Bonne fête aux Gatien
Sommaire
Les nouveautés du jour
Les évènements notables
2015 – L’IESG officialise le code erreur HTTP 451
L’Internet Engineering Steering Group valide le code HTTP 451 « Unavailable For Legal Reasons ». Il permet aux serveurs d’indiquer clairement qu’un contenu est inaccessible à cause d’une censure ou d’une obligation légale. Inspiré du roman Fahrenheit 451, ce code renforce la transparence du Web en distinguant les restrictions juridiques des pannes techniques et en sensibilisant aux enjeux de liberté d’expression en ligne.
2002 – Sortie en France de Le Seigneur des anneaux : Les Deux Tours
Deuxième volet de la trilogie de Peter Jackson, le film poursuit l’adaptation de l’œuvre de Tolkien avec une ampleur visuelle accrue. La bataille du Gouffre de Helm marque les esprits, tandis que les arcs narratifs se multiplient. Le succès critique et public confirme la saga comme une référence du cinéma fantastique moderne et prépare le terrain pour un final épique.
1994 – Découverte de la grotte Chauvet
Trois spéléologues découvrent en Ardèche une grotte ornée de peintures rupestres exceptionnellement bien conservées. Datées de plus de 30 000 ans, ces œuvres figurent parmi les plus anciennes connues. La richesse artistique et la maîtrise du dessin bouleversent les connaissances sur l’art préhistorique. La grotte devient un site scientifique majeur, strictement protégé pour préserver ce patrimoine unique.
1970 – Création d’Airbus
Sous l’impulsion de Roger Béteille, la France, l’Allemagne et l’Espagne lancent Airbus pour concurrencer les géants américains de l’aéronautique. Le programme aboutit à l’A300, premier avion gros-porteur bimoteur. Airbus s’impose progressivement comme un acteur majeur mondial, symbole de la coopération industrielle européenne et de l’excellence technologique dans l’aviation civile.
1925 – XIVe Congrès du PCUS : triomphe de la thèse du « socialisme dans un seul pays »
Lors du XIVe congrès du Parti communiste d’Union soviétique, Joseph Staline impose la doctrine du « socialisme dans un seul pays », rompant avec l’idée de révolution mondiale défendue par Léon Trotski. Cette orientation privilégie la consolidation interne de l’URSS avant toute expansion idéologique. Elle marque un tournant majeur du communisme soviétique, affaiblit définitivement Trotski et prépare la centralisation du pouvoir autour de Staline.
1916 – Fin de la bataille de Verdun
Après dix mois d’affrontements acharnés, la bataille de Verdun s’achève. Elle devient l’un des symboles les plus marquants de la Première Guerre mondiale, avec des centaines de milliers de morts et de blessés des deux côtés. Verdun incarne la guerre d’usure, le sacrifice humain et la résistance française, laissant une trace profonde dans la mémoire collective et l’histoire militaire européenne.
1865 – Abolition de l’esclavage aux États-Unis (XIIIe amendement)
La ratification du treizième amendement à la Constitution met fin légalement à l’esclavage sur l’ensemble du territoire américain. Cette décision, issue de la guerre de Sécession, représente une victoire fondamentale pour les abolitionnistes. Si elle libère des millions d’Afro-Américains, elle n’efface pas les discriminations, ouvrant une longue période de luttes pour les droits civiques et l’égalité réelle aux États-Unis.
Les naissances et décès notables
1980 – Naissance de Christina Aguilera, chanteuse américaine
1978 – Naissance de Katie Holmes, actrice américaine
1974 – Naissance de Mazarine Pingeot, écrivaine française
1963 – Naissance de Brad Pitt, acteur américain
2016 – Décès de Zsa Zsa Gábor, actrice américaine
2006 – Décès de Joseph Barbera, producteur et réalisateur de dessins animés américain
2001 – Décès de Gilbert Bécaud, chanteur, compositeur et pianiste français
Un peu de bonne humeur
Jean-Louis est trop timide
– Ça a marché ton flirt avec Jean-Louis ? demande une étudiante à une copine.
– Non il est vraiment trop timide, il en finit par être idiot !
– Comment ça ?
– Et bien hier nous sommes sortis ensemble et on s’est retrouvés seuls sur un banc… Après un long silence, il m’a murmuré à l’oreille « Je t’aime » en posant une main sur mon genou. Pour l’encourager je lui ai susurré « Plus haut »…. Alors il m’a hurlé à l’oreille « JE T’AIME !!! ».
Les bretons, de super employés – Anonyme
Pourquoi les bretons font de super employés ? Bien évidemment, parce qu'ils excellent dans tous les dolmens.
La mode des robes papier
La mode des vêtements en papier des années 1960 était une tendance éphémère et jetable, lancée comme opération publicitaire par des entreprises américaines de papier. Elle symbolisait l'esprit pop, expérimental et consumériste de l'époque, avec des pièces bon marché et souvent à usage unique.
En 1966, la Scott Paper Company, spécialiste du papier hygiénique et essuie-tout, distribue des robes en matériau non tissé imprimé de motifs psychédéliques ou bandanas, appelées "Paper Caper". Ce coup marketing initial remporte un succès viral, avec des centaines de milliers d'unités vendues à 1,5 dollar pièce, suivi par des producteurs comme Mars of Asheville qui en fabriquent jusqu'à 80 000 par semaine.
