Aujourd’hui à la une
Les célébrations notables
Bonne fête aux Adelphe
Jour de l’écrevisse le 25 fructidor
Journée mondiale de lutte contre le terrorisme suite aux attentats de 2001 aux Etats-Unis
Les évènements notables
2007 – 1er test du Père de toutes les bombes
Le 11 septembre 2007, la Russie annonce avoir testé une bombe thermobarique surnommée le “Père de toutes les bombes”. Présentée comme l’arme conventionnelle la plus puissante au monde, elle aurait une puissance équivalente à 44 tonnes de TNT, surpassant la MOAB américaine. Cette démonstration de force s’inscrit dans un contexte de rivalité stratégique, renforçant le discours de puissance militaire de Moscou.
2001 – Attentats aux États-Unis sur les Twins Towers provoquant la mort de 2 977 personnes
Le 11 septembre 2001, les États-Unis subissent les attentats les plus meurtriers de leur histoire. Quatre avions de ligne détournés par des terroristes d’Al-Qaïda frappent le World Trade Center à New York et le Pentagone, tandis qu’un quatrième s’écrase en Pennsylvanie. Près de 3 000 personnes périssent. Ces attaques bouleversent le monde et entraînent la “guerre contre le terrorisme” menée par Washington.
1974 – Sortie en France du film L’exorciste
Le 11 septembre 1974 sort en France le film L’Exorciste de William Friedkin, adaptation du roman de William Peter Blatty. Ce long-métrage d’horreur, racontant la possession démoniaque d’une fillette, marque durablement le cinéma par ses effets spéciaux novateurs et son atmosphère terrifiante. Véritable phénomène culturel, il devient l’un des films d’horreur les plus influents et controversés du XXe siècle… lire l’article
1910 – Arrestation de Jules Durand, syndicaliste français, début de l’« affaire Dreyfus du monde du travail »
Le 11 septembre 1910, Jules Durand, secrétaire du syndicat des charbonniers du Havre, est arrêté et accusé à tort d’avoir commandité un meurtre lors d’une grève. Condamné à mort, il sera finalement gracié, puis réhabilité en 1918. Cette erreur judiciaire, surnommée l’“affaire Dreyfus du monde ouvrier”, illustre la répression violente du mouvement syndical et ouvrier au début du XXe siècle.
1814 – Victoire américaine face à l’Angleterre à la bataille de Plattsburgh
Le 11 septembre 1814, les forces américaines remportent une victoire décisive sur terre et sur le lac Champlain à Plattsburgh, dans l’État de New York, face à une armée britannique pourtant supérieure en nombre, forte de dix mille hommes aguerris venus d’Europe après la défaite de Napoléon. Cette victoire stratégique stoppe définitivement l’invasion britannique du nord des États-Unis et pèse considérablement sur les négociations du traité de Gand qui met fin à la guerre de 1812.
1646 – Adrienne d’Heur, orfèvre à Montbéliard, après avoir été dénoncée pour sorcellerie est condamnée à brûler vive
Le 11 septembre 1646, Adrienne d’Heur, orfèvre veuve établie à Montbéliard, est brûlée vive après avoir été dénoncée par ses voisins pour sorcellerie, en partie à cause d’une vie jugée trop libre pour l’époque. Femme cultivée et intelligente, elle résiste trois jours aux interrogatoires avant d’être soumise à la torture. Accusée de meurtres, de maléfices et de participation au sabbat, son cas illustre tragiquement la chasse aux sorcières qui ensanglanta l’Europe du Moyen Âge jusqu’au XVIIe siècle.
1297 – Victoire des écossais à la bataille du pont de Stirling
Le 11 septembre 1297, les troupes écossaises dirigées par William Wallace et Andrew Moray remportent une éclatante victoire contre l’armée anglaise lors de la bataille du pont de Stirling. Grâce à une stratégie habile exploitant le terrain, les Écossais infligent de lourdes pertes à leurs adversaires. Ce succès devient un symbole majeur de la lutte pour l’indépendance de l’Écosse face à l’Angleterre.
