Bonne fête aux Tanguy
Les nouveautés du jour
Les évènements notables
1984 – Sortie du film “Par où t’es rentré ? On t’a pas vu sortir”
Cette comédie française réalisée par Philippe Clair met en scène l’humour débridé de Jerry Lewis et Marthe Villalonga. Le film repose sur des situations burlesques et un enchaînement de gags visuels et verbaux. Bien que peu apprécié par la critique, il est devenu un objet culte pour les amateurs du genre.
1954 – Lancement de la chaîne de télévision Télé Monté-Carlo
À l’occasion de la fête du prince de Monaco, TMC débute ses émissions. La chaîne, l’une des plus anciennes d’Europe, joue un rôle pionnier dans l’audiovisuel franco-monégasque. Avec une programmation variée, elle contribue à démocratiser la télévision dans la région et marque le paysage médiatique.
1943 – Révolte et liquidation du camp de concentration de Janowska
Les prisonniers du camp de Janowska, près de Lviv, se soulèvent contre les nazis lors de la liquidation du site. Malgré une répression brutale, cette révolte témoigne du courage désespéré de détenus condamnés. L’événement est l’un des soulèvements les plus tragiques dans l’histoire des camps.
1942 – Contre-attaque soviétique à Stalingrad : début de l’opération Uranus
L’Armée rouge lance une vaste manœuvre d’encerclement visant la 6e armée allemande. Cette offensive marque un tournant décisif de la Seconde Guerre mondiale. En piégeant les forces allemandes dans Stalingrad, elle renverse la dynamique du front de l’Est et amorce la future victoire soviétique.
1863 – Abraham Lincoln prononce le Gettysburg Address
Lors de la cérémonie d’inauguration du cimetière militaire de Gettysburg, Lincoln prononce un discours bref mais puissant. En exaltant l’égalité et la démocratie, il redéfinit le sens de la guerre civile américaine. Ses quelques phrases deviennent un texte fondateur de l’identité politique des États-Unis.
1819 – Ouverture du musée du Prado
Le musée royal ouvre ses portes à Madrid pour présenter les collections de la dynastie espagnole. Il devient rapidement l’un des plus grands musées d’art d’Europe. Les chefs-d’œuvre de Velázquez, Goya ou Rubens remplissent ses galeries, faisant du Prado un lieu majeur du patrimoine mondial.
1493 – Découverte de Porto Rico par Christophe Colomb
Lors de son second voyage, Colomb atteint l’île de Borikén, qu’il baptise San Juan Bautista. Cette découverte s’inscrit dans l’expansion espagnole vers le Nouveau Monde. L’île deviendra un point stratégique de colonisation, transformant profondément les sociétés indigènes taïno.
1424 – Nouveau raz-de-marée de la Sainte-Élisabeth
Un puissant raz-de-marée frappe les Pays-Bas, aggravant la série d’inondations commencée en 1421. Les digues cèdent et des villages entiers disparaissent sous les eaux. Ce cataclysme contribue à remodeler durablement la région et à renforcer les initiatives de gestion hydraulique.
1421 – Raz-de-marée de la Sainte-Élisabeth
L’une des inondations les plus dévastatrices de l’histoire néerlandaise. Une violente tempête submerge les polders, faisant des milliers de morts. L’événement entraîne des destructions massives et marque durablement la mémoire locale, illustrant la vulnérabilité du territoire.
1404 – Premier raz-de-marée de la Sainte-Élisabeth
Une tempête d’une rare intensité provoque un raz-de-marée qui inonde les provinces côtières des Pays-Bas. Les digues sont balayées et plusieurs localités disparaissent. Ce drame préfigure d’autres catastrophes similaires et souligne l’importance cruciale du contrôle des eaux dans la région.
Les naissances et décès notables
1997 – Naissance des septuplés McCaughey ayant tous survécus
1983 – Naissance de Adam Driver, acteur américain
1969 – Naissance de Richard Virenque, cycliste français
1969 – Naissance de Jodie Foster, actrice et réalisatrice américaine
1965 – Naissance de Laurent Blanc, footballeur et entraîneur français
1961 – Naissance de Meg Ryan, actrice américaine
2017 – Décès de Charles Manson, criminel américain
1828 – Décès de Franz Schubert, compositeur autrichien
1703 – Décès de l’homme au masque de fer, prisonnier français
1665 – Décès de Nicolas Poussin, peintre français
Un peu d’humour
Journée mondiale des toilettes : comment parler de la grosse commission dans le beau monde ?

En voilà une belle soirée. Madame reçoit la bonne société locale. Ses chers amis sont tous là avec leur femme, tous et toutes dans leur plus belle tenue. Les conversations vont bon train. Vous savez ce que c’est : à mais oui bien sûr très chère, oh non si peu mon ami, j’ai cru ouïe dire effectivement, etc.
