Bonne fête aux Geoffroy
Les nouveautés du jour
Les évènements notables
2016 – Donald Trump est élu 45ᵉ président des États-Unis
Le milliardaire républicain remporte l’élection face à Hillary Clinton, malgré un vote populaire défavorable. Sa victoire, portée par le vote rural et industriel, bouscule les équilibres politiques. Son mandat sera marqué par un style populiste, des tensions diplomatiques, et de profondes divisions internes, ainsi que par une utilisation inédite des réseaux sociaux.
1988 – Élection de George H. W. Bush à la présidence des États-Unis
Ancien vice-président de Reagan, Bush promet de poursuivre la ligne conservatrice. Son mandat sera marqué par la fin de la Guerre froide et la première guerre du Golfe. Il mène une politique fiscale controversée. Sa présidence se termine après un seul mandat, battu par Bill Clinton en 1992, malgré son succès diplomatique.
1973 – L’arbre du Ténéré est transporté au Musée national Boubou-Hama à Niamey
Arbre isolé au cœur du Sahara, repère emblématique des caravanes, il est percuté par un camion en 1973. Jugé symbole géographique et culturel, son tronc est transféré au musée de Niamey. L’emplacement est remplacé par une sculpture métallique. L’arbre reste un symbole de solitude désertique et de navigation traditionnelle.
1960 – Élection de John Fitzgerald Kennedy à la présidence des États-Unis
Plus jeune président élu, Kennedy l’emporte face à Nixon lors d’une campagne marquée par le rôle décisif de la télévision. Sa présidence, courte, est associée à la conquête spatiale, à la crise de Cuba et aux premiers pas vers les droits civiques. Son assassinat en 1963 en fera une figure mythique.
1939 – Georg Elser commet un attentat à la bombe contre Adolf Hitler
Opposant solitaire, Elser place une bombe dans une brasserie de Munich où Hitler doit prononcer un discours. Le dictateur quitte les lieux plus tôt que prévu, échappant à l’explosion. Arrêté, Elser sera exécuté en 1945. Cet acte courageux témoigne d’une résistance allemande intérieure, souvent éclipsée par l’histoire.
1932 – Élection de Franklin Delano Roosevelt aux États-Unis
En pleine Grande Dépression, Roosevelt promet une politique de relance, le New Deal. Son élection amorce une transformation majeure du rôle de l’État fédéral. Il restaure la confiance publique et réorganise le système bancaire. Sa présidence durable redéfinira la politique sociale américaine et l’équilibre économique national.
1923 – Putsch de la brasserie (putsch de Munich)
Hitler et le parti nazi tentent un coup d’État en Bavière pour renverser la République de Weimar. L’opération échoue face aux forces policières. Hitler est arrêté, puis emprisonné, période durant laquelle il rédige Mein Kampf. L’échec impulsant sa stratégie future : conquérir le pouvoir par les urnes.
1920 – Désignation du Soldat inconnu par Auguste Thin
Sous l’Arc de Triomphe, Auguste Thin choisit le cercueil destiné à honorer symboliquement tous les soldats français morts sans sépulture identifiée durant la Grande Guerre. Ce geste solennel incarne le deuil national et la mémoire collective. La tombe du Soldat inconnu deviendra un lieu majeur de commémoration.
1895 – Wilhelm Röntgen découvre le rayon X
En étudiant les décharges électriques, Röntgen observe un rayonnement capable de traverser la matière et d’imprimer une plaque photographique. La découverte révolutionne la médecine, permettant la visualisation interne du corps. Elle entraîne de rapides applications industrielles et scientifiques. Röntgen recevra le premier prix Nobel de physique.
1519 – Hernán Cortés rentre à Tenochtitlán et rencontre Moctezuma II
Accueilli avec faste, Cortés amorce une prise de contrôle progressive de l’empire aztèque, exploitant alliances locales et supériorité technologique. La rencontre marque le début de la conquête du Mexique. Elle conduira à la chute de l’empire en 1521, bouleversant profondément les sociétés mésoaméricaines.
1226 – Décès de Louis VIII le Lion, roi de France
Mort après un règne court, Louis VIII consolide l’autorité royale et affaiblit les grands féodaux. Il poursuit la croisade contre les Albigeois et étend le domaine royal. À sa mort, son fils Louis IX, futur Saint Louis, lui succède sous régence. Sa disparition influence durablement la monarchie capétienne.
Les naissances et décès notables
1973 – Naissance de Florence Foresti, humoriste française
2021 – Décès de Annette Chalut, résistante française
2000 – Décès de Dupa (Luc Dupanloup), auteur de bande dessinée belge
1998 – Décès de Jean Marais, acteur français
1998 – Décès de Madeleine Sorel, résistante française
1915 – Décès de Léon Trulin, espion belge, fusillé par les autorités militaires allemandes pour espionnage
1226 – Décès de Louis VIII le Lion, roi de France
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JE DÉCOUVREUn peu de bonne humeur
Salut Siri
🤔 Dis-moi Siri, pourquoi est-ce que je gâche toujours tout avec les femmes ?
🤖 Bonjour Dominique, moi c'est Alexa...
Mangez vert !
😒 A chaque fois que je vois une vache, je me dis que nous vendre qu'il suffit de bouffer de la verdure pour maigrir est quand même une sacrée arnaque !
Une claudication à la mode
A la fin du XIXème siècle au Royaume-Uni, la mode dans la haute société est à la claudication, quitte à retirer un talon.