Les naissances et décès notables
1965 – Naissance de Bachar el-Assad, homme d’État, futur dictateur syrien
1940 – Naissance de Brian De Palma, cinéaste américain
1973 – Décès de Salvador Allende, homme d’État chilien, président du Chili de 1970 à 1973
1971 – Décès de Nikita Khrouchtchev, homme politique soviétique
1917 – Décès de Georges Guynemer, aviateur français
1646 – Décès de Adrienne d’Heur, orfèvre française, brûlée vive à Montbéliard
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JE DÉCOUVREUn peu de bonne humeur
Du fumier sur les framboises
😒 J'ai lu dans l'almanach "Le temps d'un café" qu'il fallait absolument mettre du fumier de cheval sur les framboises.
😲 Et alors ?
😒 Je vais revenir à la crème fouettée.
Souvenir d’enfance
🙂 Mon plus beau souvenir d'enfance, c'est quand je faisais des châteaux de sable avec mon grand-père… 😳 puis ma mère m'a repris l'urne.
L’abus de semlor est dangereux pour la santé
Adolphe‑Frédéric de Suède meurt le 12 février 1771 à la suite d’une indigestion fatale provoquée par un repas extrêmement copieux.
Les récits rapportent qu’il a enchaîné caviar, hareng, chou, homard, choucroute, abondamment arrosés de champagne, puis qu’il aurait mangé jusqu’à quatorze semlor, une brioche suédoise, avant d’être terrassé, probablement par un accident vasculaire cérébral consécutif à cette « orgie » alimentaire.
Les semlor sont des brioches traditionnelles suédoises associées au Mardi Gras (fettisdagen).
Elles consistent en de petits pains au lait parfumés à la cardamome, dont on coupe le sommet pour vider légèrement l'intérieur. Farcies de pâte d'amandes (souvent mélangée à de la mie et du lait), on y ajoute une généreuse crème fouettée, puis on recouvre du chapeau et on saupoudre de sucre glace.
Historiquement simples pains trempés dans du lait chaud, elles sont devenues une gour
Savais-tu ?
La photo, cette oeuvre créée par une machine
En 1839, la photographie débarque et bouleverse le monde de l’art. Certains peintres, comme Delacroix, y voient d’abord un outil précieux. D’autres, plus inquiets, prédisent la fin de la peinture.
La tension monte en 1859, lorsque les photographes exposent à côté des peintres au Salon. Pour beaucoup d’artistes académiques, c’est un scandale : comment une image produite par une machine peut-elle rivaliser avec une œuvre peinte à la main ?
Charles Baudelaire s’emporte dans son Salon de 1859. Il qualifie la photo d’« industrie triviale » et réclame qu’elle reste la « très humble servante de la peinture ». En 1862, une pétition signée par Ingres et d’autres grands noms tente même d’empêcher toute reconnaissance artistique de la photographie.
Le débat s’envenime autour du droit d’auteur. Les photographes réclament la même protection que les peintres pour leurs œuvres. Mais les tribunaux hésitent : une image produite mécaniquement mérite-t-elle le statut d’œuvre d’art ? En 1862, lors du procès opposant les photographes Mayer et Pierson, la question divise. Certains juges estiment que la photo relève de l’industrie, pas de l’art. D’autres, plus progressistes, reconnaissent la part de création du photographe dans le choix du cadrage, de la lumière et du sujet.
Finalement, la peinture ne meurt pas. Elle se réinvente. Libérée du réalisme, elle explore l’impressionnisme, puis l’abstraction. La photo, elle, gagne peu à peu ses galeries et ses musées, et finit par obtenir la reconnaissance juridique et artistique qu’elle revendique.
Aujourd’hui, peintres et photographes exposent côte à côte. La querelle est close. Peut-être y a-t-il un enseignement à retirer de cette histoire au sujet de l'IA générative. Si le débat est trop vif aujourd'hui, il est probable que le temps fera son oeuvre.
