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29 NOVEMBRE

Bonne fête aux Saturnin

Les nouveautés du jour

Les évènements notables

1972 – Commercialisation du jeu vidéo “Pong”
Premier jeu vidéo d’arcade à grand succès, “Pong” marque le début de l’industrie moderne du jeu vidéo. Créé par Atari, il consiste en une simulation de ping-pong simple mais addictive, installée d’abord dans un bar de Californie. Son succès immédiat ouvre la voie à la popularisation des bornes d’arcade et à l’essor du marché du divertissement électronique.

1947 – Massacre de My Trach commis par l’armée française pendant la guerre d’Indochine
Le village de My Trach est attaqué par des soldats français, entraînant la mort de civils vietnamiens. Cet épisode s’inscrit dans un contexte de brutalité croissante du conflit. Longtemps méconnu, le massacre illustre la dureté de la guerre d’Indochine et les tensions entre forces coloniales et populations locales prises dans les affrontements.

1864 – Massacre de Sand Creek par la milice du territoire du Colorado sur un village de Cheyennes et d’Arapahos
À Sand Creek, une milice américaine attaque un campement pourtant considéré comme pacifique. Femmes, enfants et anciens figurent parmi les victimes. Le massacre provoque l’indignation de certaines autorités et alimente de nouvelles vagues de violence dans les guerres indiennes, marquant durablement les relations entre peuples autochtones et États-Unis.

1847 – Massacre de Whitman par des Amérindiens Cayuses et Umatillas
Le docteur Marcus Whitman et plusieurs colons sont tués dans une mission de l’Oregon. Les Cayuses, accusant Whitman d’avoir propagé la rougeole décimant leur population, réagissent violemment. L’événement déclenche la guerre Cayuse, opposant les tribus locales aux colons américains et entraînant une escalade militaire dans la région.

1830 – Insurrection de Varsovie face à l’armée impériale russe
Déclenchée par des officiers polonais, l’insurrection vise à libérer la Pologne de la domination russe. Rapidement soutenu par la population, le soulèvement parvient d’abord à repousser certaines forces impériales. Cependant, le rapport de force défavorable conduit à une répression sévère. L’événement devient un symbole du combat polonais pour l’indépendance.

1814 – The Times est le premier journal imprimé avec une presse typographique à vapeur
Le quotidien londonien adopte la presse de Koenig, mécanisée et plus rapide que les modèles manuels. Cette innovation révolutionne l’impression, accélère la diffusion des journaux et ouvre l’ère de la presse moderne. Elle permet d’augmenter considérablement les tirages, transformant l’accès à l’information au XIXᵉ siècle.

1807 – La famille royale portugaise quitte Lisbonne pour s’exiler au Brésil
Menacée par les troupes napoléoniennes, la cour portugaise traverse l’Atlantique pour s’installer à Rio de Janeiro. Cet exil transforme la colonie en centre politique de l’empire portugais. Le séjour de la monarchie au Brésil contribuera plus tard à l’indépendance du pays et à la modernisation de ses institutions.

1226 – Sacre de Louis IX (Saint Louis) comme nouveau roi
Louis IX, âgé de 12 ans, est sacré roi de France à Reims après la mort de Louis VIII. Sa mère, Blanche de Castille, assure la régence et stabilise le royaume. Le futur “Saint Louis” deviendra l’un des monarques les plus marquants du Moyen Âge, connu pour ses réformes, sa piété et son rôle dans les croisades.

Les naissances et décès notables

1995 – Naissance de Paul Mirabel, humoriste français
1968 – Naissance de Charlotte Valandrey (Anne-Charlotte Pascal), actrice française
2001 – Décès de George Harrison, musicien britannique du groupe The Beatles
1986 – Décès de Cary Grant (Archibald Alexander Leach), acteur américain
1981 – Décès de Natalie Wood (Natalia Nikolaevna Zakharenko), actrice américaine

Recettes, trucs et astuces

Baba à la bière

Couverts : 4 – Préparation : 40 min – Cuisson : 35 min

Ingrédients : 200 g de farine – 200 g de sucre en poudre – 3 oeufs – 1 paquet de levure chimique – 75 g de beurre – 80 g de Chantilly – 25 cl de Leffe blonde – 25 cl d’eau – 25 cl de jus d’orange – 30 à 50 g de zestes d’orange confits – 1 orange – 2 gousses de vanille – 10 g de cannelle – 10 g d’anis étoilé – sel fin – Quelques feuilles de menthe.

  1. Casser les oeufs dans un saladier, ajouter 100g de sucre en poudre et une bonne pincée de sel. Battre 5 min au fouet puis ajouter peu à peu la farine tamisée et la levure. Faire fondre le beurre à feu très doux sans le chauffer. Le mélanger à la préparation.
  2. Verser la pâte dans 4 moules à baba préalablement beurrés. Enfourner 25 min environ à 150°C (th.6).
  3. Pour le sirop, porter à ébullition l’eau et le sucre restant. Ajouter la cannelle, l’anis, et les gousses de vanille. Faire bouillir 7 à 8 min, retirer du feu et ajouter le jus d’orange et la Leffe blonde. Faire réduire de nouveau.
  4. Pour le montage, disposer au fond de l’assiette le sirop encore chaud. Ouvrir le baba au 3/4 dans le sens de la longueur et disposer la crème Chantilly dedans. Parsemer de zestes d’orange confits. Ajouter deux segments d’orange fraîche et une feuille de menthe.

Un peu d’humour

Un jeune papa discute avec son collègue :
– Mon fils marche depuis quatre mois.
– Oh la la, il doit être loin maintenant.



