Je soutiens le projet

5 NOVEMBRE

Bonne fête aux Sylvie

Les nouveautés du jour

Les évènements notables

2017 – Publication des Paradise Papers
Une vaste fuite de documents fiscaux révèle les stratégies d’optimisation financière de multinationales, célébrités, responsables politiques et institutions. Issue principalement du cabinet Appleby, l’enquête met en lumière l’usage de paradis fiscaux légaux mais controversés. Elle relance le débat sur la transparence, l’évasion fiscale et les inégalités, et pousse certains États à renforcer la régulation financière.

1943 – 1er bombardement du Vatican
Durant la Seconde Guerre mondiale, le Vatican, officiellement neutre, est touché par une attaque aérienne nocturne. Les dégâts matériels sont limités, mais l’épisode suscite un choc diplomatique. L’origine exacte du bombardement reste débattue. Cet événement illustre la vulnérabilité du micro-État au cœur du conflit et les tensions politiques liées au rôle du Saint-Siège pendant la guerre.

1940 – Franklin D. Roosevelt réélu pour un 3ᵉ mandat à la présidence des États-Unis
En pleine crise internationale, Roosevelt brise la tradition limitant les présidents à deux mandats. Son programme du New Deal reste populaire. Alors que l’Europe est en guerre, sa réélection permet la poursuite de l’aide aux Alliés. Cet événement renforcera plus tard l’adoption du 22ᵉ amendement, limitant désormais les mandats présidentiels à deux.

1605 – La Conspiration des poudres découverte à Londres
Un groupe de catholiques anglais, dont Guy Fawkes, projette de faire exploser le Parlement pour assassiner le roi Jacques Ier et renverser le gouvernement protestant. Découverte in extremis, la tentative échoue. Ses auteurs sont arrêtés et exécutés. L’affaire devient une commémoration annuelle, la “Guy Fawkes Night”, et demeure un symbole culturel de rébellion et conspiration politique.

Les naissances et décès notables

1980 – Naissance de Ibrahim Maalouf, trompettiste libano-français
1979 – Naissance de Tarek Boudali, acteur français
1977 – Naissance de Cyril Lignac, cuisinier français
1948 – Naissance de Bernard-Henri Lévy, écrivain, philosophe, cinéaste français.

2014 – Décès de Manitas de Plata (Ricardo Baliardo), guitariste gitan
1983 – Décès de Jean-Marc Reiser, dessinateur humoristique et scénariste français
1977 – Décès de René Goscinny, scénariste de bande dessinée français, cocréateur des personnages Iznogoud et Astérix
1977 – Décès de Alekseï Stakhanov, mineur soviétique dont le nom fut largement exploité par la propagande stalinienne
1955 – Décès de Maurice Utrillo, peintre français

Cuisine

Le 5 novembre est le jour de la dinde dans le calendrier républicain :

Dinde aux truffes. — (Recette de Courchamps.) — Ayez une jeune et belle poule d’Inde, bien grasse et bien blanche ; épluchez-la, flambez-la, videz-la par la poche, prenez garde d’en crever l’amer et d’en offenser les intestins; si ce malheur là vous arrivait, passez-lui de l’eau dans le corps; ayez quatre livres de truffes, épluchez-les avec soin, supprimez celles qui seraient musquées, et hachez une poignée des plus défectueuses (pour la forme) ; pilez une livre de lard gras ; mettez-le dans une casserole avec vos truffes hachées et celles qui sont entières; assaisonnez-les de sel, gros poivre, fines épices et une feuille de laurier ; passez le tout sur un feu doux, laissez-le mijoter pendant trois quarts d’heure et puis retirez vos truffes du feu ; remuez-les bien, et remplissez-en le corps de votre dinde jusqu’au jabot; cousez-en les peaux, afin d’y faire tenir les truffes ; bridez-la et laissez-la se parfumer pendant trois ou quatre jours, si la saison vous le permet; au bout de ce temps, mettez-la à la broche, enveloppez-la de fort papier, faites-la cuire environ deux heures, et puis déballez-la pour lui faire prendre une belle couleur. Servez-la avec une sauce faite sur son jus de cuisson, où vous ajouterez un léger hachis des mêmes truffes.

Grand dictionnaire de cuisine
Alexandre Dumas

Un peu d’humour

« A cette époque ou tout augmente, nous sommes heureux d’apprendre que les kilomètres, les mètres et les centimètres n’ont pas varié depuis le dernier septennat. Bravo ! » – Coluche

Une petite fille dit à Toto :
– Dis, plus tard, tu voudras bien te marier avec moi ?
– Ah non, j’aimerais bien mais malheureusement je ne peux pas, dans ma famille on se marie tous entre nous.
– Comment ça ? s’étonne la fillette.
– Grand-père s’est marié avec grand-mère, Papa s’est marié avec Maman, mon oncle s’est marié avec ma tante…



Découvrez chaque semaine un journal PDF riche, soigné et entièrement sans publicité. Plus de contenus, plus de plaisir de lecture, sans aucune distraction.

