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28 SEPTEMBRE

Bonne fête aux Venceslas

Aujourd’hui

Les évènements notables

1958 – La constitution de la Cinquième République française est approuvée par référendum
Le 28 septembre 1958, les Français se prononcent par référendum en faveur de la nouvelle constitution proposée par Charles de Gaulle. Elle instaure la Cinquième République, renforçant les pouvoirs du président et marquant une rupture avec l’instabilité parlementaire de la Quatrième République. Cette constitution, toujours en vigueur, constitue le socle de la vie politique française contemporaine.

1943 – Sortie à Paris du film Le Corbeau, réalisé par Henri-Georges Clouzot
Le 28 septembre 1943, Le Corbeau sort sur les écrans parisiens. Ce film d’Henri-Georges Clouzot, produit par la société allemande Continental Films durant l’Occupation, raconte l’histoire d’une petite ville déchirée par des lettres anonymes. Accusé de collaboration après la guerre, Clouzot sera frappé d’une interdiction temporaire, mais l’œuvre deviendra un classique du cinéma français.

1939 – Prise de Varsovie et partage de la Pologne
Le 28 septembre 1939, Varsovie capitule face aux armées allemandes après un siège meurtrier. Conformément au pacte Molotov-Ribbentrop, l’Allemagne nazie et l’Union soviétique se partagent la Pologne. Cet événement marque la disparition de l’État polonais et inaugure une période d’occupation brutale, marquée par la répression et les déportations massives.

1896 – Création de la société Pathé Frères
Le 28 septembre 1896, Charles et Émile Pathé fondent la société Pathé Frères. Elle deviendra l’un des plus grands acteurs mondiaux du cinéma et de l’industrie du phonographe au début du XXe siècle. L’entreprise joue un rôle clé dans la diffusion du cinéma muet et des actualités filmées, contribuant à faire du cinéma un média de masse.

1821 – L’indépendance du Mexique est proclamée
Le 28 septembre 1821, le Mexique proclame officiellement son indépendance vis-à-vis de l’Espagne. Après onze années de luttes, la nouvelle nation est reconnue par un Acte d’Indépendance signé à Mexico. Cette proclamation marque la fin de la guerre d’indépendance mexicaine et ouvre une nouvelle ère politique, même si le pays connaîtra rapidement instabilité et luttes de pouvoir.

1781 – Début de la bataille de Yorktown
Le 28 septembre 1781, les forces franco-américaines, menées par George Washington et le comte de Rochambeau, commencent le siège de Yorktown en Virginie. Face aux troupes britanniques retranchées, l’opération est décisive. La reddition britannique, le 19 octobre, marquera la fin des principales hostilités de la guerre d’indépendance américaine et scellera la victoire des insurgés.

-48 – Assassinat de Pompée
Le 28 septembre de l’an 48 av. J.-C., Pompée le Grand, ancien allié puis rival de Jules César, est assassiné en Égypte sur ordre du pharaon Ptolémée XIII. Réfugié après sa défaite à Pharsale, il espérait trouver un appui politique. Sa mort brutale choque le monde romain. César, informé, aurait détourné le regard en pleurant, signe de respect pour son ancien adversaire.


Un peu de bonne humeur

Un modèle de stoïcisme

– Chérie, je voudrais te demander quelque chose qui me turlupine depuis des années. Quand nous nous disputons, hélas, et que je te fais enrager, tu ne t’énerves jamais ; tu t’en vas simplement aux toilettes…. et je t’entends chanter! Mais comment fais-tu pour gérer ainsi tes émotions et rester stoïque ?
– C’est simple, je lave la cuvette des toilettes.
– Je ne suis pas sûr de bien comprendre… Comment cela peut-il t’aider ?
Sa femme répond :
– C’est parce que j’utilise ta brosse à dents …

 

Déménageur et santé – Anonyme

Quand on est déménageur, il vaut mieux lâcher une grosse caisse que se péter le dos.

 

Le danger d’une barbe trop longue

Hans Staininger, figure historique du XVIème siècle, est connue pour sa barbe exceptionnellement longue.

Né vers 1508 à Pfarrkirchen, il devient maire (Bourgmestre) de Braunau am Inn, en Autriche (alors en Bavière), et est élu à ce poste six fois. Sa barbe mesure environ 1,4 à 2 mètres de long (trois aunes et demie), qu'il enroule habituellement dans une pochette en cuir.

Le 28 septembre 1567, lors d'un incendie à l'hôtel de ville, il trébuche sur sa barbe dénouée en descendant les escaliers, se brisant la nuque. Après sa mort, sa barbe est conservée comme relique : d'abord par sa famille, puis offerte à la ville en 1911, elle est exposée au musée du district de Herzogsburg, son authenticité vérifiée chimiquement.

Mort à cause de sa barbe. Si ce n'est pas digne des Darwin Awards, ça !