Madame semble cependant contrariée. Discrètement, elle prend à part son mari : mon ami, je m’absente un instant. Le mari : tout va bien ma douce ? Madame : oui, ne vous inquiétez pas… juste un petit besoin naturel… si quelqu’un me demande, je suis allée déposer les enfants à la piscine. Le mari, nullement surpris bien qu’ils n’aient point d’enfant : mais bien sûr, ma chère, allez donc changer l’eau du poisson. Et Madame de s’échapper discrètement du côté de ce lieu ou le roi se rend toujours seul.
De bien entendu, il ne s’écoule pas cinq minutes avant que l’une des convives ne s’écrie : mais où diable se trouve donc votre épouse cher ami. Mais pourquoi faut-il que ce soit justement la plus “prout-prout” de l’assemblée qui posât cette question, se dit Monsieur en souriant in petto. Il lui répondrait bien que sa femme est allée sortir la quiche au bord du four mais, impossible, pourquoi aller déranger le personnel en cuisine pour si peu. Pour une quiche qui plus est. Et l’excuse d’aller démouler une terrine ou de sortir le cake du four ne conviennent pas mieux. Quel dilemme !
Devant l’embarras du mari, un invité avisé s’approche et rassure la quémandeuse : il me semble l’avoir vu aller donner manger aux canards. Le mari souffle : oui, elle est allée faire le tour du cabanon, elle va sûrement revenir sans tarder. Mais quelle idée s’exclame l’importune. Ah pense le mari un peu plus excédé, n’est-il pas possible de déposer le bilan tranquille. L’envie de lâcher le morceau le tenaille : elle est simplement allée caguer voyons ! mais cette dame ignore probablement ce que c’est que d’aller nourrir les cagoinces.
Le mari ne sait plus quoi dire ni quoi faire quand sa chère aimée réapparait semble-t-il bien aise. Quelle est belle en cet instant après être allé compter fleurette à dame nature. Elle les rejoint d’une démarche chaloupée indiquant que par bonheur le temps de faire parler le joufflu se trouve révolu. Revenant de sa méditation express sur le trône, la reine de la soirée navigue avec élégance d’un convive à l’autre, l’esprit serein comme si elle venait d’envoyer un fax à la Lyonnaise des eaux.
Madame s’approche enfin du petit groupe. Ah vous voilà ma chère, s’exclame l’ingénue toujours plus curieuse, votre mari me confiait que vous aviez des canards. Qu’elle idée de les nourrir à cette heure. Des canards ? Mais par Jacob Delafon, que raconte cette femme ! Vite, vite, terrain miné, jeter du lest. Mais non très chère, je suis juste allé refaire le crépi. L’autre idiote : le crépi ! Que c’est cocasse ! Vous me ferez toujours rire.
Ainsi s’achève l’épisode du côté obscur sur le point de reprendre du poil de la bête. Pas de quoi en chier une pendule avez-vous peut-être envie de vous esclaffer mais vous reconnaîtrez bien volontiers l’inconfort d’une telle situation. Peut-être que cette anecdote vous sauvera un jour d’une gêne somme toute bien naturelle.
Découvrez chaque semaine un journal PDF riche, soigné et entièrement sans publicité. Plus de contenus, plus de plaisir de lecture, sans aucune distraction.
JE DÉCOUVREUn peu de bonne humeur
A qui donner le sein ?
😏 Les seins, c'est comme les trains électriques : c'est fait pour les enfants mais c'est papa qui joue avec.
La vue à 50 ans – Jean Gabin
A la cinquantaine, on ne reconnaît plus les lettres de près. Mais on reconnaît les cons de loin !
Gare aux cachalots ! – 2
À Florence, dans l'Oregon, en novembre 1970, un cachalot de 13,8 mètres et 8 tonnes s'échoue sur la plage, semant la panique chez les locaux peu habitués à pareils colis encombrants. Les services d'autoroutes d'État, gonflés d'une assurance mal placée, optent pour une idée géniale : bourrer la carcasse d'une demi-tonne de dynamite pour la réduire en menus morceaux, que des mouettes voraces nettoieront ensuite. Ignorant les avertissements d'un démineur chevronné sur la dose excessive, ils allument la mèche avec panache.
Le résultat dépasse l'imagination : des quartiers de graisse de plusieurs tonnes filent sur plus d'un kilomètre, un bloc monstre écrase le toit d'une voiture garée prudemment à distance, tandis que la foule hilare se prend une averse de débris volants. Une équipe de télé locale capture le fiasco en direct, immortalisant ce chef-d'œuvre d'amateurisme explosif où la nature se venge avec un sens de l'humour cosmique.
Savais-tu ?
