Bonne fête aux Maurice
Les évènements notables
2006 – Jacques Chirac remet discrètement la Légion d’honneur à Vladimir Poutine
Le 22 septembre 2006, le président français Jacques Chirac décerne la Légion d’honneur à son homologue russe Vladimir Poutine lors d’une cérémonie privée à Paris. Cette distinction, alors peu médiatisée, suscite des critiques a posteriori, compte tenu de la politique autoritaire de Poutine et de l’évolution des relations entre la Russie et l’Occident.
1994 – 1ère diffusion de Friends
Le 22 septembre 1994, la chaîne américaine NBC diffuse le premier épisode de la sitcom Friends. La série, qui raconte le quotidien de six amis new-yorkais, devient rapidement un phénomène mondial, marquant la culture populaire des années 1990 et 2000. Avec dix saisons et une immense popularité, elle reste l’une des comédies télévisées les plus influentes de l’histoire.
1957 – Élection de François Duvalier à la présidence de la République haïtienne
Le 22 septembre 1957, François Duvalier, surnommé « Papa Doc », est élu président d’Haïti. Médecin de formation, il installe rapidement un régime autoritaire marqué par la répression et la création de la milice des Tontons Macoutes. Son pouvoir, prolongé par son fils Jean-Claude Duvalier, s’impose comme l’une des dictatures les plus marquantes du XXe siècle en Haïti.
1945 – Feu vert pour le transfert de la soufflerie S1MA en France
Le 22 septembre 1945, le ministère français de l’Air autorise le transfert depuis l’Autriche de la soufflerie S1MA, la plus grande au monde à l’époque. Installée à Modane en Savoie, elle devient un outil essentiel pour l’aéronautique et la recherche scientifique française. Cet équipement stratégique marque une étape majeure dans le développement de l’industrie aéronautique nationale.
1792 – 1er jour du nouveau calendrier républicain
Le 22 septembre 1792, au lendemain de la proclamation de la République française, les révolutionnaires instaurent un nouveau calendrier, rompant avec le calendrier grégorien. Ce jour devient le 1er vendémiaire de l’an I. Le calendrier républicain, conçu pour effacer les références religieuses et royales, sera utilisé officiellement en France jusqu’en 1806.
1609 – Expulsion des Morisques d’Espagne
Le 22 septembre 1609, le roi Philippe III d’Espagne signe la loi ordonnant l’expulsion des Morisques, descendants des musulmans convertis au christianisme. Environ 300 000 personnes sont contraintes de quitter le royaume, ce qui provoque de graves pertes économiques et culturelles. Cette décision met un terme brutal à des siècles de coexistence, souvent conflictuelle, dans la péninsule Ibérique.
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JE DÉCOUVREUn peu de bonne humeur
L’application « Cerveau »
🤔 Je pense que si on dit aux gens que leur cerveau est une application, ils commenceront à l'utiliser… en précisant bien, qu'en plus, elle est gratuite.
Faites l’amour, pas la guerre
🥰 Faites l'amour, pas la guerre.
😒 Eh oh, faites l'amour... oui mais ça produit des gosses, et les gosses, ça crie, ça courre partout, c'est pénible...
🥰 Ah oui, pas faux, alors faites des crêpes, c'est bon les crêpes.
Mort pour avoir eu raison
En juin 1871, à Lebanon dans l'Ohio, Clément Vallandigham, un avocat américain de 50 ans, défend un client accusé de meurtre lors d'une fusillade dans un bar. Pour prouver l'innocence de son client, il reconstitue la scène en prenant un pistolet qu'il croit déchargé, alors que non.
Vallandigham place l'arme dans sa poche, la sort en la pointant vers son abdomen pour démontrer comment la victime aurait pu se suicider accidentellement, et presse la détente. La balle le blesse mortellement au ventre ; il expire le lendemain matin, le 17 juin 1871. Paradoxalement, cette démonstration convainc le jury, et son client est acquitté.
Figure politique controversée, Vallandigham était un "Copperhead", opposant à Lincoln et à la Guerre de Sécession, exilé puis revenu aux États-Unis après le conflit. Sa mort entre dans les annales des morts insolites par son absurdité professionnelle.
Savais-tu ?
La montagne qui brûle
En Nouvelle-Galles du Sud, à quelques kilomètres du petit village de Wingen, la terre fume en silence. Sous le mont Wingen, connu sous le nom de Burning Mountain, un feu souterrain brûle sans interruption depuis des millénaires.
Le spectacle est trompeur. De loin, rien n’évoque un volcan. Pourtant, sous la colline, une veine de charbon se consume lentement, à une trentaine de mètres de profondeur. Les scientifiques estiment que ce brasier naturel dure depuis au moins 5 500 à 6 000 ans, peut-être davantage.
L’origine exacte de ce feu reste incertaine. Les hypothèses les plus courantes évoquent la foudre ou un ancien incendie de brousse qui aurait enflammé le charbon souterrain. Pendant longtemps, les habitants et les premiers observateurs européens imaginent un phénomène volcanique, avant de comprendre qu’il s’agit en réalité d’une combustion lente du sous-sol.
Aujourd’hui encore, Burning Mountain continue d’avancer très lentement. Le feu progresse au rythme d’environ un mètre par an, modifiant peu à peu la forme de la colline et laissant derrière lui une terre noire, stérile par endroits, où la végétation a du mal à se réinstaller.