La claudication d'Alexandra désigne la démarche boiteuse adoptée par les dames de la haute société victorienne, en imitation de celle de la princesse Alexandra de Danemark. Originaire du Danemark, elle épouse en 1863 le prince de Galles, futur Édouard VII, devenant une icône de mode par son élégance malgré une infirmité à la jambe droite causée par une grave maladie en 1867 qui la raidit. Son allure gracieuse transforme ce handicap en signe de distinction sociale.
Les femmes de l'époque victorienne copient consciemment cette boiterie en accentuant leur démarche, en s'appuyant sur une canne et en modifiant leurs chaussures pour créer un déséquilibre. Elles retirent le talon d'une chaussure ou portent des talons de hauteurs inégales afin d'imposer un boitement permanent et gracieux.
Les cordonniers londoniens commercialisent alors des souliers asymétriques sur mesure, avec des talons délibérément inégaux, répondant à la demande des fashionistas. Ce phénomène de mode devient une industrie lucrative sur Bond Street et Mayfair, où ces chaussures "à la princesse" mêlent sophistication et handicap simulé.
Savais-tu ?
La raie grise du morbier
Le fromage morbier se reconnaît immédiatement à sa fine raie grise ou noire qui traverse son cœur. Cette particularité vient d’une ancienne pratique des fermiers du Jura.
Autrefois, lorsque la quantité de lait ne suffit pas à fabriquer une meule de comté, les paysans réalisent un premier caillé avec la traite du soir. Ils le déposent dans un moule et le recouvrent d’une fine couche de cendre ou de suie. Cette protection préserve le caillé des insectes et des impuretés pendant la nuit.
Le lendemain, les fermiers ajoutent le caillé de la traite du matin. La cendre se retrouve alors au centre du fromage et forme la célèbre ligne sombre du morbier.
Aujourd’hui, la cendre laisse place au charbon végétal alimentaire. La raie ne joue plus un rôle essentiel dans la conservation, mais elle demeure le signe distinctif de ce délicieux fromage jurassien.
Astuce
Boisson de fin de repas
Après un bon repas, offrez-vous une tasse d’eau chaude parfumée au citron, adoucie d’une touche de miel. Elle réchauffe, apaise et prolonge doucement le plaisir du moment.
Un instant en ce bas monde
Il y a peu, je remonte en voiture une rue longeant un lycée à l’heure de la sortie. Le théâtre est prêt, les acteurs en place. Me voilà derrière un spécimen bien contemporain : trottinette électrique, sans casque, et regard vissé sur son smartphone — la trinité du bon sens en décomposition.
Par simple instinct de survie — le mien — je ralentis. On ne sait jamais, une illumination soudaine pourrait survenir. Elle survient, en effet, et qui plus est, sous la forme attendue : une plaque d’égout, un déséquilibre grotesque, et le numéro commence. Le corps part à gauche, le téléphone à droite, la trottinette, elle, choisit l’indépendance avant de s’écraser. Rideau.
Je pile. L’artiste, lui, se relève aussitôt, récupère ses accessoires et se range sur le côté. Rien de cassé, hélas. « Bravo ! », me dis-je, partagé entre soulagement et consternation, avant de reprendre ma route et de me garer un peu plus loin.
Et là… miracle de la persévérance dans l’inconscience. Revoilà mon gars fièrement dressé sur sa monture. Même posture, même trajectoire, même écran hypnotique. La chute n’a rien enseigné ; elle a simplement interrompu le spectacle.
Je l’avoue : durant une seconde parfaitement assumée, j’espère une version pédagogique, plus… convaincante. Mais non. Dans ce monde, même les avertissements échouent à se faire entendre — surtout quand ils ne passent pas par un écran.
Espace lecture
Le baiser du dragon – Ysabelle Lacamp

Le Baiser du dragon est un roman historique et picaresque publié en 1988 par Ysabelle Lacamp, autrice, comédienne et spécialiste des langues orientales. L’œuvre se distingue par son ton truculent, son vocabulaire riche et son inspiration rabelaisienne, mêlant humour, violence et fantaisie dans un cadre historique précis.
L’action se déroule en Chine du Sud au Xᵉ siècle, plus précisément en l’an 937, durant la période troublée des « Cinq Dynasties et Dix Royaumes ». Cette époque de fragmentation politique et d’instabilité favorise les intrigues, les trahisons et les luttes de pouvoir, ce qui constitue une toile de fond idéale pour un récit d’aventures.
Le seigneur Tsao fait halte dans son manoir avant de livrer à son suzerain un précieux chargement : deux cassettes de perles. Ce trésor excite immédiatement les convoitises et provoque un basculment des destins. Au cœur de cette aventure se trouve Shu-Meï, une adolescente qui refuse le mode de vie imposé aux femmes de son époque et rêve de liberté et de chevauchées. Autour d’elle gravite une galerie de personnages aux noms évocateurs : Tigre Hilare, Passion Éteinte, Triton Flageolant, Étron Pensif, etc. L’intrigue s’enchaîne au rythme des orgies, cavalcades, trahisons et supplices raffinés, dans un monde où se croisent mandarins corrompus, courtisanes bafouées, bonzes égrillards et coupe-jarret.
Ysabelle Lacamp signe ici un roman picaresque et cocasse, au vocabulaire riche et imagé. L’écriture est vivante, rythmée, et s’inscrit dans une tradition littéraire où l’on « se bat comme on aime : en riant ». Le mélange de registres — du plus raffiné au plus grossier — contribue à l’effet de dépaysement et d’amusement. Le Baiser du dragon offre une évasion ludique dans un univers historique exotique et mouvementé. Il séduit les lecteurs en quête d’aventures, d’humour noir et de personnages mémorables. L’autrice, par sa maîtrise des langues orientales et son sens du récit, réussit à créer une Chine médiévale à la fois crédible et fantasmée.
