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30 NOVEMBRE

Bonne fête aux André

Les nouveautés du jour

Les évènements notables

2016 – L’UNESCO inscrit la bière belge au patrimoine culturel immatériel de l’humanité
Cette reconnaissance souligne la richesse des traditions brassicoles belges, rassemblant des centaines de styles et de savoir-faire transmis depuis des siècles. L’UNESCO met en avant le rôle social, culturel et économique de la bière en Belgique, ainsi que l’implication des communautés, confréries et brasseries dans la préservation de cette identité collective.

1982 – Sortie de l’album Thriller, de Michael Jackson
L’album révolutionne l’industrie musicale avec ses innovations sonores, ses clips emblématiques et son mélange de pop, rock et funk. Devenu l’album le plus vendu de tous les temps, Thriller façonne durablement la culture populaire. Son impact dépasse la musique, influençant la mode, la danse et la conception du clip vidéo comme œuvre artistique.

1939 – Début de la guerre d’Hiver entre l’URSS et la Finlande
L’Union soviétique envahit la Finlande, espérant sécuriser sa frontière près de Leningrad. Malgré une infériorité numérique, les Finlandais opposent une résistance acharnée grâce au terrain enneigé et à des tactiques efficaces. Le conflit révèle les faiblesses initiales de l’Armée rouge et conduit à une paix difficile imposant des pertes territoriales à la Finlande.

1921 – Condamnation du tueur en série Désiré Landru
Accusé d’avoir assassiné dix femmes et un adolescent, Landru est reconnu coupable après un procès très médiatisé. Sans aveux ni corps retrouvés, l’affaire repose sur des indices matériels et des témoignages. Il devient l’une des figures criminelles les plus célèbres de France. Condamné à mort, il est guillotiné en 1922 à Versailles.

1872 – 1er match “international” de football (derby anglo-écossais)
Disputé à Glasgow entre l’Écosse et l’Angleterre, le match se termine sur un score nul (0–0). Organisé sous l’égide des fédérations naissantes, il marque le début des rencontres internationales officielles. L’événement symbolise la formalisation du football moderne et contribue à l’essor du sport, qui deviendra un phénomène mondial.

1803 – Départ de l’expédition Balmis pour vacciner le monde contre la variole
Parrainée par la couronne espagnole, l’expédition transporte le vaccin de Jenner grâce à une chaîne humaine d’enfants porteurs du virus vaccinal. Elle parcourt l’Espagne, les Amériques et l’Asie. Considérée comme l’une des premières missions humanitaires mondiales, elle joue un rôle majeur dans la lutte contre la variole jusqu’à son éradication en 1980.

Les naissances et décès notables

1968 – Naissance de Laurent Jalabert, coureur cycliste français, consultant télé
1937 – Naissance de Ridley Scott, réalisateur et producteur britannique
1874 – Naissance de Winston Churchill, militaire, écrivain prix Nobel et homme politique anglais
1835 – Naissance de Mark Twain (Samuel Langhorne Clemens), écrivain américain
1667 – Naissance de Jonathan Swift, auteur irlandais

2020 – Décès de Anne Sylvestre (Anne-Marie Thérèse Beugras), chanteuse française
2018 – Décès de George H. W. Bush, 41e président des États-Unis
2013 – Décès de Paul Walker, acteur, producteur de cinéma et réalisateur américain
1979 – Décès de Herbert Manfred « Zeppo » Marx, acteur faisant partie des Marx Brothers
1953 – Décès de Francis Picabia, peintre français
1935 – Décès de Fernando Pessoa, écrivain portugais, « poète national »
1900 – Décès de Oscar Wilde, écrivain, romancier, dramaturge et poète irlandais
1700 – Décès de Armande Béjart, comédienne française, veuve de Molière

Recettes, trucs et astuces

Salade de foie gras façon pot-au-feu

Couverts : 4 – Préparation : 30 min – Cuisson : 50 min

Ingrédients : 4 tranches de foie gras de canard – 2 carottes – 1 gros oignon blanc – 2 poireaux – 1 rutabaga – 1 panais – 1 céleri-branche – 4 œufs – 40 cl de vinaigre blanc – 2 cubes de bouillon de bœuf – 150 g de salade mélangée – 2 g de baies de genièvre – 2 g de clou de girofle – 5 g de cerfeuil – Ciboulette – 4 tranches de pain de campagne

