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12 SEPTEMBRE

Bonne fête aux Apollinaire

Les évènements notables

1966 – Début de la mission Gemini 11
Le 12 septembre 1966, la NASA lance la mission Gemini 11 avec les astronautes Charles Conrad et Richard Gordon. Objectif : tester les manœuvres d’amarrage en orbite et voler à l’altitude record de 1 373 km. La mission permet de perfectionner les techniques indispensables aux futurs vols Apollo vers la Lune. Elle démontre aussi la faisabilité d’activités extravéhiculaires prolongées dans l’espace.

1962 – Le président des États-Unis John Kennedy prononce le discours “We choose to go to the Moon”
Le 12 septembre 1962, à l’université Rice de Houston, John F. Kennedy prononce son célèbre discours spatial. Il affirme la volonté des États-Unis de poser un homme sur la Lune avant la fin de la décennie. Ce discours galvanise le programme Apollo et symbolise la compétition technologique et idéologique de la guerre froide face à l’URSS. Il reste un jalon majeur de la conquête spatiale.

1942 – Affaire du Laconia coulé par un sous-marin allemand
Le 12 septembre 1942, le paquebot britannique Laconia, transportant civils, militaires et prisonniers de guerre italiens, est torpillé par le sous-marin allemand U-156. L’équipage tente de porter secours aux survivants, mais des avions alliés attaquent le submersible malgré ses intentions humanitaires. Cet épisode tragique pousse la Kriegsmarine à interdire toute opération de sauvetage future.

1940 – Découverte de la grotte de Lascaux
Le 12 septembre 1940, quatre adolescents découvrent par hasard la grotte de Lascaux, en Dordogne. Elle renferme des peintures rupestres vieilles d’environ 17 000 ans, chefs-d’œuvre de l’art paléolithique représentant bisons, chevaux, taureaux et cerfs. Surnommée la “chapelle Sixtine de la préhistoire”, la grotte sera fermée au public en 1963 pour préserver les fresques fragilisées.

1915 – Sauvetage de Musa Dagh par la marine française, pendant le génocide arménien
Le 12 septembre 1915, des navires de guerre français évacuent environ 4 000 Arméniens réfugiés sur le mont Musa Dagh, en Cilicie, après une résistance héroïque face aux forces ottomanes. Cet épisode devient l’un des symboles du génocide arménien. Relaté par Franz Werfel dans son roman Les Quarante Jours du Musa Dagh (1933), il marque les mémoires comme un rare moment de salut collectif.

-490 – Bataille de Marathon durant les premières guerres médiques
Le 12 septembre 490 av. J.-C., les troupes athéniennes affrontent l’armée perse de Darius Ier sur la plaine de Marathon. Malgré leur infériorité numérique, les Grecs remportent une victoire décisive grâce à leur stratégie et à la discipline des hoplites. Cet épisode légendaire devient un symbole fondateur de la liberté grecque et donnera son nom à l’épreuve moderne du marathon.



Un peu de bonne humeur

Le paysan et la vieille dame

Un paysan s’arrête au garage du coin pour faire réparer sa camionnette. Il y a au moins trois heures d’attente pour la réparation, et comme il n’ habite pas loin il décide de rentrer à pied.

Sur le chemin du retour, il s’arrête dans une boutique et achète un seau et une boite de 5 kg de peinture. Puis il se rend dans une autre boutique et prend deux poules et une oie. Mais, arrivé dehors, il a un problème : comment porter tous ces achats jusqu’à la maison ?

Pendant qu’il se gratte la tête, une petite vieille s’approche de lui et lui explique qu’elle est perdue. Elle lui demande : « Pouvez-vous me dire comment aller au 160 allée des lilas ? »
Le paysan lui répond : « Eh bien, en fait, ma ferme est tout près de cette maison. Je me mettrais bien en route, mais je n’ arrive pas à porter tout ceci ».

La vieille dame suggère : « Pourquoi ne mettez-vous pas la boite de peinture dans le seau. Portez le seau d’une main, mettez une poule sous chaque bras et portez l’oie dans l’autre main ? »
« Merci bien », répondit-il, et il se mit en route avec la vieille dame.

En cours de route, il lui indique un petit chemin : »Prenons mon raccourci et descendons par ce sentier. Nous y serons en un rien de temps ».

La petite vieille le regarde attentivement : « Je suis une veuve sans personne pour me défendre… Qui me dit que quand nous serons dans le sentier, vous n’allez pas me coincer contre un arbre, retrousser ma jupe et me faire Dieu sait quoi ? »

Le paysan s’exclama : »Cré vingt dieux, ma petite dame, je porte un seau, une boite de 5 kg de peinture, deux poules et une oie.
Comment diable pourrais-je vous coincer contre un arbre et faire ça ? »

La vieille dame répondit : « Posez l’oie, recouvrez-la avec le seau, mettez la boite de peinture sur le seau, et je tiendrai les poules… »

 

La vue à 50 ans – Jean Gabin

A la cinquantaine, on ne reconnaît plus les lettres de près. Mais on reconnaît les cons de loin !