Un peu de français

« Perfide albion » ?

La perfide Albion désigne l’Angleterre, ou plus largement la Grande-Bretagne, avec une pointe d’ironie ou de rancune historique qui accuse ses habitants de ruse et de duplicité, surtout en diplomatie et en guerre. On l’entend souvent aujourd’hui comme un clin d’œil moqueur à cette vieille rivalité franco-britannique, loin de la haine d’autrefois. Albion, ce nom poétique et ancien, évoque les falaises blanches qui se dressent fièrement face à la Manche, et l’expression naît d’un poème patriotique en 1793, nourri par des siècles de conflits.

Dès l’Antiquité, Albion illumine les textes romains et grecs comme un surnom enchanteur pour la Grande-Bretagne. Pline l’Ancien le consigne au Ier siècle, reliant ce mot au latin « alba », la blancheur éclatante des falaises de Douvres visibles de loin en mer. Des légendes celtes et mythologiques y ajoutent une touche mystérieuse : un géant fils de Poséidon ou une Danaïde nommée Albine y échouent, tandis que des racines pré-celtiques parlent de montagnes ou de blancheur primordiale.

En France, l’expression prend racine au XVIIᵉ siècle chez Bossuet ou Madame de Sévigné, qui pestent déjà contre les Anglais perfides, mais c’est le poète Augustin Louis de Ximénès qui la forge en 1793, au cœur des guerres révolutionnaires. Elle devient un cri de ralliement anti-britannique, repris en propagande par la Révolution, l’Allemagne en 1914 ou même Cuba plus tard. Aujourd’hui, elle colore nos conversations d’une malice complice, rappelant que l’histoire franco-anglaise reste un roman plein de rebondissements.

 

« Conchage » ?

Le conchage est un procédé essentiel de fabrication du chocolat. Il consiste à malaxer la pâte de cacao dans une conche à une température de 50 à 85 °C pendant quelques heures à plusieurs jours. Ce processus affine la texture, élimine les arômes acides volatils et développe les notes chocolatées pour une onctuosité optimale.

Avant le conchage, le chocolatier reçoit du cacao brut, sous forme de fèves torréfiées ou de liqueur de cacao pure, sans additifs. Il ajoute ensuite lui-même le sucre, le lait en poudre, le beurre de cacao et d'autres ingrédients selon sa recette, avant de raffiner la pâte entre cylindres pour réduire les particules à environ 20 microns et obtenir une homogénéité granuleuse. Les additifs comme la lécithine s'incorporent ultérieurement par le chocolatier pour fluidifier ou prolonger la conservation.

Les types de conchage varient selon la température, la durée et les ajouts pour adapter le résultat final. Le conchage à sec brasse longuement sans eau à 50-85 °C, affinant lentement la texture, évacuant les acides volatils et développant des arômes riches et onctueux sur plusieurs jours, idéal pour les chocolats artisanaux traditionnels. Le conchage liquide incorpore du beurre de cacao pour fluidifier la masse, intensifier les arômes et obtenir une consistance lisse et brillante, souvent en phase finale. Le conchage humide accélère le processus avec de l'eau pour libérer rapidement les impuretés, produisant un résultat plus rapide mais potentiellement moins raffiné et onctueux, adapté à l'industrie. Enfin, le conchage à froid, à basse température sans eau ni chauffage excessif, préserve les arômes originels du cacao et évite l'oxydation, bien que rare en raison de sa complexité et réservé aux productions de la fève à la barre haut de gamme.

Savais-tu que...

Le boycott vient d’Irlande

Le boycott est aujourd'hui une forme de protestation courante, mais ses origines remontent à un conflit agraire dans l'Irlande du XIXème siècle. Cette tactique non-violente tire son nom d'un intendant britannique impopulaire.

Charles Cunningham Boycott (1832-1897) est un ancien capitaine de l'armée britannique devenu intendant pour le comte d'Erne en Irlande. Il gère les terres du comte dans le comté de Mayo, se montrant particulièrement dur envers les fermiers locaux. Boycott est connu pour sa rudesse et son intransigeance, ce qui le rend très impopulaire auprès de la population irlandaise.

En 1880, suite au refus de Boycott de baisser les loyers malgré une mauvaise récolte, une action d'ostracisme est menée contre lui : les fermiers et ouvriers agricoles refusent de travailler pour lui ; la population locale cesse toute relation personnelle, économique et professionnelle avec Boycott et sa famille ; les commerces locaux refusent de le servir ; Boycott se retrouve isolé, incapable de récolter ses cultures.

Cette campagne d'ostracisme va jusqu'à sacrifier une récolte, les ouvriers refusant de la moissonner. L'isolement social et économique entraîne la ruine de Boycott, qui doit quitter l'Irlande en décembre 1880. Cette action devient célèbre et donne naissance au terme "boycott", désormais utilisé pour décrire ce type de protestation non-violente.