Cette combustion ne menace pas une grande ville, mais elle laisse des traces durables sur le paysage. Elle transforme les sols, dégage de la chaleur et des gaz, et rappelle aux curieux, fascinés par ce feu ancien qui semble défier le temps, qu’un incendie souterrain peut devenir presque impossible à éteindre une fois installé. Cette curiosité géologique se rapproche d'une autre située aux Etats-Unis, à Centralia, une ville devenue fantôme construite au-dessus d'une mine de charbon qui brûle depuis les années 1960.
Astuce
Prolonger les fleurs coupées
Voilà ce que me disait ma grand-mère : « Pour prolonger la beauté de tes fleurs coupées, commence par recouper les tiges en biais et perce-les avec une aiguille pour favoriser l’absorption de l'eau, puis place-les dans un vase parfaitement propre rempli d’eau fraîche. Change l'eau tous les deux jours en retirant les feuilles immergées, et ajoute une pincée de sucre ou quelques gouttes de vinaigre blanc pour nourrir et assainir l’ensemble. Enfin, installe ton bouquet à l’abri du soleil direct et des sources de chaleur : tes fleurs resteront magnifiques bien plus longtemps. ».
Mais moi j'étais son p'tit gars et bien évidemment je n'écoutais rien de tout ça, bien plus intéressé que j'étais par le prochain épisode de Goldorak à la télé.
Un instant en ce bas monde

Ce suppôt de Satan est encore là. Toujours. Infatigable. Il me traque, m’épuise, me vole des heures de sommeil comme un bourreau méticuleux. Sa spécialité : la torture lente, insidieuse, celle qui ronge les nerfs.
Mais un jour, je le jure, je l’écraserai. Pas comme un ennemi digne - non, comme une vermine.
Pour l’instant, il se cache. Invisible. Insaisissable. Il se dérobe à chaque fois que je crois l’avoir coincé. Il disparaît… puis revient. Encore. Toujours. Murmurant à mon oreille son bourdonnement insolent, son défi dérisoire.
Là. Cette fois, je te tiens !
PLAF
VICTOIRE !
Son sang éclabousse le mur - vision réjouissante. Enfin, le silence. Enfin, la paix.
Morphée… j’arrive… prends-moi dans tes bras...
…PUTAIN !
En voilà un autre ! C'est sûr, il vient réclamer vengeance !
Espace lecture
Honor Harrington, le space opera pensé comme une bataille navale
Il existe des sagas de science-fiction qui misent avant tout sur le dépaysement, d’autres sur l’aventure pure, et d’autres encore sur la politique galactique. Honor Harrington réussit à réunir tout cela dans un même ensemble, avec une ambition rare : raconter l’ascension d’une héroïne de premier plan dans un univers où chaque décision tactique peut peser sur le destin d’empires entiers.
Créée par David Weber, la série suit Honor Harrington, officier de la flotte du royaume de Manticore, une commandante brillante, inflexible et extraordinairement compétente. Dès les premiers volumes, elle se retrouve propulsée dans des situations tendues, presque ingagnables, qu’elle transforme en victoires grâce à son sang-froid, sa lecture du combat et sa capacité à inspirer ceux qui servent sous ses ordres. On est ici très loin d’une héroïne décorative : Honor est une femme de commandement, au sens le plus noble du terme.
Les combats spatiaux constituent l’un des grands plaisirs de la saga, parce qu’ils sont décrits avec une minutie presque militaire. Les vaisseaux ne s’affrontent pas dans un brouhaha indistinct : chaque accélération, chaque changement d’axe, chaque distance et chaque angle de tir compte. Les capitaines doivent anticiper les trajectoires, tenir compte du délai des communications, évaluer la puissance des armes, la résistance des boucliers et les contre-mesures adverses. Cette précision donne aux batailles une intensité particulière, comme si l’espace devenait une immense mer tactique où la moindre erreur se paie très cher.
L’autre force du cycle tient à son équilibre entre aventure militaire et intrigue politique. Les conflits ne se limitent jamais à des escarmouches dans le vide interstellaire. Derrière chaque crise, il y a des intérêts économiques, des rivalités entre puissances, des calculs diplomatiques et des jeux d’influence. Honor Harrington n’évolue donc pas seulement dans un théâtre de guerre, mais dans un monde où les décisions militaires ont des conséquences immédiates sur les équilibres politiques. Cela donne à la saga une ampleur très immersive.
L’univers, souvent appelé Honorverse, est vaste, structuré et cohérent. David Weber y construit une civilisation spatiale avec ses traditions, ses flottes, ses tensions et ses codes d’honneur. Cette solidité participe beaucoup au plaisir de lecture : on a vraiment l’impression d’entrer dans un monde vivant, qui possède ses règles, son histoire et sa logique interne. C’est sans doute ce qui explique l’attachement durable de nombreux lecteurs à cette série.
Il faut aussi souligner la personnalité de l’héroïne. Honor Harrington n’est pas seulement une tacticienne exceptionnelle ; elle incarne une forme d’intégrité, de devoir et de constance qui la rend immédiatement mémorable. Elle avance souvent dans des contextes hostiles, parfois isolée, parfois sous-estimée, mais toujours portée par une discipline de fer. Son lien avec son univers, avec son équipage et avec sa mission donne à la saga une vraie dimension humaine, malgré l’ampleur cosmique du décor.
Pour qui aime les récits de science-fiction militaire, les grandes manœuvres, les personnages forts et les univers développés avec sérieux, cette saga offre une expérience particulièrement riche. Elle a le souffle des grandes épopées, la précision d’un roman d’anticipation stratégique et le plaisir très concret d’une série où l’on suit une héroïne qui grandit, combat, doute parfois, mais ne renonce jamais.