JE DÉCOUVRE

Lien vers la page

Un peu de bonne humeur

Un modèle de stoïcisme

– Chérie, je voudrais te demander quelque chose qui me turlupine depuis des années. Quand nous nous disputons, hélas, et que je te fais enrager, tu ne t’énerves jamais ; tu t’en vas simplement aux toilettes…. et je t’entends chanter! Mais comment fais-tu pour gérer ainsi tes émotions et rester stoïque ?
– C’est simple, je lave la cuvette des toilettes.
– Je ne suis pas sûr de bien comprendre… Comment cela peut-il t’aider ?
Sa femme répond :
– C’est parce que j’utilise ta brosse à dents …

 

3ème guerre mondiale

😏 Dites-vous qu'après la fin de la 3ème guerre mondiale, vous aurez droit à un jour férié supplémentaire.
😉 Alors, toujours anxieux !?

Mort pour avoir eu raison

En juin 1871, à Lebanon dans l'Ohio, Clément Vallandigham, un avocat américain de 50 ans, défend un client accusé de meurtre lors d'une fusillade dans un bar. Pour prouver l'innocence de son client, il reconstitue la scène en prenant un pistolet qu'il croit déchargé, alors que non.

Vallandigham place l'arme dans sa poche, la sort en la pointant vers son abdomen pour démontrer comment la victime aurait pu se suicider accidentellement, et presse la détente. La balle le blesse mortellement au ventre ; il expire le lendemain matin, le 17 juin 1871. Paradoxalement, cette démonstration convainc le jury, et son client est acquitté.

Figure politique controversée, Vallandigham était un "Copperhead", opposant à Lincoln et à la Guerre de Sécession, exilé puis revenu aux États-Unis après le conflit. Sa mort entre dans les annales des morts insolites par son absurdité professionnelle.

Lien vers la page

Savais-tu ?

« Perfide albion » ?

La perfide Albion désigne l’Angleterre, ou plus largement la Grande-Bretagne, avec une pointe d’ironie ou de rancune historique qui accuse ses habitants de ruse et de duplicité, surtout en diplomatie et en guerre. On l’entend souvent aujourd’hui comme un clin d’œil moqueur à cette vieille rivalité franco-britannique, loin de la haine d’autrefois. Albion, ce nom poétique et ancien, évoque les falaises blanches qui se dressent fièrement face à la Manche, et l’expression naît d’un poème patriotique en 1793, nourri par des siècles de conflits.

Dès l’Antiquité, Albion illumine les textes romains et grecs comme un surnom enchanteur pour la Grande-Bretagne. Pline l’Ancien le consigne au Ier siècle, reliant ce mot au latin « alba », la blancheur éclatante des falaises de Douvres visibles de loin en mer. Des légendes celtes et mythologiques y ajoutent une touche mystérieuse : un géant fils de Poséidon ou une Danaïde nommée Albine y échouent, tandis que des racines pré-celtiques parlent de montagnes ou de blancheur primordiale.

En France, l’expression prend racine au XVIIᵉ siècle chez Bossuet ou Madame de Sévigné, qui pestent déjà contre les Anglais perfides, mais c’est le poète Augustin Louis de Ximénès qui la forge en 1793, au cœur des guerres révolutionnaires. Elle devient un cri de ralliement anti-britannique, repris en propagande par la Révolution, l’Allemagne en 1914 ou même Cuba plus tard. Aujourd’hui, elle colore nos conversations d’une malice complice, rappelant que l’histoire franco-anglaise reste un roman plein de rebondissements.

Lien vers la page

Astuce

Serrure à l’huile d’olive

Une petite goutte d’huile d’olive peut parfois aider à dégripper une serrure : déposez délicatement une toute petite goutte sur la clé (évitez d’en mettre directement dans le cylindre), insérez-la puis effectuez des rotations lentes et des mouvements d’entrée-sortie pour répartir l’huile; répétez si nécessaire et essuyez l’excédent pour éviter l’encrassement. Gardez tout de même cette astuce pour un dépannage ponctuel et préférez ensuite un lubrifiant spécifique pour serrure pour un entretien durable.

Lien vers la page

Un instant en ce bas monde

Photo de Kiro Wang - Pexels

Le smartphone fait click - un son minuscule, presque ridicule - et voilà que l’instant, encore anodin, se trouve expédié on ne sait trop où, dans quelque nuage invisible où s’entassent déjà des milliards de souvenirs pixelisés.

