Bonne fête aux Davy
Les évènements notables
1946 – Ouverture du 1er Festival de Cannes
Le 20 septembre 1946 s’ouvre la première édition du Festival de Cannes, initialement prévu en 1939 mais annulé en raison de la guerre. Devenu l’un des rendez-vous les plus prestigieux du cinéma mondial, il se distingue par sa sélection internationale et la remise de la Palme d’or. Ce festival contribue à promouvoir la création cinématographique et à révéler de grands réalisateurs et acteurs.
1913 – Le slip apparaît pour la 1ère fois comme sous-vêtement dans la revue L’Illustration
Le 20 septembre 1913, la revue française L’Illustration présente pour la première fois le slip comme un nouveau type de sous-vêtement masculin. Plus pratique et plus hygiénique que les caleçons longs, il s’impose progressivement au XXᵉ siècle. Symbole de modernité vestimentaire, le slip connaîtra une diffusion mondiale, devenant un incontournable du vestiaire masculin.
1900 – Dissolution des États pontificaux par le pape Léon XIII
Le 20 septembre 1900, le pape Léon XIII proclame officiellement la dissolution des États pontificaux, perdus trente ans plus tôt lors de l’unification italienne. Depuis 1870, Rome et ses territoires avaient été annexés par le royaume d’Italie. Ce geste symbolique entérine la disparition de l’autorité temporelle du pape, qui ne retrouvera une souveraineté territoriale qu’en 1929 avec les accords du Latran.
1899 – Après 38 jours de résistance, les insurgés de Fort Chabrol se rendent
Le 20 septembre 1899, après 38 jours retranchés dans une maison du 12ᵉ arrondissement de Paris, les partisans nationalistes et antidreyfusards menés par Jules Guérin se rendent. Cette résistance armée, connue comme l’affaire de Fort Chabrol, survient dans le contexte tendu de l’affaire Dreyfus. Elle marque l’échec des ligues nationalistes face à la République.
1519 – Départ de la circumnavigation de Magellan
Le 20 septembre 1519, l’expédition dirigée par Fernand de Magellan quitte le port de Sanlúcar de Barrameda, en Espagne, avec cinq navires et environ 270 hommes. Objectif : atteindre les Indes orientales par l’ouest. Le voyage durera trois ans et, bien que Magellan meure aux Philippines, son équipage accomplit le premier tour du monde, démontrant la rondeur de la Terre et ouvrant de nouvelles routes maritimes.
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JE DÉCOUVREUn instant en ce bas monde

La nuit glaciale fige les ruelles de Whitechapel. L’air, lourd et immobile, étouffe chaque souffle. Les pas résonnent gravement sur les pavés humides, amplifiés par un silence anormal, presque hostile, enveloppant le quartier.
Les façades décrépites, lépreuses, dressent leurs silhouettes déformées sous la lumière tremblante des lampes à gaz. Leurs lueurs vacillantes projettent des ombres spectrales ondulant sur les murs, comme si la pierre elle-même frémissait d’un malaise atavique.
Un feulement strident déchire l’obscurité... une bande de chats s’agite dans un recoin, leurs yeux brillant un instant avant de disparaître. Plus loin, une porte claque brutalement, résonnant comme un coup de tonnerre dans le silence profond de la nuit.
Saturé d’odeurs âcres de fumées et de déchets en décomposition, l'air est imprégné d'une puanteur persistante de viande avariée s’échappant des abattoirs voisins. Elle colle à la gorge, s’insinue dans les vêtements, comme une présence insidieuse dont on ne peut se défaire.
De rares silhouettes se faufilent, pressées, la tête dans les épaules, évitant de croiser les regards. Ici, personne ne s’attarde. Ici, chacun sait - ou pressent - qu’il vaut mieux ne pas s'attarder, ne pas voir, ne pas entendre.
Un beuglement surgit alors, celui d’un homme ivre, titubant dans l’ombre. Sa voix rauque se brise contre les murs… puis, sans prévenir, un cri lui répond.
Aigu. Puissant. Inhumain.