  1. Dans une cocotte, mélanger dans de l’eau bouillante les cubes de bouillon et la garniture aromatique (céleri-branche, oignon, baie de genièvre et clou de girofle). Attention à ce que votre bouillon ne soit pas trop corsé.
  2. Rincer et éplucher les carottes, les poireaux, le rutabaga et le panais. Les couper en gros morceaux, les incorporer dans le bouillon et laisser cuire pendant 45 min à feu moyen.
  3. Pour réaliser les œufs pochés, porter à ébullition une grande quantité d’eau avec le vinaigre. Casser les œufs dans un ramequin. Faire un tourbillon dans l’eau vinaigrée à l’aide d’une spatule et verser délicatement les œufs dedans. Laisser cuire 3 min en tournant. Sortir les œufs et les égoutter sur du papier absorbant.
  4. Déposer chaque œuf au centre d’une tranche de pain de campagne toastée. Couper les tranches de foie gras en deux. Placer un morceau de foie gras de chaque côté de l’œuf sur le pain. Saler et poivrer.
  5. Dans 4 assiettes creuses, disposer les légumes pot-au-feu sur la salade assaisonnée d’une vinaigrette balsamique. Ajouter la tartine et parsemer la salade de ciboulette ciselée et de pluches de cerfeuil.

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JE DÉCOUVRE

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Un peu de bonne humeur

Le fléau des cafards

Lucette du Val-de-Marne : « Hier, mon mari pensait avoir vu un cafard dans la cuisine. Il a tout pulvérisé et nettoyé minutieusement. J'ai mis le cafard bien en vue dans la salle de bain. »

 

Maladie mortelle

😧 Attention !

Sexuellement transmissible avec un taux de mortalité de 100%, sachez que la vie tue.

Transport de cochons par drone

En Chine, un fermier ingénieux a décidé de faire voler ses porcs pour les acheminer à l’abattoir, prouvant que l’expression « quand les porcs voleront... » n’était qu’une question de temps – ou de drone mal calibré. Le 24 janvier 2026, dans le village reculé de Tongjiang, province du Sichuan, sa tentative d’hélicoptère improvisé a tourné au fiasco : la corde du drone s’est emmêlée dans une ligne électrique haute tension, laissant un cochon se balancer pittoresquement dans le ciel nuageux pendant que les villageois levaient les yeux, ébahis.

Le spectacle, immortalisé sur les réseaux sociaux, a privé le village d’électricité pendant dix longues heures, forçant une équipe de douze ouvriers à intervenir pour dénouer ce nœud gordien porcin, à un coût de 10 000 yuans (environ 1 100 £). Le fermier, anonyme mais visiblement dans le brouillard – il invoque une « faible visibilité » –, prévoyait d’acheminer plus de dix porcs ce jour-là, mais son ambition aérienne a été brutalement clouée au sol.

Bien que les drones soient courants en agriculture chinoise rurale, soulever des porcs au-dessus des lignes électriques ne semble pas être un éclair de génie. La facture risque d'être salée. Les autorités enquêtent : violation de zone interdite ou simple innovateur incompris ? En attendant, Tongjiang a appris à ses dépens que les porcs volants, ça casse peut-être les prix mais surtout les câbles.

The Telegraph

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Savais-tu ?

Colonisation française du Mississippi

< Peuplement du Mississippi aux XVI-XVIIème siècles

La Salle impose la présence française sur tout le bassin du Mississippi d’abord par un acte symbolique et politique : en descendant le fleuve jusqu’à son embouchure, il prend solennellement possession du territoire au nom du roi de France et lui donne le nom de « Louisiane ». Il érige une croix et enterre une plaque de cuivre, ce qui transforme la vallée du Mississippi en une revendication officielle de la monarchie, étendue de la région des Grands Lacs jusqu’au golfe du Mexique. Cette démarche lui permet ensuite de convaincre la cour de Versailles de l’intérêt stratégique de la région et de lancer de nouveaux projets de colonisation.

Par la suite, la France cherche à ancrer cette présence sur le terrain en construisant des postes militaires et des missions, et en développant un commerce de fourrures et d’agriculture le long du fleuve. Des forts comme Fort‑de‑Chartres, ceux de Natchez ou de La Nouvelle‑Orléans deviennent des points de contrôle et de passage, tandis que des prêtres et des administrateurs s’installent auprès de certaines nations amérindiennes. La France noue ainsi des alliances avec plusieurs peuples riverains, qui lui offrent un soutien politique et un accès au réseau fluvial, faisant du Mississippi la colonne vertébrale d’un vaste empire colonial reliant le nord au golfe du Mexique.

