Bonne fête aux Carine
Les nouveautés du jour
Les évènements notables
1961 – La France réalise son premier essai nucléaire souterrain
Effectué au Sahara, cet essai inaugure une nouvelle étape du programme nucléaire français, après les tests atmosphériques. Il vise à réduire les retombées radioactives dans l’air tout en poursuivant la recherche militaire. L’opération renforce la stratégie de dissuasion nucléaire française. Elle suscite cependant des critiques liées aux risques environnementaux et sanitaires dans la région.
1944 – Franklin D. Roosevelt réélu pour un 4ᵉ mandat
En pleine Seconde Guerre mondiale, Roosevelt obtient un nouveau mandat, un fait sans précédent dans l’histoire américaine. Son leadership durant le conflit et son influence sur la politique internationale renforcent sa popularité. Cette continuité permet de maintenir la stratégie alliée. Ce cas conduira ensuite à la limitation constitutionnelle à deux mandats présidentiels.
1937 – À la fin de sa liaison avec Trotski, Frida Kahlo lui offre un autoportrait
Lors de son séjour au Mexique, Trotski entretient une relation avec l’artiste Frida Kahlo. À la fin de leur liaison, elle lui offre un autoportrait dédié, geste intimement lié à leur histoire personnelle. L’œuvre témoigne de la dimension politique et passionnée de la vie de Kahlo, marquée par ses amitiés et engagements auprès des figures révolutionnaires.
1931 – Fondation de la République soviétique chinoise
Les communistes chinois proclament un État dans le Jiangxi, dirigé par Mao Zedong. Cette entité sert de base territoriale et administrative au mouvement révolutionnaire. Elle développe des réformes agraires et des structures militaires. Menacée par le Kuomintang, elle sera démantelée, conduisant à la Longue Marche. Elle préfigure la future République populaire de Chine.
1921 – Début du procès du tueur en série Désiré Landru
Accusé d’avoir assassiné plusieurs femmes qu’il attirait par des annonces matrimoniales, Landru devient l’une des figures criminelles les plus médiatisées de France. Le procès révèle méthodes, manipulations et absence de remords. Condamné à mort, il est guillotiné en 1922. L’affaire marque la culture criminelle française et alimente littérature, cinéma et fascination publique.
1917 – Début de la révolution d’Octobre en Russie
Les bolcheviks, menés par Lénine, renversent le gouvernement provisoire à Petrograd. Cet événement met fin au fragile régime issu de la révolution de Février et installe un pouvoir communiste. Il entraîne une guerre civile et la création de l’URSS. La révolution d’Octobre bouleverse l’ordre mondial et inspire de nombreux mouvements révolutionnaires.
1800 – Ordonnance interdisant aux femmes de porter un pantalon
À Paris, une ordonnance impose l’autorisation policière aux femmes souhaitant porter un pantalon, reflet des normes patriarcales du temps. Bien que peu appliquée, elle symbolise les limites juridiques pesant sur l’habillement féminin. La loi restera officiellement en vigueur jusqu’au XXIᵉ siècle, malgré son obsolescence, et deviendra un symbole des luttes pour l’égalité.
1631 – 1ère observation d’un transit de Mercure
L’astronome Johannes Kepler avait prédit l’événement, et Pierre Gassendi l’observe depuis Paris. Le transit confirme l’exactitude des tables astronomiques et l’héliocentrisme. Cette observation constitue une avancée majeure dans la compréhension du système solaire. Elle illustre les progrès de l’astronomie moderne et l’usage d’outils d’observation plus précis.
1610 – Procès de sorcellerie au Pays basque
Dans le contexte de la chasse aux sorcières en Europe, de nombreuses personnes sont accusées de pactes démoniaques et de maléfices. Les procès s’accompagnent d’aveux extorqués sous torture et d’exécutions. Le Pays basque est l’un des foyers les plus sévèrement touchés. Ces événements reflètent peurs collectives, tensions religieuses et ignorance scientifique.
1492 – Chute de la « météorite d’Ensisheim »
Une grosse pierre céleste s’écrase en Alsace, sous les yeux de témoins. L’événement est interprété comme signe divin et attire l’attention des savants européens. Des fragments sont conservés et étudiés, faisant de cette météorite l’une des plus anciennes documentées en Europe. Sa chute marque le début d’un intérêt scientifique pour les objets extraterrestres.
Les naissances et décès notables
1975 – Naissance de Raphaël (Raphaël Haroche), chanteur français
1969 – Naissance de Hélène Grimaud, pianiste française
1967 – Naissance de David Guetta, musicien français
1963 – Naissance de Franck Dubosc, humoriste français
1867 – Naissance de Marie Curie, physicienne et chimiste française
1728 – Naissance de James Cook, navigateur et explorateur britannique
2021 – Décès de Dean Stockwell, acteur américain
2006 – Décès de Guy Degrenne, industriel français
1997 – Décès de Paul Ricard, industriel français
1980 – Décès de Terence Steven « Steve » MacQueen, acteur américain
Un peu d’humour
🤔 Le changement climatique aura-t-il un effet sur les pizzas 4 saisons ?