Autour, les amis suspendent leur souffle : certains par tendresse, d’autres par lassitude, tous vaguement conscients qu’ils viennent d’être aspirés dans une composition dont ils ne maîtrisent ni le cadre ni la destination. les inconnus, eux, s’en emparent sans vergogne : ils likent, ils commentent, ils interprètent - souvent à côté, parfois avec aplomb.

Pendant ce temps, dans les coulisses, les algorithmes s’éveillent comme une nuée d’insectes zélés : ils classent, ils trient, ils propulsent, décidant en une fraction de seconde si cette photo mérite l’oubli discret ou la célébrité tapageuse.

Et la toile s’agite, bruisse, s’emballe ; le moindre sourire devient sujet d’analyse, le moindre détail, matière à débat. bientôt, le landerneau numérique s’échauffe : on disserte, on juge, on s’indigne - ou pire, on applaudit.

Tout ça pour quoi ? Pour un simple click. une image capturée à la volée, devenue vacarme collectif. preuve, s’il en fallait, qu’à l’ère moderne, il ne faut parfois presque rien pour faire beaucoup de bruit.

Déjà, une autre main se lève, un autre téléphone se braque, prêt à recommencer - comme si le silence numérique lui-même était devenu suspect...

Lien vers la page

Espace lecture

Honor Harrington, le space opera pensé comme une bataille navale

Il existe des sagas de science-fiction qui misent avant tout sur le dépaysement, d’autres sur l’aventure pure, et d’autres encore sur la politique galactique. Honor Harrington réussit à réunir tout cela dans un même ensemble, avec une ambition rare : raconter l’ascension d’une héroïne de premier plan dans un univers où chaque décision tactique peut peser sur le destin d’empires entiers.

Créée par David Weber, la série suit Honor Harrington, officier de la flotte du royaume de Manticore, une commandante brillante, inflexible et extraordinairement compétente. Dès les premiers volumes, elle se retrouve propulsée dans des situations tendues, presque ingagnables, qu’elle transforme en victoires grâce à son sang-froid, sa lecture du combat et sa capacité à inspirer ceux qui servent sous ses ordres. On est ici très loin d’une héroïne décorative : Honor est une femme de commandement, au sens le plus noble du terme.

Les combats spatiaux constituent l’un des grands plaisirs de la saga, parce qu’ils sont décrits avec une minutie presque militaire. Les vaisseaux ne s’affrontent pas dans un brouhaha indistinct : chaque accélération, chaque changement d’axe, chaque distance et chaque angle de tir compte. Les capitaines doivent anticiper les trajectoires, tenir compte du délai des communications, évaluer la puissance des armes, la résistance des boucliers et les contre-mesures adverses. Cette précision donne aux batailles une intensité particulière, comme si l’espace devenait une immense mer tactique où la moindre erreur se paie très cher.

L’autre force du cycle tient à son équilibre entre aventure militaire et intrigue politique. Les conflits ne se limitent jamais à des escarmouches dans le vide interstellaire. Derrière chaque crise, il y a des intérêts économiques, des rivalités entre puissances, des calculs diplomatiques et des jeux d’influence. Honor Harrington n’évolue donc pas seulement dans un théâtre de guerre, mais dans un monde où les décisions militaires ont des conséquences immédiates sur les équilibres politiques. Cela donne à la saga une ampleur très immersive.

L’univers, souvent appelé Honorverse, est vaste, structuré et cohérent. David Weber y construit une civilisation spatiale avec ses traditions, ses flottes, ses tensions et ses codes d’honneur. Cette solidité participe beaucoup au plaisir de lecture : on a vraiment l’impression d’entrer dans un monde vivant, qui possède ses règles, son histoire et sa logique interne. C’est sans doute ce qui explique l’attachement durable de nombreux lecteurs à cette série.

Il faut aussi souligner la personnalité de l’héroïne. Honor Harrington n’est pas seulement une tacticienne exceptionnelle ; elle incarne une forme d’intégrité, de devoir et de constance qui la rend immédiatement mémorable. Elle avance souvent dans des contextes hostiles, parfois isolée, parfois sous-estimée, mais toujours portée par une discipline de fer. Son lien avec son univers, avec son équipage et avec sa mission donne à la saga une vraie dimension humaine, malgré l’ampleur cosmique du décor.

Pour qui aime les récits de science-fiction militaire, les grandes manœuvres, les personnages forts et les univers développés avec sérieux, cette saga offre une expérience particulièrement riche. Elle a le souffle des grandes épopées, la précision d’un roman d’anticipation stratégique et le plaisir très concret d’une série où l’on suit une héroïne qui grandit, combat, doute parfois, mais ne renonce jamais.

Lien vers la page