L’ampleur de la présence française reste géographiquement très étendue, mais démographiquement limitée : la Louisiane couvre plusieurs millions de kilomètres carrés, tandis que la population française n’atteint que quelques milliers d’habitants à son apogée, aux côtés de nombreuses communautés amérindiennes et d’esclaves africains. La colonisation reste surtout une affaire de points stratégiques le long du fleuve plutôt que de peuplement massif. Cette présence, toutefois, marque durablement la vallée du Mississippi, jusqu’à ce que la France cède la Louisiane à l’Espagne puis au Royaume‑Uni à la fin de la guerre de Sept Ans, effritant progressivement son emprise sur le bassin.

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Astuce

Du vinaigre blanc dans le sac poubelle ?

Une astuce de saison, simple et maligne : le vinaigre blanc peut aider à garder les mouches à distance et à décourager chats et chiens trop curieux, à condition de l’intégrer à une bonne hygiène de la poubelle. En été, quand la chaleur accélère les odeurs, ce geste tout simple peut faire une vraie différence. Pulvérisé à l’intérieur du sac ou sur les parois du bac, le vinaigre blanc aide surtout à limiter les effluves qui attirent toutes sortes d'animaux.

Au final, c’est une solution pratique, économique et facile à adopter au quotidien. Sans promettre de miracle, elle peut contribuer à rendre la poubelle plus discrète, plus propre et moins tentante mais bien évidemment, cela ne remplace pas les gestes de base : un sac bien fermé, une poubelle régulièrement vidée, un fond du bac propre et sec.

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Un instant en ce bas monde

Photo de Pavel Danilyuk - Pexels

Et voilà : le moment fatidique est arrivé. C’est l’heure du rendez-vous.

Il est là, pile à l’heure. Mieux encore : il est venu lui-même te chercher. Tu n’as donc plus d’autre choix que de le suivre. Tu te lèves avec la lenteur d’un condamné, tandis qu’une étrange sensation de malaise te noue déjà l’estomac.

Tu longes un couloir interminable. Chaque pas résonne sur le sol parfaitement propre, et le silence qui règne autour de toi n’est troublé que par le bourdonnement lointain d’un appareil dont tu préfères ignorer la fonction. Première porte à gauche…

Te voilà dans son antre.

Un lieu aussi redouté devrait ressembler à une cave infâme, humide et mal éclairée, occupée par un sorcier dément ou un serial killer collectionneur d’instruments chirurgicaux. Mais non. Tout est blanc, propre, aseptisé. Un peu trop, même. Les murs immaculés, les surfaces brillantes et l’odeur agressive de désinfectant donnent à la pièce une atmosphère presque irréelle.

Il ne manque plus qu’une petite musique d’ambiance pour tromper la victime. Quelque chose de léger, avec des violons ou une mélodie de boîte à musique, histoire de rendre la scène encore plus inquiétante.

Il te sourit.

Un sourire calme, professionnel, presque chaleureux. Le genre de sourire qui ne rassure absolument pas.

D’un geste courtois, il t’invite à déposer tes affaires sur une chaise libre. Tu t’exécutes sans discuter, tout en jetant un dernier regard vers la porte. Elle est toujours ouverte. Pour l’instant. Puis il te montre fièrement son poste de torture.

Le fauteuil semble t’attendre.

Tête basse, résigné, tu t’y installes lentement. Le cuir froid colle légèrement à ton dos. Tu ajustes ta position, sans parvenir à trouver la moindre posture confortable. En face de toi, les instruments métalliques brillent sous la lumière blanche. Ils sont alignés avec une précision inquiétante, comme s’ils avaient été préparés spécialement pour ton supplice.

Il s’approche.

Tu entends le froissement de ses gants, le cliquetis discret de ses outils et le léger grincement du fauteuil lorsqu’il en ajuste l’inclinaison. Ton cœur accélère. Tu fixes le plafond, tentant de penser à autre chose, mais tes yeux reviennent inévitablement vers l’appareil posé près de lui.

Il te regarde avec un grand sourire, braque une lampe dans tes yeux et allume son instrument de torture préféré :

— iiiih… iiih… iiiiiiih…

Le bruit strident te traverse le crâne. Tes doigts se crispent sur les accoudoirs. Une goutte de sueur glisse lentement le long de ta tempe.

