Bonne fête aux Angèle
Sommaire
Les nouveautés du jour
Les évènements notables
2017 – Record de l’heure de Robert Marchand (+105 ans)
Le 4 janvier 2017, le cycliste français Robert Marchand établit un record de l’heure sur piste dans la catégorie des plus de 105 ans. À plus de cent ans, il parcourt une distance remarquable, démontrant des capacités physiques exceptionnelles. Sa performance devient un symbole mondial de longévité active, de persévérance et d’inspiration pour le sport et le grand public.
2015 – Découverte de la tombe de la reine Khentkaous III
Le 4 janvier 2015, des archéologues annoncent la découverte de la tombe de la reine égyptienne Khentkaous III, près d’Abousir. Datant de la Ve dynastie, elle apporte de nouvelles connaissances sur les reines de l’Ancien Empire. Cette découverte éclaire l’organisation du pouvoir et les pratiques funéraires de l’Égypte antique.
2010 – Inauguration du Burj Khalifa
Le 4 janvier 2010, la tour Burj Khalifa est inaugurée à Dubaï. Culminant à 828 mètres, elle devient le plus haut gratte-ciel du monde. Symbole de l’ambition architecturale et économique des Émirats arabes unis, l’édifice redéfinit les limites de l’ingénierie moderne et marque durablement le paysage urbain mondial.
1972 – 1ère de Des chiffres et des lettres
Le 4 janvier 1972, l’émission Des chiffres et des lettres est diffusée pour la première fois à la télévision française. Basé sur des jeux de calcul et de vocabulaire, le programme s’impose par sa longévité et sa simplicité. Il devient l’un des jeux télévisés les plus emblématiques, traversant les générations sans perdre sa popularité.
1966 – Catastrophe de la raffinerie de Feyzin
Le 4 janvier 1966, une fuite de propane à la raffinerie de Feyzin, près de Lyon, provoque une série d’explosions meurtrières. L’accident cause de nombreuses victimes parmi les employés et les secours. Il conduit à une prise de conscience majeure des risques industriels et à un renforcement des normes de sécurité en France.
1958 – Désintégration de Spoutnik 1
Le 4 janvier 1958, Spoutnik 1, premier satellite artificiel lancé par l’URSS en octobre 1957, rentre dans l’atmosphère terrestre et se désintègre. Sa mission a duré trois mois et marqué le début de l’ère spatiale. Cet événement symbolise la course à l’espace et l’essor des technologies spatiales modernes.
1890 – 1ère parution du sapeur Camember
Le 4 janvier 1890 paraît pour la première fois le sapeur Camember, personnage de bande dessinée créé par Georges Colomb, dit Christophe. Cette œuvre humoristique est considérée comme l’un des jalons fondateurs de la bande dessinée française. Elle introduit des codes narratifs et graphiques qui influenceront durablement le genre.
1798 – Réunion de la république de Mulhouse à la France
Le 4 janvier 1798, la république de Mulhouse est officiellement réunie à la France. Cette petite république alliée de la Suisse choisit l’intégration, renforçant l’unité territoriale française après la Révolution. L’événement marque la fin de l’indépendance mulhousienne et son intégration durable dans l’espace politique et économique français.
Les naissances et décès notables
2004 – Naissance de Victor Wembanyama, basketteur français
1965 – Naissance de Yvan Attal, acteur français
1965 – Naissance de Guy Forget, joueur puis entraîneur français de tennis
1957 – Naissance de Joël Bats, footballeur français
1920 – Naissance de Robert Lamoureux, poète, homme de théâtre et de cinéma français
1900 – Naissance de James Bond, ornithologue américain (Pourquoi « James Bond » ? – La réponse dans l’hebdo)
1809 – Naissance de Louis Braille, inventeur français du système d’écriture pour les aveugles
2024 – Décès de David Soul, acteur, chanteur, compositeur américano-britannique connu pour son rôle de Hutch
2016 – Décès de Michel Galabru, acteur français
2015 – Décès de Claude Chamboissier dit Framboisier, chanteur français du groupe Les musclés
1961 – Décès de Erwin Schrödinger, physicien autrichien, prix Nobel de physique en 1933
1960 – Décès d’Albert Camus, homme de lettres français, prix Nobel de littérature en 1957
1861 – Décès de Marie-Thérèse Figueur dite « Madame Sans-Gêne », célèbre soldate française
Un instant en ce bas monde

La pièce glisse entre les doigts, complice silencieuse d’un rituel presque sacré. Elle écorne la surface, arrache lentement la pellicule protectrice, comme on soulève le voile d’un secret trop longtemps gardé. Sous l’argent terni, les signes apparaissent, fragmentaires, hésitants, presque vivants.