 

Mort pour avoir eu raison

En juin 1871, à Lebanon dans l'Ohio, Clément Vallandigham, un avocat américain de 50 ans, défend un client accusé de meurtre lors d'une fusillade dans un bar. Pour prouver l'innocence de son client, il reconstitue la scène en prenant un pistolet qu'il croit déchargé, alors que non.

Vallandigham place l'arme dans sa poche, la sort en la pointant vers son abdomen pour démontrer comment la victime aurait pu se suicider accidentellement, et presse la détente. La balle le blesse mortellement au ventre ; il expire le lendemain matin, le 17 juin 1871. Paradoxalement, cette démonstration convainc le jury, et son client est acquitté.

Figure politique controversée, Vallandigham était un "Copperhead", opposant à Lincoln et à la Guerre de Sécession, exilé puis revenu aux États-Unis après le conflit. Sa mort entre dans les annales des morts insolites par son absurdité professionnelle.

Un peu de français

« Perfide albion » ?

La perfide Albion désigne l’Angleterre, ou plus largement la Grande-Bretagne, avec une pointe d’ironie ou de rancune historique qui accuse ses habitants de ruse et de duplicité, surtout en diplomatie et en guerre. On l’entend souvent aujourd’hui comme un clin d’œil moqueur à cette vieille rivalité franco-britannique, loin de la haine d’autrefois. Albion, ce nom poétique et ancien, évoque les falaises blanches qui se dressent fièrement face à la Manche, et l’expression naît d’un poème patriotique en 1793, nourri par des siècles de conflits.

Dès l’Antiquité, Albion illumine les textes romains et grecs comme un surnom enchanteur pour la Grande-Bretagne. Pline l’Ancien le consigne au Ier siècle, reliant ce mot au latin « alba », la blancheur éclatante des falaises de Douvres visibles de loin en mer. Des légendes celtes et mythologiques y ajoutent une touche mystérieuse : un géant fils de Poséidon ou une Danaïde nommée Albine y échouent, tandis que des racines pré-celtiques parlent de montagnes ou de blancheur primordiale.

En France, l’expression prend racine au XVIIᵉ siècle chez Bossuet ou Madame de Sévigné, qui pestent déjà contre les Anglais perfides, mais c’est le poète Augustin Louis de Ximénès qui la forge en 1793, au cœur des guerres révolutionnaires. Elle devient un cri de ralliement anti-britannique, repris en propagande par la Révolution, l’Allemagne en 1914 ou même Cuba plus tard. Aujourd’hui, elle colore nos conversations d’une malice complice, rappelant que l’histoire franco-anglaise reste un roman plein de rebondissements.

 

« Pouacre » ?

Voilà un terme qui désigne une personne ou une chose extrêmement sale, laide ou répugnante, dans un registre familier et vieilli.​ Ce terme populaire, souvent employé comme injure, qualifie ce qui évoque la crasse ou le dégoût, comme un "vilain pouacre" ou une odeur "pouacre". Il s'utilise aussi pour une personne avare et sordide. D'origine ancienne française, issu du latin podager (lié à la goutte aux pieds), il évolue vers des acceptations de saleté ou de laideur dès le XIIIème siècle.

Savais-tu que...

Le boycott vient d’Irlande

Le boycott est aujourd'hui une forme de protestation courante, mais ses origines remontent à un conflit agraire dans l'Irlande du XIXème siècle. Cette tactique non-violente tire son nom d'un intendant britannique impopulaire.

Charles Cunningham Boycott (1832-1897) est un ancien capitaine de l'armée britannique devenu intendant pour le comte d'Erne en Irlande. Il gère les terres du comte dans le comté de Mayo, se montrant particulièrement dur envers les fermiers locaux. Boycott est connu pour sa rudesse et son intransigeance, ce qui le rend très impopulaire auprès de la population irlandaise.

En 1880, suite au refus de Boycott de baisser les loyers malgré une mauvaise récolte, une action d'ostracisme est menée contre lui : les fermiers et ouvriers agricoles refusent de travailler pour lui ; la population locale cesse toute relation personnelle, économique et professionnelle avec Boycott et sa famille ; les commerces locaux refusent de le servir ; Boycott se retrouve isolé, incapable de récolter ses cultures.

Cette campagne d'ostracisme va jusqu'à sacrifier une récolte, les ouvriers refusant de la moissonner. L'isolement social et économique entraîne la ruine de Boycott, qui doit quitter l'Irlande en décembre 1880. Cette action devient célèbre et donne naissance au terme "boycott", désormais utilisé pour décrire ce type de protestation non-violente.