Astuce
Serrure à l’huile d’olive
Une petite goutte d’huile d’olive peut parfois aider à dégripper une serrure : déposez délicatement une toute petite goutte sur la clé (évitez d’en mettre directement dans le cylindre), insérez-la puis effectuez des rotations lentes et des mouvements d’entrée-sortie pour répartir l’huile; répétez si nécessaire et essuyez l’excédent pour éviter l’encrassement. Gardez tout de même cette astuce pour un dépannage ponctuel et préférez ensuite un lubrifiant spécifique pour serrure pour un entretien durable.
Un instant en ce bas monde

À l’abri des halles, dont les poutres séculaires portent encore la mémoire des marchés d’autrefois, je m’installe à une table de café - instant attendu. Autour de moi, les moineaux s’affairent, familiers et confiants, picorant les miettes du déjeuner comme s’ils étaient ici chez eux. Plus haut, sur la robuste charpente de chêne brut, les pigeons observent le monde avec une tranquille supériorité, dominant de leur perchoir les allées et venues des touristes.
À peine assis, le garçon - qui connaît mes habitudes - apparaît, déposant devant moi mon café avec une discrétion presque rituelle, - Instant privilégié.
Un roquet, dissimulé sous une table, s’agite soudain et apostrophe un mastiff de passage, impassible, qui poursuit sa route sans lui accorder le moindre regard - il ne doute de rien celui-là. Est-ce ce vacarme qui trouble l’air, je ne saurais dire, mais un bambin s’éveille et se met à pleurer avec une intensité sans mesure. Les regards convergent vers lui, comme si l’innocence du tumulte était plus condamnable que ce gêneur, un peu plus loin, qui débite à voix haute ses malheurs amoureux au téléphone.
Ah… la vie en terrasse.
Et déjà, comme un écho inévitable, un groupe bruyant s’approche, porteur d’une agitation nouvelle, - l’instant se fissure.
Je soupire doucement. Il sera temps de revenir. À une heure plus clémente, plus silencieuse - pour lire, enfin, mon journal.
Espace lecture
Le baiser du dragon – Ysabelle Lacamp

Le Baiser du dragon est un roman historique et picaresque publié en 1988 par Ysabelle Lacamp, autrice, comédienne et spécialiste des langues orientales. L’œuvre se distingue par son ton truculent, son vocabulaire riche et son inspiration rabelaisienne, mêlant humour, violence et fantaisie dans un cadre historique précis.
L’action se déroule en Chine du Sud au Xᵉ siècle, plus précisément en l’an 937, durant la période troublée des « Cinq Dynasties et Dix Royaumes ». Cette époque de fragmentation politique et d’instabilité favorise les intrigues, les trahisons et les luttes de pouvoir, ce qui constitue une toile de fond idéale pour un récit d’aventures.
Le seigneur Tsao fait halte dans son manoir avant de livrer à son suzerain un précieux chargement : deux cassettes de perles. Ce trésor excite immédiatement les convoitises et provoque un basculment des destins. Au cœur de cette aventure se trouve Shu-Meï, une adolescente qui refuse le mode de vie imposé aux femmes de son époque et rêve de liberté et de chevauchées. Autour d’elle gravite une galerie de personnages aux noms évocateurs : Tigre Hilare, Passion Éteinte, Triton Flageolant, Étron Pensif, etc. L’intrigue s’enchaîne au rythme des orgies, cavalcades, trahisons et supplices raffinés, dans un monde où se croisent mandarins corrompus, courtisanes bafouées, bonzes égrillards et coupe-jarret.
Ysabelle Lacamp signe ici un roman picaresque et cocasse, au vocabulaire riche et imagé. L’écriture est vivante, rythmée, et s’inscrit dans une tradition littéraire où l’on « se bat comme on aime : en riant ». Le mélange de registres — du plus raffiné au plus grossier — contribue à l’effet de dépaysement et d’amusement. Le Baiser du dragon offre une évasion ludique dans un univers historique exotique et mouvementé. Il séduit les lecteurs en quête d’aventures, d’humour noir et de personnages mémorables. L’autrice, par sa maîtrise des langues orientales et son sens du récit, réussit à créer une Chine médiévale à la fois crédible et fantasmée.