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JE DÉCOUVREUn peu de bonne humeur
Mort de Jeanne d’Arc
🤔 Comment est-ce possible ? Jeanne d'Arc se serait éteinte le 30 mai 1431, environ deux heures après sa mort.
Désolé pour l’offense
🤔 Si à un moment, j'ai offensé certains d'entre vous sans le vouloir, je vous demande sincèrement de bien vouloir vous améliorer afin que cela ne se reproduise plus… merci 😉
Réveil mortel
Ken Charles Barger dort paisiblement quand son téléphone se met à sonner et le tire brutalement du sommeil. Encore à moitié dans les bras de Morphée, il tend la main pour répondre… mais confond le combiné avec son Smith & Wesson .38 Special posé à côté de lui. Il le porte à son oreille - « allô ? » -... ce téléphone-là ne pardonne pas les erreurs de manipulation. Le coup part, et voilà qu’un simple appel téléphonique dont on ne sait absolument rien se transforme en une fin tragiquement ridicule.
Savais-tu ?
La pastasciutta antifascista
Sous le fascisme italien, les pâtes occupent une place étrange dans le discours officiel. Elles sont à la fois un aliment populaire, profondément ancré dans la vie quotidienne, et une cible idéologique pour un régime qui veut remodeler les habitudes alimentaires du pays.
Mussolini et les futuristes autour de lui dénigrent les pâtes parce qu’ils les jugent trop liées à la tradition. Ils leur reprochent d’incarner une Italie ancienne, lente, gourmande, peu compatible avec l’image de vigueur et de modernité que le fascisme veut imposer. Marinetti, en particulier, attaque les pâtes avec virulence. Dans son univers futuriste, elles symbolisent le passé, la mollesse et l’inertie.
Derrière cette hostilité, il y a aussi des raisons économiques. Le régime veut réduire la dépendance au blé importé et favoriser l’autosuffisance alimentaire. Il encourage donc d’autres produits, notamment le riz, présenté comme plus moderne et plus conforme aux besoins de la nation. La campagne contre les pâtes mêle ainsi propagande, politique agricole et volonté de contrôle culturel.
Mais cette offensive ne réussit pas vraiment. Les Italiens restent attachés aux pâtes, qui font partie de leur identité culinaire bien avant le fascisme. Le plat résiste dans les foyers, dans les habitudes régionales et dans la mémoire collective. À force de vouloir les combattre, le régime contribue même à renforcer leur valeur symbolique.
Le retournement s’affirme en 1943, au moment où Mussolini tombe, le 25 juillet. La pastasciutta antifascista organisée par la famille Cervi devient un geste fort : elle célèbre la fin du pouvoir fasciste avec un grand plat de pâtes partagé en communauté. Dès lors, les pâtes cessent d’être seulement un aliment. Elles deviennent un signe de résistance, de continuité populaire et, après la guerre, l’un des emblèmes les plus visibles de l’Italie.
Ainsi, ce que le fascisme veut affaiblir finit par revenir plus fort. Les pâtes incarnent alors non seulement la cuisine italienne, mais aussi la capacité d’un peuple à préserver ses usages contre l’idéologie.
Astuce
Glaçons à la plancha
Après la cuisson, laissez la plancha légèrement chaude (plus tiède que brûlante), jetez quelques glaçons sur la surface puis poussez la glace fondue et les résidus avec une spatule en bois ou une raclette vers le bac à graisse — la vapeur et le choc thermique ramollissent et décollent la graisse sans frotter.
Un instant en ce bas monde

La pièce glisse entre les doigts, complice silencieuse d’un rituel presque sacré. Elle écorne la surface, arrache lentement la pellicule protectrice, comme on soulève le voile d’un secret trop longtemps gardé. Sous l’argent terni, les signes apparaissent, fragmentaires, hésitants, presque vivants.
La chance est là à n'en pas douter.
Des chiffres émergent, porteurs de promesses anciennes, messagers d’une fortune capricieuse. Le regard s’accroche, l’esprit s’emballe. Chaque symbole devient présage, chaque alignement une prophétie fragile. L’espoir s’insinue, grandit, se nourrit de cette illusion minutieusement révélée.
Puis vient le doute.
Un silence imperceptible s’installe. Quelque chose résiste. Peut-être que la chance ne se livre jamais entièrement, qu’elle se tapit entre les lignes, dissimulée dans un interstice que l’œil distrait ne perçoit pas. Alors on scrute, on insiste, on cherche à déchiffrer l’invisible.
Mais rien ne répond.