La chance est là à n'en pas douter.
Des chiffres émergent, porteurs de promesses anciennes, messagers d’une fortune capricieuse. Le regard s’accroche, l’esprit s’emballe. Chaque symbole devient présage, chaque alignement une prophétie fragile. L’espoir s’insinue, grandit, se nourrit de cette illusion minutieusement révélée.
Puis vient le doute.
Un silence imperceptible s’installe. Quelque chose résiste. Peut-être que la chance ne se livre jamais entièrement, qu’elle se tapit entre les lignes, dissimulée dans un interstice que l’œil distrait ne perçoit pas. Alors on scrute, on insiste, on cherche à déchiffrer l’invisible.
Mais rien ne répond.
La surface est désormais nue, vidée de ses mystères. Les chiffres sont là, figés, indifférents. La promesse s’est évanouie, comme un mirage dissipé trop tôt. Aujourd’hui encore, la chance a choisi de rester dans l’ombre.
Un peu de bonne humeur
Superman et l’amour
Superman rencontre Batman et lui raconte :
– Figure-toi qu’hier soir, je survolais New-York et que vois-je ? Wonder Woman, quelques centaines de mètres plus bas, nue, sur le dos, offerte…! Tu penses, mon sang n’a fait qu’un tour, j’ai plongé et en moins de 10 secondes, j’étais sur elle…
– Et alors, dit Batman, elle a du être surprise ?
– Pas le moins du monde, elle ne s’est rendu compte de rien… par contre, l’Homme Invisible ne s’en est pas encore remis…
Centre du monde – Anonyme
Je ne dis pas que je suis le centre du monde, mais à chaque fois que je lance Google Maps, je me retrouve en plein milieu.
La mort de Charles VIII
Charles VIII, roi de France, se hâte au château d’Amboise, impatient de rejoindre son épouse Anne de Bretagne pour une ardente partie de jeu de paume. De petite stature - 1m50 dit-on -, il emprunte la galerie Hacquelebac, un passage étroit, assez sordide, qui peut même être parcouru à cheval grâce aux aménagements cavaliers du château ; dans la pénombre de cette porte basse, il heurte violemment de la tête le linteau de pierre, chancelle mais, déterminé, rejoint la partie. En pleine partie, il titube soudainement, fait quelques pas hésitant et s’effondre sur le court avant de plonger dans une agonie de neuf heures qui l’emporte, victime d’une hémorragie cérébrale ou d’un œdème fatal.
Cette fin absurde et évitable - un simple linteau trop bas - contraste avec son règne ambitieux, marqué par l’expédition en Italie, et inspire les moqueries historiques qui qualifient sa mort de plus débile d’un roi de France. À 27 ans, il cède le trône à son cousin Louis XII.
Savais-tu ?
« Bistrot » ?
Le mot bistrot intrigue par son origine modeste et profondément populaire, bien ancrée dans le terroir français où les mots naissent au coin du feu ou du comptoir. Les linguistes le rattachent aujourd’hui au poitevin « bistraud », ce petit serviteur zélé des marchands de vin qui trime dans l’ombre des tonneaux, sert les verres et finit par donner son nom au cabaret lui-même – un lieu convivial où l’on trinque sans chichis, entre amis d’enfance ou inconnus du quartier. À côté, « bistouille » ou « bistrouille » évoque ce mélange rustique et corsé d’alcool frelaté et de café brûlant, typique des débits de boisson du peuple où l’on noie les soucis dans une gorgée âpre ; ces termes familiers colorent le mot d’une saveur authentique, presque odorante de zinc tiède, de tabac froid et de camaraderie oubliée.
La légende russe, si romantique et pleine de panache, fait sourire les savants qui la dissèquent : imaginez des cosaques hirsutes, débarqués à Paris en 1814 après la débâcle napoléonienne, criant « bystro ! » - « vite ! » - aux tenanciers dépassés pour hâter le service d’un verre ou d’une soupe. Et hop, naît le bistrot, symbole d’urgence joyeuse ! Mais l’histoire patine sérieusement, car le terme n’apparaît dans les dictionnaires qu’en 1880, plus de soixante ans après ces supposés cris slaves, trop tard pour coller aux faits historiques. Ainsi, le bistrot reste ce coin de France authentique et éternel, loin des invasions exotiques, un mot né dans la vapeur des verres embués, les rires gras des habitués et l’odeur tenace du quotidien parisien.