Puis, avec une innocence parfaitement suspecte, il demande :

— Alors, c’est parti pour un petit détartrage ?

C’est à cet instant précis que quelque chose se brise en toi. La peur laisse place à la colère. Elle monte, irrésistible, jusqu’à devenir la seule chose qui compte. Fini de te laisser faire. Fini de subir en silence. Le temps de la révolte est venu.

Dans un élan instinctif, tu l’agrippes fermement et le fixes d’un regard déterminé. Le silence retombe aussitôt dans la pièce. Même l’appareil semble avoir compris que la situation vient de changer.

— Euh… ce sont mes couilles que vous tenez là, bredouille-t-il, partagé entre surprise et crainte.

Tu resserres légèrement ta prise.

— Je sais, lui assènes-tu d’un ton parfaitement calme, sans la moindre ambiguïté. On va donc bien faire attention, maintenant, à ne pas se faire mal mutuellement.

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Espace lecture

Honor Harrington, le space opera pensé comme une bataille navale

Il existe des sagas de science-fiction qui misent avant tout sur le dépaysement, d’autres sur l’aventure pure, et d’autres encore sur la politique galactique. Honor Harrington réussit à réunir tout cela dans un même ensemble, avec une ambition rare : raconter l’ascension d’une héroïne de premier plan dans un univers où chaque décision tactique peut peser sur le destin d’empires entiers.

Créée par David Weber, la série suit Honor Harrington, officier de la flotte du royaume de Manticore, une commandante brillante, inflexible et extraordinairement compétente. Dès les premiers volumes, elle se retrouve propulsée dans des situations tendues, presque ingagnables, qu’elle transforme en victoires grâce à son sang-froid, sa lecture du combat et sa capacité à inspirer ceux qui servent sous ses ordres. On est ici très loin d’une héroïne décorative : Honor est une femme de commandement, au sens le plus noble du terme.

Les combats spatiaux constituent l’un des grands plaisirs de la saga, parce qu’ils sont décrits avec une minutie presque militaire. Les vaisseaux ne s’affrontent pas dans un brouhaha indistinct : chaque accélération, chaque changement d’axe, chaque distance et chaque angle de tir compte. Les capitaines doivent anticiper les trajectoires, tenir compte du délai des communications, évaluer la puissance des armes, la résistance des boucliers et les contre-mesures adverses. Cette précision donne aux batailles une intensité particulière, comme si l’espace devenait une immense mer tactique où la moindre erreur se paie très cher.

L’autre force du cycle tient à son équilibre entre aventure militaire et intrigue politique. Les conflits ne se limitent jamais à des escarmouches dans le vide interstellaire. Derrière chaque crise, il y a des intérêts économiques, des rivalités entre puissances, des calculs diplomatiques et des jeux d’influence. Honor Harrington n’évolue donc pas seulement dans un théâtre de guerre, mais dans un monde où les décisions militaires ont des conséquences immédiates sur les équilibres politiques. Cela donne à la saga une ampleur très immersive.

L’univers, souvent appelé Honorverse, est vaste, structuré et cohérent. David Weber y construit une civilisation spatiale avec ses traditions, ses flottes, ses tensions et ses codes d’honneur. Cette solidité participe beaucoup au plaisir de lecture : on a vraiment l’impression d’entrer dans un monde vivant, qui possède ses règles, son histoire et sa logique interne. C’est sans doute ce qui explique l’attachement durable de nombreux lecteurs à cette série.

Il faut aussi souligner la personnalité de l’héroïne. Honor Harrington n’est pas seulement une tacticienne exceptionnelle ; elle incarne une forme d’intégrité, de devoir et de constance qui la rend immédiatement mémorable. Elle avance souvent dans des contextes hostiles, parfois isolée, parfois sous-estimée, mais toujours portée par une discipline de fer. Son lien avec son univers, avec son équipage et avec sa mission donne à la saga une vraie dimension humaine, malgré l’ampleur cosmique du décor.

Pour qui aime les récits de science-fiction militaire, les grandes manœuvres, les personnages forts et les univers développés avec sérieux, cette saga offre une expérience particulièrement riche. Elle a le souffle des grandes épopées, la précision d’un roman d’anticipation stratégique et le plaisir très concret d’une série où l’on suit une héroïne qui grandit, combat, doute parfois, mais ne renonce jamais.

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