Bonne fête aux Sauveur
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JE DÉCOUVREUn instant en ce bas monde

La pièce glisse entre les doigts, complice silencieuse d’un rituel presque sacré. Elle écorne la surface, arrache lentement la pellicule protectrice, comme on soulève le voile d’un secret trop longtemps gardé. Sous l’argent terni, les signes apparaissent, fragmentaires, hésitants, presque vivants.
La chance est là à n'en pas douter.
Des chiffres émergent, porteurs de promesses anciennes, messagers d’une fortune capricieuse. Le regard s’accroche, l’esprit s’emballe. Chaque symbole devient présage, chaque alignement une prophétie fragile. L’espoir s’insinue, grandit, se nourrit de cette illusion minutieusement révélée.
Puis vient le doute.
Un silence imperceptible s’installe. Quelque chose résiste. Peut-être que la chance ne se livre jamais entièrement, qu’elle se tapit entre les lignes, dissimulée dans un interstice que l’œil distrait ne perçoit pas. Alors on scrute, on insiste, on cherche à déchiffrer l’invisible.
Mais rien ne répond.
La surface est désormais nue, vidée de ses mystères. Les chiffres sont là, figés, indifférents. La promesse s’est évanouie, comme un mirage dissipé trop tôt. Aujourd’hui encore, la chance a choisi de rester dans l’ombre.
Un peu de bonne humeur
Violence en politique
Deux hommes, en costume-cravatte, déjeunent au restaurant tout en s'invectivant copieusement :
- Faquin de conservateur !
- Maraud de progressiste !
A quelques tables de là, un mari dit alors à sa femme :
- Après l'ultra droite et l'ultra gauche, maintenant c'est l'ultra centre qui se réveille. La prochaine élection m'inquiète.
Arnaque dans les Leclerc
J’ignore si beaucoup parmi vous font leurs courses chez Leclerc mais ceci pourrait vous être utile.
Je vous envoie ceci pour vous prévenir d’une mésaventure qui m’est arrivée, étant donné que j’ai été la victime d’une arnaque alors que je faisais mes courses à Leclerc.
Voici comment cela fonctionne : deux superbes jeunes filles vous abordent alors que vous rangez vos courses dans le coffre de votre voiture. Elles commencent par frotter votre pare-brise avec une éponge et du produit nettoyant, leur poitrine sortant littéralement de leur petit T-shirt.
Il est presque impossible de ne pas y prêter attention.
Alors que vous les remerciez et leur offrez un pourboire, elles le refusent et vous demandent à la place de les conduire dans un autre centre, un Carrefour cette fois-ci. Vous acceptez et elles montent à l’arrière de votre voiture. En chemin, elles commencent à se déshabiller. L’une d’elles grimpe ensuite sur le siège passager et vous offre un petite gâterie de ouf, pendant que l’autre vole votre portefeuille !
Soyez donc vigilants ! Ceci peut vous arriver aussi…
On m’a ainsi volé le mien vendredi dernier, samedi, deux fois dimanche, encore une fois mardi et à nouveau hier soir. Je suis un peu inquiet pour demain….
Une retraite peu glorieuse
En juillet 1807, juste après les traités de Tilsit qui scellent une paix précaire avec la Russie, Napoléon organise une partie de chasse près de Paris pour célébrer ses victoires. Son fidèle chef d’état-major, Alexandre Berthier, veut impressionner l’Empereur et achète des milliers de lapins domestiques pour garnir le terrain. Au coup de sifflet, au lieu de détaler, les lapins se ruent en horde compacte vers Napoléon et ses officiers, attirés par l’odeur familière de leurs gardiens.
L’Empereur, surpris, voit les bêtes grimper sur ses bottes, ses jambes, son habit impérial ! La cavalerie sabre en vain, les coups de cravache s’abattent, mais la marée lapine submerge tout. Napoléon, habitué aux champs de bataille, grimpe en hâte dans son carrosse pour échapper à cette offensive inattendue.
La retraite tourne au sauve-qui-peut hilarant : soldats et généraux fuient à pied, à cheval, poursuivis par une nuée de lapins affamés. Loin des canons et des cuirassiers, cette « bataille » des lapins devient la plus cocasse des légendes napoléoniennes, rappelant que même les plus grands chefs peuvent plier face à une armée pourtant désarmée !
Savais-tu ?
Guano Islands Act de 1856
La loi fédérale américaine Guano Islands Act de 1856 autorise tout citoyen des États‑Unis à prendre possession, au nom du pays, d’îles inhabitées et non revendiquées par une autre puissance, dès lors qu’elles contiennent des gisements de guano (excréments d’oiseaux marins et de chauves‑souris utilisés comme engrais phosphaté).
Au milieu du XIXème siècle, le guano est une ressource stratégique pour fertiliser les sols agricoles, et les États‑Unis cherchent à sécuriser leurs approvisionnements face à la « fièvre du guano ». Le Guano Islands Act permet de s’emparer d’une centaine d’îles dans les Caraïbes et le Pacifique, sans nécessairement en faire des États intégrés à l’Union.
La loi stipule que l’île devient, de facto, un territoire américain tant que l’extraction du guano y est réalisée, tout en laissant au président la possibilité de dépêcher des forces armées pour protéger ces possessions. Elle est encore en vigueur aujourd’hui et reste un exemple particulier d’expansion territoriale américaine motivée par une ressource naturelle spécifique.
Whenever any citizen of the United States discovers a deposit of guano on any island, rock, or key, not within the lawful jurisdiction of any other Government, and not occupied by the citizens of any other Government, and takes peaceable possession thereof, and occupies the same, such island, rock, or key may, at the discretion of the President, be considered as appertaining to the United States.
Chaque fois qu'un citoyen des États-Unis découvre un gisement de guano sur n'importe quelle île, rocher ou îlot, qui n'est pas sous la juridiction légale d'un autre gouvernement et pas occupé par des citoyens d'un autre gouvernement, et prend possession pacifiquement de celle-ci, et l'occupe de la même façon, cette île, rocher ou îlot peut, à la discrétion du président, être considérée comme appartenant aux États-Unis.