Le trottoir roulant du Paris 1900
À l’Exposition universelle de Paris de 1900, le trottoir roulant, baptisé « Rue de l’Avenir », s’impose comme l’une des attractions les plus fascinantes du site. Installé à sept mètres au-dessus du sol, il dessine une boucle de plus de trois kilomètres et demi, ponctuée de neuf stations, qui relie les principaux pavillons comme les Invalides, le pont de l’Alma ou le Champ-de-Mars. Le visiteur y chemine sans effort, passant d’une plateforme fixe à une bande lente puis à une bande rapide, pour glisser à 4 ou 8 km/h au-dessus du tumulte de la foule. En une vingtaine de minutes, il fait le tour complet de l’exposition, tout en observant Paris et ses palais éphémères depuis ce balcon mobile qui incarne, très littéralement, la promesse d’un futur où l’on se déplace sans marcher.
Conçu par des ingénieurs américains et réalisé par une compagnie française, ce trottoir aérien transporte des milliers de personnes à la fois et devient, le temps de la saison, une véritable ligne de transport public suspendue. Les Parisiens comme les étrangers se pressent, paient leur ticket de quelques centimes, s’accrochent aux potelets pour changer de bande et découvrent avec amusement ce mode de locomotion qui bouscule les habitudes. Le succès est au rendez-vous, mais la « rue de l’Avenir » reste une expérience provisoire : une fois l’exposition terminée, elle disparaît, ne laissant que des projets avortés et des images étonnées. Ce qui devait annoncer une révolution urbaine se transforme alors en curiosité historique, tandis que ses descendants modestes, les tapis roulants des gares et des aéroports, prolongent aujourd’hui, à une échelle plus discrète, ce rêve de 1900.
On en parle sur Paris ma belle, Wikipédia
Astuce
Eloigner les araignées
Il semblerait que l’alun de potasse puisse aider à éloigner les araignées. La préparation serait très simple : dissoudre environ 80 g de poudre d’alun dans 1 litre d’eau tiède, puis verser le mélange dans un vaporisateur.
L’idée est ensuite d’en pulvériser les encadrements de portes, les rebords de fenêtres, les fissures et les zones de passage. D’après ce qui se dit, il vaudrait mieux renouveler l’opération régulièrement, surtout après le ménage ou en cas de pluie si le produit a été appliqué à l’extérieur.
Bien évidemment, cela ne remplace pas un bon nettoyage des recoins et des toiles déjà présentes.
Un instant en ce bas monde

À l’abri des halles, dont les poutres séculaires portent encore la mémoire des marchés d’autrefois, je m’installe à une table de café - instant attendu. Autour de moi, les moineaux s’affairent, familiers et confiants, picorant les miettes du déjeuner comme s’ils étaient ici chez eux. Plus haut, sur la robuste charpente de chêne brut, les pigeons observent le monde avec une tranquille supériorité, dominant de leur perchoir les allées et venues des touristes.
À peine assis, le garçon - qui connaît mes habitudes - apparaît, déposant devant moi mon café avec une discrétion presque rituelle, - Instant privilégié.
Un roquet, dissimulé sous une table, s’agite soudain et apostrophe un mastiff de passage, impassible, qui poursuit sa route sans lui accorder le moindre regard - il ne doute de rien celui-là. Est-ce ce vacarme qui trouble l’air, je ne saurais dire, mais un bambin s’éveille et se met à pleurer avec une intensité sans mesure. Les regards convergent vers lui, comme si l’innocence du tumulte était plus condamnable que ce gêneur, un peu plus loin, qui débite à voix haute ses malheurs amoureux au téléphone.
Ah… la vie en terrasse.
Et déjà, comme un écho inévitable, un groupe bruyant s’approche, porteur d’une agitation nouvelle, - l’instant se fissure.
Je soupire doucement. Il sera temps de revenir. À une heure plus clémente, plus silencieuse - pour lire, enfin, mon journal.
Espace lecture
Entrez dans la danse – Jean Teulé
Publié en 2018, Entrez dans la danse s'inspire d'un fait historique authentique et fascinant : l'épidémie de danse compulsive qui frappa Strasbourg en juillet 1518.
Tout commence lorsqu'une femme, Frau Troffea, se met à danser seule dans la rue, sans musique, sans pouvoir s'arrêter, jusqu'à l'épuisement et parfois la mort. Peu à peu, ce mal étrange se propage à des dizaines puis des centaines d'habitants, plongeant la ville dans une frénésie collective incontrôlable, tandis que médecins, autorités et clergé cherchent en vain des explications — possession démoniaque, malédiction divine, ou simple folie contagieuse. Teulé adopte son style caractéristique, mêlant noirceur, ironie mordante et un humour grinçant qui rend supportable, voire fascinant, un sujet pourtant terrible, tout en dressant en filigrane un portrait acide de la misère sociale, de la faim et de l'oppression qui rongeaient le petit peuple de l'époque et qui pourraient expliquer, au-delà du mystère médical, cette hystérie collective comme un exutoire désespéré à la souffrance.
Court, rythmé et efficace, ce roman se lit comme une fable macabre et burlesque sur la folie des foules, où l'auteur interroge avec sa causticité habituelle la frontière ténue entre le rire et l'effroi.