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JE DÉCOUVRE

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Un instant en ce bas monde

Photo de Erik Mclean - Pexels

La pièce glisse entre les doigts, complice silencieuse d’un rituel presque sacré. Elle écorne la surface, arrache lentement la pellicule protectrice, comme on soulève le voile d’un secret trop longtemps gardé. Sous l’argent terni, les signes apparaissent, fragmentaires, hésitants, presque vivants.

La chance est là à n'en pas douter.

Des chiffres émergent, porteurs de promesses anciennes, messagers d’une fortune capricieuse. Le regard s’accroche, l’esprit s’emballe. Chaque symbole devient présage, chaque alignement une prophétie fragile. L’espoir s’insinue, grandit, se nourrit de cette illusion minutieusement révélée.

Puis vient le doute.

Un silence imperceptible s’installe. Quelque chose résiste. Peut-être que la chance ne se livre jamais entièrement, qu’elle se tapit entre les lignes, dissimulée dans un interstice que l’œil distrait ne perçoit pas. Alors on scrute, on insiste, on cherche à déchiffrer l’invisible.

Mais rien ne répond.

La surface est désormais nue, vidée de ses mystères. Les chiffres sont là, figés, indifférents. La promesse s’est évanouie, comme un mirage dissipé trop tôt. Aujourd’hui encore, la chance a choisi de rester dans l’ombre.

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Un peu de bonne humeur

Château et fantôme

Pendant les vacances de Noël, un touriste français visite un château en Écosse. Un peu impressionné par ce lieu qui lui semble hanté, il demande à son guide :

– Avez-vous déjà été confronté à un fantôme dans ce château ?

– Non, jamais. Et pourtant j’y habite depuis 400 ans.

 

Hitler et le vin blanc – Pierre Bénichou

Hitler ne buvait jamais de vin blanc, ça le rendait méchant.

 

La mort de Charles VIII

Charles VIII, roi de France, se hâte au château d’Amboise, impatient de rejoindre son épouse Anne de Bretagne pour une ardente partie de jeu de paume. De petite stature - 1m50 dit-on -, il emprunte la galerie Hacquelebac, un passage étroit, assez sordide, qui peut même être parcouru à cheval grâce aux aménagements cavaliers du château ; dans la pénombre de cette porte basse, il heurte violemment de la tête le linteau de pierre, chancelle mais, déterminé, rejoint la partie. En pleine partie, il titube soudainement, fait quelques pas hésitant et s’effondre sur le court avant de plonger dans une agonie de neuf heures qui l’emporte, victime d’une hémorragie cérébrale ou d’un œdème fatal.

Cette fin absurde et évitable - un simple linteau trop bas - contraste avec son règne ambitieux, marqué par l’expédition en Italie, et inspire les moqueries historiques qui qualifient sa mort de plus débile d’un roi de France. À 27 ans, il cède le trône à son cousin Louis XII.

Savais-tu ?

« Paraskevidékatriaphobie » ?

La paraskevidékatriaphobie est la peur du vendredi 13 considéré comme jour de malheur dans certaines cultures occidentales. Elle se manifeste par une anxiété intense, parfois des crises de panique, dès qu’une personne pense à ce jour. Le terme vient du grec moderne, où l’on combine paraskevi (vendredi), dekatria (treize) et phobos (peur). Cette phobie s’enracine souvent dans des croyances religieuses ou superstitieuses, en particulier l’association du chiffre 13 et du vendredi avec des événements malheureux, comme la Cène suivie de la crucifixion de Jésus.

La superstition du vendredi 13 puise dans des racines antiques, chrétiennes et médiévales profondément ancrées. Le nombre 13 rompt l’harmonie parfaite du 12, qui symbolise l’ordre cosmique avec ses douze mois lunaires, douze signes zodiacaux, douze heures de jour et de nuit, ou encore les douze dieux olympiens et les douze travaux d’Hercule dans la mythologie grecque. Dans la tradition nordique, Loki, le treizième convive au banquet des Ases chez Odin, provoque la mort tragique de Baldr, le dieu bien-aimé, jetant ainsi une ombre sur ce chiffre. Du côté chrétien, lors de la Cène, Jésus partage le repas avec ses douze apôtres, formant treize personnes au total, et c’est Judas, le traître, qui scelle le destin menant à la crucifixion un vendredi saint, jour de deuil et d’exécutions publiques au Moyen Âge. Enfin, le 13 octobre 1307, un vendredi, Philippe IV le Bel ordonne l’arrestation brutale des Templiers, accusés d’hérésie, marquant symboliquement la chute de cet ordre puissant et alimentant les récits de malédiction.

Certains considèrent le vendredi 13 comme porte-bonheur grâce à la numérologie et à des traditions positives. Le 13 se réduit à 4 (1+3), symbole de stabilité et de renouveau ; en France, la Française des Jeux transforme activement ce jour en opportunité chanceuse en lançant des cagnottes spéciales de 13 millions d’euros depuis les années 1930, au bénéfice des Invalides, ce qui attire 2 à 3 fois plus de joueurs au Loto et renverse la superstition négative. Aux États-Unis, les tatoueurs offrent des promotions, et certaines visions chrétiennes modernes y voient un symbole d’espoir lié à la Résurrection.

Cette superstition varie selon les pays et n’est pas universelle. En Espagne et en Grèce, le mardi 13 porte malheur, lié à Mars, dieu de la guerre ; en Italie, c’est le vendredi 17, car XVII évoque « VIXI » (j’ai vécu). En Chine, le chiffre 4 sonne comme « mort » et prime sur le 13, tandis qu’aux États-Unis, le vendredi 13 reste craint mais le Brésil le voit comme mixte.

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