Il déchire la nuit comme un éclat de verre brisé, vibrant, insoutenable, avant de s’éteindre net, comme étouffé par une main invisible.
Ensuite, plus rien.
S'abat alors un silence encore plus intense, un silence lourd de menace. Les fenêtres restent closes. Les rideaux frémissent à peine. Derrière les murs, on écoute sans bouger, le cœur suspendu.
Whitechapel retient son souffle.
Dans l’obscurité, quelque chose rôde.
Un peu de bonne humeur
Séduction dans un bar
Dans un bar, une très jolie femme fait signe au barman de s’approcher d’elle. Il se penche et elle commence à lui caresser la barbe.
– Êtes-vous le gérant ? dit-elle en lui caressant sensuellement le visage.
– Euh… en fait non, répond le barman.
– Pouvez-vous aller le chercher ? demande la femme en glissant sa main dans les cheveux du barman.
– Malheureusement non, souffle le barman prenant visiblement plaisir à la situation.
– Pouvez-vous faire quelque chose pour moi ? demande la femme en passant ses doigts sur les lèvres du barman.
– Bien sur, répond l’homme.
– Je voudrais lui laisser un message, dit-elle en glissant un doigt puis l’autre dans la bouche du barman qui les suce légèrement.
– Quel est le message ? demande le barman.
– Dites-lui qu’il n’y a ni papier ni savon dans les toilettes des dames.
Bonheur d’être à la campagne – Anonyme
Quel bonheur de se promener à la campagne, c'est des paysans !
Une retraite peu glorieuse
En juillet 1807, juste après les traités de Tilsit qui scellent une paix précaire avec la Russie, Napoléon organise une partie de chasse près de Paris pour célébrer ses victoires. Son fidèle chef d’état-major, Alexandre Berthier, veut impressionner l’Empereur et achète des milliers de lapins domestiques pour garnir le terrain. Au coup de sifflet, au lieu de détaler, les lapins se ruent en horde compacte vers Napoléon et ses officiers, attirés par l’odeur familière de leurs gardiens.
L’Empereur, surpris, voit les bêtes grimper sur ses bottes, ses jambes, son habit impérial ! La cavalerie sabre en vain, les coups de cravache s’abattent, mais la marée lapine submerge tout. Napoléon, habitué aux champs de bataille, grimpe en hâte dans son carrosse pour échapper à cette offensive inattendue.
La retraite tourne au sauve-qui-peut hilarant : soldats et généraux fuient à pied, à cheval, poursuivis par une nuée de lapins affamés. Loin des canons et des cuirassiers, cette « bataille » des lapins devient la plus cocasse des légendes napoléoniennes, rappelant que même les plus grands chefs peuvent plier face à une armée pourtant désarmée !
Savais-tu ?
Green Boots
La dépouille d’un alpiniste anonyme repose dans une cavité rocheuse à 8 500 mètres d’altitude sur l’arête nord-est du mont Everest. Reconnaissable à ses bottes vertes fluorescentes de marque Koflach, ce corps - appelé Green Boots - sert de repère macabre aux expéditions tibétaines depuis près de vingt ans. Il symbolise les dangers extrêmes de la « zone de la mort » et marque la proximité du sommet pour les grimpeurs épuisés.
La majorité des sources identifient Green Boots comme Tsewang Paljor, un alpiniste indien de 28 ans membre de la police frontalière indo-tibétaine (ITBP). En mai 1996, lors d’une violente tempête, Paljor et deux collègues, Tsewang Samanla et Dorje Morup, meurent d’hypothermie dans cette cavité après avoir atteint le sommet. Des témoins japonais confirment avoir croisé ces grimpeurs sans gants, confirmant cette identité.
Le corps disparaît temporairement entre 2014 et 2017, peut-être enfoui sous la neige, avant de réapparaître entouré de pierres. Malgré des tentatives infructueuses pour le retirer, Green Boots demeure un jalon fixe et un rappel tragique des risques mortels de l’Everest. Son image, notamment celle de ses bottes vertes proéminentes, hante l’imaginaire des alpinistes.
