas. « Bravo ! », me dis-je, partagé entre soulagement et consternation, avant de reprendre ma route et de me garer un peu plus loin.
Et là… miracle de la persévérance dans l’inconscience. Revoilà mon gars fièrement dressé sur sa monture. Même posture, même trajectoire, même écran hypnotique. La chute n’a rien enseigné ; elle a simplement interrompu le spectacle.
Je l’avoue : durant une seconde parfaitement assumée, j’espère une version pédagogique, plus… convaincante. Mais non. Dans ce monde, même les avertissements échouent à se faire entendre — surtout quand ils ne passent pas par un écran.
Espace lecture
L’almanach des gourmands
À Paris, au début du XIXème siècle, on ne se contente plus de bien manger : on en parle, on juge, on compare. C’est dans cet esprit que paraît L’Almanach des gourmands, publié chaque année de 1803 à 1812 sous la houlette de Grimod de La Reynière, fin gourmet à la plume aussi aiguisée que son palais.
L’ouvrage ressemble à un guide avant l’heure. On y découvre les meilleures tables, les pâtissiers à la mode, les épiceries dignes d’intérêt… mais aussi quelques piques bien senties. Car Grimod et ses complices ne ménagent pas toujours les établissements qu’ils jugent : ici, un service négligé ; là, une sauce décevante. Le ton est libre, parfois malicieux, toujours savoureux.
Pensé pour les Parisiens eux-mêmes, L’Almanach s’adresse à ceux qui aiment manger avec discernement. Il accompagne l’essor des restaurants, encore récents, et attise une joyeuse rivalité entre eux. Chacun veut plaire, séduire, être remarqué — et surtout, éviter les foudres du critique.
Pour approfondir le sujet :
The world’s first influencers were French and they emerged after the Revolution - theconversation.com