Ces vêtements, souvent des robes trapèze courtes aux couleurs vives et motifs graphiques, étaient faits de cellulose renforcée de fibres synthétiques comme la rayonne ou le polyester pour plus de solidité. Jetables et personnalisables (parfois avec peintures à l'eau), ils incarnaient la mode pop et unisexe, portée par des stars comme Nico avec des designs d'Andy Warhol.
La fièvre dure de 1966 à 1968, boostée par des collaborations avec Oscar de la Renta ou Butterfinger pour des tenues publicitaires, avant de s'essouffler face aux problèmes d'inflammabilité et de durabilité. Elle préfigure la fast fashion et influence des expositions comme "Generation Paper" au MAD de New York.
Un peu de français
« Perfide albion » ?
La perfide Albion désigne l’Angleterre, ou plus largement la Grande-Bretagne, avec une pointe d’ironie ou de rancune historique qui accuse ses habitants de ruse et de duplicité, surtout en diplomatie et en guerre. On l’entend souvent aujourd’hui comme un clin d’œil moqueur à cette vieille rivalité franco-britannique, loin de la haine d’autrefois. Albion, ce nom poétique et ancien, évoque les falaises blanches qui se dressent fièrement face à la Manche, et l’expression naît d’un poème patriotique en 1793, nourri par des siècles de conflits.
Dès l’Antiquité, Albion illumine les textes romains et grecs comme un surnom enchanteur pour la Grande-Bretagne. Pline l’Ancien le consigne au Ier siècle, reliant ce mot au latin « alba », la blancheur éclatante des falaises de Douvres visibles de loin en mer. Des légendes celtes et mythologiques y ajoutent une touche mystérieuse : un géant fils de Poséidon ou une Danaïde nommée Albine y échouent, tandis que des racines pré-celtiques parlent de montagnes ou de blancheur primordiale.
En France, l’expression prend racine au XVIIᵉ siècle chez Bossuet ou Madame de Sévigné, qui pestent déjà contre les Anglais perfides, mais c’est le poète Augustin Louis de Ximénès qui la forge en 1793, au cœur des guerres révolutionnaires. Elle devient un cri de ralliement anti-britannique, repris en propagande par la Révolution, l’Allemagne en 1914 ou même Cuba plus tard. Aujourd’hui, elle colore nos conversations d’une malice complice, rappelant que l’histoire franco-anglaise reste un roman plein de rebondissements.
« Bouillon » ?
Le bouillon de nos grands-parents et arrière-grands-parents est ce restaurant parisien animé où l'on sert une cuisine française authentique et généreuse à prix mini. Imaginez-vous attablé à une grande salle bruyante, entouré de familles, d'étudiants et de touristes qui se pressent pour déguster des classiques comme les œufs mimosa, une blanquette de veau ou un bœuf bourguignon.
Dès le milieu du XIXème siècle, les bouchers des Halles de Paris lancent l'idée : un plat unique de viande avec son bouillon chaud, rapide et abordable pour les travailleurs affamés. L'engouement est tel que des centaines de bouillons fleurissent à la Belle Époque, préfigurant la restauration rapide mais avec du vrai goût et des produits frais. Ces cantines géantes, aux tables serrées et au service express, nourrissent toute une ville en mouvement, mêlant toutes les classes sociales dans une joyeuse effervescence.
Aujourd'hui, les bouillons renaissent après un long oubli : grandes salles rétro, carte courte et irrésistible, prix défiant toute concurrence pour une qualité qui surprend. On y va pour l'ambiance de fête gastronomique, où les rires fusent entre deux bouchées, dans un lieu convivial et accessible.
Savais-tu que...
La vinaigrette de Blaise Pascal
Une vinaigrette, dans le domaine du transport, est un petit véhicule à bras à deux roues, sorte de brouette-chaise dans lequel une personne voyage, tirée par un porteur placé entre les brancards (parfois aidé d’un pousseur). Ce carrosse léger urbain, qui apparaît au XVIIᵉ siècle et se répand aux XVIII-XIXème siècles surtout dans le Nord de la France, sert pour des trajets courts, notamment pour des personnes âgées ou malades ; en argot, il désigne aussi un véhicule cellulaire policier.
Un lien alors avec le panier à salade de la police ? Ce fourgon cellulaire argotique pour détenus - attesté au XIXème siècle -, évoque avec sa structure grillagée un panier percé qui secoue la salade. Bien qu’il partage avec la vinaigrette le sens argotique de véhicule policier (notamment dans le Nord comme à Lille), il ne dérive pas de celle-ci étymologiquement : l’un renvoie aux secousses d’un panier, l’autre aux charrettes des vinaigriers.
Les petites voitures des marchands de vinaigre sont des charrettes légères à deux roues, compactes et maniables, que les vinaigriers tirent à la main pour transporter fûts ou bouteilles en ville, adaptées aux ruelles étroites. La vinaigrette (véhicule pour passagers) prend son nom de leur ressemblance frappante : petite taille, structure rustique ; le terme évoque parfois les secousses du trajet, comme lorsque l’on agite une vinaigrette.
On attribue souvent à Blaise Pascal l’invention, ou du moins l’amélioration, de cette brouette-chaise à porteurs à deux roues que l’on appelle aussi vinaigrette, mais les sources soulignent l’absence de preuve formelle et parlent plutôt d’une tradition tenace. Les textes s’accordent en revanche à dire que Pascal met effectivement au point, en 1662, les premiers services de transport en commun parisiens avec ses « carrosses à cinq sols », ce qui renforce a posteriori l’association de son nom avec les innovations de transport individuel ou collectif.
Blaise Pascal est un inventeur de génie mais il semble qu’il n’y connaissait rien en cuisine.