La surface est désormais nue, vidée de ses mystères. Les chiffres sont là, figés, indifférents. La promesse s’est évanouie, comme un mirage dissipé trop tôt. Aujourd’hui encore, la chance a choisi de rester dans l’ombre.
Espace lecture
Ravage (1943) – René Barjavel
Et si le roman de science-fiction le plus troublant de cet été 2026 avait été publié… en 1943 ?
Avec Ravage, René Barjavel imagine l’effondrement soudain d’un monde entièrement dépendant de la technologie après une panne d’électricité mondiale.
La mégalopole s’arrête, puis se transforme en un brasier infernal ; les machines se taisent et les certitudes partent en fumée. Nous suivons François Deschamps, un jeune paysan perdu dans la ville, qui tente de survivre et de retourner à la terre alors que la civilisation moderne s’écroule. Ce qui rend Ravage particulièrement dérangeant aujourd’hui, c’est la façon dont ses images de feu et de chaos font écho à notre réalité actuelle : méga-feux de forêt, sécheresses, climat déréglé et le sentiment croissant que notre confort technologique ne nous protège plus vraiment. Relire Barjavel, ce n’est pas chercher une prophétie, mais faire face à une question troublante : que reste-t-il de nous quand les systèmes qui nous entourent cessent de fonctionner ? Court, percutant, parfois daté mais étonnamment visionnaire, Ravage est un classique à glisser dans votre pile de lecture pour réfléchir, entre deux alertes aux incendies, à ce que nous entendons réellement par « progrès ».
Barjavel imaginait déjà à l'époque ce que serait une tablette de lecture en 2050 :
La nuit cernait de tous côtés les dernières flammes de l'Ouest. François tira du dossier de son fauteuil le lecteur électrique et coiffa l'écouteur. La Compagnie Eurasiatique des Transports avait installé un de ces appareils sur chaque siège pour permettre aux voyageurs de lire la nuit sans déranger ceux de leurs voisins qui désiraient rester dans l'obscurité.
Une plaque extensible, que chacun pouvait agrandir ou rapetisser au format de son livre, s'appliquait sur la page et, dans l'écouteur, une voix lisait le texte imprimé. Cette voix, non seulement lisait Goethe, Dante, Mistral ou Céline dans le texte, avec l'accent d'origine, mais reprenait ensuite, si on le désirait, en haut de chaque page, pour en donner la traduction en n'importe quelle langue. Elle possédait un grand registre de tons, se faisait doctorale pour les ouvrages de philosophie, sèche pour les mathématiques, tendre pour les romans d'amour, grasse pour les recettes de cuisine. Elle lisait les récits de bataille d'une voix de colonel, et d'une voix de fée les contes pour enfants. Au dernier mot de la dernière ligne, elle faisait connaître par un « hum hum » discret qu'il était temps
de changer la plaque de page.
Cet appareil n'eût pas manqué de paraître miraculeux à un voyageur du XXe siècle égaré dans ce véhicule du XXIe. Le fonctionnement en était pourtant bien simple. La plaque, sensible à l'encre d'imprimerie, était branchée sur un minuscule poste émetteur de télévision installé dans le dossier de chaque fauteuil. Ce poste transmettait automatiquement l'image de la page au Central de Lecture de la Compagnie Eurasiatique des Transports, dans la banlieue de Vienne. Des cloisons insonores divisaient l'immeuble du Central en une dizaine de milliers de minuscules cabines. Dans ces dix mille cabines, devant dix mille écrans semblables, étaient enfermés dix mille lecteurs et lectrices de tous âges et de toutes nationalités.
Des standardistes polyglottes triaient les réceptions, les branchaient par
langues sur des sous-standards qui les distribuaient ensuite par genre littéraire. Il ne fallait guère plus de quelques secondes pour que l'image de la page arrivât au lecteur compétent, qui se mettait aussitôt à lire dans le ton dont il était spécialiste. Un tel larmoyait pendant huit heures sur des ouvrages sentimentaux. Telle autre souriait à longueur de journée dans sa solitude, pour lire avec grâce des conseils de beauté.
C'était, en somme, une parfaite mais banale installation de télélecture, comme il en existait environ une dizaine en Europe, à l'usage des vieillards dont la vue baissait, des aveugles, et des solitaires qui désiraient se donner à la fois la compagnie d'un livre ami et celle d'une voix humaine.
François Deschamps disposa la plaque sur son roman policier et tourna, sur l'écouteur, le minuscule bouton qui mettait l'appareil en marche. Une voix dramatique murmura à son oreille :
« Chapitre premier. – L'inspecteur Walter enfonça la porte d'un coup d'épaule et s'arrêta stupéfait : à un clou du plafond pendait, intact, le menton soulevé par la corde, le cadavre de M. Lecourtois qu'il avait découvert, la veille, décapité... »
Le jeune homme renonça à connaître l'explication de ce mystère. Il ôta
l'écouteur et s'endormit.
Le train entrait en gare de Lyon-Perrache.
